• Introduction a la philosophie

    Karl Jaspers

    • 10/18
    • 3 Décembre 2001

    Jaspers incarne, en Allemagne, l'existentialisme chrétien. Partant de la constatation primordiale de l'existence, le philosophe, échappant au réalisme matérialiste, doit rechercher les conditions du salut de l'homme, c'est-à-dire l'accomplissement de sa liberté. Cet accomplissement, Jaspers le situe en Dieu. Récusant donc la primauté de la science sur la métaphysique et la foi, Jaspers montre comment on peut, depuis Platon, déduire et construire un humanisme philosophique de la liberté.

  • " celui qui est resté passif sait qu'il s'est rendu moralement coupable chaque fois qu'il a manqué à l'appel, faute d'avoir saisi n'importe quelle occasion d'agir pour protéger ceux qui se trouvaient menacés, pour diminuer l'injustice, pour résister.
    Même lorsqu'on se soumettait par impuissance, il restait toujours du jeu permettant une activité, certes non exempte de danger, mais que la prudence pouvait pourtant rendre efficace.
    On se reconnaîtra, en tant qu'individu, moralement coupable d'avoir par crainte laisser échapper de telles chances d'agir.
    L'aveuglement devant le malheur des autres, cette absence d'imagination du coeur, et l'indifférence intérieure au malheur même qui frappe la vue, tout cela constitue une culpabilité morale.
    ".

  • Cette initiation à la méthode philosophique a pour origine une série d'émissions radiodiffusées, d'oú son caractère très vivant et accessible.
    C'est une initiation à la philosophie en général, mais aussi à la pensée originale d'un des penseurs les plus marquants de notre temps.

  • Nietzsche

    Karl Jaspers

    «Parmi les nombreux ouvrages consacrés à l'étude de Nietzsche, il n'y en avait aucun à synthétiser le point de vue biographique et le point de vue systématique. C'est ce à quoi s'est efforcé Karl Jaspers. Son livre conduit au coeur de la pensée nietzschéenne.»Henri Niel.

  • Kant, comme Platon et Saint Augustin, est l'un de « ceux qui fondent la philosophie et ne cessent de l'engendrer ».

    Voici une synthèse complète de l'oeuvre de Kant, où Jaspers montre comment Kant couronne la tradition philosophique dont l'origine est dans l'oeuvre de Platon, tout en étant à son tour la base de la philosophie des temps modernes. Avec Jaspers - et comme Jaspers, lui-même, penseur original - Kant est saisi comme une articulation fondamentale de la pensée occidentale.

  • Le philosophe doit-il «descendre dans la rue», doit-il se préoccuper des problèmes politiques de l'heure? «Oui, répond Karl Jaspers, sans doute; de tous temps il y a eu de grands exemples:Kant en est un, et Hegel, et Nietzsche. Dès les temps anciens, ceux qui ont visé le Tout se sont mêlés de politique.» Ainsi s'ouvre ce dialogue avec Thilo Koch, cette interview télévisée qui fit tant de bruit en Allemagne et se trouve à l'origine de cet écrit sur la liberté et la réunification. Sans vouloir se comparer à ses devanciers, Jaspers dit simplement que dès sa jeunesse, la philosophie l'attirait. Il n'imaginait pas, cependant, qu'on pût en faire un «métier», ni davantage une distraction de dilettante. Ce qui lui paraissait essentiel, c'était d'abord la vie, l'expérience, et ensuite la fréquentation des grands esprits afin d'y trouver une orientation. Ainsi a-t-il consacré une part importante de son oeuvre à scruter l'actualité de façon à y découvrir les dangers et les chances qui s'offraient à notre civilisation. La bombe atomique et Liberté et réunification témoignent de cette vigilance. Selon lui, la réunification des deux parties de l'Allemagne séparées par la dernière guerre n'a d'importance que relative. L'essentiel, c'est la liberté, c'est que l'Allemagne de l'Est dispose d'elle-même, que l'idée de liberté guide les démocraties, c'est le refus de tout totalitarisme, c'est, dans l'immédiat, l'éducation politique du peuple, l'organisation d'une Europe solidaire, c'est l'abandon d'un concept fatal:celui d'État national. Dans ce court volume, chaque chapitre apporte des idées, des suggestions, des mises en garde et un appel pressant à tous les hommes, afin qu'ils prennent à nouveau conscience de leur situation et de leurs responsabilités. L'histoire de l'Allemagne, la catastrophe où la précipita le nazisme, le relèvement de la République Fédérale grâce aux Alliés, le rôle d'Adenauer, maints épisodes de ces dernières années, donnent lieu à des points de vue riches d'intérêt.

  • Socrate, Bouddha, Confucius, Jésus : « Ceux qui ont donné la mesure de l'humain. » Dans ces quatre grandes figures, Karl Jaspers voit la naissance d'une réflexion fondamentale sur la connaissance et l'éthique, qui se développe parallèlement dans des civilisations différentes. Tout en analysant la doctrine de chacun de manière originale, il médite sur la singularité de leurs réponses à des questions du même ordre, et pose les jalons d'une philosophie qui n'est pas seulement celle de la tradition occidentale, mais celle de l'homme même.

