Rue Du Monde

  • Pef nous étonnera toujours ! Voilà qu'il dresse le chapiteau noir d'un cirque de l'horreur où les malheurs de l'humanité attirent un public sans espoir. Mais sur cette sombre piste va apparaître soudain le premier clown de l'histoire du cirque et une première couleur : le rouge de son nez. En faisant rebondir la boule rouge de mains en mains, il fait jaillir, une à une, toutes les couleurs de la vie. Son inoubliable numéro renvoie le Cirque noir aux oubliettes et fait naître, chez un enfant du public, le désir de faire lui aussi ce fabuleux nouveau métier. Le cirque noir nous offre un travail d'une grande richesse, parfaitement maîtrisé, un style réinventé au service de cet album post confinement que Pef a conçu... six mois avant le drame sanitaire. Chapeau l'artiste !

  • Histoire d'histoire.
    Un conte d'aujourd'hui et des documents d'époque pour interroger l'histoire du monde.
    Quatre vingts ans après la première guerre mondiale, les soldats sortent du monument aux morts pour faire le point.
    Ils rencontrent le monde moderne, la télévision, un enfant.

  • L'histoire d'un géant qui déplace des montagnes et de sa toute petite femme qui lui compte ses sucres. Un jour, le colosse épuisé commence à rapetisser.

  • Une fillette parle toute seule en se coiffant devant son miroir : « Saura-t-il vraiment me faire rêver ? Va-t-il me prendre pour une idiote ou bien au sérieux ? »...
    Et à chaque question, Pef nous propose deux réponses différentes. Ainsi pour « Va-t-il me faire éclater de rire ou en sanglots ? », un éléphant fait l'équilibriste sur un chapeau hautde- forme et sur la page d'en face, un éléphant est abattu par un chasseur d'ivoire.
    Bien sûr, l'album réserve une grosse surprise au lecteur : ce n'est pas un prince charmant qui débarque en fin d'ouvrage... « Je l'attendais... enfin je peux le toucher, ouvrir mon coeur... c'est mon livre ! ». Oui ! Un livre qui émeut la fillette, l'embarque et l'accompagnera peut-être toute sa vie. Et si la lecture était l'une des plus belles histoires d'amour ?

  • Une petite fille voit un avion se poser derrière sa maison. Elle accourt, sympathise avec le pilote tandis qu'il répare son biplan. Avant de repartir, l'aviateur installe l'enfant sur l'aile de son avion et la prend en photo. Ce moment magique reste gravé à jamais dans sa mémoire.Plus tard, la fillette comprend qui l'a photographiée : le pilote n'était autre que Saint-Ex ! C'est cet épisode romanesque que nous raconte Pef, grand connaisseur d'avions et admirateur de Saint-Exupéry. Une histoire vraie qui répond comme un écho au si célèbre Petit Prince, que Saint-Ex écrira et illustrera bien plus tard. Pef nous livre avec tendresse cette version contemporaine et féminisée de la rencontre intemporelle entre l'enfant et l'aviateur.

  • Un livre, épais comme un catalogue raisonné de Buffon, qui vise à recenser tous les enfants que Pef a rencontré aux quatre coins de la planète !
    Dresser la liste de toutes leurs histoires, leurs rêves, leurs délires ou leurs souffrances. Ne rien laisser échapper de l'enfance. Chacun compte et Pef veut lui offrir une place dans ses livres !
    Ainsi se succèdent dans l'album les portraits, écrits et dessinés :
    - de Zoé, pour elle, la classe est la mi-temps, entre deux parties de foot dans la cour.
    - de Valentine, elle est rousse. On lui dit qu'elle est tombée dans un volcan.
    Réchauffe-moi, lui demande toujours Corinne, sa meilleure copine.
    - de Abdou, il appartient à une famille de magicien. Avec du café noir sur le dessus de la main et du café-crème dans la paume.
    Mais la réalité parfois moins souriante est aussi présente dans cette incroyable galerie de portraits avec par exemple Ousmane: il marche sur une piste. La guerre a pris son village, sa maison, sa famille. Si la poussière pouvait se manger, il en offrirait à tout son quartier.
    Pef sait aussi se faire grand témoin.
    150 enfants au total, un par page, peuplent cette gigantesque ribambelle qui bien sûr est sans fin et sans issue... L'auteur finit par admettre qu'on n'enfermera jamais les enfants dans aucun catalogue, qu'on ne les calibrera ou connaîtra jamais complètement.
    Un nouveau-né toujours débarque avec ses mystères, puis encore un autre avec sa drôle d'histoire... deux enfants du livre, devenus grands et amoureux, lui ont donné naissance. Devinez lesquels !

