• HF. Thiéfaine

    Sébastien Bataille

    • Archipel
    • 21 Octobre 2021

    Hubert Félix Thiéfaine ne fait rien comme les autres. Voilà plus de quarante ans - depuis la sortie de son premier disque en 1978 - qu'il marche à contre-courant, quitte à en devenir populaire. C'est ainsi que l'esthète underground de « 113e cigarette sans dormir », l'oniriste destroy d'« Alligators 427 », le créateur de l'hymne libertaire « La Fille du coupeur de joints » est aussi façonneur de ballades intemporelles (« La Ruelle des morts »). Et toujours sans avoir l'air d'y toucher, dans l'indifférence des médias mainstream.
    La route fut longue, toutefois, jusqu'à la reconnaissance. Mais qui d'autre, aujourd'hui, remplit sans effort les Zénith de France sans nouvel album et sans promotion ? Dans une époque où tout doit « faire sens », ce loup indomptable continue de livrer des chansons outrageusement surréalistes et néanmoins lucides. Son humour acide, son romantisme noir, ses divagations mélancoliques agissent comme une liqueur forte dans le coeur d'un public transgénérationnel, véritable « armée des ombres » qui lui reste fi dèle depuis près d'un demi-siècle.
    Provocateur et hypersensible, « trouble-fêtard » et solitaire, Thiéfaine l'est tout à la fois. Mais engagé ? « Je n'engage que moi », répond l'« animal en quarantaine », convaincu avec Nietzsche que « tout esprit profond avance masqué ». Masques que Sébastien Bataille, avec l'amicale complicité du chanteur, soulève ici un par un, de Tout corps vivant branché sur le secteur... à Géographie du vide, son 18e album, remontant le fl euve de sa création pour mettre en lumière un Thiéfaine alchimiste des mots, érudit, visionnaire, « dernier monstre sacrément poétique de la chanson rock française ».

  • Comme le Patrick Dewaere de Coup de tête, Murat est un jouisseur compulsif, un provocateur innocent, excédé par l'hypocrisie et la lâcheté de ses contemporains. Nature?! Connu autant pour ses coups de gueule tous azimuts que pour sa musique aux vertus aphrodisiaques, le héraut de la chanson française crée l'événement à chacune de ses sorties médiatiques. Jean-Louis Bergheaud, dit Murat, proclamé poète par la grâce de paroles intimistes aux métaphores humides et insondables, est aujourd'hui à la tête d'une oeuvre pléthorique affichant plus de vingt albums au compteur. Une paille pour celui qui rêve d'une carrière à la John Lee Hooker, qu'il a d'ailleurs rencontré pendant ses années collège à La Bourboule.
    L'ouvrage retrace le parcours atypique du personnage révélé au grand public par son duo triomphal avec Mylène Farmer et apporte un éclairage inédit sur lui, notamment grâce aux révélations exclusives - et explosives - de son premier producteur, Jean-Bernard Hebey, ancien Directeur adjoint des programmes de RTL et pilier historique de «?la bande à Ruquier?».
    William Sheller, qui a aidé Jean-Louis Murat à ses débuts, et CharlElie Couture, dont l'auvergnat a fait la première partie dans les années 80, confient également leurs souvenirs du chanteur. Cerise sur la montagne, l'inclassable et érudit Bertrand Burgalat offre son regard intérieur sur le phénomène, car lui aussi a pénétré le cercle rouge de Murat.
    L'auteur revient en détail sur la discographie de l'artiste dans un cahier central couleur.
    Les meilleurs mots d'esprit et autres coups de gueule médiatiques fulgurants de Jean-Louis Murat sont regroupés dans une section pour former un condensé d'aphorismes piquants à ranger entre Baudelaire - dont il a chanté de nombreux poèmes - et le Professeur Choron.
    En 2015, Murat ne laisse personne indifférent et continue de tracer inexorablement son destin babelesque au fusain électrique pour démontrer que le tout est bien plus grand que la somme des parties.
    Un nouveau visage de Murat se dessine derrière ces éléments recoupés sans complaisance, mettant en lumière ses contradictions d'homme et surtout son talent d'artiste à la fois poète flibustier et bluesman hédoniste, unique dans l'histoire de la chanson française.
    Un moment de lecture inoubliable, qui fera date.

