La peur a-t-elle tué nos libertés ?

À propos

Le 1er juin, l'Assemblée nationale devrait voter la fin de l'état d'urgence sanitaire.
L'occasion de faire le point sur les atteintes à nos libertés fondamentales.
Quelle différence existe-t-il entre l'embastillement de l'Ancien Régime et le couvrefeu/ confinement de l'état d'urgence sanitaire ? Aucune selon certains : le fer des chaînes est simplement devenu virtuel ; les murs censés nous protéger de l'ingérence de l'État sont aujourd'hui ceux qui nous enferment. La France est retombée dans ses travers jacobins et liberticides d'un État autoritaire, d'un État policier où la liberté, pourtant garantie par la Constitution, n'a plus la place de premier plan qui lui revient.
Pire, la liberté a été dépossédée de son caractère d'universalité, elle n'est plus qu'un droit « octroyé » par le souverain démocratique qui en façonne les traits à sa guise tout en conservant le pouvoir de reprendre ce qu'il a donné quand il le décide. Dans cet univers, la dystopie est devenue la norme et la « risquophobie » le guide de la décision politique. Le fossé qui séparait la démocratie de l'autoritarisme n'est plus qu'une simple ligne de démarcation dont les contours ne cessent de s'estomper avec l'avènement d'une société où la sécurité devient la première des libertés.



Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences sociales / Société > Thèmes et questions de société > Changement social / Histoire sociale

  • EAN

    9782382840740

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    448 Pages

  • Longueur

    20.5 cm

  • Largeur

    14.1 cm

  • Épaisseur

    2.9 cm

  • Poids

    478 g

  • Distributeur

    Union Distribution

  • Support principal

    Grand format

Annabelle Pena

Professeur de droit public à l'Université de Toulon, Annabelle Penaposele regard critique de la constitutionnalité sur ce dévoiement sécuritaire.
Elle en explique les raisons, et prédit sa possible évolution si rien n'est fait pour rétablir l'équilibre des pouvoirs et garantir aux citoyens le respect de leurs droits constitutionnels.
Elle ouvre ainsi plusieurs pistes de réflexion pour défendre nos libertés fondamentales.

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