L'Herne

  • LES CAHIERS DE L'HERNE ; Arendt Nouv.

    Longtemps tenue à l'écart du monde académique, l'oeuvre de Hannah Arendt - désormais largement publiée et traduite - suscite aujourd'hui l'intérêt d'un nombre considérable de travaux, colloques et publications dans le monde entier. En revenant sur les principaux évènements de sa vie, ce Cahier dresse le portrait de cette « théoricienne de la politique » sans pour autant négliger les vives polémiques qui ont marqué sa carrière. Le volume rassemble des contributions qui évoquent notamment son travail majeur sur le totalitarisme, les catégories de sa pensée politique et la centralité de l'action, son insistance sur la responsabilité et le jugement ainsi que son analyse du monde moderne.

  • Si l'essentiel de l'oeuvre de Marcel Proust est déjà publié et connu, la publication de ce Cahier permet du moins, si ce n'est d'accroître nos connaissances, de maintenir cette oeuvre en vie et de lui garantir une forme d'immortalité. On trouvera dans ce volume quelques inédits et quelques lettres et poèmes mais surtout un grand nombre de documents ou témoignages peu connus, peu accessibles ou même oubliés. Le Cahier s'attache aussi à décrire certains aspects négligés de l'oeuvre, comme les figurants analysés par Michel Schneider, le marquis de Palancy présenté par Michel Crépu, les opinions politiques de Proust au fil des années, lui qui a eu dans sa famille trois ministres, dont l'un a eu des funérailles nationales, et dont les parents étaient liés au président de la République.

  • L'originalité de l'oeuvre de Jean Malaurie s'appuie sur sa double nature d'écrivain et de scientifique de très haut niveau. Auteur du récit Les Derniers Rois de Thulé (1955), Jean Malaurie est par ailleurs le fondateur et directeur jusqu'à une date très récente de la prestigieuse collection « Terre Humaine » (aux éditions Plon), l'un des fleurons de l'édition française avec des titres aussi importants que Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss ou encore Le Cheval d'Orgueil de Per-Jakez Hélias. Ce Cahier souhaite mieux faire connaître, au-delà du cercle étroit des spécialistes, l'oeuvre monumentale de Jean Malaurie, qui se développe sur plus de soixante-dix ans, en soulignant la diversité d'un travail pluridisciplinaire. Dans ce volume, géographes, philosophes, ethnographes, anthropologues et écrivains multiplient les éclairages, tentant de mettre en évidence les différentes facettes d'une vie qui s'est voulue engagée et libre de toute appartenance idéologique et les problématiques d'une oeuvre protéiforme et passionnée. À côté de ces auteurs, des textes et documents inédits ou rares de Jean Malaurie (extrait du récit de voyage Hoggar, un texte sur son père, extrait de la correspondance avec Lévi-Strauss, lettres aux auteurs de la collection « Terre Humaine », échanges épistolaires avec ses correspondants groenlandais et inuit, extraits des carnets de terrain abondamment illustrés) soulignent l'oeuvre du géomorphologue et de l'anthropologue, qui a contribué à renouveler le regard que nous portons sur les peuples premiers et les civilisations traditionnelles.

  • Morale du joujou

    Charles Baudelaire

    • L'herne
    • 7 Avril 2021

    Sous le titre général « Morale du joujou » sont rassemblés quatre textes de Charles Baudelaire. Des écrits de jeunesse et de maturité, où perce déjà son génie, en même temps que son style s'aiguise et que se précisent ses conceptions esthétiques novatrices et polémiques. Qu'il s'agisse de l'amour ou de la littérature, l'auteur s'emploie à dénoncer l'idolâtrie de la nature, à dissocier la beauté de la morale. Le Beau et le Bien ne vont pas de pair. « Le beau, dira-t-il en une formule célèbre, est toujours bizarre. »

