Albin Michel

  • Mémoires d'une fourmi

    Bernard Werber

    • Albin michel
    • 27 Avril 2022

    Depuis Les Fourmis : 30 romans, 30 ans, 30 traductions, 30 millions de lecteurs...

    Bernard Werber, c'est une vie à part et une oeuvre mondialement reconnue où se croisent des anges, des dieux, des chats, des templiers, des fourmis et des abeilles..., où la science nous initie au « savoir relatif et absolu » du professeur Wells.

    Sous la forme de 22 chapitres correspondants aux 22 arcanes d'un jeu de tarot, Bernard Werber nous révèle dans ce livre les secrets de ses romans, les surprenantes aventures et expériences qui les inspirent, comme la pratique du rêve lucide et l'hypnose régressive. Entre art du suspense et puissance de l'imaginaire, c'est un véritable atelier d'écriture dont il ouvre les portes pour la première fois.

    Intime et captivant, Mémoires d'une fourmi nous renvoie aux mystères de nos propres vies.

  • ... mais la vie continue

    Bernard Pivot

    • Albin michel
    • 6 Janvier 2021

    C'est l'histoire d'un homme qui vient d'avoir 82 ans. Déjà ?
    Jadis, il était toujours pressé, il régnait sur le monde de la culture et il se sentait invincible. Aujourd'hui, à la retraite, c'est plus calme : les défaillances du corps, les anxiétés de l'âme, la peur de perdre ses vieux amis qui forment une bande de joyeux octogénaires. Une autre vie commence. Avec le plaisir de pouvoir enfin prendre son temps et le perdre.

    À travers ce narrateur qui lui ressemble comme deux gouttes de vieux bourgogne, Bernard Pivot raconte le grand âge à sa façon. Curiosité, lucidité, humour, c'est bien lui.
    Et c'est bien sa manière de proposer une petite leçon de gouvernance individuelle où chacun trouvera quelques recettes pour vieillir heureux.

  • L'appel de la vigne

    Patricia Ortelli

    • Albin michel
    • 27 Avril 2022

    Rien ne prédestinait Patricia Ortelli, ancienne élève de l'École du Louvre, À devenir vigneronne. Pourtant, à 30 ans, elle abandonne la Grèce antique et acquiert un vignoble perdu au coeur des collines provençales, presque à l'abandon : le domaine de la Calisse, aujourd'hui renommé. Elle se forme à la viticulture et à l'oenologie et, déterminée, draine, nivelle et replante. Précurseur, elle a en effet décidé que ses vins seraient en totale symbiose avec la nature : dans ce coin de Provence à la Pagnol, elle sera l'une des premières à travailler entièrement en agriculture biologique.

    « Je vis avec ma vigne, je vis pour elle, sa sève coule dans mes veines, rien ne pourra nous séparer. ».
    Patricia Ortelli.

  • 25 avenue Montaigne Nouv.

    25 avenue Montaigne

    Werner Kuchler

    • Albin michel
    • 4 Mai 2022

    «Cher directeur, je crois que la nuit sera courte... ».
    C'est à Werner Kuchler que s'adressait Gainsbourg lorsqu'il faisait rouvrir le bar à une heure du matin et venait jouer « à guichets fermés » pour les employés !Tout palace a une vie secrète : les caprices des célébrités, des créatures peu farouches, l'hystérie qui règne en cuisine, l'argent qui circule sous toutes ses formes...
    Dans cet hôtel mythique qu'est le Plaza Athénée, où tout semble possible, une guerre des tables divisait ainsi, au restaurant, les clients qui, ayant (presque) tous leurs habitudes, faisaient du chantage au directeur. Au fil de ce récit nourri d'anecdotes, on découvre les relations amicales qui se nouent de façon surprenante entre le personnel et les clients. On y croise aussi Alain Delon que l'on doit convaincre d'enfiler une veste in extremis, une ancienne cliente ruinée que l'on dépanne régulièrement de quelques liasses de billets, ou Pierre Bergé qui se faitgifler devant une cinquantaine d'habitués...
    Bienvenue au 25 avenue Montaigne! Un voyage au coeur d'une époque exaltée, racontée par une figure de la vie nocturne dans un Paris peuplé de personnages fascinants.

