Cecile Defaut

  • Philippe Forest perd sa fille unique, Pauline, d'un cancer à l'âge de quatre ans. Alors universitaire, critique littéraire et critique d'art, spécialiste de littérature comparée et des avant-gardes françaises, et selon son propre aveu sans désir de roman, c'est pourtant sur ce terrain qu'il s'engage pour surmonter le cataclysme du deuil. Se décrivant en position de veuf inconsolable (car il n'y a pas de mot, dans la langue, pour dire celui ou celle qui perd son enfant), il construit une oeuvre romanesque qui suit pas à pas sa propre vie : L'enfant éternel, Toute la nuit, Sarinagara, Le nouvel amour, Le siècle des nuages. Dans la mémoire des oeuvres de Roland Barthes, Victor Hugo, Stéphane Mallarmé, James Barrie, William Faulkner, William Shakespeare, Fiodor Dostoïevski et encore Kobayashi Issa, Natsume Sôseki, Kenzaburô Ôé, il interroge sans relâche le " désastre d'exister " qui nous contraint à vivre - à aimer - dans la conscience de la mort.

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