  • Comment on paye ses dettes quand on a du génie rassemble deux textes de Baudelaire, encore jeune littérateur. Le premier de ces textes, qui donne son nom au recueil, est un exercice de jeunesse qui laisse apercevoir le grand talent de l'auteur, sous l'influence d'un Maître : Balzac, que Baudelaire admirait et qui, endetté jusqu'au cou, passa sa vie de forçat littéraire à fuir les créanciers. Le second texte est une parabole humoristique - grandeur et misère de l'écrivain en herbe - dont l'incipit donne le ton : « L'anecdote suivante m'a été contée avec prières de n'en parler à personne ; c'est pour cela que je veux la raconter à tout le monde. »

  • L'oeuvre variée de Jean Giono en fait l'une des plus importantes du xxe siècle. Le Cahier de L'Herne permet de réévaluer l'image de ce grand écrivain, encore trop souvent encombrée de clichés, et de célébrer l'oeuvre du très grand poète.
    C'est sur « les grands chemins » de Jean Giono que ce volume convie ses lecteurs en faisant dialoguer les textes et les documents de tous ordres : carnets de travail, brouillons, manuscrits, photographies privées et officielles, peintures, correspondances, dédicaces et textes inédits.

  • Il s'agit d'un texte d'intervention, comme il en fut écrit au cours de notre histoire intellectuelle lorsque l'urgence du moment appelait une parole neuve et forte. Le mauvais fonctionnement du jeu démocratique en France, les menaces qui pèsent sur la construction européenne, les incertitudes majeures que traverse la planète ne peuvent laisser le philosophe indifférent et passif. Les postures de protestation qui par le passé firent florès, celle de l'intellectuel engagé, par exemple, ne conviennent plus à la situation actuelle. Car dénoncer, opposer ou prêcher des solutions du haut d'une tribune est devenu largement inaudible et donc inefficace. Il s'agit plutôt, c'est l'objet même de ce texte, de remonter aux conformismes idéologiques qui enlisent la politique pour tenter d'en dé-coïncider. Une tâche qui est à la fois théorique et pratique.

  • La ville machine

    Jacques Ferrier

    • L'herne
    • 19 Mai 2021

    L'épreuve pandémique que nous traversons a révélé l'incapacité des villes à prendre soin de leurs habitants. À partir de ce constat, cet essai interroge le rôle prépondérant qu'a pris la technique dans nos vies métropolitaines, et envisage la crise sanitaire comme une occasion de remettre l'humain au centre du projet urbain. Des transports de masse à la climatisation, des appareils ménagers aux outils informatiques, des réseaux d'énergie à ceux de communication, rien ne semble plus possible sans la technique. En accompagnant l'urbanisation planétaire, de servante, elle est devenue maîtresse. La ville a fini par se confondre avec une gigantesque infrastructure. On aurait pu attendre d'elle, en contrepartie, qu'elle soit protectrice. Or, il n'en est rien. Il faut remettre en jeu le corps dans la ville, prendre la question des sens - des cinq sens - au sérieux et placer le vécu de l'habitant au coeur du design urbain. La crise a montré que la relation est la valeur fondamentale de la ville résiliente. Cet essai souligne l'urgence de concevoir la ville autrement, de créer une architecture de la résonance ; résonance avec la planète, avec le contexte, avec l'habitant.

  • Dans ce court essai rédigé en 1855, Baudelaire s'interroge sur ce qui provoque le rire, et en arrive à la conclusion que le rire est satanique et donc profonde´ment humain : « comme le rire est essentiellement humain, il est essentiellement contradictoire, c'est-a`-dire qu'il est a` la fois signe d'une grandeur infinie et d'une mise`re infinie ».

  • Alain, philosophe athée, s'intéressait passionnément aux religions. Il y voyait comme des miroirs, où l'humanité, qui les a produites, se projette et se reconnaît. Mais comment celui qui écrivait qu' « il n'est permis d'adorer que l'homme » put-il tomber - tout en se le reprochant - dans l'antisémitisme que révèle son Journal inédit ? C'est ce que j'ai voulu essayer de comprendre.

