Folio

  • Les mots

    Jean-Paul Sartre

    • Folio
    • 8 Février 1972

    « J'ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres. Dans le bureau de mon grand-père, il y en avait partout ; défense était de les faire épousseter sauf une fois l'an, avant la rentrée d'octobre. Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les révérais, ces pierres levées : droites ou penchées, serrées comme des briques sur les rayons de la bibliothèque ou noblement espacées en allées de menhirs, je sentais que la prospérité de notre famille en dépendait... »

  • Journal

    Franz Kafka

    • Folio
    • 2 Septembre 2021

    Dans ces douze cahiers, que Kafka qualifie parfois de Journal, observations de vie quotidienne, rêves, visions, fulgurations, réflexions et même dessins alternent avec de multiples débuts de récit, certains répétés comme s'il s'agissait de réchauffer un moteur narratif refroidi. Dans cette galaxie brille un seul récit achevé, Le Verdict, écrit d'une traite une nuit de 1912, devenu pour l'écrivain le modèle du bonheur de raconter.

    Mille et une nuits d'écriture de notations et de récits qui mettent en scène les affres et les exaltations de celui qui dit de lui-même :
    Finir prisonnier - ce serait un but dans la vie. Mais c'était une cage entourée d'une grille... comme s'il était chez lui le bruit du monde affluait et ressortait par la grille, en fait le prisonnier était libre, il pouvait avoir part à tout, rien au dehors ne lui échappait... il n'était même pas prisonnier.
    Loin des sanctifications et des discordes, ces carnets nous font entrer avec Kafka au pays de l'écriture.
    D. T.
    800 pages,

  • L'ange et la bête : mémoires provisoires

    Bruno Le Maire

    • Folio
    • 24 Mars 2022

    « Je connais plus de fous parmi les responsables politiques que dans tout autre métier, car peu sont aussi éloignés de la réalité. » En mars 2017, Bruno Le Maire est nommé ministre de l'Économie et des Finances auprès d'Emmanuel Macron. Il offre ici un éclairage unique sur la pratique du pouvoir comme sur les événements et crises qui ont marqué ces années, et les confronte à notre histoire nationale. Alors que les grands pays occidentaux ont été bousculés par la crise de la Covid-19 et par l'émergence de la Chine, Bruno Le Maire cherche à définir les enjeux qui façonneront la France et l'Europe de demain. Ce faisant, il réaffirme le lien séculaire entre littérature et pouvoir.

  • L'Africain

    Jean-Marie Gustave Le Clézio

    • Folio
    • 15 Septembre 2005

    « J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre. »
    J.M.G. Le Clézio.


  • Lettre à D. ; histoire d'un amour

    André Gorz

    • Folio
    • 8 Mars 2018

    «Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien».
    André Gorz revient avec cinquante ans de recul sur les années décisives de son histoire. Il restait beaucoup à dire. Car ce n'était pas la sienne seulement.

  • « Vous n'imaginiez tout de même pas, que j'allais me contenter de vous débiter des souvenirs d'enfance et de jeunesse ? Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu'on appelle des Mémoires. » Pour raconter ses neuf décennies de vie, Jean d'Ormesson a choisi de se défendre dans un procès qu'il s'intente à lui-même. Sous la forme d'un dialogue pétillant entre son moi et son surmoi, l'auteur fait défiler au galop un passé évanoui. il va de l'âge d'or d'un classicisme qui règne sur l'Europe à l'effondrement de ce « monde d'hier » si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon.
    Les aventures d'un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l'éternité, et qui nous emportera.

  • Mon cher papa... ; des écrivains et leur père

    Collectif

    • Folio
    • 10 Mai 2007

    Souvenirs d'enfance et promenades au jardin du Luxembourg, lettres d'un petit garçon à son papa, questions d'une petite fille sur celui qui a disparu trop tôt. Angoisse du futur père, conseils à son fils pour devenir un Homme et amour démesuré... Avec Homère, Victor Hugo, Rudyard Kipling, Pierre Péju ou Marie Nimier, découvrez ce lien si fort qui unit un père à son enfant, l'émerveillement et la tendresse qui conduisent de l'enfance à l'âge adulte.

  • à la première personne

    Alain Finkielkraut

    • Folio
    • 2 Décembre 2021

    «Réactionnaire, disent-ils. Le moment m'a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s'agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l'heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l'autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d'où je parle, mais je ne dis pas pour autant:À chacun sa vision des choses. Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel:son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l'a écrit Kierkegaard:Penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose. C'est cet autre chose que j'ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n'est pas coutume, à la première personne.» Alain Finkielkraut.

