Littérature traduite

  • La Source de l'amour-propre réunit une quarantaine de textes écrits par Toni Morrison au cours des dernières décennies, où se donne à lire, dans toute son évidence, sa généreuse intelligence. Elle s'implique, débat, ou analyse des thèmes aussi variés que le rôle de l'artiste dans la société, la question de l'imagination en littérature, la présence des Afro-Américains dans la culture américaine ou encore les pouvoirs du langage. On retrouve dans ces essais ce qui fait également la puissance de ses romans : l'examen des dynamiques raciales et sociales, sa grande empathie, et son pragmatisme politique.
    La Source de l'amour-propre est à la fois une porte d'entrée dans l'oeuvre de Toni Morrison et une somme où se donne à lire l'acuité combative de son autrice. C'est aussi, dans un style dont la vigueur ne cesse de nous éblouir, un puissant appel à l'action, au rêve, à l'espoir.

  • Noël, une histoire de dingues Nouv.

    >> Par l'auteur d' Une brève histoire de l'ivresse (plus de 4 000 exemplaires vendus) et d' Incognita, incognita, ou le plaisir de trouver ce qu'on ne cherchait pas (plus de 6 000 exemplaires vendus)
    >> Un livre érudit et férocement drôle.

    " Instruire en divertissant, divertir en instruisant ", telle était la devise de la Maison Hetzel à la glorieuse époque de la collection des
    Voyages extraordinaires de Jules Verne, et telle pourrait être celle de Mark Forsyth, qui nous propose un périple érudit à travers les âges et les civilisations sous l'angle de Noël, cette fête aujourd'hui mondialisée.

    Car attention,
    tout ce que nous imaginions savoir sur Noël est sujet à caution. Ainsi, contrairement à une idée répandue, Noël n'est la version chrétienne ni des Saturnales, ni des célébrations romaines du Soleil invaincu, mais une fête... rivale. Et non, le sapin de Noël n'est pas directement lié au culte du chêne dans les sociétés païennes du nord de l'Europe mais à l'arbre de vie du jardin d'Éden. Par ailleurs, qui se douterait que ce bon père Noël est originaire de Turquie et non du pôle Nord ? Et qu'en est-il du fameux calendrier de l'Avent ? Eh bien, il fut inventé par une femme au foyer, à Munich, pour déjouer l'incessante question de son fils obsédé par Noël : " C'est aujourd'hui ? "
    Quant à Coca-Cola, son rôle dans la création du costume rouge et blanc du père Noël est un mythe absolu.

    Des interrogations en apparence frivoles mais qui soulèvent de nombreuses questions relevant des sciences de l'homme. Champion de la fausse digression, Mark Forsyth réussit le tour de force de préserver la magie de Noël sans rien céder à sa légende. Car il s'agit encore et toujours de
    stimuler la curiosité et l'esprit critique. Mark Forsyth n'est donc pas seulement un vulgarisateur de talent, c'est
    un pédagogue de génie, qui nous livre ici une histoire du monde sous un angle particulier.

  • "Je suis convaincue de l'urgence morale qu'il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l'égard des femmes et des hommes."
    À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l'art du féminisme la petite fille qu'elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d'une missive enjouée, non dénuée d'ironie, qui prend vite la tournure d'un manifeste. L'écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d'une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s'adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l'enfant qui subsiste en nous et qui s'interroge sur l'éducation qu'il a reçue. Chacun y trouvera les clés d'une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l'encourager.

    Grand Prix de l'Héroïne Madame Figaro 2017

  • Captives : un apiculteur au secours des Yézidis Nouv.