  • Au bout de la piste de l'aéroport d'El Aouina à Tunis, un vieil avion fait rêver Moncef. C'est une Caravelle, qui semble attendre le jeune garçon. Une nuit, Moncef se décide enfin : avec ses copains, il s'installe aux manettes de l'avion. Mais des hommes en uniforme donnent l'assaut. C'est la panique générale, de la brigade des pompiers jusqu'au sommet de l'Etat !

  • Small

    Pef

    Voici le plus petit livre du grand Pef ! L'histoire d'un petit bonhomme, qui traverse la vie à petits pas, sans ambition plus grande que lui et sans faire grand bruit. L'album s'appuie avec amusement sur les mots « petit » et « grand ». Il est délibérément modeste par sa forme (son tout petit format et ses trois tons directs) mais élégant par son habillage (son dos toilé). L'ensemble emmènera le lecteur, petit ou grand, au plus près de la vie de tout un chacun. Une respiration qui fait du bien loin des strass du petit écran et du grand tumulte de notre quotidien.

  • Allemagne, mars 1933. Rudi accompagne ses parents au bureau de vote. C'est la première fois qu'il les voit se disputer. Très vite, on comprend que son père s'apprête à voter pour le parti d'Adolf Hitler et aimerait que sa femme fasse de même. Ce qu'elle refuse absolument.

    Ce récit du quotidien du jeune Rudi entre 1933 et 1945 permet de comprendre comment, une marche après l'autre, le totalitarisme nazi s'implante et bride toute réaction. L'horreur devient possible. Un album qui rappelle que voter n'est pas un geste anodin et que tous les bulletins ne se ressemblent pas...

  • Scoop !

    ,

    « Hier à 14h35, sur la nationale 897, il ne s'est pas produit une terrifiante collision dans laquelle n'ont pas perdu la vie cinq personnes... » D'emblée Rodari nous réjouit. On sait qu'il est un fameux grammairien de l'imagination, mais c'est aussi un écrivain pour la jeunesse, expert en jongleries. Loufoque à souhait, il n'oublie jamais de mordiller la société là où ça fait mal ... mine de rien et dans un énorme éclat de rire. Ici, ce sont les médias qui sont à la fête. L'occasion de réfléchir aux fonctions du journaliste tout en s'interrogeant sur l'individu-citoyen-rêveur qui existe en lui. Pef réussit la prouesse d'illustrer brillamment des non-événements qui ne se sont jamais déroulés ! Tout ça donne envie d'écrire son propre journal de fausses-vraies-bonnes nouvelles !

  • C'est la première fois que le grand-père d'alexandra parle des douleurs de sa propre enfance : les nazis, l'étoile jaune, les rafles...
    Et ce policier de nancy qui a osé désobéir aux autorités de vichy. pour lui sauver la vie.

  • Au paysde Rose Bibly,on lit trop.Le seigneur deTrop-C-Tropen a décidéainsi !Il envoieson terriblechevalier exigerdes pièces d'orau pieddu cerisier oùtout le mondeaime aller lire. Une farce pour défendrele bonheur de lire !Avec des infos sur l'histoire des livres,de la lecture, mais aussi des réussitespour bien les partager...