  • Enfance

    Madame Roland

    • Folio
    • 20 Janvier 2022

    «Vive sans être bruyante, et naturellement recueillie, je ne demandais qu'à m'occuper, et je saisissais avec promptitude les idées qui m'étaient présentées. Cette disposition fut tellement mise à profit, que je ne me suis jamais souvenue d'avoir appris à lire ; j'ai ouï dire que c'était chose faite à quatre ans, et que la peine de m'enseigner s'était pour ainsi dire terminée à cette époque.» Madame Roland, née Manon Phlipon (1754-1793), fut arrêtée comme Girondine le 1er juin 1793, condamnée à mort et guillotinée le 8 novembre. Elle passa ses mois de captivité à rédiger d'admirables Mémoires dont on trouvera ici les premiers chapitres. L'époque romantique devait voir en elle l'une des grandes figures féminines de la Révolution.

  • Mes vies secrètes

    Dominique Bona

    • Folio
    • 12 Novembre 2020

    Dans un récit intime en forme de confession, Dominique Bona retrace sa vie d'écrivain, à la fois romancière et biographe. Elle dévoile ses émotions, ses sentiments et les rencontres qui ont construit sa propre identité. Car si ses romans ont remporté successivement les prix Interallié et Renaudot, elle s'est depuis intéressée aux vies des autres, qui ne sont pas toujours les plus connus - ainsi les soeurs Heredia, Berthe Morisot, Gala Dalí, Clara Malraux, la famille Rouart, mais aussi Romain Gary, Stefan Zweig, Camille Claudel et Colette. Dominique Bona défie aussi l'interdit en dévoilant les amours secrètes d'André Maurois et de Paul Valéry.
    Dans ce récit enlevé, plein d'humour sans être dénué de nostalgie, elle raconte la part cachée de ses livres, les enquêtes pleines de risques et d'embûches, les coups de foudre, les hasards et les désillusions qui ont fait de chacun d'eux une histoire personnelle. Elle convoque avec tendresse et humour les personnages de sa famille imaginaire mais, sous le masque que le biographe s'impose toujours pour raconter d'autres vies que la sienne, c'est elle que l'on découvre, dans cette autobiographie d'une vibrante sincérité.

  • Tout s'est bien passé

    Emmanuèle Bernheim

    • Folio
    • 2 Octobre 2014

    «"Papa m'a demandé de l'aider à en finir." Je me répète cette phrase, elle sonne bizarrement. Qu'est-ce qui ne colle pas? "Papa" et "en finir"?».

    Avec Tout s'est bien passé, Emmanuèle Bernheim nous livre le récit haletant et bouleversant de son impensable aventure.

  • Idiotie

    Pierre Guyotat

    • Folio
    • 2 Juillet 2020

    Cet Idiotie traite de mon entrée, jadis, dans l'âge adulte, entre ma dix-huitième et ma vingt-deuxième année, de 1958 à 1962. Ma recherche du corps féminin, mon rapport conflictuel à ce qu'on nomme le «réel», ma tension de tous les instants vers l'Art, ma pulsion de rébellion permanente : contre le père pourtant tellement aimé, contre l'autorité militaire, en tant que conscrit puis soldat dans la guerre d'Algérie, arrêté, inculpé, interrogé, incarcéré puis muté en section disciplinaire.
    Drames intimes, politiques, amitiés, camaraderies, cocasseries, tout y est vécu dans l'élan physique de la jeunesse.

  • Glaneurs de rêves

    Patti Smith

    • Folio
    • 15 Avril 2016

    Patti Smith nous livre des instantanés de son enfance et de sa jeunesse sous forme de poèmes et de courts textes en prose agrémenté de quelques photos. De la jeune fille collectionneuse de billes à l'incorrigible rêveuse, elle nous invite à retrouver les sensations de l'enfance, le goût des mots et de l'imagination. Et le lecteur d'assister à la naissance de cette artiste protéiforme.
    Un récit autobiographique aux images foisonnantes et empreint d'une douce poésie.