  • Cet essai est un classique du marxisme. Rosa Luxemburg (1871-1919), théoricienne et révolutionnaire allemande, prend vivement parti contre ce qu'on appelait alors le « révisionnisme ». Eduard Bernstein incarne à ses yeux le courant opportuniste, qui cherche à donner une assise théorique au réformisme, qui défend l'idée que l'on peut améliorer la société par des modifications légales progressives, en restant dans le cadre institutionnel, plutôt que par la révolution. Rosa Luxemburg soutient au contraire qu'il n'y a pas d'autre voie d'accès au socialisme que par la révolution, c'est-à-dire par la transformation radicale et violente de la société. Derrière des querelles datées, des argumentations désuètes, des visions certes dépassées, demeurent une question non résolue, qui agite encore les esprits : le capitalisme est-il améliorable graduellement ? Et donc faut-il se résoudre, par réalisme, au triomphe de la social-démocratie ?

  • Né pour la liberté

    Simone Weil

    • L'herne
    • 25 Avril 2018

    Le texte de Simone Weil que nous publions est extrait de Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale (1934), un ensemble d'études consacrées à la critique politique et sociale. Son « grand oeuvre », dira-t-elle, qui fit fort impression sur son ancien professeur de khâgne, le philosophe Alain. Il en parlera comme d'un travail de première grandeur. Elle a vingt-cinq ans mais c'est un travail qu'elle ne publiera pas de son vivant. Nous sommes au milieu des années 30, la Russie est sous la chappe stalinienne, Hitler vient d'arriver au pouvoir, la France est confrontée à des mouvements politiques et sociaux d'une rare violence. C'est dans ce climat de grande incertitude que Simone Weil entreprend un travail de réflexion fondamentale sur la nature de l'oppression dans toutes les sociétés, y compris communistes (l'oppression peut subsister lorsque l'exploitation disparaît). Et sur les conditions d'une liberté effective, qui passe par une libération de la force spirituelle des individus et des peuples.

  • LES CAHIERS DE L'HERNE ; Bobin

    Collectif

    • L'herne
    • 18 Septembre 2019

    Ce Cahier est l'exploration de ce que Christian Bobin appela dès ses vingt ans Les différentes régions du ciel, et qui n'est autre qu'une sorte de chemin buissonnier contournant les croyances et les incroyances du monde. Les nombreux textes de Christian Bobin réunis dans ce volume démontrent la puissance de son écriture lumineuse qui ne cesse de conquérir un public fervent, et touche comme seule touche l'écriture des poètes.

  • Notre Dame de Paris

    Joris-Karl Huysmans

    • L'herne
    • 23 Octobre 2019

    Huysmans s'est abondamment documenté sur Notre-Dame de Paris et sur son « quartier ». Les textes qu'il leur a consacrés en témoignent. La cathédrale de Paris, telle que des siècles de destructions et de reconstructions la lui livrent, reflète d'autres évolutions qu'il déplore.

  • L'Europe est en malaise de ne plus savoir que faire, aujourd'hui, du christianisme.
    Or, si nous évitons la question du christianisme, c'est, je crois, que le clivage entre « celui qui croyait au ciel » et « celui qui n'y croyait pas » n'est plus pertinent.
    Aussi aborderai-je le christianisme à titre de ressources. Celles-ci sont, disponibles, à qui les explore et les exploite.