  • Derniers fragments d'un long voyage

    Christiane Singer

    • Albin michel
    • 18 Avril 2007

    Du 1er septembre 2006 au 1er mars 2007, Christiane Singer a tenu le journal de l'épreuve qu'elle traverse et dont, lui avait dit un jeune médecin, elle ne survivrait pas plus de six mois.
    " J'ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon oeuvre, toute mon écriture, était un partage de mon expérience de vie ". Aujoud'hui, elle raconte son quotidien, les affres et le désarroi, comme la joie et le bonheur d'être qu'elle n'a jamais autant connu. Au fil des jours, du corps qui souffre puis s'apaise, de l'amour des siens, des visites, des prières (qu'elles relèvent du christianisme, du judaïsme, du bouddhisme, de l'hindouisme, du soufisme), des descentes dans l'abîme et des montées de lumière, elle exprime cette force de disponibilité qui l'habite, cette allégresse profonde à magnifier la vie, à en recueillir la sève dans l'instant le plus infime.
    Un texte transparent, ardent, essentiel, l'aboutissement de toute une oeuvre. On y retrouve la même composition mêlant pensées, rencontres, anecdotes pour exprimer cette intensité d'être, la perception que tout en nous est coulée unique, joie et tristesse, souffrance et sérénité, une vibration d'énergie et d'amour qui transcende toutes les oppositions et toutes les représentations erronées de la vie et de la mort.

  • Et dans l'éternité je ne m'ennuierai pas

    Paul Veyne

    • Albin michel
    • 27 Août 2014

    Livre de souvenirs, traversée du siècle, promenade dans l'Antiquité... Réflexions profondes et anecdotes savoureuses émaillent ce livre inclassable, à l'image de son auteur. De l'évocation de son enfance dans la petite bourgeoisie provençale au Collège de France, de ses amitiés de jeunesse qui lui font rencontrer les plus grands intellectuels du XX e siècle (Michel Foucault, Raymond Aron, René Char, Gérard Genette, notamment) à sa retraite de villageois solitaire, de ses amours passionnées à son goût pour la poésie, des drames personnels à son indifférence à l'opinion d'autrui, de son scepticisme radical à son avidité de culture, Paul Veyne se raconte.
    Cet essai autobiographique est d'une qualité littéraire rare. Dans une langue exceptionnelle, d'un classicisme et d'une pureté remarquables, le dernier des grands intellectuels de notre époque raconte, à sa façon et avec une sincérité peu commune, « le quotidien et l'intéressant ».

  • J'ai pas fini mon rêve

    Henri Gougaud

    • Albin michel
    • 28 Octobre 2020

    « Les mémoires demeurent à tout instant vivantes. Le passé ne sait que mourir. Je n'ai voulu parler, avec vous, que de vie. ».
    Est-ce son don de conteur qui a offert à Henri Gougaud de s'inventer mille vies ? Dans ce récit riche et vibrant, écrit d'une plume tendre et amusée, l'écrivain et poète nous dévoile ses chemins secrets. Ils suivent les bouleversements de l'histoire : l'Occupation allemande vécue, enfant, à Carcassonne dans une famille de résistants. Puis le départ pour Paris et la vie d'artiste, le monde libertaire, les cabarets de la Rive Gauche où il devient parolier de Gréco, Ferrat, Reggiani, puis l'expérience de la radio, aux côtés de Claude Villers, où il transmet l'immense répertoire de la tradition orale des contes. Jusqu'à l'écriture, à laquelle il décide de se consacrer.
    Cette aventure d'une grande humanité, qu'il dédie à son fils, Aurélien, dévoile les horizons infinis qui se cachent en nous et disent toute la puissance, le mystère et la richesse de la vie.

  • Tu n'as pas de coeur...

    Christine Jordis

    • Albin michel
    • 27 Février 2019

    Dans Une vie pour l'impossible, Christine Jordis évoquait la haute stature paternelle. Dans Tu n'as pas de coeur... elle convoque trois figures féminines. La grand-mère, une beauté de son temps qui aimait l'amour et collectionna les amants. La mère, «gâtée, trop belle », héroïque, qui se méfiait des hommes. Entre elles, le héros revenu des combats. Deux femmes se déclarant une guerre infernale, luttant chacune avec ses armes : désir amoureux inassouvi pour la première, sévérité implacable pour l'autre, sa fille.Au coeur de ce champ de bataille, dominé par les pesantes valeurs bourgeoises de l'époque, qui suscitent la frustration et la haine, une petite fille tente de survivre, s'inventant indéfiniment, se créant ses propres paradis. En un mot, nous dit Christine Jordis : « un enfant peut renaître à l'endroit qu'il a choisi, grâce à l'imaginaire, aux livres et à la lecture. »Tu n'as pas de coeur..., c'est l'histoire de trois femmes qui se firent longtemps souffrir et un témoignage sur une époque en voie de disparition.

