• Et si la Renaissance était née d'un livre ? Un livre perdu, connu par fragments, copié par quelques moines et retrouvé par un humaniste fou de manuscrits anciens? L'idée, audacieuse, vertigineuse, ouvre les portes de l'histoire de Poggio Bracciolini, dit le Pogge, qui découvrit dans un monastère allemand une copie du De rerum natura de Lucrèce.

    C'était à l'aube du XVe siècle. Le Pogge n'était pas seulement un bibliophile passionné et un copiste exceptionnel. Il aimait les arts et avait écrit des facéties grivoises. Il aimait les femmes et était père de dix-neuf enfants. Il n'aimait pas l'Église, mais était secrétaire d'un pape diaboliquement intelligent et corrompu. Sa découverte allait précipiter les temps modernes et influencer des esprits aussi puissants que Botticelli, Montaigne ou Machiavel.

  • Cinquante lignes : telle est la modeste place qu'occupe l'histoire d'Adam et Ève dans la Bible. Pourtant, rien n'a plus durablement influencé notre conception des origines de l'homme. Comment ce récit peut-il être considéré, encore aujourd'hui, comme le miroir exact de l'aube de l'humanité ?

    Stephen Greenblatt, auteur de l'inoubliable Quattrocento, retrace l'histoire de nos origines, des récits millénaires de la Création jusqu'aux rivages darwiniens de l'évolutionnisme, en passant par les voies tumultueuses de la pensée de saint Augustin, par l'atelier des plus grands artistes de la Renaissance, de Dürer au Caravage, et par Le Paradis perdu de Milton.

    Chercheur érudit et conteur passionné, l'auteur nous guide dans ce labyrinthe d'interprétations rivales, célébrant en chacun de ses détours l'inextinguible pouvoir de la narration.

  • Qui était Shakespeare ? De l'homme, rien ou presque n'a survécu. Seule l'oeuvre a traversé les siècles. Se pourrait-il qu'elle éclaire une partie de ce mystère ?Tel est le pari de Stephen Greenblatt : au coeur des textes, au creux des pièces, retrouver la trace de Shakespeare. Le monde dans lequel celui-ci a grandi revit sous nos yeux, avec pour toile de fond l'Angleterre elle-même, Londres et sa prodigieuse vitalité. On découvre avec étonnement comment s'est forgé l'imaginaire du dramaturge, de quels souvenirs son oeuvre est pétrie, quelles associations d'idées ont inspiré un vers ou une scène ; et comment cet homme mystérieux, sans appui ni héritage, a transformé sa vie en une incroyable success story.

  • Et si la Renaissance était née d'un livre ?
    Un livre perdu, connu par fragments, recopié par quelques moines et retrouvé, à l'aube du Quattrocento, par un humaniste fou de manuscrits anciens...
    Le De rerum natura de Lucrèce décrit un univers fait d'atomes en mouvement, qui s'entrechoquent au hasard, se séparent et se rencontrent à nouveau. Un monde sans cause première, en somme.
    La lecture de ce brûlot d'athéisme allait influencer des esprits aussi puissants que Montaigne ou Machiavel. Et précipiter les temps modernes.

  • Will le magnifique

    Stephen Greenblatt

    Qui était Shakespeare ? De l'homme, rien ou presque n'a survécu. Seule l'oeuvre a traversé les siècles. Se pourrait-il qu'elle éclaire une partie de ce mystère que le dramaturge semble avoir délibérément entretenu ? Stephen Greenblatt le croit. Et avec sa tranquille érudition nous en offre une lecture passionnante, la confrontant à l'histoire du xvie siècle élisabéthain et aux plus récentes découvertes.
    La voix de Shakespeare est alors si présente, l'Angleterre décrite si vivante qu'elles donnent à l'ouvrage une saveur d'autobiographie. Le monde dans lequel le dramaturge a grandi revit sous nos yeux, les rites et les traditions, les travaux des jours et des saisons, les expériences sensorielles et émotionnelles. On découvre avec étonnement comment s'est forgé l'imaginaire de l'artiste, de quels souvenirs son oeuvre est pétrie, quelles associations d'idées sont à l'origine d'un vers ou d'une scène, comment cet homme, qui a fui sa province natale et le métier de gantier qui lui était promis, a transformé sa vie, sans appui ni héritage, en une incroyable success story.
    Mais le portrait serait incomplet s'il n'avait pour toile de fond l'Angleterre elle-même, Londres et sa prodigieuse vitalité, coeur d'une nation déchirée par les persécutions religieuses et sur le point de basculer du Moyen Âge vers les Temps modernes, dans cette Renaissance foisonnante que Stephen Greenblatt - les lecteurs de Quattrocento le savent - raconte mieux que personne.