    Ces dernières années, les Yézidis ont été victimes d'un génocide, reconnu comme tel par les Nations unies, perpétré par l'Etat islamique - aujourd'hui encore, des milliers d'entre eux sont portés disparus. Captives raconte leur histoire.
    Dunya Mikhail, Irakienne exilée aux États-Unis depuis 1996, décrit le sort des femmes Yézidies qui ont été capturées par les hommes de Daech, puis vendues sur des marchés comme esclaves sexuelles. Violées, mariées de force, obligées avec leurs plus jeunes enfants à confectionner des missiles (pendant que les garçons plus âgés sont entraînés pour devenir des combattants), séquestrées, revendues, violées à nouveau, parfois en groupe, certaines ont réussi à s'enfuir. Courage et détermination sont les valeurs cardinales de ces femmes. La solidarité dont elles ont fait preuve entre elles, mais aussi l'assistance de ceux qui mettent tout en oeuvre, au péril de leur vie, afin de leur fournir les moyens de leur fuite, ont fini par former une magnifique chaine humaine, de la Syrie à l'Irak, en passant par la frontière turque, afin d'échapper à l'horreur, de sauver ses proches mais aussi des inconnues - et finalement peut-être, pour se sauver soi-même.
    Dunya Mikhail restitue, à travers le témoignage direct de Yézidies, l'histoire poignante, parfois rocambolesque, de certaines d'entre elles. Mais Captives est aussi le récit d'une rencontre entre l'autrice et Abdallah Shrem, ce héros des temps modernes, ancien apiculteur qui, à l'arrivée de Daech dans sa région, le Sinjar dans le Kurdistan irakien, va tout abandonner pour créer un réseau de passeurs, bénévoles, anciens contrebandiers, afin d'arracher ces femmes, une à une, aux griffes de leurs bourreaux. Lorsque, à la fin du livre, Abdallah accueille Dunya au Sinjar, où elle visite le principal temple yézidi et va à la rencontre de ces gens dont elle a conté les histoires, d'un camp de réfugiés à un autre, leur amitié naissante ne met pas seulement au jour la force d'un seul homme face à la terreur, mais dessine aussi une région, le Kurdistan, et une communauté, celle des Yézidis, qui ont toutes deux failli être rayées de la carte.
    La poétesse Dunya Mikhail, avec beaucoup d'humanité et une grande délicatesse, porte le témoignage de ces femmes, de leurs enfants, de leurs frères et cousins, afin de redonner des noms, des visages et une voix aux victimes et aux survivants de l'un des épisodes les plus barbares, de ce début du XXIe siècle. 
    Traduit de l'arabe (Irak) par Stéphanie Dujols.

  • Vingt-neuf textes parus dans la presse au cours des dix dernières années - chroniques politiques, réflexions sur l'écriture et l'exil, essais mixtes sur les actions gouvernementales, les pesanteurs archaïques et les clichés à l'oeuvre dans la vie quotidienne en Turquie - qui éclaireront le profil d'essayiste engagée de Asli Erdogan et permettront de comprendre pourquoi l'auteur, victime de la chasse aux sorcières déclenchée en juillet 2016, est actuellement en prison. L'écriture toujours soignée et traversée de fulgurances poétiques de la romancière trouve ici un autre terrain d'expression, non moins convaincant.
     
     

  • Repenser l'identité : ces mensonges qui unissent Nouv.

    Malgré la difficulté de définir ce que le mot identité recouvre vraiment, entre le champ social et l'intime, le concept a envahi le débat public depuis de longues années. Sa prévalence est devenue un enjeu majeur au sein de nos sociétés et un défi pour les politiques. Kwame Anthony Appiah, quant à lui, procède à un examen systématique de l'identité pensée en fonction de catégories telles que la croyance, le genre, la citoyenneté, la couleur, la classe ou la culture. En questionnant la validité de ces critères, il remet en cause nos partis pris et hypothèses quant à la manière dont l'identité serait une chose évidente ou innée. Il parvient à démontrer au contraire comment elle se fabrique, et son exposé, limpide, est appuyé par une érudition époustouflante. Il n'hésite pas à nourrir cette réflexion de sa propre expérience et de sa biographie pour nous amener à voir que non seulement il existe des identités conflictuelles, mais que ce sont peut-être précisément nos conflits intérieurs qui créent le besoin de définir artificiellement ces identités. Dans une approche radicale, il démontre à quel point ces constructions identitaires à l'oeuvre dans nos sociétés modernes sont le résultat d'approximations plutôt que de données objectives. Qu'il s'agisse du sens du mot «  nation  », de notre perception de la question raciale, des différences sociales ou du mythe de la culture occidentale, Appiah déconstruit point par point nos certitudes et élargit l'horizon vers un dépassement du piège identitaire.
    Traduit de l'anglais par Nicolas Richard

