• À Lagny, en juillet 1934, la famille Ritter pend joyeusement la crémaillère du pavillon que le père, Élie, a construit de ses mains. Les voisins, les amis, les camarades qui ont aidé Élie, sont là. Et sa femme, Sylvia. Et les trois enfants, Bruno, Robert et Sarah, la petite dernière, si douce et qui, à douze ans, promet d'être si belle. Après la fête, Sarah se love dans la maison comme un animal dans son terrier. Cette villa « Beau Sourire », ce sera sa maison à elle, sa « coquille d'escargot », comme elle dit. Les Ritter ont oublié que c'est un drame qui leur vaut d'être aujourd'hui propriétaires. Ils ne sont qu'émerveillés. Et cet émerveillement donne à Sarah le goût du bonheur. Ce sera sa force, chaque fois que la fortune lui fera défaut. La maison de Sarah est un passionnant roman, enrichi par la remarquable authenticité des détails de la vie quotidienne dans les années 1931 à 1947. L'auteur les a ressuscités avec minutie et passion.

  • Après la tourmente de la guerre et de l'occupation, Sarah Ritter n'a pu réaliser son idéal : vivre calmement à Lagny, dans la maison familiale, avec ses frères Bruno et Robert, avec le grand amour de sa vie : Joseph. En 1947, seul Robert est revenu, mais pour peu de temps : d'autres aventures l'attendent. Bruno est encore en Auvergne. Elle n'a aucune nouvelle de Joseph, qu'elle croit mort. Faute d'avoir trouvé le bonheur, Sarah se lance dans l'action, dans le journalisme. En 1955, elle est directrice du premier hebdomadaire de télévision, Télé-Siècle. Elle fréquente les studios, croise des vedettes. Sa réussite professionnelle est brillante. Un jour de 1956, elle reçoit un étrange coup de téléphone... « La Femme de Prague », suite de « La Maison de Sarah », est également passionnant, enrichi par les références historiques et la remarquable authenticité des détails de la vie quotidienne, à Paris, à Prague, à Los Angeles, dans les années 47 à 56.

  • Le 3 juillet 1968, à 22 heures, sur le quai 31 de la gare de l'Est, à Paris, Sarah Ritter attend l'arrivée d'un train venant de Stuttgart. Le matin même, Joseph Primula - le grand amour de sa vie dont elle est séparée depuis vingt-sept ans - lui a téléphoné : « Sarah, ce soir je serai à Paris ! » Le train arrive. Joseph descend du wagon. Sarah se précipite vers lui. Elle ne peut pas savoir que, pour elle, à cet instant, un nouveau cauchemar commence. Son frère, Robert, après des mois d'errance en Californie, retrouvera la France et son goût de l'écriture. Bruno renoncera à sa carrière de milliardaire rouge et connaîtra le bonheur. La villa « Beau Sourire » sera toujours leur bien précieux.

  • 1971 : le Siècle, grand quotidien parisien, défie le temps. Dans ses installations vétustes bat un coeur puissant, au rythme des téléscripteurs. Du marbre aux combles, du placard des « vieux crabes » aux étages de la rédaction, souffle l'âme du journal : subtil mélange de course à l'information, de fantaisie, d'enquêtes minutieuses, de papiers fébrilement écrits. Le « Sultan », patron capricieux et respecté, règne au galop sur tous, des conférences de rédaction à la salle des rotatives. Et pourtant, assourdie par le bruit des machines, la crise qui secoue la presse écrite est là...

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