• Ayn rand, femme Capital

    Stéphane Legrand

    • Nova
    • 11 Octobre 2017

    Dans cet essai accessible et engagé, Théo Ribeton dresse pour la première fois un état des lieux social et culturel de la dynamique vegan. Alors que la bataille des arguments moraux et environnementaux est déjà gagnée depuis plus de quarante ans, les habitudes et traditions opposent pourtant une série d'obstacles invisibles aux contours flous. Pourquoi le monde est-il en train de devenir vegan ? Quel rapport entretenons-nous avec ce phénomène ? Quel impact sur notre gastronomie et notre culture ? Quel poids font peser les lobbies sur notre prise de conscience ? Qui sont les adversaires ? Comment les politiques s'en emparent-ils ? C'est avec la volonté de parler d'un monde qui hésite, en plein glissement de valeurs, que l'auteur analyse les manifestations d'un changement en profondeur dont il est essentiel de prendre la mesure.

  • Plongez-vous dans l'univers du Supercross américian de 1972 à nos juours. Retrouvez les parcours des pilotes de légende comme les Américains James Stewart ou Jeremy McGrath, dit le "King", en passant par le surdoué français Marvin Musquin ou le fantasque Allemand Ken Roczen. Entrez dans les coulisses de ce sport spectaculaire avec Stéphan Legrand, créateur du site internet "LeBigUSA", journaliste et photographe spécialiste du motocross aux Etats-Unis depuis près de 20 ans.

  • Styx Express raconte (à la première personne) les pérégrinations d'Etienne Celmare, un écrivain raté, alcoolique et lâche - mais auquel il faut reconnaître un certain sens de l'humour - entrainé malgré lui, simultanément, dans deux histoires ébouriffantes. Sur le premier front, l'auteur fictif de romans à l'eau de rose qu'il avait inventé, simple nom de plume lui garantissant l'anonymat pour une production qu'il jugeait méprisable, se met soudainement à exister, avant d'être assassiné. Et Etienne est naturellement soupçonné du meurtre. Sur le second, il se trouve poursuivi par la mafia (ukrainienne de surcroît), convaincue - pour des raisons initialement obscures - qu'il est en possession d'une importante somme d'argent, qu'on leur a volée. On l'aura compris, l'intrigue suit une logique qui obéit au schéma du polar de série Z, et le livre ne pèche pas par excès de réalisme. Il a pour principale vocation de faire exister la vision du monde, et surtout la voix, de ce narrateur étrange, de cet individu approximatif dont l'existence va s'effilochant, et qui d'une certaine manière écrit depuis le point de vue de la mort. Si l'on voulait être encore plus précis, on ajouterait qu'il s'essaie aussi, plus discrètement, à une méditation littéraire sur la fiction de l'identité personnelle.

  • « Tout comme la syphilis, le mariage - et donc la famille - débute avec l'amour.
    » C'est par ces mots que commence le Plaidoyer pour l'éradication des familles, rédigé par un narrateur à l'identité imprécise, depuis un lieu inconnu. Il y a quelque vingt ans, cet homme ordinaire a, en rentrant comme tous les jours chez lui, assassiné l'ensemble de sa famille, méthodiquement quoique à la hache (c'est du moins ce qu'il confesse), avant de disparaître inexplicablement de la surface de la Terre, sans laisser aucune trace.
    Dans ce livre qui alterne entre la forme du traité classique, celle du monologue intérieur, et celle d'un manuel de vulgarisation technique du type Le Parricide pour les nuls, il entreprend de justifier son geste, et même d'en proposer la systématisation. Egrenant les références d'une érudition curieusement baroque - à Engels comme à Groucho Marx, à Antisthène aussi bien qu'à Pierre Rivière, à Deleuze ou encore à Sterne -, il se propose de démontrer et de mettre en scène « l'abjection inexpiable de l'assujettissement familial » Après Le Dictionnaire du Pire, (Editions inculte, 2010), Stéphane Legrand revient avec un court texte à l'ironie grinçante, et à l'humour dévastateur.
    Son propos ? En finir une bonne fois pour toute avec les fondements de notre société. En toute simplicité.