  • " Et si une ville était la somme de toutes les villes qu'elle a été depuis sa fondation, avec en prime, errant parmi ses ruelles, cachés sous les porches de ses églises, ivres morts ou défoncés derrière ses bars, les spectres inquiets ayant pris part à sa chute et son déclin ? Il semblerait que toute une humanité déchue se soit donné rendez-vous dans le monumental roman d'Alan Moore, dont le titre - Jérusalem - devrait suffire à convaincre le lecteur qu'il a pour décor un Northampton plus grand et moins quotidien que celui où vit l'auteur. Partant du principe que chaque vie est une entité immortelle, chaque instant humain, aussi humble soit-il, une partie vitale de l'existence, et chaque communauté une cité éternelle, Alan Moore a conçu un récit-monde où le moindre geste, la moindre pensée, laissent une trace vivante, une empreinte mobile que chacun peut percevoir à mesure que les temps semblent se convulser. Il transforme la ville de Northampton en creuset originel, dans lequel il plonge les brûlants destins de ses nombreux personnages. Qu'il s'agisse d'une artiste peintre sujette aux visions, de son frère par deux fois mort et ressuscité, d'un peintre de cathédrale qui voit les fresques s'animer et lui délivrer un puissant message, d'une métisse défoncée au crack qui parle à la braise de sa cigarette comme à un démon, d'un moine du IXe siècle chargé d'apporter une relique au « centre du monde », d'un sans-abri errant dans les limbes de la ville, d'un esclave affranchi en quête de sainteté, d'un poète tari et dipsomane, tous sentent que sous la fine et fragile pellicule des choses, qui déjà se fissure, tremblent et se lèvent des foules d'entités. Des anges ? Des démons ? Roman de la démesure et du cruellement humain, Jérusalem est une expérience chamanique au coeur de nos mémoires et de nos aspirations. Entre la gloire et la boue coule une voix protéiforme, celle du barde Moore, au plus haut de son art." Claro

  • Virginia Woolf, ici, va droit aux faits avec la plus redoutable précision. Femme, elle reconnaît, décèle et dénonce en précurseur ce scandale d'autant plus occulté qu'il s'inscrit partout, s'étale avec une évidence majestueuse : le racisme ordinaire qui réduit les femmes à l'état d'êtres minoritaires, colonisés. Scandale politique. Dictature qui annonce toutes les autres.

    « Derrière nous s'étend le système patriarcal avec sa nullité, son amoralité, son hypocrisie, sa servilité. Devant nous s'étendent la vie publique, le système professionnel, avec leur passivité, leur jalousie, leur agressivité, leur cupidité. L'un se referme sur nous comme sur les esclaves d'un harem, l'autre nous oblige à tourner en rond... tourner tout autour de l'arbre sacré de la propriété. Un choix entre deux maux... » V.W.

  • « À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l'inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? » 
    Henry David Thoreau (1817-1862) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans la forêt, près du lac Walden. Il a pour habitude de marcher au moins quatre heures par jour. Avec cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de l'éveil à soi par la communion avec la nature.

  • Espaces de solitude, de liberté, refuges mais aussi prisons, les îles nous fascinent. Mais cette obsession des îles, que dit-elle de notre manière d'habiter le monde ?
    Cet ouvrage magnifiquement illustré de cartes anciennes dessine une réflexion qui confronte les îles mythiques et les figures qu'elles abritent, d'Ulysse à Robinson Crusoé en passant par Thomas More et Virginia Woolf, à l'expérience du voyage, de l'isolement et de la vie sauvage. Sinuant entre fiction et exploration, c'est un parcours érudit, à la recherche de nos rêves et de leurs contradictions.

  • «  Quelque part entre la poésie et le journalisme se trouve le pays magique des citations. Elles peuvent être factuelles ou fantaisistes, personnelles ou politiques, venir de l'université ou de la rue, mais elles sont toujours assez courtes et pertinentes pour imprimer l'esprit. »
    Depuis ses jeunes années en tant que journaliste activiste, Gloria Steinem a toujours su manier la langue pour forger des slogans: ceux qui disent tout en peu de choses, qui inspirent, qui réconfortent, qui rassemblent. Pendant des décennies, les bons mots de Gloria ont aidé des générations de femmes à prendre leur vie en main. Tirées de ses écrits de ses discours mais aussi de ses amies, ce florilège rassemble ainsi ses meilleurs citations sur les sujets qui comptent: le patriarcat et l'importance de se libérer des conventions mais aussi la vieillesse, le travail, le bonheur...Entre réflexion, et poésie, La Vérité vous libérera mais d'abord elle vous mettra en rage  vous fera rire et vous donnera envie de soulever des montagnes! Un livre atemporel, à partager sans modération.
     
