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PU d'Artois
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Tim Burton, un cinéma de la ré-imagination
Florence Cheron
- PU d'Artois
- Lettres Et Civilisations Étrangères
- 11 Janvier 2023
- 9782848325484
Référentiel, réflexif, métaphorique constituent un échantillon des expressions et concepts employés pour qualifier les films de Tim Burton, attestant du lien qui unit ce corpus à l'histoire de son art et à son époque. Partant de ce constat, cet ouvrage formule l'hypothèse que cette filmographie constitue un cinéma de la ré-imagination - le cinéaste utilise d'ailleurs lui-même ce terme pour définir l'approche conceptuelle de son cinéma.
Ses films, conçus comme des boîtes à jouets rassemblant souvenirs, imagination et pièces intactes, mettent en scène ces différents éléments en tant que base formelle des ré imaginations burtoniennes. Ils s'entremêlent au sein d'une même image, tout au long d'un fil narratif parfois ténu. En adoptant des procédés cinématographiques et filmiques ramenant vers des âges antérieurs du septième art et rattachant les intrigues au domaine de l'imaginaire par l'intermédiaire de manifestations mentales, Tim Burton construit un cinéma ancré dans le passé qui aspire à reconstituer le royaume de l'enfance. -
Féminin/masculin : réflexions sur le genre dans le cinéma et les séries anglophones
Julie Assouly, Marianne Kac-Vergne
- PU d'Artois
- Lettres Et Civilisations Étrangères
- 3 Avril 2024
- 9782848325750
Cet ouvrage collectif propose de traiter quelques aspects de la question du genre dans une
sélection de films et séries anglophones sous différents angles incluant la critique postmulveyienne,
la déconstruction des normes genrées, la masculinité, les films de genre et
la réception des oeuvres. Il répond à l'intérêt toujours croissant du monde universitaire et
du public pour ce domaine en constante évolution, permettant l'analyse de films de
différentes époques, des années 1930 à aujourd'hui, sous un jour nouveau. Les films et
séries ont de tout temps traité des relations genrées comme le miroir d'une époque, d'un
climat socio-politique, d'une ère culturelle ou de mutations sociétales, devenant le terreau
d'un champ d'étude foisonnant dont cet ouvrage donne un aperçu. -
La culture italo-américaine à l'écran/italian american culture on screen
Collectif, Julie Assouly, Kevin Dwyer
- PU d'Artois
- Lettres Et Civilisations Étrangères
- 7 Octobre 2021
- 9782848325156
La culture italo-américaine à l'écran/Italian American Culture on Screen est un ouvrage collectif bilingue composé de huit chapitres écrits par des universitaires français et américains spécialistes d'études audiovisuelles. Il a pour vocation d'offrir une meilleure visibilité de ce champ d'étude en France. Les articles réunis traitent de la représentation de cette culture historiquement liée au cinéma en adoptant une approche tant esthétique que sociologique et historique. Ils abordent certains grands thèmes de la culture italo-américaine à l'écran : le devenir des stéréotypes dans les films et séries récents, l'immigration, la gastronomie, le jeu d'acteur, les gangsters et les flics, le western spaghetti revisité par Quentin Tarantino, et enfin les séries télévisées et la téléréalité exploitant ou prenant à revers les clichés dont cet ouvrage fait l'inventaire.
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Grâce à sa quête permanente de « choses qui enflamment [son] imagination », Jim Jarmusch occupe une place singulière dans le cinéma postmoderne américain et international. S'inspirant méticuleusement et avec enthousiasme de littérature, de philosophie, des arts visuels, de cartoons, de chansons et de musique, peintre des cultures et des paysages de l'ailleurs qui se veut à l'écoute des langues et accents du monde, Jarmusch cherche à « confondre et brouiller les éléments apparemment disparates » pour créer beauté et poésie.
