Pu De Rennes

  • En s'accentuant et en se généralisant à partir de la seconde moitié du XXe siècle, la croissance de l'urbanisation dans le monde a impliqué une reconfiguration de la dualité classique ville/campagne, voyant émerger des territoires diffus aux frontières incertaines.
    Désormais, ces espaces de desserrement fondés pour certains essentiellement sur des logiques de pendularité, de dépendance à une ville-centre, se transforment et se complexifient sous l'effet de plusieurs facteurs (changements des modes de vie, récession économique, tournant environnemental...). Les territoires de l'habiter n'y sont plus seulement ceux de la mobilité, leurs habitants comme leur formes construites et habitées se renouvellent, indurant déjà pour certaines d'entre elles sous la forme d'héritages.
    Des espaces d'ouverture s'y dégagent tandis que de nouvelles frontières se structurent, donnant ainsi une actualité particulière à la compréhension nécessaire de ces périphéries urbaines en devenir auquel cet ouvrage vient contribuer. Trois parties y revisitent donc d'abord les formes d'habitat et d'habiter caractéristiques des périphéries, puis s'attachent à éclairer l'émergence d'espaces ouverts émergents, faits d'opportunités mais aussi de conflits et de résistances, pour réactiver, enfin, plusieurs modèles classiques tel celui de la ville linéaire.
    Les schémas conventionnels s'y brouillent : à partir de situations françaises et étrangères, plusieurs matières à penser sont déroulées autour d'entrées spécifiques telles que la subsidiarité, l'intermédiarité, les temporalités... qui sont moins de nouveaux mots pour caractériser et délimiter ces espaces qu'en restituer en profondeur comme en surface les dynamiques. Vers un monde en changement? L'ensemble de l'ouvrage nourrit l'idée que ces nouvelles périphéries constituent des instantanés temporels d'une étape de transition 'qui serait moins spatiale (entre la ville et la campagne, entre l'hyperurbain et le périurbain) que celle d'un cycle plus général dans l'histoire des sociétés rurales et urbaines.

  • En ce début de troisième millénaire, la thématique métropolitaine est un sujet d'une brûlante actualité, même si ses manifestations les plus radicales s'observent moins dans les pays industrialisés que dans les pays dits émergents. La croissance des métropoles du monde occidental est certes restée modérée, mais leurs mutations sont bien réelles, substituant la ville diffuse à la ville close, entremêlant une ville immatérielle plus prégnante à la ville concrète. Ces mutations concernent au plus haut point les urbanistes dans l'intégralité de leurs dimensions, tant du point de vue de la forme urbaine que du point de vue de la gouvernance des agglomérations, mais aussi de la culture métropolitaine surgie à la faveur des innombrables échanges qu'engendre la mondialisation. Les enjeux métropolitains d'aujourd'hui appellent à la fois de nécessaires spécialisations dans le champ de l'urbanisme, mais ils exigent aussi, et peut-être plus que jamais, une posture interdisciplinaire qui pare à l'enfermement et à l'aveuglement auxquels exposent la spécialisation et la sectorisation. L'illusion d'un urbanisme trop assuré d'apporter des solutions aux villes, par la seule rationalité instrumentale des génies civil ou administratif, s'est en effet dissipée au profit d'une approche qui tient le plus grand compte des dimensions sociales et culturelles de ces enjeux. C'est dans cet esprit qu'ont été réunies dans cet ouvrage les contributions de chercheurs et de praticiens canadiens et français, après qu'elles aient été débattues lors d'un colloque franco-canadien, tenu à Marseille et Aix-en-Provence en novembre 2005.

