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  • La ville émiettée

    Eric Charmes

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    • 23 Janvier 2011

    Les villes, en s'étendant, intègrent dans leur orbite de nouvelles communes. Beaucoup de ces communes restent toutefois séparées des villes dont elles dépendent par des espaces naturels ou agricoles. Ces communes sont dites " périurbaines ". En 20 ans, leur nombre a quasiment doublé, approchant aujourd'hui le seuil de 20 000. Ces communes sont petites, avec un peuplement moyen nettement inférieur à 1 000 habitants. Ce sont souvent d'anciens villages ruraux, transformés par l'urbanisation en clubs résidentiels pavillonnaires. Ainsi, avec la périurbanisation, les pourtours des villes s'émiettent. Cet émiettement est à la fois politique (avec des pouvoirs métropolitains divisés, notamment en matière d'urbanisme), paysager (avec un tissu bâti fragmenté) et social (avec des communes qui se spécialisent). Ceci pose des problèmes nouveaux pour le gouvernement des métropoles et pour la solidarité entre les citadins.
    Éric Charmes est directeur du laboratoire de Recherches interdisciplinaires ville espace société (École nationale des travaux publics de l'État, Université de Lyon). Il travaille sur les périphéries pavillonnaires, sur les rapports des citadins à l'espace urbain et sur le gouvernement des espaces résidentiels. Il a notamment publié Villes rêvées, Villes durables ? (Gallimard, 2009, avec Taoufik Souami), La Rue, village ou décor ? (Créaphis, 2006) et La Vie périurbaine face à la menace des gated communities (L'Harmattan, 2005).

  • Droit de l'ubanisme

    Grégory Kalflèche

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    • 19 Septembre 2018

    En dix ans, le droit de l'urbanisme a été complètement et profondément rénové.
    La loi SRU de 2000 qui avait remis à plat les plans d'urbanisme (PLU, SCOT...) a été elle-même largement retouchée par la loi Grenelle 2. Cette « grenellisation » insère des exigences environnementales nouvelles dans une hiérarchie des plans renouvelée, ainsi qu'un développement d'une approche intercommunale de l'urbanisme. Les autorisations d'urbanisme elles-mêmes ont été simplifiées par une ordonnance de 2005. Désormais, 3 permis (permis de construire, d'aménager et de démolir) viennent autoriser toutes les constructions dans un temps déterminé. La réorganisation de tous les services de l'urbanisme et la sécurisation que cela a apporté aux opérateurs économiques font de ces changements une réforme majeure. Le droit de l'aménagement n'a pas été en reste puisque les ZAC (zones d'aménagement concertées) se sont vues greffer des concessions d'aménagements soumises à concurrence et que les lotissements ont été redéfinis dans le cadre général des permis d'aménager.
    Ce manuel de droit de l'urbanisme aborde toutes ces évolutions et les remet en perspective, dans une optique pratique et en prenant le recul nécessaire à une compréhension des tendances profondes. Avec une approche résolument moderne et une organisation classique, cet ouvrage saura convaincre les étudiants ainsi que les praticiens voulant avoir une vision juridique précise, complète et moderne de leur métier.

  • Le retrait résidentiel

    Celine Loudier-Malgouyres

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    • 22 Mars 2013

    La fermeture résidentielle semble marquer de plus en plus les paysages urbains et périurbains. Ce n'est pourtant pas tant de sécurité qu'il s'agit, mais davantage de la montée en puissance d'une conception du lieu de l'habitat qui tourne autour d'une logique de retrait. L'enclave résidentielle apparaît dorénavant comme un mode d'habitat adapté aux conditions de vie métropolitaine, en ce qu'elle fournit un espace de vie stable, bénéficiant d'un collectif protecteur, tranquillement connecté aux flux sans en subir les nuisances.
    À la fois imparable dans le contexte actuel du marché immobilier et légitime devant les aspirations des habitants, cette figure interroge à la fois les qualités de la ville comme son devenir. Le défi pour les politiques publiques est autant de l'assumer que de le compenser en assurant la possibilité de passer de la vie privée à la vie publique, et inversement.

  • à quoi sert la rénovation urbaine ?