  • A lire ce récit autobiographique criblé de fractures et de blessures, on en arrive à toucher avec l'auteur le fond du non-sens, oú l'amour, la mort, la haine se mêlent dans l'angoisse de l'absurde.
    Mais jean-yves leloup, errant hérétique pour certains, est en réalité un infatigable marcheur : dominicain devenu orthodoxe, analyste, philosophe, spécialiste de patristique et de religions comparées, il nous fait entrevoir, au coeur de cette vie tumultueuse livrée toute nue et toute crue à notre indiscrétion, de mystiques lueurs qui ouvrent sur un au-delà de l'homme.

    Ces " fragments d'une itinérance " pourraient bien nous enseigner, comme les confessions de saint augustin le firent à l'époque, un " art de vivre par temps de catastrophe ".

  • Vie de Tolstoï (édition 2010)

    Romain Rolland

    • Albin michel
    • 3 Novembre 2010

    Publié dans sa forme définitive pour célébrer le centenaire de la naissance de Tolstoï en 1928, ce livre est le portrait d'un homme et d'une oeuvre, qui enseignent la recherche de l'absolu. Proche de Tolstoï, avec qui il correspondit, Romain Rolland narre, d'un même mouvement, l'origine et le sens des grandes fresques romanesques du maître de Iasnaïa Poliana, et montre en quoi sa vie fut elle-même un roman épique et titanesque : enfance aristocratique, guerre de Crimée, fuite dans l'inconnu et la mort dans la petite gare d'Astopovo ; ou encore comment Tolstoï fut un mystique, un prédicateur, un prophète de génie, et, dès lors, l'ennemi de l'Eglise orthodoxe et des religieux.

  • Souvenirs de mon enfance (édition 2015)

    Albert Schweitzer

    • Albin michel
    • 2 Septembre 2015

    C'est d'une station sur le divan qu'est né ce livre considéré par les spécialistes comme l'un des meilleurs textes d'Albert Schweitzer. L'auteur, dans Ma vie et ma pensée, en raconte d'ailleurs la genèse : de passage à Zurich en 1923, il rend visite au psychanalyste Oscar Pfister, qui l'invite à prendre place sur le divan pour lui raconter ses souvenirs d'enfance. Albert Schweitzer a utilisé les notes prises en sténo lors de cette séance pour débuter l'écriture de ce livre hybride de psychanalyse littéraire. S'il se penche sur l'époque et le vécu de son enfance, dans cette période critique, risquée de son existence c'est bien une façon de faire le point et de rassembler ses forces avant de partir une seconde fois pour Lambaréné poursuivre son projet hospitalier.

    Ce récit qui sera traduit en français par son oncle Charles Schweitzer, le grand-père de Jean-Paul Sartre, est un document historique d'un très grand intérêt et, comme l'écrira plus tard Hermann Hesse, un « petit bijou littéraire ».

  • Le Paris de Céline

    ,

    • Albin michel
    • 3 Octobre 2012

    Infatigable arpenteur de la ville lumière, passager clandestin de ses mondes souterrains, Céline est un romancier de la modernité urbaine. Cet album part à la découverte de « son » Paris : au Passage Choiseul, la Belle époque s'offre en spectacle au jeune Louis-Ferdinand. À Clichy, la banlieue « paillasson » aux portes de la capitale, le docteur Destouches fait son premier voyage au bout de la misère. À Montmartre, poulbots, peintres, écrivains et comédiens sont le théâtre d'inspiration de Céline... À Meudon, enfin, l'écrivain maudit se retranche à la villa Maïtou avec son perroquet et ses chiens, tel un clochard misanthrope.
    L'historien Patrick Buisson, auteur du documentaire Paris Céline, et le comédien Lorànt Deutsch retracent les parcours insolites d'un des plus grands écrivains du XXe siècle.
    Des images rares ou inédites, des vues contemporaines, des anecdotes surprenantes et des citations choisies font revivre tout un Paris disparu, ses figures, ses décors, ses personnages et son langage.