Depuis plus de trois décennies, un comique décalé, une narration contemplative, une structure épisodique, une intertextualité soulignée et des références transculturelles décrivent la condition humaine avec un désenchantement contenu et un ravissement distancié. Les 16 articles (rédigés en français et en anglais) qui composent Les variations Jarmusch réinterrogent l'éthique et l'esthétique de l'un des cinéastes les plus originaux d'Indiewood. -
Cinéma d'animation en Espagne (1942-1950)
Françoise Heitz
- PU d'Artois
- 6 Septembre 2007
- 9782848320601
La fatalité s'est exercée sur le cinéma d'animation de l'époque du premier franquisme : une activité industrielle très limitée, l'absence de moyens financiers, un marché trop restreint constituaient un sérieux handicap. De plus, un discours déjà contraint (autocensure oblige) se trouva condamné ensuite par la confidentialité de la distribution, la fragilité du support et la redoutable concurrence du génie de Walt Disney. Ce cinéma eut cependant le mérite d'exister et l'étude de ce corpus réduit permet d'appréhender un moment historique qui a joué un rôle déterminant dans la production artistique espagnole. Les trois films en question sont Garbancito de la Mancha (sorti sur les écrans en 1945, il est le premier dessin animé de long-métrage en couleurs, non seulement espagnol mais encore européen), Alegres vacaciones (Joyeuses vacances, 1948) et Erase una vez (Il était une fois, 1950). La pluralité des formes de décryptage (idéologique, psychanalytique, narratologique, esthétique) s'attache à mettre en valeur les différents niveaux sémantiques des oeuvres du corpus. Le titre de Garbancito de la Mancha proclame d'emblée la dualité discursive d'un film qui renvoie d'un côté aux contes de fées folkloriques issus de la tradition orale (comme Le Petit Poucet) et de l'autre au référent explicite : le héros cervantin (Don Quichotte de la Manche). Ce mélange de réalisme à visée didactique (glorification d'un héros national) et de merveilleux en fait à la fois l'originalité et les limites. L'ancrage réaliste peut toutefois être un facteur de réussite humoristique, comme dans le numéro de " la souris matador ", et le charme poétique des numéros animaliers est la caractéristique d'un cinéma qui chante et qui enchante : ce n'est que par le jeu que peut s'inscrire le je, celui du dessinateur Moreno dans Garbancito, celui du célèbre Escobar dans Erase una vez. Dans ce dernier dessin animé, l'humour décalé des pages de Cendrillon déguisés en fantômes et le joyeux anachronisme des savetiers chanteurs de jazz font preuve de la maturité d'un humour capable de se moquer de l'oeuvre d'art elle-même. Le raffinement esthétique dû aux décors de Cirici Pellicer, l'abondance des références picturales, architecturales et ornementales créent un monde original, profondément européen, affranchi cette fois de la filiation disneyenne. Par nombre de séquences d'une fraîcheur intacte, ces films subvertissent en partie l'inactualité de l'univers social et idéologique dans laquelle ils sont ancrés.
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Ce recueil darticles issu du colloque « Le Son au cinéma », organisé à Arras en novembre 2008, vise à faire le point sur les utilisations du son au cinéma, en abordant des cinématographies que lon a voulues les plus variées possibles. On y trouvera des contributions sur des cinéastes célèbres (Charles Chaplin, Fritz Lang, Robert Bresson, Stanley Kubrick), mais aussi sur des artistes moins connus du grand public, des artistes, cependant, dont luvre est à la fois passionnante et féconde, comme le catalan Albert Serra ou Jean-Marie Straub et Danièle Huillet.
La variété, mot dordre de ce recueil, apparaît dans les aires géographiques abordées : le monde anglo-saxon, la France, lEspagne, lAllemagne, sont évidemment bien représentés, mais ils côtoient également des cinématographies moins souvent étudiées, comme celles de Cuba, du Canada ou du Danemark.
Variété également dans les périodes abordées : on constatera ici que le son du muet continue dinterroger nos perceptions ; que la transition du muet au parlant nallait pas de soi, et ne va toujours pas de soi ; ou que le bruit du monde le plus contemporain, lorsque le cinéma y prête une attention raffinée, nous parle de notre histoire, de notre façon de voir le monde, et de nos autres formes artistiques.
La nature des regards portés sur les uvres est dominée par lanalyse proprement esthétique, qui est la raison dêtre de ce volume, mais la technique est tout aussi passionnante, en particulier lorsque cest un spécialiste tel que Riccardo Giagni, sound designer de Marco Bellocchio, qui nous en parle, en ouverture de ce volume foisonnant.