  • Segregation sociale et habitat

    François Madoré

    • Pu de rennes
    • 17 Juin 2004

    La ségrégation sociale est un fait ancien dans la ville.
    Bien avant l'avènement de l'époque industrielle, les quartiers urbains pouvaient être plus ou moins marqués par des formes de division sociale. Toutefois, c'est au cours de la période contemporaine que la ségrégation est devenue nettement plus marquée au sein des villes, au point de constituer très progressivement un objet de recherche.
    Parallèlement, les pouvoirs publics en France ont placé la lutte contre la ségrégation au coeur des politiques publiques ayant pour finalité la régulation des déséquilibres socio-territoriaux marqués dans la ville.
    L'étude de la ségrégation est donc indissociable de l'analyse de la politique dite de la ville et des politiques locales de l'habitat. Cette exploration des liens tissés entre l'inégale répartition des catégories sociales et celle des caractéristiques du parc de logement, mais aussi la façon dont la question de la ségrégation ou de la mixité sociale est abordée dans la construction des politiques publiques sont explorées à une double échelle.
    L'ambition de cet ouvrage est en effet de faire le point sur l'état des connaissances de la géographie socio-résidentielle des villes françaises, tout en prenant appui sur des études de cas développées à partir de trois agglomérations situées dans l'Ouest de la France. Il s'agit d'une part de Nantes, capitale régionale des Pays de la Loire (550 000 habitants en 1999), d'autre part de deux petites villes moyennes qui avoisinent chacune les 50 000 habitants, à savoir Cholet (sous-préfecture industrielle du Maine-et-Loire) et La Roche-sur-Yon (préfecture de la Vendée à l'économie tertiaire et administrative).

  • Gérer l'aménagement urbain

    Sonia Guelton

    • Pu de rennes
    • 3 Juillet 2014

    Les décisions d'aménagement s'élaborent dans un système économique et institutionnel complexe et qui a profondément évolué. Les références pour l'analyse socio-économique et la gestion des projets territoriaux sont souvent en décalage avec les réalités des mutations urbaines. Comment prendre en compte les imbrications institutionnelles et spatiales ? Comment articuler leurs potentialités dans le temps ?

  • Aménager les territoires ; de la loi au contrat

    Catherine Guy

    • Pu de rennes
    • 13 Novembre 2008

    En France, la conception historique de l'aménagement repose sur un fondement régalien, national et sectoriel. Depuis quelques décennies, la politique d'aménagement est devenue un objet de négociation et de coopération entre les différentes sources de pouvoir : elle s'adapte aux territoires (régions, intercommunalités, agglomérations et pays).

    Sommaire :
    La mise en place de la centralisation sur le territoire La constitution du territoire national sous l'Ancien Régime La Révolution de 1789 : entre rupture et continuité L'empreinte jacobine sur le territoire : l'approfondissement du pouvoir centraliste Les cheminements de l'idée de territoire La découverte des inégalités territoriales Les métamorphoses de l'idée régionale L'émergence du territoire économique régional Des outils au service d'un aménagement centralisé : l'apogée gaullien Du Plan de la nation au découpage des régions La Datar, un outil régalien au service de l'aménagement du territoire L'étape de la décentralisation Les objectifs de la décentralisation de 1982 La Région, collectivité territoriale Vers une contractualisation généralisée La redéfinition du rôle de l'État dans l'aménagement L'aménagement du territoire régional : contractualisation et projets Aménager les territoires du nouveau siècle De nouvelles lois pour les territoires La Loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire Un soutien vigoureux à l'intercommunalité Un territoire encore national