  • Rue de l'Odéon

    Monnier Adrienne

    • Albin michel
    • 2 Septembre 2009

    Adrienne Monnier était comme un jardinier, et dans la serre de la rue de l'Odéon où s'épanouissaient, s'échangeaient, se dispersaient ou se formaient les idées en toute liberté, en toute hostilité, en toute promiscuité, en toute complexité, souriante, émue et véhémente, elle parlait de ce qu'elle aimait : la littérature." Jacques Prévert évoquait ainsi la fondatrice de « La Maison des amis des livres ». Inaugurée en 1915 au 7, rue de l'Odéon, cette librairie devient très vite le rendez-vous du Tout-Paris littéraire. Louis Aragon, Walter Benjamin, André Gide, Nathalie Sarraute, André Breton s'y croisent lors de lectures, expositions ou soirées musicales. Foyer de la vie culturelle de l'entre-deux guerres, dont la renommée franchira les frontières françaises avec la traduction en 1929 de l'Ulysse de Joyce, édité par Adrienne Monnier, ce lieu mythique est indissociable de la personnalité qui l'habite et l'anime. Autoportrait d'une femme de passion et d'idées, subtile évocation de l'incroyable atmosphère d'émulation qu'elle sut créer autour d'elle, ce livre de référence est avant tout un hommage à la littérature.

  • Les annees anglaises

    Elias Canetti

    • Albin michel
    • 30 Mars 2005

    Après les trois volets de son autobiographie - La langue sauvée, Le flambeau dans l'oreille et Jeux de regard -, Elias Canetti s'est penché sur ses « années anglaises ». Rassemblée et ordonnée après sa mort en 1994 à l'instigation de sa fille, cette suite fragmentaire et inachevée de l'« Histoire d'une vie » mêle journal intime et galerie de portraits.
    Émigré à Londres dès 1939 avec sa femme Veza, Canetti se fait le témoin de l'Histoire et brosse un brillant panorama de la vie britannique pendant et après la guerre. De l'aristocrate au balayeur des rues, il observe avec curiosité les moeurs et le caractère des Anglais, peinant lui-même à s'intégrer dans ce monde dont il dénonce la suffisance et la froideur sous le masque de la courtoisie. Gens de lettres, savants, historiens, politiciens sont croqués avec une causticité redoutable, comme T.S. Eliot, Iris Murdoch ou Margaret Thatcher. Mais Canetti côtoie également, avec plus de bonheur Kokoschka, Bertrand Russell ou Anna Mahler, et se fait une poignée d'amis précieux, Anglais ou Viennois émigrés comme lui.
    Outre leur intérêt documentaire, ces réflexions et ces portraits reflètent la personnalité profonde et secrète de l'auteur de Masse et puissance, oeuvre majeure dont il entreprend la rédaction à Amersham pendant le Blitz.

  • Souvenirs d'un marchand de tableaux

    Ambroise Vollard

    • Albin michel
    • 30 Mai 2007

    génial précurseur, découvreur de talents, inventeur de " l'artiste moderne ", personnage légendaire et pittoresque, le grand marchand d'art ambroise vollard (1866-1939) fut également un conteur hors pair.
    dans ces souvenirs à bâtons rompus, il retrace son parcours et relate, avec humour et nonchalance, ses rencontres, ses relations avec manet, le douanier rousseau, degas et maillol, renoir ou rodin, ses conversations avec mirbeau ou mallarmé, et les confidences qu'il reçut de ces artistes. vollard, qui fut également un des éditeurs d'art les plus réputés de son temps, initie avec cet ouvrage le genre de la biographie d'artiste.
    mêlant les anecdotes pittoresques aux analyses visionnaires, ces souvenirs d'un marchand de tableaux demeurent autant un document irremplaçable sur la naissance de l'art moderne qu'un témoignage unique sur la vie artistique et intellectuelle du début du xxe siècle.