  • Edgar Morin a pu passer pour une sorte d' amateur de génie. Après une jeunesse héroïque dans la Résistance, il se fit tour à tour sociologue, anthropologue, épistémologue, cinéaste, diariste. Sans être jamais exclusivement l' un ou l'autre.
    Mais avec le temps, avec le recul des années, son oeuvre apparaît de plus en plus clairement dans sa rigoureuse cohérence. On mesure combien sa « méthode », placée sous les auspices de la complexité, était à l'oeuvre dès les commencements, dès L'Homme et la mort, publié en 1950. Que ses divers travaux depuis plus de soixante ans forment un ensemble remarquablement construit, avec ses ébauches, ses perspectives, ses détours, ses passerelles et son couronnement, la fameuse Méthode. D'où se dégage une vision de l'homme prise dans le tout de l'homme et du monde, qui le rapproche des plus grands. Il est sans conteste un penseur majeur.
    Le Cahier de l'Herne que nous lui consacrons s'est attaché à mettre en évidence, à la fois la diversité et la cohérence de cette oeuvre. En même temps que son rayonnement international. Car s'il fut un peu boudé en France, ce qui n'est plus le cas, il fut très tôt considéré à l'étranger, en particulier dans l' Europe du Sud (Italie, Espagne et Portugal) et dans toute l' Amérique latine, comme l'un des représentants les plus éminents de la pensée française contemporaine.
    Ce Cahier est donc, d'une certaine façon, un hommage à Edgar Morin et nous le publions pour fêter son 95ème anniversaire. L'Herne ne pouvait, en effet, que consacrer un Cahier à Edgar Morin, qui a dépoussiéré le vieil humanisme étriqué, sans pour autant céder aux sirènes de la déconstruction. Car son humanisme se veut planétaire, et comporte une prise de conscience de la « Terre-patrie » comme communauté de destin, d' origine et de perdition.

  • L'oeuvre de Pierre Bergounioux est des plus singulières. Il s'est voulu le témoin de la mutation qui vit, en moins d'un demi-siècle, les campagnes de l'Europe occidentale se vider de leur population. Un témoin non moins attentif qu'impliqué.
    Ce volume, riche de nombreuses contributions de l'auteur touchant le chemin des grandes rencontres littéraires, mais aussi les grands événements de sa vie personnelle, assemble un faisceau de lectures sensibles, probes, d'auteurs contemporains disant la surprise, le sérieux, l'éclat, la portée d'une oeuvre tissée de tant de fils.

  • François Jullien revient ici sur son chemin de pensée dans un entretien avec son lecteur.

    Ou comment il a fait jouer la pensée chinoise comme un opérateur théorique pour ébranler dans leurs fondements les choix faits par la philosophie ; et ouvrir celle-ci à de nouveaux questionnements.

  • S'il est un travail vivant - mode d'activité essentiellement humain - c'est d'abord le travail manuel, méprisé par les Anciens, véritable levier qui met le monde en mouvement et pivot spirituel de la communauté réconciliée. Il faudra libérer le travail, pour que naisse une société d'hommes libres, pour qu'autour de la production se cristallise la fraternité. Il appartient aux travailleurs de se réapproprier l'appareil productif, pour que s'élargisse « peu à peu le domaine du travail lucide ». Avec le travail ainsi entendu, l'homme sort de l'imaginaire et se conforme « au vrai rapport des choses ».
    Le travail peut devenir transfiguration. Il peut être une « forme de sainteté ».

  • Aux citoyennes de Paris

    Louise Michel

    • L'herne
    • 26 Octobre 2016

    Pionnière du féminisme, Louise Michel écrit dans ses Mémoires : « La question des femmes est, surtout à l'heure actuelle, inséparable de la question de l'humanité. » Ce Carnet propose de rassembler les textes et pamphlets féministes de l'auteur dont Le Manifeste et proclamation de Louise Michel aux citoyennes de Paris en est l'emblême. Son souhait le plus cher est d'apporter aux femmes une aussi bonne éducation que les hommes, elle leur enseigne tout : les mathématiques, le théâtre, les sciences naturelles jusqu'à l'éducation sexuelle.

  • Resté inédit du vivant de Huysmans, le manuscrit de ces Rêveries est tout à fait étonnant. Le mot « Rêveries » dans le titre, que Huysmans a préféré au mot « Propos » dans une première rédaction, paraît à la limite de l'antiphrase lorsqu'on lit le texte de cette diatribe contre l'Église de France, ou plus exactement contre le catholicisme à la française.