  • " le normal a pris la relève de l'ancestral ".
    C'est en ces termes que michel foucault salua l'avènement d'une nouvelle ère, celle des disciplines - moment où les sujets cessent de s'identifier par leurs généalogies et leurs positions dans un système d'alliances, par des mécanismes historico-rituels, mais sont plutôt voués à l'interminable hantise de la norme, à ne plus se connaître et se reconnaître que par le détour de l'altérité de l'anormal : voués à ne ressaisir leur identité et à n'être auprès d'eux-mêmes qu'au plus proche du spectre inquiétant de ce tout autre qu'ils repoussent au plus loin.
    Alors, l'enfance de l'homme n'est plus la mémoire de son innocence perdue, mais la forme première de son insoumission ; le primitif n'est plus celui qui, depuis l'autre rive d'un quelconque voyage, lui fait signe vers le mirage de sa bonté native, mais celui qui indique, sous les espèces de la plus honteuse barbarie, le danger qu'il représente pour sa propre race ; et la folie n'est plus le masque grotesque ou sublime d'un au-delà de la raison, mais le miroir tendu de sa propre faiblesse.
    Car, si le temps est venu où " l'homme calculable " a remplacé " l'homme mémorable ", il n'en reste pas moins que le travail de la norme (les toiles infinies que trament les signifiants du normal et de l'anormal) ne consiste pas, comme on le croit trop souvent, à produire un effet d'uniformisation sociale, mais fait bien plutôt jouer un complexe système de codage différentiel des conduites, à l'intérieur duquel nous sommes pris et advenons comme sujets.
    Pour autant qu'il engage notre mode d'être de sujets modernes, il nous appartient donc d'explorer ce code étrange et familier : c'est la tâche que se fixe l'auteur, à partir de l'un des concepts-clé de l'oeuvre de foucault.

  • Dictionnaire du pire

    Stéphane Legrand

    • Inculte
    • 10 Septembre 2010

    Sous forme de dictionnaire ironique, Stéphane Legrand, romancier etphilosophe, nous livre un petit traité philosophico-romanesque, toujours empreint d'un humour et d'une érudition rare, alternant entrées de dictionnaires parodiques, courts poèmes et micro-fictions.

  • Que se passe-t-il quand on écrit un seul roman à succès? Quelles histoires se cachent derrière? Suicidés par dépit ou par principe, orgueilleusement retirés de la cochonnerie littéraire, dévorés par le fantasme du livre unique ou entraînés dans l'action politique, effondrés dans la folie ou réduits à l'impuissance d'écrire - chacun de ces 30 auteurs incarne à sa manière une facette paradoxale de la vocation d'écrivain. Un Palmarès acide et passionnant.

    « J'écris toujours le même livre, seuls les mots changent » (Eric Chevillard) Il se pourrait bien que la parole humaine même naisse lorsqu'un animal quelconque se retient de donner suite à son désir : au lieu de consommer la chose ou l'être qui lui fait face, de dévorer ou consumer, il la laisse être et la recrée dans l'univers symbolique du langage au sein duquel la bouche, au lieu de mastiquer ou d'embrasser, prononce.
    De là peut-être le malaise, sinon même l'angoisse, que peut engendrer un écrivain qui - choix, impuissance ou effondrement - se tait. Qui refait le chemin à l'envers. Dont c'est la parole qui est retenue et à laquelle il refuse (à moins que cela ne lui soit refusé) de donner suite. On fera ici le pari que chez les écrivains, l' « absence d'oeuvre » (pour reprendre la formule par laquelle Michel Foucault définissait la folie) est tout aussi significative que l'oeuvre elle-même, que le silence en somme fait partie du discours auquel il succède, et on essaiera d'en analyser les variantes à travers le portrait de diverses figures de ce mutisme, volontaire ou non.
    Suicidés par dépit ou par principe, orgueilleusement retirés de la cochonnerie littéraire, dévorés par le fantasme du livre unique ou entraînés dans l'action politique, effondrés dans la folie ou réduits à l'impuissance d'écrire - chacun de ces trente auteurs incarne à sa manière une facette paradoxale de la vocation d'écrivain.

    ------ Sept catégories chapitres (données provisoires):
    Les one-shots.
    Auteurs d'une seule oeuvre majeure (tout du moins publiée), ils n'ont pas eu la force, le courage ou le besoin d'en « dire plus ».
    Avec: Charles Baudelaire, Louise Labé, etc.

    Les bègues:
    Auteurs éventuellement prolixes, ils n'ont pourtant écrit au fond qu'un seul livre, dont tous les autres sont moins le prolongement que l'ébauche avortée ou l'inlassable ressassement.
    Avec: Christine Angot, Marc Lévy, Éric Chevillard...