  • D'un moi l'autre

    Massin

    • Albin michel
    • 2 Novembre 2016

    Massin, figure majeure du graphisme et de la typographie dont les oeuvres sont exposées dans le monde entier, se livre dans ces Mémoires qui s'étendent des années 30 au début du XXIe siècle à une prouesse stylistique étonnante : faire éclater le puzzle de son existence et en donner les fragments en désordre. Et c'est un régal d'histoires courtes, drolatiques, absurdes ou tragiques qui sont autant de portraits d'écrivains et d'artistes dont Doisneau, Aragon, Ionesco, Malraux, Queneau, Céline ou Genet qu'il croque par le détail insolite, tendre et amusé. Massin jongle avec son enfance en Beauce, sa jeunesse bohême à Paris, le milieu de l'édition et celui de l'art en homme pressé, en chroniqueur inspiré, curieux et toujours en éveil.

  • Bagdad ne fut pas toujours synonyme de dictature et de passions guerrières.
    Longtemps, au contraire, l'héritière de l'ancienne babylone garda en son sein les traces d'une diversité culturelle unique en son genre, oú les communautés cohabitaient pour le pire, parfois, mais aussi pour le meilleur. naïm kattan, l'un des intellectuels les plus brillants de la francophonie, est un témoin privilégié de ce passé ignoré par beaucoup. son adolescence de juif arabe s'est déroulée au coeur des multiples contradictions d'une bagdad alors soumise aux répercussions de la seconde guerre mondiale.
    Aussi épris de patriotisme irakien que ses compagnons musulmans, il dut se frayer un chemin d'homme dans un univers riche mais complexe, entre tradition et modernisme, entre son antique communauté juive et la culture arabe, entre le refus du colonialisme anglais et la fascination pour un occident aux séductions irrésistibles. puis la création de l'etat d'israël rendit dramatique la situation déjà bien précaire des juifs irakiens, et le départ devint quasi inévitable.
    Adieu, babylone ! ces mémoires pleins de vie et d'intelligence, publiés pour la première fois il y a trente ans, ont pris aujourd'hui une densité tout à fait singulière.

  • Mes grands Bordeaux

    Jean-Pierre Remy

    • Albin michel
    • 15 Janvier 1998

    « Le monde est vaste, oui, nous avons beaucoup voyagé et nous en avons lu, des livres, mais aussi aimé des femmes, écouté des musiques et, pourquoi pas ? goûté des vins. Les bordeaux de toujours ont gardé leur même place : la première. Comme un poème de Baudelaire, une mélodie de Duparc ou de Fauré, le soulier rouge de la duchesse de Guermantes, l´odeur de Venise pour Aschenbach agonisant ou le masque de l´inconnue de la Seine : la première place, toujours. » Grands vins, cigares, palaces... pour le dandy moderne, l´art de vivre n´est pas un vain mot. Cette collection s´adresse aux hommes d´aujourd´hui qui, en toutes circonstances, cultivent l´aisance, l´élégance, la distinction. Un goût du raffinement à redécouvrir.

  • Entre le témoignage, le document et l'autobiographie, ce récit revisite toute l'histoire de l'Algérie : des ancêtres de l'auteur, pasteurs semi-nomades de la tribu des Ouled Madhi, bien avant la colonisation française, à son exil en France en 1972. Au travers du quotidien de la famille Hadjadj sur plusieurs générations, l'auteur retrace l'évolution de la société algérienne : pauvreté, analphabétisme, humiliation et arbitraire vécus avec fatalité. Sans chercher à gommer la domination patriarcale arabe, la détresse des femmes soumises à l'époux tout-puissant, ni la colonisation française, ses injustices, son racisme. Jusqu'à la guerre d'indépendance vue par la population prise en otage entre FLN et armée française puis aux jours amers de l'après-révolution.