  • Une amie de la famille

    Jean-Marie Laclavetine

    • Folio
    • 12 Mars 2020

    Jean-Marie Laclavetine raconte ici le drame qui a bouleversé sa jeunesse : le 1er novembre 1968, à Biarritz, alors qu'il se promène avec ses frères et soeurs sur les rochers surplombant la Chambre d'Amour, une vague emporte l'aînée, Annie. Les secours arriveront trop tard pour la sauver. Elle avait vingt ans, l'auteur quinze. Pour surmonter ce drame, sa famille choisit de se taire, sombrant dans un gouffre de silence jusqu'à renier l'existence même de la jeune femme. Au visiteur intrigué par une photo d'Annie, on évoquera « une amie de la famille ». Il aura fallu cinquante ans à Jean-Marie Laclavetine pour réussir à briser cette omerta. Au cours d'une quête intime et bouleversante, il convoque ses souvenirs et dresse le portrait d'Annie, sa fougue, ses joies et ses colères, sa détresse et sa liberté, qui font d'elle « une jeune femme d'aujourd'hui ».

  • «En 2008, Michelle Porte, que je connaissais comme la réalisatrice de très beaux documentaires sur Virginia Woolf et Marguerite Duras, m'a exprimé son désir de me filmer dans les lieux de ma jeunesse, Yvetot, Rouen, et dans celui d'aujourd'hui, Cergy. J'évoquerais ma vie, l'écriture, le lien entre les deux. J'ai aimé et accepté immédiatement son projet, convaincue que le lieu - géographique, social - où l'on naît, et celui où l'on vit, offrent sur les textes écrits, non pas une explication, mais l'arrière-fond de la réalité où, plus ou moins, ils sont ancrés.»

  • L'oubli que nous serons

    Héctor Abad

    • Folio
    • 1 Mars 2012

    «Il est très difficile d'essayer de synthétiser ce qu'est L'oubli que nous serons sans trahir ce livre, parce que, comme tous les chefs-d'oeuvre, il est plusieurs choses à la fois. Dire qu'il s'agit d'une mémoire déchirée sur la famille et le père de l'auteur - qui fut assassiné par un tueur - est certain, mais cela reste limité et infime, car ce livre est, aussi, une saisissante immersion dans l'enfer de la violence politique colombienne, dans la vie et l'âme de la ville de Medellín, dans les rites, les petites choses de la vie, l'intimité et la grandeur d'une famille, ainsi qu'un témoignage délicat et subtil d'amour filial, une histoire vraie transfigurée par son écriture et sa construction en une superbe fiction, et l'un des plaidoyers les plus éloquents jamais écrits contre la terreur comme instrument d'action politique.» Mario Vargas Llosa.

  • Le sens de ma vie ; entretien

    Romain Gary

    • Folio
    • 3 Mars 2016

    « Je pense ne plus avoir assez de vie devant moi pour écrire une autre autobiographie. » Ces paroles, dans cet entretien accordé par Romain Gary à Radio-Canada, serrent le coeur. Peu de mois après l'enregistrement, il mettait fin à ses jours, le 2 décembre 1980.
    Si l'on retrouve, dans la présente transcription de cet entretien, bien des confidences, des anecdotes, des opinions déjà lues dans La Promesse de l'aube et La nuit sera calme, il faut le considérer comme le dernier état de son autobiographie, ou tout au moins de ce qu'il a bien voulu dévoiler de l'ambition, des espoirs, des succès et des humiliations qui ont fait sa vie.
    Roger Grenier.

  • De sable et de neige Nouv.

  • « M. de Guise ne se mêlait point dans la conversation, et sentant réveiller dans son coeur si vivement tout ce que Mme de Montpensier y avait autrefois fait naître, il pensait en lui-même qu'il pourrait y demeurer aussi bien pris dans les liens de cette belle princesse que le saumon l'était dans les filets du pêcheur. »

  • Le syndrome de Garcin

    Jérôme Garcin

    • Folio
    • 3 Octobre 2019

    L'enfance de Jérôme Garcin a été marquée par deux grands-pères éminents, le neurologue Raymond Garcin et le pédopsychiatre Clément Launay, qui avaient en commun d'être des humanistes, toujours à l'écoute du patient. Ils étaient issus de longues dynasties médicales.
    Après eux, cette chaîne s'est interrompue. Pourquoi ? C'est à cette question que tente de répondre ce livre, croisant l'histoire intime d'une famille et les mutations récentes d'une discipline. Marqué très jeune par la mort de son frère jumeau puis par celle de son père, Jérôme Garcin évoque avec une justesse touchante les fantômes de sa famille, « pour les empêcher de mourir une deuxième fois ».