    Jacques Donzelot

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    • 14 Janvier 2012

    Lancé en 2003, le programme de rénovation urbaine arrive à son terme en 2013.
    Mais déjà la plupart des responsables politiques demandent sa reconduction. Est-ce à dire que l'on a, avec lui, trouvé la solution au problème des banlieues ? Cela se saurait ! Mais un tel consensus sur ce mode d'action correspond nécessairement à l'obtention d'un certain nombre d'effets. C'est à l'analyse des raisons de ce consensus, des nouveautés de ce mode d'action et de la nature de ses effets que se consacre ce recueil.
    Pour montrer, d'abord, comment ce programme visant à défaire les grands ensembles au nom de la mixité sociale a pu satisfaire à la fois la gauche (en évitant la réservation du logement social aux pauvres, en gardant donc sa vocation « généraliste ») et la droite (en proposant de réaliser la mixité dans les cités sociales plutôt que dans les beaux quartiers et en y apportant ainsi un principe d'ordre).
    Pour décrire ensuite le mode d'action de la rénovation, la raison de son impact spectaculaire. Pour décrire enfin et surtout les effets de cette rénovation des cités sociales en montrant comment elle a déconcerté autant les préjugés à son encontre que les espérances dont elle était officiellement porteuse. Quel est alors le bénéfice principal de toute cette action ? Celui de faire pénétrer la ville dans l'espace de la cité, de dissoudre son étrangeté aux yeux des autres habitants, bref, de lever ce voile qui donne à croire que la question des cités se cantonne à la périphérie des villes.

  • Rénovation urbaine ; les leçons urbaines

    Thomas Kirzbaum

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    • 5 Janvier 2009

    Dénoncés pour la ségrégation raciale et ethnique qui règne dans leurs villes, les etats-unis sont aussi le pays qui a conçu les politiques de déségrégation résidentielle les plus radicales.
    Leur programme de rénovation des quartiers d'habitat social illustre l'ambiguïté constitutive de ces démarches. il montre une amérique partagée entre le souci de l'ordre social et celui de redonner des chances aux habitants les plus marginalisés. on peut y voir un miroir grossissant des avantages et des limites de la rénovation urbaine telle que nous l'avons entreprise en france. le bénéfice du détour américain repose toujours sur ce mélange de gravité accrue des périls, d'audace dans les solutions et de complexité des résultats.

  • Droit de l'environnement (3e édition)

    Agathe Van Lang

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    • 23 Septembre 2011

    Depuis la nuit des temps, les hommes ont plié la nature et ses ressources à la satisfaction de leurs besoins en lui faisant subir de redoutables transformations, qui jusqu'au début du XXe siècle se sont produits à un rythme suffisamment lent pour que la nature puisse s'adapter. Le développement de la société industrielle dominée par une logique de production intense a précipité le déséquilibre. Parallèlement des normes ont été édictées pour " protéger " les milieux naturels, ceci dès la plus haute antiquité. Contrairement aux autres disciplines juridiques, ce droit ne jouit pas d'un statut bien défini : les notions et règles sont jugées floues, ses frontières et sa nature, entre droit public et droit privé, sont imprécises. Mais c'est un droit résolument moderne dont le pouvoir de renouvellement et d'adaptation est réel.
    Agathe Van Lang est professeur à l'Université de La Rochelle.

  • L'architecte ; la ville et la sécurité

    Paul Landauer

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    • 21 Novembre 2009

    Les nouvelles modalités d'exercice du maintien de l'ordre contribuent au développement de nouvelles figures spatiales, obligeant les architectes à repenser la place de la sécurité dans leurs projets. Cet art nouveau de la gestion des espaces urbains emprunte beaucoup à la conception des stades et de leurs abords, à la nécessité de prévoir une gestion des parcours et des flux qui permette l'événement sportif ou festif tout en évitant les frictions dont ils peuvent être l'occasion. La première partie de l'ouvrage est consacrée à une analyse de ces nouvelles figures spatiales de la sécurité urbaine. La seconde se propose d'examiner les écueils auxquels ces nouvelles figures nous exposent, en particulier celles d'une réduction des usages possibles sur l'espace public. Ces constats portent l'auteur à avancer, dans une troisième partie, quelques pistes susceptibles de concilier la sécurité avec la spontanéité et l'hospitalité qui font les charmes de la vie urbaine.

