Duras et le cinéma

À propos

C'est à la fin des années 1950 que commence la relation passionnée et conflictuelle de Marguerite Duras au cinéma, lorsqu'Alain Resnais la sollicite pour écrire le scénario d'Hiroshima mon amour.
Suivront des adaptations de ses romans (Un barrage contre le Pacifique, Dix heures et demie du soir en été), qu'elle reniera toutes au point de décider elle-même de faire des films : plus d'une quinzaine de courts et longs métrages entre 1967 et 1984, dont le plus célèbre est sans doute India Song, le plus radical L'homme Atlantique. De ces films qui font primer la diction sur l'action et la bande sonore sur l'image, elle s'explique dans des textes qui relèvent autant du manifeste pour un cinéma expérimental que du pamplet contre le cinéma commercial : Les Yeux verts en 1980, numéro spécial des Cahiers du Cinéma, ou les entretiens avec Jean-Luc Godard.
Enfin en 1991, contre l'adaptation cinématographique de L'Amant, elle écrit L'Amant de la Chine du Nord, livre conçu comme un correctif au film réalisé. Car c'est dans l'écriture et sa « prolifération illimitée d'images » que réside selon elle le cinéma.



Rayons : Arts et spectacles > Arts de l'image > Cinéma / TV / Animation > Biographies / Monographies

  • EAN

    9782376280187

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    128 Pages

  • Longueur

    17.5 cm

  • Largeur

    11.3 cm

  • Poids

    105 g

  • Distributeur

    Dod & Cie

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Maïté Snauwaert

Maïté Snauwaert est professeure adjointe à l'Université de l'Alberta au Canada. Elle a coordonné le numéro du magazine culturel Spirale consacré au trentième anniversaire de la disparition de Roland Barthes : « Barthes écrivain » (232, 2010) et le numéro spécial « Marguerite Duras : L'image critique » de la revue Dalhousie French Studies (95, 2011). Spécialiste de littérature française contemporaine, elle a dirigé deux numéros de revue en collaboration : « Responsabilités de la littérature : vers une éthique de l'expérience » pour la revue Études françaises (46, 1, 2010), et « Filer (Sophie Calle) » avec une contribution visuelle de l'artiste pour la revue Intermédialités. Histoire et théorie des arts, des lettres et des techniques (7, 2006). Elle est l'auteure de fictions parues dans les revues Tessera, Contre-jour et XYZ. La Revue de la nouvelle à Montréal.

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