  • Leur maman a enfin accepté : à la fin de l'été, Malo et sa petite soeur Baline vont participer à la journée à la mer du Secours populaire. Les deux enfants sont excités, et effrayés, à l'idée de voir pour la première fois la mer. Le choc sera énorme : ils découvriront en même temps une plage infinie, l'immensité de l'océan, une marée d'enfants et la solidarité. Mais pour Malo, ce n'est pas assez. Il lui faut en plus de l'aventure : celle qu'il va s'imaginer pour ramener un gros morceau de plage et d'océan à sa maman avec grue, pompiers, hélicoptères et même des lunettes de soleil magiques...
    Avec, dans l'atelier Totemkili, des informations brèves sur la mer, l'océan, ce que c'est que le sable, une plage, mais aussi le droit aux vacances et la solidarité.

  • Voici le troisième et dernier titre de la série Les Trois secrets d'Alexandra. Après Il faut désobéir qui évoquait Vichy et la collaboration, Un violon dans la nuit qui parlait aux enfants des camps et de la déportation, Viva la liberté ! raconte la résistance.
    Rino était un copain de Maurice, l'arrière-grand-père d'Alexandra. C'était un footballeur prometteur dans l'équipe du Red Star, à Saint-Ouen. Il faisait aussi partie d'un réseau de jeunes immigrés résistants, arméniens, espagnols ou polonais, celui de Manouchian. L'affiche rouge apposée sur les murs de
    Paris par les Allemands les faisait apparaître comme des étrangers hirsutes et menaçants. Ils ont tous été fusillés. Et Maurice n'a jamais eu le courage de raconter cela à Alexandra. Oser lui dire l'horreur de cette guerre, et aussi les attentats qu'il a été amené à commettre avec Rino. Comment réagirait-elle oe
    Mais aujourd'hui c'est vraiment le jour : il l'amène voir son premier match, dans la tribune d'honneur du Red Star. En commentant le jeu, c'est plus facile de parler que les yeux dans les yeux. L'histoire de Rino della Negra et du groupe
    Manouchian est réelle. Comme dans les autres titres de la collection, un fil historique positionne les faits en parallèle au déroulement de la fiction
    avec en appui des documents d'époque.

  • Voici le second titre de la série Les 3 secrets d'Alexandra.
    Après Il faut désobéir qui évoquait Vichy et la collaboration, Un violon dans la nuit parle aux enfants des camps et de la déportation.
    Alexandra va réussir à ce que sa tante, violoniste, ose enfin poser des mots sur ce qu'elle a vécu à Auschwitz. Elle lui raconte notamment comment son violon, emporté avec elle, brisé dans les convois, est malgré tout demeuré pendant sa déportation sa seule chance de survie. Un beau lien aussi avec ses co-détenues tziganes. Alors que l'humiliation était quotidienne, elle reconstituait concertos et symphonies dans sa tête, les yeux fermés, les poings serrés. Elle a tenu bon mais à son retour, elle a préféré se consacrer au piano, pour la musique, et au silence pour les mots. Alexandra va-t-elle parvenir à poser à nouveau un violon sur l'épaule de la vieille dame ?
    Comme dans les autres titres de la collection, un fil historique positionne les faits en parallèle au déroulement de la fiction. Après L'Esclave qui parlait aux oiseaux, Zappe la guerre, Midi pile l'Algérie, et Il faut désobéir, un livre qui devrait lui aussi faire événement.

  • Travailler moins pour avoir enfin davantage le temps de lire ! Voilà un beau programme dont on peut rêver... Les habitants de l'île Turbin vont oser manifester pour le réclamer à leur roi Dontontairalenom... qui fait en permanence le tour de l'île sur son abeille pour exiger d'eux qu'ils travaillent plus. Mais encore faut-il que le roi sache lire leurs pancartes !
    Cette farce burlesque donne vie à la fameuse affiche de Rue du monde diffusée dans le pays à près de 10 000 exemplaires !

  • 1968, début mai. Dans cette famille de cheminots, c'est l'effervescence. Le père est en grève. Mais pas facile d'affronter le regard des voisins qui ont peur du désordre.
    Benoît va avoir 10 ans ; il veut tout savoir, tout comprendre. Sa mère soutient activement la grève, mais le porte-monnaie se vide vite... La fille aînée, quant à elle, participe au blocus de sa fac. Elle trouve ses parents trop apathiques et part en stop pour Paris, où étudiants et CRS s'affrontent comme deux mondes inconciliables, l'un épris d'ordre et l'autre de liberté. Benoît va faire ses premiers choix de jeune citoyen...