  • Qu'est-ce que la ville créative ?

    Elsa Vivant

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    • 21 Novembre 2009

    Les maires des grandes villes affirment tous que leur préoccupation première est de développer l'attractivité de leur cité. Comment ? En faisant de celle-ci un lieu propice à la créativité, en y combinant les ressources du talent, de la tolérance et de la technologie : c'est la recette proposée par le géographe et économiste Richard Florida pour réunir sous l'enseigne de « classe créative » artistes, intellectuels et prestataires de services aux grandes firmes. Un tel assemblage va-t-il de soi ? Il mêle hâtivment deux phénomènes distincts : d'une part, le processus de « gentrification » urbaine par lequel les « créateurs » - artistes et professions culturelles et intellectuelles - réinvestissent la ville, lieu d'opportunités et de rencontres ; d'autre part, un traitement volontariste et foncier du paysage urbain destiné à attirer les « créatifs » de la publicité et des banques. Mais peut-on attirer les « créatifs » sans faire fuir les « créateurs » ?

  • L'avantage métropolitain

    Ludovic Halbert

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    • 27 Novembre 2010

    « La montée en puissance des régions urbaines va de pair avec l'affirmation d'une situation paradoxale. Les métropoles sont à la fois le produit et le moteur d'un capitalisme mondialisé qui repose sur l'hypermobilité des capitaux, des idées et des personnes, et ce à un niveau probablement jamais atteint jusqu'alors. Mais elles sont aussi les espaces dans lesquels les tensions des sociétés contemporaines s'accumulent, depuis l'accroissement des inégalités sociales jusqu'à l'exacerbation de la pression sur l'environnement, depuis le mal-vivre ensemble jusqu'à la montée du sentiment d'insécurité. A mesure que le monde s'urbanise et que les mégarégions urbaines s'imposent, les métropoles apparaissent à la fois comme l'avenir certain et comme une menace potentielle pour une planète aux ressources fragilisées et une humanité qui serait soumise aux forces aveugles de la mondialisation. Comme si les nouvelles modalités de l'économie contemporaine qui président à la formation des métropoles se faisaient forcément contre la société. Sans verser dans une naïveté mal à propos, faut-il accepter cette vision fataliste qui reconnaît implicitement que l'économie fonctionne indépendamment du collectif que l'on désigne sous le terme attrape-tout de « société » ? L'avantage des métropoles est certes le résultat et le point de départ de réseaux de longue portée, liés à la mondialisation et aux multiples formes de division des tâches, notamment. Mais, loin d'être l'enfant de la seule mondialisation, la métropole est aussi une construction permise, façonnée et régulée, avec plus ou moins de bonheur, on le sait, par des sociétés métropolitaines elles-mêmes actrices de ces réseaux. Il est légitime, voire urgent, de repenser notre avenir métropolitain à la lumière de ce constat simple ». (Extrait de l'Avant-propos)

  • La collection est dirigée par Lucien Bély, professeur d'histoire moderne à l'Université de Paris IV - Sorbonne, Claude Gauvard, professeur d'histoire du Moyen Age à l'Université de Paris I - Sorbonne, Jean-François Sirinelli, professeur d'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Paris. Les ouvrages publiés veulent montrer que l'Histoire n'existe pas sans les questions posées par les historiens et les lecteurs.

  • Qu'est-ce que l'urbanisme et pourquoi un dictionnaire de l'urbanisme et de l'aménagement ? " L'urbanisme n'est-il pas à la fois théorie et pratique, solidaire du projet de société dans son institution imaginaire comme dans ses institutions réelles, tributaire de savoirs multiples, scientifiques ou non, de savoir-faire, traditionnels ou novateurs, de coutumes et d'habitudes ? " s'interroge Françoise Choay.
    " L'aménagement est une discipline de l'espace, ou des espaces, car on peut disposer avec ordre à l'échelle du territoire, voire de la planète, comme à celle de la plus petite unité physique... L'aménagement est donc inséparable de l'histoire, du patrimoine comme de la prospective. L'aménageur ne peut être inculte, il doit être imaginatif " précise Pierre Merlin. Interventions volontaires de l'homme sur son environnement, l'urbanisme comme l'aménagement, sont des disciplines nécessitant une praxis plurielle, une action au coeur de laquelle se retrouvent les pratiques des architectes, des élus et responsables administratifs, mais aussi des juristes, des historiens et des citoyens.
    Autant dire que plusieurs disciplines sont associées dans ce " champ de faction humaine, pluridisciplinaire par essence, ancré à la fois dans le passé, le présent et l'avenir " et qu'un dictionnaire s'avère indispensable pour ordonner et donner un sens aux mots et concepts utilisés. Cette quatrième édition entièrement revue et augmentée, éditée en Dicos-poche, propose une information professionnelle replacée dans une perspective transdisciplinaire, doublée d'une présentation des problématiques actuelles.

