L'envers du travail ; le genre de l'émancipation ouvrière

L'envers du travail ; le genre de l'émancipation ouvrière

À propos

Dans l'histoire du travail, les femmes ont joué un rôle méconnu, voire ignoré, par la plupart des historiens et sociologues. Quelques historiennes, au cours des dernières décennies, se sont employées à pallier ce manque. Se nourrissant de leurs travaux, Rolande Pinard propose ici une analyse sociohistorique de l'activisme des travailleuses ayant contribué, dans le mouvement ouvrier, à élaborer le sens social-politique du travail. Richement documentée, cette recherche soutient que, de leur solidarité initiale avec les travailleurs, les travailleuses ont progressivement été marginalisées dans les formes de syndicalisme qui ont suivi. En bout de ligne, l'émancipation par le travail a quasi exclusivement été le lot des hommes, qui ont bénéficié des institutions (comme le syndicalisme) construites par les luttes ouvrières, sociales et politiques.

Soulignant l'aspect pluridimensionnel de la formation de la classe ouvrière, Rolande Pinard rappelle que comprendre le travail d'un point de vue critique implique de tenir compte de ses différents agents à travers les périodes historiques de transformation du capitalisme.



Sommaire

I - LA PREMIÈRE RÉVOLUTION CAPITALISTE, UN PROLÉTARIAT FÉMININ Ch. 1 - Vers le travail des prolétaires / L'appropriation du marché / La dépossession comme condition de la propriété.
Ch. 2 - De la sphère domestique de production à la sphère capitaliste / Les « ouvriers d'élite » et l'expropriation du métier / Création d'un nouveau métier et destruction d'un ancien / Des lois protectrices plutôt que des droits, pour les ouvrières / La transformation de la famille, une affaire de genre et de classe.
Ch. 3 - La construction du sens ouvrier du travail émancipateur / La participation desouvrières au mouvement ouvrier naissant / Chartisme, luttes politiques et organisation sociale / L'exclusion des femmes de l'émancipation ouvrière par le travail.
II- LA SECONDE RÉVOLUTION CAPITALISTE, LA CRÉATION DE L'EMPLOI AU MASCULIN.
Ch. 4 - Une première féminisation du travail des hommes / L'organisation du travail, une appropriation par le management / Le « marché interne du travail » comme emploi au masculin.
Ch. 5 - L'emploi des hommes contre le travail des femmes / La collaboration avec les employeurs... / ... contre la solidarité des travailleuses / La marginalisation des travailleuses dans la communauté d'entreprise / L'ancienneté et la citoyenneté d'entreprise.
III - LA GLOBALISATION CAPITALISTE ET L'AUTRE FÉMINISATION DU TRAVAIL.
Ch. 6 - Retour sociologique sur l'emploi et le travail / L'emploi, une catégorie organisationnelle en mutation / Le travail et la sociologie du pouvoir ouvrier / De la société de service comme société asservie.
Ch. 7 - La maîtrise du temps, le véritable enjeu du pouvoir / De la réduction du temps de travail pour femmes seulement à l'augmentation pour tous / La colonisation du temps hors travail.
Ch. 8 - La revanche des précaires / Solidarités élargies dans la communauté ou 'glocalisation' ? / La redécouverte du pouvoir des travailleuses comme autre féminisation du travail.
Conclusion - LE SORT DU TRAVAIL ÉMANCIPATEUR.

Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences sociales / Société > Sociologie généralités > Sociologie des organisations

  • EAN

    9782895962571

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    392 Pages

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    13.4 cm

Infos supplémentaires : Broché  

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