• Pour la première fois, le Tchèque Leoš Janáček (1854-1928), le Finlandais Jean Sibelius (1865-1957) et l'Anglais Ralph Vaughan Williams (1872-1958) sont mis en perspective dans le même ouvrage. En effet, ces trois compositeurs - chacun avec sa personnalité bien affirmée - ont tissé des liens avec les sources orales du chant entonné par le peuple. L'étude commune et conjointe de leurs itinéraires s'est avérée stimulante tant les répertoires mélodiques de leurs mondes sonores est d'une richesse émouvante. Les trois hommes ont vécu pratiquement à la même époque.

    Ils ont été confrontés aux tragédies de leur temps et y ont répondu en s'engageant personnellement dans la recherche de trésors dont ils pressentaient la proche disparition.

    Héritiers naturels de William John Thoms (1803-1885), le créateur du mot Folk-Lore (« savoir du peuple »), en 1846, ils ont réussi à l'incarner à partir de l'expérience de leurs collectes fécondatrices de leurs musiques.

    Cet ouvrage s'intéresse non seulement aux parcours biographiques de Janáček, Sibelius et Vaughan Williams mais aussi à leur conception philosophique du langage musical. Hommes de culture aux sens arnoldien et diélien du terme, ils ont compris la relation intime entre la psychologie, l'hymnologie et le processus créateur. En approchant les hommes et les femmes des campagnes, en s'appropriant leurs mélodies spontanées, témoignages de l'histoire d'une nation, et en les intégrant dans leurs oeuvres, ils se sont incorporés eux-mêmes dans l'éternel cheminement vers les sources. Un itinéraire biographique croisé introduit le propos avant trois parties distinctes consacrées à chacun des compositeurs.

    Chaque partie comprend un chapitre consacré au chant populaire et deux autres dédiés à quelques partitions emblématiques de Janáček, Sibelius, et Vaughan Williams. Un dictionnaire biographique de quatre cent soixante-dix-sept entrées complète et conclut ce livre. Il est constitué de noms tchèques, finlandais et anglais, d'auteurs divers, musiciens, folkloristes, hymnologues, écrivains, poètes, historiens, hommes d'église, philosophes, théologiens, contemporains des trois auteurs traités, dont le rôle a été prépondérant pour ce qui concerne l'établissement et la préservation de la culture respective de la Moravie, de la Finlande et de l'Angleterre.

  • En tant que discipline à caractère scientifique, l'hymnologie est pratiquement inconnue en France. Cet ouvrage d'initiation, destiné à un large public, décrit un parcours historique, de l'Antiquité jusqu'au XXe siècle. Le lecteur peut, de la sorte, suivre l'évolution de l'hymne, du chant d'assemblée, dès ses origines, à travers ses multiples développements. Ainsi, l'apport de la Réforme - en Allemagne, en Suisse, en France, dans le monde nordique et en Angleterre - y est-il particulièrement mis en évidence. Les sources des mélodies, des textes et des théologies s'interpénètrent. Ce faisant, l'hymnologie apparaît non point comme une science isolée mais, bien au contraire, en tant que l'expression de forces vives mises au service de la louange.

  • Au travers du récit que James Lyon nous fait de l'existence de Dickens, il apparaît bien vite que l'écrivain se doublait d'un précieux défenseur des arts et de la musique. Rares sont pourtant ses écrits musicographiques ; c'est au travers des références musicales qui entrent dans ses livres que l'on constate la grande culture musicale de l'écrivain. Il se profilera d'ailleurs de plus en plus comme le défenseur d'une musique authentiquement anglaise, forte de cette tradition évoquée plus haut.

    Et s'il ne fallait qu'un seul témoignage enthousiaste pour décrire la grandeur musicale de l'Angleterre, il suffit de lire le témoignage de Berlioz (cité ci-dessous aux pages 52 à 56) à la suite d'un concert des Charity Children donné à la cathédrale St Paul en juin 1851, qu'il termine par ce véritable credo : « ... à l'aide des premiers rudiments de la musique, les Anglais veulent et peuvent. Grand peuple, qui a l'instinct des grandes choses !!! L'âme de Shakespeare est en lui!» Et quelques semaines plus tard d'ajouter : « Il n'y a pas de ville au monde où l'on consomme autant de musique que Londres. » Les pages qui suivent ont l'immense mérite d'éclairer de nombreuses zones d'ombre sur une culture humaniste exemplaire et néanmoins peu chauvine, surtout si on la lit au travers des écrits de Dickens.

    La richesse des informations et des références que renferme ce livre, baignant constamment dans ce monde musical qui apparaît sous toutes ses formes, entre une chanson populaire ou une musique plus savante, fait littéralement saliver l'imagination du lecteur qui ne doit pas appréhender ce livre dans un souci de retenir tout le savoir qu'il renferme.

  • Ce nouveau Guide s'adresse aux musicologues, hymnologues, organistes, chefs de choeur, discophiles, mélomanes, ainsi qu'aux théologiens et prédicateurs, soucieux de retourner aux sources des textes poétiques et des mélodies de chorals si largement exploités par Jean-Sébastien Bach, afin de les situer dans leurs divers contextes historique, psychologique, religieux, sociologique et surtout théologique.
    Il prend la suite de La Recherche hymnologique (GM 5) qui se veut une approche méthodologique de l'hymnologie se rattachant à la musicologie historique et à la théologie pratique dans une perspective pluridisciplinaire. Nul n'était mieux qualifié que James Lyon : sa vaste expérience lui a permis de réaliser un projet aussi ambitieux. Selon l'auteur : " Ce livre est un USUEL. Il n'a pas été conçu pour être lu d'un bout à l'autre, de façon systématique, mais pour être utilisé au gré des écoutes, des exécutions, des travaux exégétiques ou des cours d'histoire de la musique et d'hymnologie. "

  • Pestalozzi et la musique

    James Lyon

    Johann Heinrich Pestalozzi (1746-1827) est incontestablement une grande figure et de la culture et de la civilisation. Sa pensée pédagogique concerne toutes les disciplines au sein desquelles la musique tient une place spécifique. Cet ouvrage a pour objectif de réfléchir à une telle valorisation tout en la situant à travers la dimension psychologique de cet homme, de ses collaborateurs musiciens sans négliger pour autant ni l'histoire en général ni celle de la musique suisse en particulier. Le nom de Pestalozzi est resté associé à un puissant mouvement de promotion pédagogique de la musique et du chant. S'il ne vise pas à l'exhaustivité, l'ouvrage de James Lyon cerne remarquablement les grandes lignes et les objectifs essentiels qui ont présidé à une haute réflexion sur l'éducation de l'homme par la musique. Un bel hommage au travers duquel l'auteur interroge la révolution pédagogique copernicienne, complété par un dictionnaire biographique riche et bienvenu.

  • Throughout his life, Henry James was drawn to the short story form for the freedom and variety it offered. The nineteen stories in this selection span James's career, from brief tales to longer works, all exploring his concerns with the old world and the new, money, fame and art. 'Daisy Miller', the work that first brought him fame, depicts a bold, unsophisticated American girl abroad, and 'In the Cage' portrays a young telegraphist's romantic fantasies about customers who send telegrams from her post office. In 'The Birthplace' a Stratford tour guide embellishes the Shakespeare legend, while in the late masterpiece 'The Jolly Corner', an elderly American returns from Europe and encounters a strange apparition. Haunting, witty and beautifully drawn, James's tales are as complex and resonant as his novels.

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