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Karine Lalechère.
     
    À propos de l'auteur
    Gloria Steinem, aujourd'hui âgée de 86 ans, est une activiste féministe américaine. Journaliste, écrivain, elle a fondé le magazine Ms.  et, avec Jane Fonda et Robin Morgan, le Women's Media Center, une organisation qui se bat pour rendre les femmes plus visibles dans les médias. 
     

  • >> Par l'auteur d' Incognita, incognita ou le plaisir de trouver ce qu'on ne cherchait pas
    >> Une nouvelles histoire de l'humanité via le prisme de l'ivresse.
    >> Un livre érudit et férocement drôle.

    "
    Instruire en divertissant, divertir en instruisant ", telle était la devise de la Maison Hetzel à la glorieuse époque de la collection des Voyages extraordinaires de Jules Verne, et telle pourrait être celle du malicieux écrivain Mark Forsyth, qui nous propose
    un périple érudit à travers les âges et les civilisations sous l'angle de notre relation à l'alcool et à l'ivresse.

    Les raisons et les manifestations de l'ébriété se sont manifestées différemment au gré des âges et des lieux. Elle peut avoir une origine religieuse tout autant que sexuelle, elle peut asseoir le pouvoir des rois comme apporter un soulagement aux paysans, elle peut être une offrande aux ancêtres ou bien marquer la fin d'une journée de travail, elle peut mener au sommeil aussi bien que déclencher une guerre. Une brève histoire de l'ivresse retrace ainsi l'histoire d'amour qui lie l'humanité à l'alcool, depuis nos aïeuls jusqu'à la Prohibition, en répondant à toutes les questions possibles et imaginables : qu'a bu l'humanité au gré des siècles ? Dans quelles quantités ? Qui buvait au sein d'une société ? Et pourquoi ? En quoi l'alcool a-t-il joué un rôle décisif dans l'évolution de l'espèce humaine ?

    Ce drôle de livre nous amène à nous interroger sur les différences de consommation d'alcool d'une civilisation à l'autre et brosse ainsi une sorte d'histoire de l'humanité – tout cela sans jamais manquer une occasion de nous faire rire.


  • Aldous Huxley revient sur son grand classique de la science-fiction dans un texte plus pamphlétaire.
    Trente ans après Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley revient sur ce roman phare de la science-fiction pour constater que l'évolution qu'il imaginait dans les années 1930 se révèle une véritable prédiction.
    Le monde qu'il a vu émerger - la dictature scientifique, l'homme transformé en esclave amoureux de sa servitude, la montée des fanatismes, le cauchemar de l'organisation intégrale - est déjà en train de prendre forme sous ses yeux à la fin des années 1950.
    Dans cet essai d'une étonnante lucidité, il nous offre un regard percutant sur les évolutions sociales et politiques de son temps.