  • Novembre 1917. Le maître d'école fait imaginer aux enfants une lettre de soutien aux Poilus. Fulbert, 11 ans, n'a alors qu'une idée : aller porter ce courrier à son père, qui se trouve dans les tranchées près du Chemin des dames.Animé par le désir de revoir son père, il mène une escapade secrète et périlleuse en terre inhumaine. La présence d'un enfant sèmera le trouble sur le champ de bataille. Mais, bien vite, la guerre reprendra ses droits.
    Fulbert aura eu le temps d'embrasser une dernière fois son père, qui sera tué quelque temps plus tard. « Maudite soit la guerre ! », dira l'enfant, comme ose le proclamer un audacieux monument aux morts dans le centre de la France. C'est cet édifice à l'inscription insolite qui a inspiré à Didier Daeninckx l'écriture de cette bouleversante fiction.

  • Un enfant est une personne. Il doit le savoir pour bien grandir. Tous les enfants du monde ont des droits. Ils doivent les connaître pour mieux être respectés, mieux se faire entendre et aussi pour être davantage attentifs à tous les droits des autres.

  • Son poème de Baudelaire, Charles l'a appris par coeur.
    Mais devant toute la classe, les rimes s'emmêlent, c'est le chaos !
    Heureusement que, dans les yeux de Magali, Charles va trouver l'inspiration pour faire jaillir des mots bien à lui. Au diable la récitation et vive la poésie !

  • Misère londonienne, parents artistes et fragiles, le petit Charlie a eu une enfance rude. Sa mère fait des séjours en hôpital psychiatrique, son père abandonne la famille puis meurt très jeune. C'est sur les planches que cet enfant de la balle trouvera la lumière. Toute sa vie, il restera fidèle à ses souvenirs et les utilisera dans ses films, comme The Kid, Une vie de chien.
    Un cahier de documents donne, à la fin du livre, envie de découvrir l'oeuvre du petit héros devenu grand.

  • Mais que viennent faire ces gamins bruyants et agités sur la plage ? et pourquoi donc les grands-parents de quentin et de manon possèdent-ils le même coquillage ? voilà que les souvenirs de l'année 1936, du front populaire et des congés payés refleurissent par une belle journée d'été.
    Avec, du côté des images, un clin d'oeil amical que pef adresse au peintre fernand léger.

  • - En cette année «Korczak», 100 ans après la création de son orphelinat à la pédagogie si innovante, 70 ans après sa disparition et celle des enfants au camp de Treblinka, un duo de livres fort paraît à Rue du monde : le portrait de Korczak et, en parallèle, Le journal de Blumka, destiné aux plus jeunes.
    - L'école et l'éducation populaire seront au coeur des débats en cette rentrée de changement politique en France. Voici une belle manière de ne pas y perdre de vue l'enfant, avec la finesse et la détermination de Philippe Meirieu pour le texte, et la tendresse émouvante de Pef du côté les images. Deux belles signatures réunies pour la première fois.
    - Le récit vivant de Philippe Meirieu, les petits apartés graphiques de Pef qui soulignent des idées neuves en marge de ses pleines pages couleurs, ainsi que la partie documentaire finale, font de cet album un ouvrage de référence.
    - La collection «Grands portraits» s'étoffe. Après le succès du Mandela, elle a montré qu'un personnage peu connu du grand public comme Wangari Maathaï pouvait intéresser le public de Rue du monde (près de 5 000 ex). Le sujet, l'enjeu, les auteurs et la vie bouleversante de Korczak doivent toucher un large public, notamment tout autour du monde de l'école.
    - Le 18e livre de Pef à Rue du monde !

  • Des millions d'enfants subissent aujourd'hui la faim, le malheur, l'ignorance ou l'indifférence. D'autres sont plus gâtés par la vie mais aspirent à être davantage écoutés, respectés. En quinze dossiers, quelque cent photographies et illustrations, ce livre fait le point sur la question. Pour que chaque enfant puisse découvrir les autres, mieux connaître ses droits et en conquérir de nouveaux.

empty