  • Sans renier pour autant son statut d'icône féministe, L'Herne a voulu restituer à Simone de Beauvoir toute sa dimension d'écrivain. Ce Cahier tente d'éclairer les différents genres dans lesquels son talent s'est exercé et souligne un travail d'écriture souvent méconnu.
    La publication d'extraits de romans de jeunesse inédits, la découverte de manuscrits dont l'analyse permet de relire autrement romans, nouvelles et autobiographies, révèlent la constance d`une vocation et le souci obstiné de la solution littéraire adéquate. Refusant les excès du tout biographique, ce Cahier offre néanmoins aux lecteurs des correspondances inédites, qui font le point sur les relations inventives que Simone de Beauvoir noua avec ses amours et ses amis. Des entretiens témoignent du désir qu'elle eut toujours de s'expliquer sur son oeuvre et sur sa vie, et de nombreux articles, publiés dans des revues ou quotidiens américains et français, illustrent ses engagements.
    Ce Cahier rend compte des recherches, notamment anglo-saxonnes, qui ont sorti Simone de Beauvoir de l'ombre sartrienne et lui ont conféré une stature de philosophe à part entière. Nous avons souhaité élargir notre étude aux adaptations cinématographiques et théâtrales que ses romans et ses essais ont suscitées.
    Le rayonnement de Simone de Beauvoir se mesure également à l'abondance des lettres de lecteurs qu'elle reçut et dont nous publions des échantillons, en privilégiant les correspondances d'écrivains. Ce dialogue se poursuit, non sans débats, avec les écrivaines des générations suivantes.

  • Les Cahiers de L'Herne entreprennent de saluer en Pierre Michon l'absolue singularité d'une voix et d'une écriture qui n'en finit pas de surprendre et d'enchanter un lectorat toujours plus vaste depuis l'apparition, en 1984, de son premier ouvrage, Vies minuscules. Les livres de Pierre Michon, denses et tendus dans leur beauté paradoxale, à la fois sauvage et classique, naturelle et travaillée, ont depuis longtemps conquis une place de premier plan auprès des écrivains, des lettrés et dans les milieux de la critique savante. Il est alors naturel de solliciter dans ce volume les plus grands noms de la critique universitaire - Jean-Pierre Richard, Henri Mitterrand ou Philippe Berthier - tout en s'ouvrant à d'autres disciplines de la pensée et de la création : l'Histoire (Patrick Boucheron, François Hartog), histoire de l'art et anthropologie, géographie (Jean-Louis Tissier), la musique et arts plastiques (Henri Cueco), l'art théâtral (Denis Podalydès), sans oublier la question de la traduction (Élizabeth Deshays).
    Ce Cahier est aussi l'occasion de convoquer autour de l'oeuvre de Michon, les textes et témoignages de grands critiques et écrivains comme Pietro Citati, Maurice Nadeau ou Jacques Réda, et d'autres contemporains (Goffette, Bergounioux, Echenoz ou Olivier Rolin) ou auteurs plus jeunes (Marie-Hélène Lafon, Maylis de Kerangal) qui disent ici le pouvoir fécondant de cette écriture éblouissante et rare. S'intéressant aussi à l'atelier littéraire, le présent Cahier donne à lire nombre d'inédits ou textes rares de Michon : premiers écrits mais aussi variantes, passages supprimés, chapitres retranchés, toutes « victimes » de l'exigence de l'auteur qui opte pour le fragment fulgurant et l'inachèvement.
    Ainsi ce Cahier de L'Herne participe-t-il puissamment du rayonnement de l'oeuvre dense, lumineuse et féconde de cet immense écrivain aussi rare et secret qu'exigeant - donnant toute sa véracité à cette remarque que l'entreprise vient de susciter chez Jean-Pierre Richard à propos de notre auteur : « Son silence si têtu, il faudrait alors l'entendre comme une sorte de paradoxale, et réversible, insémination... ».

  • La lecture de cet essai peut nous fournir au moins une sorte de consolation, à une époque où les passions identitaires et religieuses menacent de plonger une nouvelle fois l'humanité dans le désastre. Russell passe au scalpel de son ironie les préjugés religieux, philosophiques, nationalistes et politiques du passé et du présent.

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