  • Dictionnaire du commerce et de l'aménagement

    Collectif

    • Pu de rennes
    • 11 Septembre 2008

    Le champ d'analyse croisée du commerce et de l'aménagement est au coeur d'une double approche où le commerce est à la fois structurant et structuré pour ou par son environnement urbain ou son support spatial. Si l'espace commercial a ses propres lois de répartition, de différenciation et ses propriétés caractéristiques (hiérarchie, centralité, périphérie...), il est aussi enjeu entre les acteurs du commerce. Sciences de l'espace par définition, la géographie et (urbanisme bénéficient avec le commerce d'un vaste champ d'investigation possible. Au carrefour de plusieurs disciplines, cet ouvrage a comme objectif de fournir des définitions de concepts et d'outils susceptibles d'intéresser des spécialistes de l'un ou l'autre des domaines qui se focalisent sur le commerce ou l'aménagement, mais aussi des généralistes de la ville qui voudraient approfondir tel ou tel aspect de la question. oeuvre collective, ce Dictionnaire du commerce et de l'aménagement a regroupé 26 auteurs qui ont conçu et réalisé cet ouvrage au sein de la commission de géographie du commerce, émanation du Comité national français de géographie (CNEG). Créée par Jacqueline Beaujeu-Garnier dans les années 1970, cette commission a été présidée par la suite par Alain Metton et Jean Soumagne, et depuis 2004 par René-Paul Desse. Ancrée dans la géographie, elle est composée de géographes mais aussi d'urbanistes et de professionnels de l'aménagement et du commerce.

  • Alors que le commerce a toujours « fait » la ville, il contribue également à la « défaire », à l'étaler et à la zoner. Cet ouvrage étudie le jeu des acteurs producteurs d'espaces commerciaux (distributeurs, promoteurs, développeurs) au regard des transformations récentes des politiques d'urbanisme commercial. Il questionne les conditions et les actions susceptibles de conduire à une meilleure intégration de l'activité commerciale dans les politiques urbaines. Les nombreuses études de cas, aussi bien en France qu'à l'étranger (États-Unis, Italie, Grande-Bretagne, Belgique, Tunisie, Algérie, Togo) sont placées au croisement des stratégies économiques d'implantation, de conception des centres commerciaux et de l'aménagement du territoire.

  • Le présent ouvrage propose une démarche inédite et globale de mise en perspective de l'action territoriale de l'Union Européenne, réalisée par des juristes.
    Il prolonge, du point de vue du droit, les réflexions pluridisciplinaires menées dans le cadre du Groupe de prospective internationale de la DATAR " Europe et aménagement du territoire ". Ouvrage de doctrine juridique abordant, dans une approche " intégrée " l'ensemble des questions juridiques relatives à " l'Union Européenne et les territoires ", il est structuré en quatre parties ; - l'identification des compétences " territoriales " de l'Union, souvent induites, dispersées, éclatées, et leurs perspectives d'évolution (partie 1), - l'émergence d'une stratégie de l'Union en matière d'aménagement du territoire qui en découle (pour les espaces de l'Union et dans une projection paneuropéenne) (partie 2), - les instruments juridiques (" les outils ") qui doivent être mis en cohérence pour servir cette stratégie et leurs perspectives d'évolution (partie 3), - les acteurs de l'action de l'Union sur les territoires qui sont à la recherche de nouvelles approches de gouvernance (partie 4).
    Il intervient à un moment opportun, non seulement pour faire le point sur le droit positif en la matière et sur les obstacles à son évolution, mais aussi pour prendre en compte les enjeux du récent élargissement de l'Union, ainsi que la réflexion globale engagée sur l'avenir du projet européen, dans une perspective de constitutionnalisation.

  • Lorsque fut créé en 1981 le ministère de la Mer, une plaquette éditée à cette occasion titrait " Un ministère pour onze millions de km2 ".
    Peu de Français ont conscience de l'importance du territoire maritime de notre pays. Lieu privilégié pour les vacances, le littoral est soumis à de fortes pressions en vue de son aménagement. Il recèle un potentiel économique considérable ; ainsi, en volume, plus de la moitié du commerce extérieur de la France transite par les ports maritimes. Toutefois, la fragilité des sites littoraux implique à leur égard une protection renforcée.
    Les règles relatives à l'aménagement et à la protection du littoral, ainsi qu'à l'exploitation des ports maritimes deviennent particulièrement complexes; situation à laquelle sont de plus en plus confrontées les collectivités territoriales en raison de l'extension de la décentralisation. Un dictionnaire juridique constitue un instrument d'utilisation simple pour tenter de répondre à leurs préoccupations, ainsi qu'à celles des praticiens (avocats, notaires, juristes d'entreprises...).
    Les universitaires et les étudiants y trouveront un moyen pratique d'accéder à un domaine juridique spécialisé.

