À propos

La Souveraineté est l'un des livres les plus importants de Georges Bataille, en même temps que l'un des moins connus.
Il devait tenir lieu de tome II de l'ensemble regroupé par lui sous le titre de La Part maudite (le troisième et dernier tome étant L'Érotisme). Abandonné, bien que presque achevé, il n'a jamais fait l'objet d'une publication séparée. La Souveraineté est aussi l'un de ses projets les plus ambitieux, dans lequel il oppose sa conception de la souveraineté - soit "l'emploi des ressources à des fins improductives" - aux conceptions passées (religieuses) et récentes (le communisme) de la souveraineté.
"Bien entendu la souveraineté ne peut être donnée pour le but de l'histoire. Je représente même le contraire : que si l'histoire a quelque but, la souveraineté ne peut pas l'être". "Le monde souverain a sans doute une odeur de mort, mais c'est pour l'homme subordonné ; pour l'homme souverain, c'est le mode de la pratique qui sent mauvais ; s'il ne sent pas la mort, il sent l'angoisse, la foule y sue d'angoisse devant des ombres, la mort y subsiste à l'état rentré, mais elle l'emplit".



Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences sociales / Société > Sociologie généralités > Ecoles / Courants / Thèmes

  • EAN

    9782355260995

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    277 Pages

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    2.3 cm

  • Poids

    312 g

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Georges Bataille

Né à Billom le 10 septembre 1897
Décédé à Paris le 08 juillet 1962
Entré au séminaire à l'âge de vingt ans, Georges Bataille admet rapidement la faillite de sa vocation religieuse. Il se rend dès lors à l'école des Chartes pour y suivre une formation d'archiviste, enrichie d'une initiation à la psychanalyse et à la philosophie. La lecture des oeuvres de Nietzsche, la fréquentation des surréalistes et la rencontre de Laure le convainquent d'échapper à la médiocrité du monde par l'excès, la transgression et l'érotisme. Ces résolutions lui inspirent récits (L'abbé C.) et essais (L'expérience intérieure) qu'il rédige tout en poursuivant sa carrière de conservateur de bibliothèque. Grâce à l'aide de Roger Caillois et Michel Leiris, il a également fondé un collège de sociologie sacrée, ainsi que la revue philosophique 'Acéphale', militant pour une lecture non fasciste de Nietzsche. Ses oeuvres complètes, 'somme athéologique' , témoignent de son érudition et de la diversité de ses engagements: littérature, théologie, économie, politique, histoire de l'art, érotisme... Écrivain longtemps maudit, Bataille a été encensé à sa mort par une nouvelle génération d'auteurs et de philosophes, dont Philippe Sollers ou Michel Foucault.

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