Lettre à René Char sur les incompatibilités de l'écrivain

À propos

René Char pose, en mai 1950 dans la revue Empédocle, cette question infiniment ouverte : «Y a-t-il des incompatibilités ?». Il la pose à la cantonade, mais s'adressant à des écrivains et à des intellectuels à qui il laisse le soin de l'orienter selon leur propre questionnement. La réponse de Georges Bataille, gage d'une estime et d'une amitié sincères, est des plus ambitieuses et aborde le problème de l'action opposée au langage, celui du langage comme mode de l'action et entraîne l'écrivain vers une remise en cause de sa position : «Y a-t-il des incompatibilités entre l'écriture et l'engagement ?» Ce questionnement, à une époque où la position sartrienne pèse de tout son poids, entraîne Bataille dans la dissection minutieuse d'un monde en pleine déconstruction et des rapports de l'intellectuel au pouvoir, questions plus actuelles que jamais.



Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Art épistolaire, Correspondance, Discours

  • EAN

    9782377920532

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    48 Pages

  • Longueur

    22 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    0.6 cm

  • Poids

    105 g

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Georges Bataille

Né à Billom le 10 septembre 1897
Décédé à Paris le 08 juillet 1962
Entré au séminaire à l'âge de vingt ans, Georges Bataille admet rapidement la faillite de sa vocation religieuse. Il se rend dès lors à l'école des Chartes pour y suivre une formation d'archiviste, enrichie d'une initiation à la psychanalyse et à la philosophie. La lecture des oeuvres de Nietzsche, la fréquentation des surréalistes et la rencontre de Laure le convainquent d'échapper à la médiocrité du monde par l'excès, la transgression et l'érotisme. Ces résolutions lui inspirent récits (L'abbé C.) et essais (L'expérience intérieure) qu'il rédige tout en poursuivant sa carrière de conservateur de bibliothèque. Grâce à l'aide de Roger Caillois et Michel Leiris, il a également fondé un collège de sociologie sacrée, ainsi que la revue philosophique 'Acéphale', militant pour une lecture non fasciste de Nietzsche. Ses oeuvres complètes, 'somme athéologique' , témoignent de son érudition et de la diversité de ses engagements: littérature, théologie, économie, politique, histoire de l'art, érotisme... Écrivain longtemps maudit, Bataille a été encensé à sa mort par une nouvelle génération d'auteurs et de philosophes, dont Philippe Sollers ou Michel Foucault.

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