• Journaliste de mode, Alice Pfeiffer observe ses collègues accumuler des pièces fabuleuses au fil des collections, des saisons et des ventes presse. Pas elle. Pour son plus grand plaisir, elle collectionne « les trucs moches ».
    Ce que l'on nomme « moche » touche souvent à l'affect, au rire, ou encore au réconfort.
    Et il est tendance : pensons aux chaussures Crocs, aux concours des pulls moches de Noël, jusqu'aux nains de jardin dans l'art contemporain !
    Il peut même devenir une revendication, une fierté, voire une façon de déconstruire l'académisme des dogmes.
    Ce manifeste du mauvais goût propose une théorie audacieuse pour assumer enfin le kitsch, le ringard, le clinquant.

  • L ' icône de la Frenchwoman, la femme française, plus particulièrement la Parisienne, est un objet de consommation mondialisé. Cette figure majeure de la mythologie est applaudie et enviée dans le monde entier pour son allure, sa silhouette, son esprit, sa culture, sa séduction. Elle est aussi une mère parfaite, toujours patiente, flanquée d'enfants bien élevés.
    On peut se demander où sont toutes les autres femmes françaises qui ne correspondent pas à ces canons, celles qui ne font pas semblant de lire Deleuze, n'agitent pas de longues crinières, la bouche écarlate faisant ressortir un teint forcément diaphane.
    Cet ouvrage propose une série de saynètes qui se penchent sur ces figures qu'on ne connaît que par la moquerie ou le mépris, et qui sont essentielles au maintien du mythe. Sans la « cagole », la « cougar » ou la « beurette », la Parisienne n'existerait pas.

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