  • Les espaces publics d'accès à Internet

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    • Puf
    • 17 Octobre 2002
  • Droit des collectivités territoriales (2e édition)

    Michel Verpeaux

    • Puf
    • 4 Novembre 2008

    Le droit des collectivités territoriales est devenu une discipline à part entière au sein des enseignements juridiques et il figure, en tant que telle, au programme de tous les concours administratifs, qu'ils soient externes ou internes.
    La décentralisation, qu'il s'agisse de son acte i des années 1980 ou de son acte ii à partir de 2002, a profondément modifié cette branche du droit et a contribué à lui donner une autonomie et une diversité sans précédent. les collectivités territoriales, dotées d'une existence constitutionnelle renforcée par la révision de 2003, ont acquis à la fois des compétences et des moyens nouveaux. leurs organes ont vu leur mode de désignation et leur statut personnel profondément renouvelés.
    Leurs agents sont devenus des fonction-paires territoriaux et l'autonomie financière des collectivités est garantie. le présent ouvrage vise à répondre à l'attente des étudiants en droit, en science politique et en administration économique et sociale et de tous ceux qui se destinent aux carrières administratives, en leur donnant une vision globale et actualisée de la matière. dans ce but, l'ouvrage est accompagné de sujets de réflexion, dont certains ont été proposés à l'écrit de concours, et d'indications de correction de ceux-ci.
    Mais ce livre s'adresse aussi à toits ceux qui s'intéressent à la vie locale, qu'il s'agisse des élus, des agents ou des citoyens.

  • Urbanisme et logement ; analyse d'une crise

    Mesmin G

    • Puf
    • 1 Novembre 1992

    Crise du logement, crise de la ville et des banlieues... On n'en sort pas depuis des décennies. Ce n'est pourtant pas faute que les pouvoirs publics s'en occupent. Dans ce domaine, l'interventionnisme sévit de manière endémique. Mais ne serait-il pas précisément la cause du mal ? On sait que l'enfer est pavé des meilleures intentions ! En bloquant les loyers pour de longues périodes, en prétendant régenter le marché du logement et de la construction, celui des terrains, en cédant aux tentations de l'urbanisme " opérationnel ", l'Etat et les collectivités locales ont accumulé les blocages, les rentes de situation, les injustices, les gaspillages, les scléroses, les ghettos. Ne serait-il pas temps de mettre un terme à ce système malfaisant et de revenir à l'unité du marché du logement, afin de remettre en concurrence tous les acteurs économiques et d'aboutir à un juste prix ? C'est ce que préconise cette étude critique d'un spécialiste de ces problèmes, qui a su garder ses distances avec les fausses recettes. Son approche est résolument libérale, car il estime qu'il faut tirer, pour nous-mêmes, les leçons de l'effondrement de l'économie planifiée dans les pays de l'Est.

  • La ville évènement ; foules et publics urbains

    Dominique Boullier

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    • 29 Septembre 2010

    C'est beau, une ville, la nuit ; mais c'est aussi étrange, une ville, lorsque des événements importants modifient la population rencontrée, l'occupation des espaces et des transports, les relations entre habitants, passants et public.
    Tout le climat urbain en est affecté. Cette mutation toujours plus fréquente de la ville en " ville événement " est ici explorée à travers trois observations de terrain (festival de musique, manifestation syndicale de masse, match de football à fort enjeu). Lors de ces événements, chacun a pu faire l'expérience d'une modification de ses propres états affectifs (excitation, peur, frustration...) qui dépasse les individus mais aussi les professionnels : la ville événement fait de nous des êtres urbains modifiés, l'espace d'un instant.

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