  • Le droit pénal et la mer

    Annie Cudennec

    • Pu de rennes
    • 19 Octobre 2006

    L'ouvrage synthétise des sujets qui ne sont que très rarement abordés dans les manuels de droit de la mer. Il s'agit du seul projet d'ouvrage de ce type, ce qui illustre l'originalité de la démarche et de son utilité. Alors que le rôle du juge n'est souvent abordé que de manière indirecte en droit maritime, cet ouvrage permet de clarifier le rôle des juridictions civiles et pénales, nationales et internationales, et de donner une vue d'ensemble du rôle du juge dans le domaine maritime, par exemple dans la répression des infractions à la pêche et plus particulièrement dans la répression de la pêche illégale.
    Cet ouvrage constitue un premier aperçu des questions posées par l'application du droit pénal en mer, aux activités maritimes, la recherche de mers plus sûres amenant probablement le droit pénal à former un instrument privilégié des politiques publiques maritimes.


  • Le principal intérêt de l'analyse développée est de faire comprendre comment se développe une vision sur la qualité écologique d'un milieu et par qui il est porté, et comment cette vision entre en conflit avec des professionnels et des sociétés locales dont le réflexe est de conserver la maîtrise, entre pairs, de l'exploitation des ressources du milieu concerné. Le modèle d'analyse a pour objectif de dessiner le lien entre la structure de la société locale et la façon dont l'environnement naturel est pris en compte.
    Cette approche historique montre les lignes de force entre un passé et une situation présente. Elle pose les enjeux actuels de la mise en protection de l'espace. L'objectif de ce travail est de pouvoir analyser les formes d'intégration de l'espace protégé aux dynamiques des acteurs impliqués à partir des représentations qu'ils possèdent de cet espace, dans leur confrontation ou adhésion aux connaissances scientifiques


  • Codes de conduite, chartes, agendas 21, accords volontaires, éco-labels, normes techniques, contrats Natura 2000. les approches volontaires se diversifient et bénéficient d'un engouement renforcé sous l'égide de l'objectif de développement durable et des concepts ambivalents de gouvernance et de responsabilité sociétale des entreprises. Ces dispositifs, en vertu desquels les acteurs publics et privés " s'engagent volontairement à améliorer leurs performances environnementales ", se caractérisent par la diversité de leurs cadres juridiques d'expression, de leurs manifestations instrumentales et de leurs auteurs. L'ampleur de ce phénomène normatif, apparenté à la " soft law ", suscite une série d'interrogations concernant ses implications sur le droit, en général, et le droit de l'environnement en particulier. A l'évidence, ces formes de régulation plus souples " intriguent, dérangent, divisent ". Cet ouvrage offre des clefs de lecture indispensables à l'analyse de ces démarches utilisées dans le cadre des politiques environnementales et dans d'autres secteurs, tels la politique agricole, la politique de la pêche, les travaux publics, et le commerce international. Il réunit vingt-trois contributions de chercheurs français et européens, acteurs locaux et responsables d'organisations non gouvernementales, spécialistes du droit public et privé de l'environnement. Leurs regards croisés invitent à rechercher un " bon usage " de ces approches volontaires en faveur de l'environnement, et, comme le suggère le Commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, à " imaginer les outils de demain ".

  • Tensions foncières sur le littoral

    Collectif

    • Pu de rennes
    • 25 Juin 2009

    À partir d'une interrogation autour d'un objet commun et résolument transdisciplinaire, le foncier, cet ouvrage aborde des questions à la fois centrales et récurrentes d'un littoral en perpétuelle évolution, de l'observation des territoires aux politiques foncières, en passant par des phénomènes d'exclusion, sociale et économique. Au-delà des résultats présentés, qui plaident pour une meilleure prise en compte du foncier dans l'organisation et la gestion des espaces littoraux, un enrichissement de la réflexion passe certainement par une meilleure ouverture du champ foncier à l'ensemble des sciences sociales.

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