  • Toutes les routes et les chemins, tous les paysages et les jardins de la Littérature, Maurice Nadeau les a un jour ou l'autre parcourus, quand il ne les a pas lui-même ouverts ou dessinés. Compagnon de route des Surréalistes, collaborateur du Combat d'Albert Camus et Pascal Pia, il est le premier nouveau critique à s'imposer à la Libération. À ce titre, et à celui d'essayiste et d'éditeur, on peut le qualifier de « contemporain capital des Lettres ».
    Impartial et passionné, engagé et éclectique, il a voué sa vie au plaisir de lire et d'apprendre à lire aux autres, de découvrir et de faire découvrir. Son nom est inséparable de ceux de Genet, Borges, Leiris, Lowry ou Perec et de cent autres encore, synonyme d'indépendance et de liberté. Choisis parmi ses meilleurs écrits, fruits d'une immense activité journalistique, ces articles, ces préfaces témoignent d'un demi-siècle d'admirations, de surprises, de rencontres. À les lire aujourd'hui, nous redécouvrons les fureurs de Céline, les réquisitoires de Sartre, les humeurs de Léautaud, les enfers de Genet, le combat de Gide ou les désespoirs de Beckett comme s'ils éclataient pour la première fois.
    Une vie exemplaire, consacrée à la Littérature, que Maurice Nadeau a su servir comme un guide solitaire et influent, souvent en prophète, incontestablement en maître.

  • Marie-Madeleine Davy, l'une des figures les plus originales de la pensée française au XXe siècle, a été l'initiatrice de toute une génération à qui elle a fait découvrir, entre autres, la spiritualité cistercienne. Dans cette autobiographie singulière, elle nous ouvre des fenêtres sur les moments décisifs de son existence. Engagée dans la vie intellectuelle et politique (elle participa activement à la Résistance), elle a rencontré Mircea Eliade, G.-I. Gurdjieff, Henry Corbin, Simone Weil, Nicolas Berdiaev (auquel elle a consacré une biographie dans la présente collection, Nicolas Berdiaev ou la révolution de l'esprit)... Fascinée par l'Orient, elle a su marier dans son oeuvre les enseignements les plus profonds des différentes traditions. Elle a choisi dans les dernières année de sa vie une solitude qui l'a menée vers une religion de l'Esprit faite d'amour et de liberté.
    La postface de cette nouvelle édition constitue son ultime témoignage écrit.


  • Si loin de l'Euphrate ; une jeunesse d'artiste en Irak

    Hassan Massoudy

    • Albin michel
    • 6 Octobre 2004

    « Comme l'arbre du désert, j'ai été façonné par la douleur, la violence, les contraintes. J'ai eu la chance de pouvoir toujours résister et de trouver, en puisant dans mes racines, une force intérieure qui m'a poussé en avant. »

    Né en 1944 dans la ville sainte de Nadjaf, Hassan Massoudy a vécu son enfance et sa jeunesse dans un Irak aujourd'hui disparu. Descendant du Prophète par sa mère, il grandit dans une société traditionnelle marquée par la rigueur de la religion et la brûlure du désert, mais aussi par la joie collective des grandes fêtes et l'esprit de solidarité. Très jeune, dans cette ville où toute image est prohibée, il investit sa passion de l'art dans la calligraphie et consacre toute son énergie à se procurer papiers et pigments. Étudiant à Bagdad au début des années soixante, il se trouve pris au coeur de la tourmente politique qui conduira à l'avènementde la dictature. Après de multiples séjours en prison, le jeune peintre quittera l'Irak pour la France en 1969, libre mais déchiré. Depuis plus de trente ans, il a fait connaître dans son pays d'accueil l'art de la lettre arabe, à travers des oeuvres magnifiques où se marient les cultures d'Orient et d'Occident. C'est un artiste reconnu, mais toujours amoureux de ses racines, qui nous offre ici « son » Irak. Portrait à fois nostalgique et vivant d'un peuple chargé d'histoire qui, malgré l'oppression, demeure assoiffé de culture, Si loin de l'Euphrate nous plonge au coeur d'un Orient perdu, terrible et merveilleux.

  • Le chien des boches

    Claude Quétel

    • Albin michel
    • 28 Septembre 2016

    Claude Quétel se souvient, dans ce récit à la fois souriant et nostalgique, du petit garçon qu'il fut à la fin de l'Occupation.
    C'est avec la précision et l'espièglerie de son jeune âge qu'il dépeint le « paysage de guerre » qu'est devenu son village : les « boches », les Résistants et bientôt les Alliés qui déferlent sur plages les normandes lors de l'inoubliable Jour J.
    Version enfantine du Mon village à l'heure allemande de Jean-Louis Bory, touchante évocation d'une Normandie âpre et modeste, ce récit est aussi celui d'une mémoire de la France qui se réveille après l'Occupation, raconté par un grand historien.

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