  • Avant-gardistes en matière de clips (dont certains furent censurés), de buzz sur internet (6 millions de vues pour Girl Panic, leur dernier clip en date) et de culte de l´image, les Duran Duran occupent tous les terrains de la culture pop. Au cinéma, ils ont signé les bandes originales de James Bond, du Saint, de Shrek ; à la télévision on les entend dans Docteur House, Medium, Las Vegas ; enfin les fashionistas leur doivent des publicités pour Dior, H&M, GAP. Certaines de leurs chansons ont été reprises par d´autres groupes comme Nirvana, Smashing Pumpkins ou Deftones, et David Lynch en personne a filmé un de leurs concerts en 2011. Pourtant, en trente ans d´existence, ces cinq garçons dans le vent - les Fab Five, comme les a surnommés le magazine Rolling Stone - n´ont jamais renoncé à l´essentiel : la musique. S´il retrace le parcours de ce groupe phénomène aux 80 millions d´albums vendus à travers le monde, ce livre dépasse néanmoins le cadre purement "biographique". S´appuyant sur des témoignages exclusifs, dont celui des deux producteurs français ayant collaboré au mythique album Notorious, il fourmille de révélations sur le microcosme pop-rock international et les coulisses de la création artistique de haut niveau, offrant une vision panoramique de cette culture pop dont les Duran Duran ont contribué à redéfinir les codes.


  • " un journaliste a affirmé qu'un bon rock critic est forcément un bon musicien.
    je me suis demandé si le contraire était vérifiable : un bon musicien peut-il faire un bon rock critic ? " a vous de juger à la lecture de ces 40 " chroniques de luxe " de 40 artistes célèbres qui ont accepté de jouer le jeu, pour une expérience inédite et une oeuvre littéraire, musicale et artistique singulière.

  • À l'occasion des 40 ans du plus grand groupe de rock français, découvrez l'épopée d'Indochine en Docu-BD ! Un album de 176 pages qui vous emmène de l'enfance des frères Sirkis à la tournée événement des 40 ans. La particularité du Docu-BD permet au lecteur de découvrir l'histoire du groupe en BD et d'enrichir ses connaissances en lisant le documentaire, qui présente le contexte social et politique de chaque album, les influences artistiques du groupe, l'origine de chaque chanson...

  • Tout a été dit sur Indochine. Mais toujours par Nicola Sirkis qui contrôle tout ce qui est dit et montré sur et par le groupe : il est le seul à s'exprimer dans les médias.
    Aujourd'hui, 20 ans après son départ d'Indochine en 1995, Dominik Nicolas, co-fondateur avec Nicola Sirkis, guitariste de 1981 à 1994 et compositeur de tous les tubes d'Indochine : L'Aventurier (1982), Miss Paramount (1983), Le Péril jaune (1984), Kao Bang (1984), Canary Bay (1985), 3e sexe (1985), Tes yeux noirs (1996), Les Tzars (1987), Le Baiser (1990). prend la parole.
    Très discret dans les médias, il se confie aujourd'hui à travers la plume de Sébastien Bataille (lui-même auteur de deux ouvrages sur Indochine) aux fans d'Indochine (qui se comptent par centaines de milliers aujourd'hui) et raconte :
    Son enfance jusqu'à la création d'Indochine.
    Sa vision des années Indochine.
    Sa séparation et son départ du groupe.
    Sa vie, ses projets de 1995 à 2015.
    Son projet « la beauté d'une idée ».
    La suite : ses envies, ses projets, ses désirs.

  • A l'aube des années 80, Indochine a porté un coup de chaud sur les hit-parades engourdis par le blizzard new wave et les bourrasques disco de la variété française. Nicola Sirkis, Dominique Nicolas, Stéphane Sirkis et Dimitri Bodianski deviennent les nouveaux héros d'une jeunesse éprise d'espoir et de libertés sociétales. Leurs succès s'accumulent : L'Aventurier, Miss Paramount, Canary Bay, Troisième Sexe, Tes Yeux noirs, Trois nuits par semaine, Les Tzars, etc. Puis Nicola change d'embarcation à l'entrée du nouveau siècle, pour poursuivre son périple entouré d'un nouvel équipage. J'ai demandé à la lune le remet en selle. Le parcours d'Indochine donne le vertige, entre les succès monumentaux, les descentes en flammes et les traversées du désert, mais le groupe est sans conteste une référence mythique.Il fallait bien que le neuvième art rende hommage à l'odyssée de ce groupe unique.Du premier single Dizzidence Politik sorti en février 1982 à leur avenir, après le trentième anniversaire ; de la naissance des frères Sirkis à l'album de la renaissance "Paradize" ; du putain de destin au putain de stade, l'ouvrage survole pour le plaisir des yeux le bonheur de trois générations de fans, en attendant la prochaine vague.Laissons les tragédies grecques aux commentateurs sportifs, place aux miracles Indochinois... en bandes dessinées !

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