    Les effondrés:
    Leur oeuvre résulte de l'expérience vécue d'un abîme, où elle a finalement sombré. L'écriture a alors cédé la place à l'alcool, à la folie ou au mutisme.
    Avec: Robert Atelme, Malcolm Lowry, etc.

    Les tigres de papier:
    Leur existence tout entière est coextensive à un livre, qui a drainé la substance même de leur vie au point de se confondre avec elle.
    Avec: Robert Musil, Marcel Proust, etc.

    Les sannyasins:
    Les sannyasins étaient dans la tradition brahmanique ces moines itinérants qui avaient fait voeu de renoncement au monde et à l'action. On s'intéressera dans cette rubrique à leur pendant littéraire : le génie précoce qui choisit le silence et la fuite, le traître à la littérature qui se consacre à « l'absence d'oeuvre ».
    Avec: Harper Lee, JD Salinger, etc.

    Styx Express:
    L'écriture est interrompue par une mort brutale, accident ou suicide, qui présente cependant avec elle une secrète connivence.
    Avec: Romain Gary, John Kennedy Toole, etc.

    Les hapax:
    Improbables, inclassables, leur identité et pour tout dire leur réalité même est fondamentalement douteuse...
    Avec: M Aguéev, John Shade, etc.

  • Vous allez découvrir un personnage hors du commun, Michel Legrand, raconté par lui-même. Le grand compositeur français est connu pour avoir brisé les frontières entre jazz et musique symphonique, chanson et musique de film. Mais c'est aussi un homme qui a dévoré son siècle, les libertés émergentes, les nouvelles technologies discographiques, les voyages à travers le monde, la fidélité à la poésie.
    À vingt-six ans, après le Conservatoire de Paris où il a fait ses classes sous la férule de la grande pédagogue Nadia Boulanger, il enregistre à New York un disque culte avec d'immenses jazzmen (Miles Davis, Bill Evans, John Coltrane) qui le révèle aux cinéastes de la Nouvelle Vague. Jean-Luc Godard et Agnès Varda s'emparent de son talent. Mais c'est auprès de Jacques Demy qu'il s'affirme, avec Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort et Peau d'Âne. Réclamé par Hollywood, il y gagne trois Oscars (L'Affaire Thomas Crown, Un été 42, Yentl), mais choisit de revenir en France où la vie culturelle est bouillonnante. Il jongle avec la gloire, l'humour, la rigueur et les risques artistiques, auxquels il dit toujours oui, tout en pilotant avec maestria son avion, ses bateaux, ses orchestres, ses musiciens de jazz, ses amours et ses partenaires de tennis.
    Michel Legrand laisse une oeuvre riche, moderne et intemporelle, et des thèmes éternels que les enfants du XXIe siècle connaissent par coeur.

  • Pour découvrir l'univers du cirque dans toute sa diversité : cirque traditionnel, mais aussi nouveau cirque et ateliers pour enfants. Que le spectacle commence !

    Tous les mercredis, Léo et Alice font du cirque. Ils s'entraînent à jongler, à sauter sur un trampoline et même à faire du monocycle ! Quand un cirque familial s'installe sur la grande place de la ville, ils sont les premiers spectateurs à se présenter. Venez applaudir avec eux les numéros des clowns, les tours de magie et les danses des chevaux !

    Ce documentaire montre les arts du cirque dans toute leur richesse et leur inventivité, si bien que les enfants ne seront pas seulement spectateurs mais aussi apprentis circassiens. Car au cirque tout est possible : il y en a pour tous les talents !

    Ce livre fait partie de la collection « Mon premier doc-puzzle » destinée aux maternelles. Des documentaires à lire et à manipuler, avec un petit « Cherche et trouve » en plus. Sur chaque double page, on peut détacher quatre pièces de puzzle correspondant à un élément important de la scène illustrée. Une fois retournées, les vingt pièces formeront un puzzle surprise : un numéro de trapèze !

  • Cet ouvrage propose un panorama des différents types de conflits et donne aux managers les clés dont ils ont besoin afin de désamorcer ce genre de situation dans leurs équipes. Le management n'étant pas basé sur des réponses toutes faites à des situations données, les auteurs ont écrit ce livre dans le but d'aider les managers à analyser les problèmes qui leur sont propres et à prendre les décisions qui s'imposent en fonction de ceux-ci, à travers de nombreux exemples et mises en situation. Les auteurs, membres de la communauté de La Voie des Hommes, partagent également leurs connaissances et leurs conseils en se basant sur leur expérience du management, pour faciliter la vie de tous les managers.

