Bruno Doucey

  • Si le fleuve coule c'est qu'il ne sait pas encore nager. Le cheval noir fume mais ce n'est pas la pipe. Sur le parvis, un homme est couché en chien de fusil le long de sa chienne de vie. Qui a bu aboiera... On l'aura compris, Pef aime jouer avec les mots, mettre à jour leurs incongruités, dévoiler leurs sens cachés, les détourner de l'usage journalier qui finit toujours par ternir leurs couleurs. Tout simplement, les mettre en

  • Une lettre administrative, et tout chavire. Pour Yvon Le Men, poète et diseur de poèmes, la vie bascule lorsque Pôle Emploi lui annonce qu'il est radié du régime des intermittents du spectacle et contraint de rembourser des années d'indemnités. Le souvenir de la pauvreté lui remonte au coeur comme la marée, tandis que la perte de ses droits le ramène vers tous ceux que le chômage rejette aux marges de la société. Son histoire pourrait être celle de chacun d'entre nous face à l'incommunicabilité et la douleur de n'être pas entendu. Ce livre n'est pas la complainte d'un homme aux prises avec l'administration, mais un cri qui se joint à d'autres cris, ainsi que le suggèrent les dessins de Pef. Un texte poignant, souvent drôle, qui fait entendre les pulsations d'un coeur « en espoir de cause ».

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