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La ville au cinéma
Françoise Heitz, Patrick Vienne, Patrick Louguet, Julie Barillet
- PU d'Artois
- 23 Décembre 2005
- 9782848320328
Entrer dans le cinéma par le biais de la ville : c'est le but que se fi xe cet ouvrage tout en proposant un vaste tour d'horizon de zones linguistiques et de genres cinéma tographiques variés. De Berlin à Moscou, de Barcelone à Santiago du Chili, de Madrid,Nevers, Hiroshima, New York, Los Angeles aux bourgades naissantes du western, aux métropoles imaginaires de la science-fi ction ou aux villes modernes de Jacques Tati, les communications de ce recueil croisent et complètent leurs approches. Sont ainsi présentés des travaux où l'aspect documentaire et/ou fictif des villes donne lieu à une réflexion sur les moyens esthétiques mis en oeuvre par les cinéastes pour transformer la réalité par le biais de la stylisation, de la symbolique, de réminiscences intertextuelles, de l'adaptation des métaphores urbaines de la littérature, ou encore par une utilisation subjectivisée de tous les moyens de la représentation, parfois même jusqu'à transformer le tissu urbain en un tout organique dont la fiction présente l'harmonie ou, bien plus souvent, les pathologies. Les aspects sociaux et politiques de ce tout constitué par la ville, et en particulier ces maux très contemporains que sont la marginalisation, l'aliénation ou le terrorisme, permettent également, dans un jeu de va-et-vient, de mettre en question les principes esthétiques utilisés pour leur représentation dans diverses cinématographies du monde. Ce recueil se présente donc comme une confrontation de propositions visant à refl éter la multiplicité des perceptions et représentations de la ville au cinéma, dans le but de susciter des regards et des questionnements novateurs, peut-être même provocateurs, sur le cinéma, ses modes de représentation et ses influences.
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La comédie screwball hollywoodienne (1934-1945) ; sexe, amour et idéaux démocratiques
Grégoire Halbout
- PU d'Artois
- 8 Novembre 2013
- 9782848321790
Comment expliquer le succès considérable des comédies loufoques américaines des années 1930? Rencontres, coups de foudre, ruptures, divorces, remariages... Ces vaudevilles sentimentaux ont répondu aux attentes d'une classe moyenne en plein essor, avide de libéralisation des moeurs, par des intrigues audacieuses, un humour verbal et le recours aux recettes du burlesque muet. Dirigées par des spécialistes du comique (Hawks, LaCava, Leisen, Ruggles...), incarnées par les stars les plus marquantes de cette décennie (Claudette Colbert, Irene Dunne, Clark Gable, Cary Grant, Katharine Hepburn...), elles forment la comédie screwball, « sous-genre » prolifique de l'entre-deux-guerres, qui continue d'inspirer aujourd'hui la « comédie romantique » au cinéma. Elle s'est fixée deux missions contestataires: railler les normes sociales et les représentants de l'ordre établi, et faire un sort aux clichés de la représentation du masculin et du féminin.
À la croisée des travaux récents sur le classicisme hollywoodien et le genre au cinéma, cette étude appuyée sur un corpus de cent trente films replace la comédie screwball dans son contexte institutionnel et l'envisage sous son aspect le plus marquant: sa fonction communicationnelle et sociale. Sévèrement contrôlés par la censure interne hollywoodienne, ces films ont développé une esthétique verbale et visuelle spécifique, qui se traduit par une rhétorique du contournement et de l'atténuation. Le genre délivre aussi un message politique, en participant au débat démocratique avec ses interrogations sur les questions d'intimité, d'espace privé et public. Le discours amoureux et conjugal y réaffirme les valeurs fondatrices de la société américaine: la liberté d'expression, le libre consentement et l'engagement contractuel. -
Disparue le 19 octobre 1997, Pilar Miró est très connue en Espagne, où elle exerça des charges politiques et subit deux procès qui connurent un énorme retentissement médiatique. Toutefois, en dehors de son pays, elle demeure quasiment ignorée du grand public. Ce livre est le premier à présenter une analyse approfondie de la totalité de son oeuvre cinématographique : neuf films réalisés en vingt ans (1976-1996), et qui couvrent une période de grandes mutations pour l'Espagne. Des illustrations photographiques et une série d'entrevues complètent l'ouvrage.
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Jean, Antoine, Mouchette et les autres évoque de célèbres enfants de cinéma : au premier chef ceux de Jacques Feyder, de François Truffaut, de Robert Bresson... La plupart des analyses portent sur un film, exclusivement, mises à part les oeuvres citées dans l'avant-propos qui précise les intentions et orientations majeures, et celles des chapitres thématiques, tels « L'enfant des tréteaux », ou encore « Bandes enfantines », qui engagent davantage les enfants dans des collectifs (Les Mistons de François Truffaut, La Récréation de Paul Carpita, Zéro de conduite de Jean Vigo, La Guerre des boutons d'Yves Robert...). D'un film à l'autre se nouent des liens subtils, plus ou moins manifestes, entre les différents destins enfantins. Parmi les annexes figurent des extraits d'une table ronde radiophonique à France Culture autour de laquelle Françoise Heitz et Patrick Louguet s'entretiennent d'enfance au cinéma avec le philosophe Raphaël Enthoven. L'originalité de l'ouvrage réside aussi dans ses illustrations, dessins évocateurs, à l'encre, réalisés avec un calame par l'artiste Philippe Louguet.