  • Ça y est, l'hiver est bien là. Les montagnes sont recouvertes de neige. Les stations de sports d'hiver ont ouvert leurs portes et attendent les amateurs de glisse. Avec Lina et Mattéo, découvrez la montagne en hiver et ses magnifiques paysages. Qui se cache derrière ce rocher ? Une hermine avec son manteau tout blanc ! Mais pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de marmotte ?
    L'hiver, la montagne se transforme en un immense terrain de jeu. Prenez avec Lina votre première leçon de ski, assistez à une course de slalom avec Mattéo, à moins que vous ne préfériez faire une balade en traîneau à chiens.
    Ce doc-puzzle permet de découvrir plein de nouveaux mots et d'infos sur le ski et les autres sports d'hiver. Sans oublier un petit « cherche et trouve » qui agrémente chaque page !
    Mais surtout, une fois toutes les pièces de puzzle détachées et retournées, un grand puzzle surprise peut être reconstitué !

  • Il fait beau aujourd'hui. Et si on allait faire un petit tour sur le port ? À quai, il y a toutes sortes de bateaux : des voiliers, des bateaux à moteur, des chalutiers et même un catamaran de course.
    Mais comment les reconnaître ? Et d'ailleurs, comment construit-on un bateau ?
    Avec Mattéo et Lina, visitez un port de plaisance et de pêche, un chantier naval, découvrez le ventre d'un ferry ou encore assistez à une régate... Et si la météo est toujours bonne, en route pour une première leçon de voile.
    Grâce à ce doc-puzzle, plein de nouveaux mots et d'infos sont à découvrir. Une fois toutes les pièces de puzzle détachées et retournées, un grand puzzle surprise est à reconstituer.
    Et pour développer l'observation de manière ludique, chaque double page propose un petit « cherche et trouve ».

  • " lorsqu'il a appuyé sur la détente, j'ai vraiment cru que j'allais mourir.
    J'ai vu ma vie entière défiler devant mes yeux. c'était tellement ennuyeux que j'ai failli m'endormir avant la fin. ".

  • La question de la santé, en Suisse, concerne chacun de ses habitants : l'assurance maladie est obligatoire. Mais quel enchevêtrement de législations fédérales et cantonales ! Les responsables des finances y perdent leur latin. Face à des coûts qui explosent, ils peinent à distinguer la voie du bien commun. La population est directement affectée dans sa vie privée. Ponctionnée par impôts et cotisations, elle voit s'affronter, derrière le jeu des partis, les intérêts conflictuels des cliniques, des caisses-maladies, du corps médical, etc. Ce livre innove par son exposé clair et synthétique de l'ensemble de ce système, et en appelle à une politique de santé digne de ce nom.

  • Contre l'idée que le savoir et la culture sont choses trop précieuses pour être évaluées, et donc sans prix, cette étude (précédée par un inédit de Michel Foucault), affirme le savoir, la culture, la pensée comme des matérialités de plein droit. Des matérialités qui sont donc produites, qui circulent et sont consommées (sous des formes et des supports très divers) dans des conditions socialement déterminées. Il s'agit alors d'analyser le circuit (production-circulation-consommation) tout à fait spécifique de cette économie des savoirs. A partir de cette analyse matérialiste de la production du savoir actuel est proposée un bilan critique et un programme à réaliser.

  • Cent cinquante longs-métrages, trois oscars, des collaborations en avalanche avec Miles Davis, Ray Charles ou Claude Nougaro : Michel Legrand est l'un des compositeurs français les plus célèbres au monde.

    Pour la première fois, il se raconte. Avec humour, gravité et liberté. Entremêlant présent et passé, il réveille des souvenirs enfouis, des images intimes : l'enfance, la guerre, le Conservatoire, la révolution du be-bop, les débuts chez Philips, la Nouvelle Vague, Hollywood. Au détour du récit, des invités surgissent : Maurice Chevalier, Jacques Brel, Bill Evans, Jacques Demy, Louis Aragon, Françoise Sagan, Steve McQueen, Natalie Dessay... Tous prennent part au destin d'un créateur avide de musique au pluriel, dont l'identité doit autant à Bach, à Stravinski qu'à Dizzy Gillespie.

    Entre swing, lyrisme et comédie musicale, entrez dans l'univers d'un pulvérisateur de frontières, d'un monstre sacré qui a réussi, selon le mot de Malraux, à « être plusieurs dans une même existence ».

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