  • Jeunesse Nouv.

    Jeunesse

    Pierre Nora

    • Folio
    • 1 Septembre 2022

    Depuis des années, mes amis me pressent, en m'écoutant raconter mes histoires, d'écrire mes Mémoires. Je me suis toujours refusé à cette tâche que je sentais pourtant, moi-même, nécessaire.Les souvenirs ici réunis ne s'apparentent donc pas à des Mémoires, au sens classique du terme, mais à un mélange de ce que j'ai baptisé «lieux de mémoire» et «ego-histoire». Pour mieux dire, ils relèvent de ce que l'on appelait autrefois un roman d'apprentissage.Je me suis spontanément concentré sur les traits singuliers de mes jeunes années:la guerre de neuf à treize ans pour un enfant juif; une famille faite d'individualités fortes; une impossibilité à me plier aux normes universitaires sans pouvoir cependant m'en détacher; une initiation amoureuse des moins banales; une ouverture à plusieurs types de vie qui n'a pas été offerte à tous. Une jeunesse qui m'a fait ce que je suis.P. N.

  • Oeuvres complètes

    François Villon

    • Folio
    • 18 Juin 2020

    "Frères humains, qui après nous vivez, / N'ayez les coeurs contre nous endurcis"... Villon est le poète médiéval le plus connu. Il a été repris par les romanciers, les poètes, les chanteurs, les cinéastes... Pourquoi ? Villon, c'est une poésie du quotidien, ancrée dans une expérience à la fois personnelle et universelle. Par-delà les âges, tous les lecteurs entendent son appel, quand il chante la fragilité de l'existence et le caractère inéluctable de la vieillesse et de la mort ("Mais où sont les neiges d'antan ? ").
    Ou encore dans sa vision radicale, matérialiste et profane, de la vie et de la mort, avec une mise en avant du corps étonnamment moderne : "Je suis François, dont il me poise / Né de Paris emprès Pontoise / Et de la corde d'une toise / Saura mon col que mon cul poise." Ce qui frappe dans la poésie de Villon, c'est aussi son caractère autobiographique assumé : Villon parle de lui ("Je, François Villon") et revendique tous ses excès.
    Par sa figure de mauvais garçon, on en a fait le premier poète maudit, rejoignant Rimbaud et Verlaine, ou encore Jean Genet. Comme eux, c'est un amoureux de Paris, du Paris nocturne des tavernes et des déambulations, où riches et pauvres, jeunes et vieux, hommes et femmes sont fondus dans une même mélancolie. La brièveté de son oeuvre (3 326 vers) et le mystère de sa disparition lui ont conféré une véritable légende.
    Il était temps d'accueillir Villon en "Folio classique", et de dépasser la légende pour revenir à la beauté entêtante de sa poésie.

  • "Il s'agit d'abord de se taire - de supprimer le public et de savoir se juger. D'équilibrer une attentive culture du corps avec une attentive conscience de vivre. D'abandonner toute prétention et de s'attacher à un double travail de libération - à l'égard de l'argent et à l'égard de ses propres vanités et de ses lâchetés. Vivre en règle. Deux ans ne sont pas de trop dans une vie pour réfléchir sur un seul point. Il faut liquider tous les états antérieurs et mettre toute sa force d'abord à ne rien désapprendre, ensuite à patiemment apprendre." Dans ses Carnets, Albert Camus se confronte au monde autant qu'à lui-même. Curieux de tous et de tout, il raconte une anecdote, épingle une sensation, fixe pour y revenir idées et citations. Ce premier volume rassemble les notes prises de 1935 à 1942, alors qu'Albert Camus rédige, entre autres livres, Noces, L'Étranger et Le Mythe de Sisyphe.

  • Grand-père

    Marina Picasso

    • Folio
    • 13 Février 2003

    Picasso, le plus grand génie du siècle, vu à travers les yeux d'une enfant, Marina, sa petite-fille.
    En 1973, à la mort du peintre, elle a vingt-deux ans. Pendant trente ans, elle se tait. Il lui aura fallu toutes ces années pour mettre des mots sur sa souffrance, pour caresser avec une émotion infinie et pleine de pudeur cette cicatrice. De la manière la plus intime, la plus terrible, Marina Picasso écrit jusqu'au-delà de la douleur, là où se trouve aujourd'hui sa liberté : ses enfants et ceux du bout du monde.

    Avec la collaboration de Louis Valentin.

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