  • Le discours du Nobel d'Olga Tokarczuk, dont la parole est à la fois lucide et porteuse d'espérance.
    La complexité grandissante du monde, l'interdépendance largement insoupçonnée de tous ses éléments, voilà qui exige, selon Olga Tokarczuk, « de nouvelles façons de raconter le monde ». Et si les deux premières décennies du siècle ont été le triomphe des séries télé, il est certain que la littérature n'a pas dit son dernier mot. Elle est la mieux à même de travailler à partir de fragments, de révéler un spectre plus large de la réalité, pour autant qu'elle se libère du vieux moi-narrateur.
    Le « tendre narrateur », c'est l'invention d'une quatrième personne du sujet, une voix à la fois impersonnelle et douée de tendresse, « la plus modeste forme de l'amour », celle qui permet de porter attention à tout ce qui n'est pas soi - les autres, les animaux, les éléments -, avec la conscience « un peu mélancolique » d'une communauté de destin.
    Suivi d'un texte intitulé Comment les traducteurs sauvent le monde, et d'un inédit sur la période du confinement, La Fenêtre, dans lequel l'auteure expose les craintes et les espoirs que lui inspire l'avenir.
    Prix Nobel de littérature, Olga Tokarczuk a reçu le Man Booker International Prize 2018 pour Les Pérégrins. Traduit en français en 2010 chez Noir sur Blanc, ce roman avait été couronné par le prix Niké (équivalent polonais du Goncourt), un prix que, chose rarissime, l'auteure a une nouvelle fois reçu pour son monumental roman : Les Livres de Jakób.
    Née en Pologne en 1962, Olga Tokarczuk a étudié la psychologie à l'Université de Varsovie. Romancière polonaise la plus traduite à travers le monde, elle est reconnue à la fois par la critique et par le public. Sept de ses livres ont déjà été publiés en France : Dieu, le temps, les hommes et les anges ; Maison de jour, maison de nuit (Robert Laffont, 1998 et 2001) ; Récits ultimes, Les Pérégrins et Sur les ossements des morts (Noir sur Blanc, 2007, 2010, 2012) ; Les Enfants verts (La Contre-allée, 2016) ; et enfin Les Livres de Jakób (Noir sur Blanc, 2018).

  • Ayant découvert que ce qui s'était passé dans le monde depuis deux siècles s'était retrouvé sous forme d'objets et de rituels quotidiens dans notre intérieur, le plus drôle des écrivains voyageurs américains fait le tour de sa maison pour nous raconter cette grande aventure du génie humain - de l'invention de la tapette à souris à la conception de la tour Eiffel, de la saga des acariens à celle des milliardaires. Une histoire de l'envers du décor.

  • Un livre fort et indispensable pour toute personne cherchant à comprendre notre société actuelle. Dans une série d'essais personnels,
    George M. Johnson, journaliste et militant·e LGBTQIAP+, raconte de manière douce-amère son enfance, son adolescence et ses années universitaires dans le New Jersey et en Virginie.
    Du souvenir de se faire casser les dents par des brutes à l'âge de cinq ans, de chiner avec sa grand-mère bienveillante, à ses premières relations sexuelles, cette autobiographie raconte sans détour les épreuves et les triomphes auxquels sont confronté·e·s les jeunes queers noir·e·s.
    On rit, on pleure, mais plus que tout, on est touchés par la grâce et le courage qui se dégagent de cette oeuvre. Véritable compagnon pour les jeunes queers qui se cherchent,
    Le bleu ne va pas à tous les garçons va au-delà de son public en s'interrogeant sur l'identité de genre, la masculinité toxique ou encore la famille.
    Un témoignage brut, bouleversant et indispensable. Un véritable message d'espoir.
    "Une autobiographie exubérante et sans regret, imprégnée d'un amour profond, mais lucide pour ses protagonistes.'
    - The New York Times "Une lecture stimulante... Le bleu ne va pas à tous les garçons est un témoignage sans faille qui crée de la visibilité pour les jeunes queers noir·e·s.'
    - Huffington Post Finaliste dans la catégorie meilleure autobiographie
    Goodreads Choice Awards 2020

  • Petite prose

    Robert Walser

    Petite Prose, publié en 1917, illustre de manière exemplaire cette période charnière de la vie de Robert Walser que sont les années « biennoises », après Berlin, avant Berne. Dans ces vingt-et-un textes de longueur inégale, Walser explore avec jubilation tous les registres de la prose brève, entraînant le lecteur dans un pas-de-deux débridé qui annonce déjà la virtuosité des proses tardives. Mêlant l'autobiographie et la fiction, il fait miroiter une vivante galerie de portraits, réels ou imaginaires, et des petites farces burlesques, alternant la satire mordante et une vibrante méditation sur le néant pour conclure avec une prose plus ample, «Tobold», évocation pleine de magie et de malice de son expérience de laquais dans un château de Silésie...

  • Dans son livre le plus personnel à ce jour, Alberto Manguel raconte comment il a assouvi sa propre curiosité par le commerce incessant qu'il a entretenu sa vie durant avec les livres grâce auxquels ils s'est frayé un chemin dans l'énigme et la complexité du monde. Et réaffirme les vertus du pacte que curiosité et lecture ne cessent de reconduire au bénéfice des plus féconds accomplissements que nous réserve notre imaginaire.