    Vo : Will in the World : How Shakespeare Became Shakespeare
    Couverture : Portrait gravé de William Shakespeare © Mary Evans / Rue des Archives.
    Copyright © 2004 by Stephen Greenblatt.
    Published in agreement with the author, c/o BAROL INTERNATIONAL, INC., Armonk, New York, USA. Tous droits réservés.
    L'ouvrage original a paru sous le titre Will in the World : How Shakespeare Became Shakespeare, New York et Londres, Norton & Compagny.
    Traduction © Flammarion, 2014.

  • Stephen Greenblatt's Will in the World is widely recognised to be the fullest and most brilliant account ever written of Shakespeare's life, his work and his age.Shakespeare was a man of his time, constantly engaging with his audience's deepest desires and fears, and by reconnecting with this historic reality we are able to experience the true character of the playwright himself. Greenblatt traces Shakespeare's unfolding imaginative generosity - his ability to inhabit others, to confer upon them his own strength of spirit, to make them truly live as independent beings as no other artist has ever done.Digging deep into the vital links between the playwright and his world, Will in the World provides the fullest account ever written of the living, breathing man behind the masterpieces.

  • WINNER OF THE PULITZER PRIZE FOR NON-FICTION 2012Almost six hundred years ago, a short, genial man took a very old manuscript off a library shelf. With excitement, he saw what he had discovered and ordered it copied. The book was a miraculously surviving copy of an ancient Roman philosophical epic, On the Nature of Things by Lucretius and it changed the course of history. He found a beautiful poem of the most dangerous ideas - that the universe functioned without the aid of gods, that religious fear was damaging to human life, and that matter was made up of very small particles in eternal motion. These ideas fuelled the Renaissance, inspiring Botticelli, shaping the thoughts of Montaigne, Darwin and Einstein.An innovative work of history by one of the world's most celebrated scholars and a thrilling story of discovery, The Swerve details how one manuscript, plucked from a thousand years of neglect, made possible the world as we know it. Winner of the 2011 National Book Award for Nonfiction

  • Humans cannot live without stories. But one story has proved itself the most durable and hauntingly real of all time.The mythic tale of Adam and Eve has shaped conceptions of human origins and destiny for centuries. Stemming from a few verses in an ancient book, it became not just the foundation of three major world faiths, but has evolved through art, philosophy and science to serve as the mirror in which we seem to glimpse the whole, long history of our fears and desires. What is it about Adam and Eve's story that fascinates us? What does it tell us about how our species lives, dies, works or has sex?In a quest that begins at the dawn of time, Stephen Greenblatt takes us from ancient Babylonia to the forests of east Africa. We meet evolutionary biologists and fossilised ancestors; we grapple with morality and marriage in Milton's Paradise Lost; and we decide if the Fall is the unvarnished truth or fictional allegory.Ultimately, The Rise and Fall of Adam and Eve allows us a new understanding of ourselves.

  • How does a truly disastrous leader - a sociopath, a demagogue, a tyrant - come to power?
    How, and why, does a tyrant hold on to power?
    And what goes on in the hidden recesses of the tyrant's soul? For help in understanding our most urgent contemporary dilemmas, William Shakespeare has no peer.
    As an ageing, tenacious Elizabeth I clung to power, a talented playwright probed the social and psychological roots and the twisted consequences of tyranny. What he discovered in his characters remains remarkably relevant today. With uncanny insight, he shone a spotlight on the infantile psychology and unquenchable narcissistic appetites of demagogues and imagined how they might be stopped.In Tyrant, Stephen Greenblatt examines the themes of power and tyranny in some of Shakespeare's most famous plays -- from the dominating figures of Richard III, Julius Caesar, Hamlet, Macbeth, and Coriolanus to the subtle tyranny found in Measure for Measure and The Winter's Tale.Tyrant is a highly relevant exploration of Shakespeare's work that sheds new light on the workings of power.

  • An NYRB Classics Original
    Shakespeare, Nietzsche wrote, was Montaigne’s best reader--a typically brilliant Nietzschean insight, capturing the intimate relationship between Montaigne’s ever-changing record of the self and Shakespeare’s kaleidoscopic register of human character. And there is no doubt that Shakespeare read Montaigne--though how extensively remains a matter of debate--and that the translation he read him in was that of John Florio, a fascinating polymath, man-about-town, and dazzlingly inventive writer himself.
    Florio’s Montaigne is in fact one of the masterpieces of English prose, with a stylistic range and felicity and passages of deep lingering music that make it comparable to Sir Robert Burton’s Anatomy of Melancholy and the works of Sir Thomas Browne. This new edition of this seminal work, edited by Stephen Greenblatt and Peter G. Platt, features an adroitly modernized text, an essay in which Greenblatt discusses both the resemblances and real tensions between Montaigne’s and Shakespeare’s visions of the world, and Platt’s introduction to the life and times of the extraordinary Florio. Altogether, this book provides a remarkable new experience of not just two but three great writers who ushered in the modern world.

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