  • Confucius

    Karl Jaspers

    • Noe
    • 11 Mars 2006

    On l'appelle en Chine Maître Kong, l'Occident l'a baptisé Confucius.
    Comme d'autres grands piliers de civilisation, les siècles ont quelque peu érodé sa pensée, la réduisant injustement à une poignée de formules plates et figées. En 1957, Kart Jaspers entame la publication d'une série de portraits de penseurs (Les Grands Philosophes) ; Confucius figure parmi les premiers invités au banquet. Le grand enseignant que fut Jaspers livre ici un portrait aussi fidèle, précis et rigoureux que possible du sage chinois de l'Antiquité, et avec un exceptionnel talent pédagogique.
    On découvrira dans cet essai, étayé de nombreuses citations, que Confucius fut surtout un homme d'action soucieux d'intervenir dans les affaires du monde (il fut éducateur politique, ministre de la justice, chancelier) et de donner à l'être humain les moyens de son accomplissement, parachevé dans la figure de l'idéal du " noble ".

  • Platon et Saint Augustin : « Ceux qui fondent la philosophie et ne cessent de l'engendrer. » Jaspers analyse l'oeuvre de Platon, qui pose les principes de la réflexion sur la connaissance, à partir de laquelle il développe sa méditation sur l'éthique et la politique, puis la pensée de Saint Augustin, qui réfléchit sans relâche aux rapports de Dieu et de la connaissance.

    Tout en présentant de manière complète ces deux auteurs, il conduit une réflexion globale sur cette notion fondamentale de la philosophie occidentale.

  • Avec la méticulosité du chercheur et la conviction de l'homme d'action, Karl Jaspers tente d'éclairer les fondements de l'institution universitaire et de nous mettre en garde contre ses dérives. Son principal souci est de distinguer l'institution de l'esprit de recherche. Au coeur de l'Université, recherche scientifique et enseignement sont indissociablement liés. Alors que l'institution tend à se figer, l'esprit qui anime la recherche doit garder toute la mobilité nécessaire à la quête de la vérité. La science, maître mot du plaidoyer de Jaspers, a pour vocation de livrer un éternel combat au préjugé et à la doxa. L'autonomie, la liberté et la science constituent l'essence de l'Université et sont le fondement de l'éducation qu'elle dispense, tandis que la soumission, la fausse discipline et la rigidité institutionnelle sont les ennemies de l'esprit. De l'Université renouvelle la question de l'Université en la considérant comme lieu et expression de l'humanisme.

  • Karl Jaspers est l'introducteur de la phénoménologie en psychopathologie.
    C'est la troisième édition, datée de 1922, que nous rééditons.
    Avec ce livre, Jaspers fonde l'école de psychiatrie de Heidelberg, qui décrit les phénomènes psychopathologiques sans les référer immédiatement à des critères nosologiques. La psychopathologie de K. Jaspers a pour objet l'étude des états d'âme tels que les malades les éprouvent, que le médecin ne peut comprendre que dans une relation d'interpénétration active avec le patient.

  • Ce carnet rassemble deux textes d'Hannah Arendt sur l'affaire Adolf Eichmann qui sont suivis d'un entretien entre Karl Jaspers et Peter Wyss, et d'un article d'Alexander Mitscherlich paru dans Der Spiegel à propos du livre d'Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem.
    Tous les textes de ce carnet sont inédits en français.

  • La correspondance de Hannah Arendt avec Karl Jaspers est dans l'histoire de la pensée la première de cette importance entre deux philosophes à être publiée intégralement.
    Elle débute en 1926 quand Arendt, âgée de vingt ans, suit le cours de philosophie de Jaspers à l'université de Heidelberg. Elle est interrompue à cause de l'exil en France puis en Amérique de Arendt et " l'exil intérieur " de Jaspers. Elle reprend à l'automne 1945. Sauf quelques lettres d'avant 1933, la correspondance tire toute son importance et son sens des années de l'après-guerre. Ces lettres montrent, bien sûr, le cheminement de leurs pensées philosophiques mais aussi elles réveillent pour la première fois un côté personnel et spontané.
    Brillante, vulnérable, directe, Hannah Arendt parle de son pays d'adoption - l'Amérique - de l'université, de la politique, du maccarthysme et de Kennedy, de la détérioration urbaine... Elle parle aussi de l'Allemagne, de l'antisémitisme, de la culpabilité, de la politique. D'Israël, qu'elle critique mais qu'elle soutient en tant que Juive. Dans son dialogue avec Arendt, Jaspers, généreux, inquiet, réfléchi, examine la question du " caractère allemand ".
    Il parle des philosophes du passé et du présent - Spinoza, Heidegger - de la retraite, de la vieillesse, de l'avenir de l'homme... Ce livre est un dialogue fascinant entre un homme et une femme, une juive et un Allemand, quelqu'un qui pose des questions et un visionnaire, tous deux intransigeants dans l'examen de notre siècle troublé.

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