  • Fortes de leur travail de longue haleine sur l'oeuvre de Henry D. Thoreau - la publication inédite de l'intégrale des essais en 2007, suivie de la traduction par Brice Matthieussent de Walden en 2010 et d'une anthologie du Journal en 2014 - les éditions Le mot et le reste mettent à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche et numérique ensuite. À l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste de Henry Thoreau : Michel Granger. Premier d'une série de douze ouvrages, Marcher réunit les deux visages de l'écrivain naturaliste et révolté, son amour pour la nature et sa défiance envers la société des hommes.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817 - 1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Afin de protester ouvertement contre l'esclavage, Henri D. Thoreau met en pratique une forme de "désobéissance civile" en refusant de payer un impôt. Il en fait l'exposé dans cet essai. Bien plus que la "désobéissance" ponctuelle à une loi injuste, c'est une "résistance" farouche, aux objectifs variés, qui mobilise Thoreau en permanence et définit sa philosophie de vie : elle représente une posture de lutte pied à pied contre un gouvernement qui porte atteinte à la liberté de l'individu et contre les forces envahissantes de la société.

  • George Woodcock, critique littéraire, historien et anarchiste, a eu un acces privilegie a la complexe histoire personnelle de George Orwell, dont il fut un ami proche. Rassemblant souvenirs, lettres et divers temoignages, cette biographie situe l'oeuvre d'Orwell dans son contexte personnel, politique et litteraire. Elle offre une perspective à la fois intimiste et documentée sur la vie et les écrits de cet esprit libre, ne faisant l'impasse sur aucun des paradoxes qui habitent l'une et l'autre.

  • « Sôseki m'a appris toutes sortes de choses. Et pas seulement l'art d'écrire des haïkus, mais aussi à découvrir de mes propres yeux les beautés de la nature, ou encore à distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux chez un être humain, à aimer ce qui est vrai et haïr ce qui est faux. »Terada Torahiko fait dialoguer la poésie occidentale et le haïku japonais, en évaluant ce que ce poème bref a d'unique : un allègement du réel, une liberté de l'esprit, une union organique avec la nature. Puis il fait revivre pour nous la figure de celui qu'il appelle « le maître » et qu'il a côtoyé pendant nombre d'années en de « joyeuses réunions », un portrait spontané, vivant, plein d'humour, de l'écrivain et du poète Sôseki « vêtu d'un surtout noir, assis bien droit et très digne sur ses jambes repliées ».

  • Notre langage est devenu faible, accablé de néologismes et rongé par l'à-peu-près. En un mot : pauvre. Notre langage va mal. Ainsi le monde que nous déchiffrons. Comment sortir du chaos de l'approximation ? Comment nous réapproprier nos mots ?
    Songez que la plus simple marguerite contient en elle une perle, un rayon de lune et l'histoire d'un amour rarissime ; ou que le secret des confins, inaccessibles et inquiétants, est en réalité d'accueillir l'autre avec confiance.
    Avec 99 mots, Andrea Marcolongo dessine un atlas étymologique et nous montre comment et pourquoi l'histoire de ces mots est une boussole précieuse pour qui voudra bien s'en munir.
    Et si notre instinct de la langue et l'amour des étymologies donnaient le pouvoir de changer le monde ?

  • " Du Joueur d'échecs à Combat avec le démon, l'oeuvre entière de Stefan Zweig est fascinée par les grandes aventures de l'esprit humain, qu'elles le mènent vers la pensée, l'absolu, l'idéal ou la folie. C'est de la création romanesque que nous parle ici le grand écrivain autrichien, à travers trois géants " du XIXe siècle.
    Tous trois ont forgé un univers autonome, portant l'empreinte d'une puissante personnalité, avec ses types humains, ses lois morales, sa métaphysique. Chez Balzac, l'élan créateur exprime une volonté de puissance par rapport à la société; chez Dostoïevski, l'affirmation d'un destin tendu entre extase et anéantissement; chez Dickens, l'accord entre un génie individuel et les traditions d'une époque. Chacun incarne ainsi un " type " d'artiste exemplaire.
    Pénétration psychologique, admiration passionnée, intime complicité d'un romancier avec ses grands modèles, font de Trois Maîtres un chef-d'oeuvre critique inégalé. "

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