• Une icône de la chanson française.
    Quand elle rencontre Juliette Gréco, en 1968, Françoise a 19 ans, Juliette 41. Ce jour-là, entre la biographe et la chanteuse débute une longue amitié.
    Née en 1927 à Montpellier, Juliette Gréco est élevée avec sa soeur aînée Charlotte par leur mère.
    Pour son action dans la Résistance, Juliette est emprisonnée à Fresnes, et libérée en 1942. Elle rejoint plus tard Paris et découvre la vie intellectuelle et artistique de Saint-Germain-des-Prés.
    Au contact de personnalités telles Sartre, Boris Vian, Albert Camus, elle commence à chanter, d'abord dans un bistrot de la rue Dauphine puis pour la réouverture du Boeuf sur le toit, en 1949.
    Elle y fera plus tard la connaissance de Miles Davis dont elle sera l'amante.
    Juliette Gréco devient très vite cette muse dont la voix (cette « douce lumière chaude », comme l'appelait Sartre) nimbe les caves de Saint-Germain-des-Prés. La reconnaissance vient peu à peu : elle entame des tournées à travers le monde, et tente même le cinéma (notamment un rôle inoubliable à la télévision, dans Belphégor en 1965).
    Ses relations sentimentales nourrissent le voile de mystère qui entoure la chanteuse : Boris Vian, Gainsbourg, Piccoli... et son dernier mari, le pianiste Gérard Jouannest, qui l'accompagnait depuis 1968.
    L'interprète de Si tu t'imagines, Les Feuilles mortes, Jolie Môme, Un petit poisson, un petit oiseau, Déshabillez-moi aura 93 ans, le 7 février 2020. Même si elle a dû interrompre sa tournée d'adieu en mars 2016, Juliette Gréco personnifie dans le monde entier, entre gouaille et sophistication, Saint-Germain-des-Prés.

  • Agent de liaison dans la Résistance, Silvia Monfort, au lendemain de la Libération, reçoit la Croix de Guerre des mains du Général de Gaulle.
    Elle a 20 ans quand son chemin croise celui de Jean Cocteau et qu'il la choisit pour être la partenaire de Jean Marais et Edwige Feuillère dans L'aigle à deux têtes. Elle vivra les premières heures du festival d'Avignon et du TNP aux côtés de Jean Vilar avant de promener, avec Gérard Philipe, la Chimène du Cid tout autour du monde.
    Comédienne, romancière, directrice de théâtre, Silvia Monfort a vécu mille vies, avec une passion chevillée au coeur et au corps:
    La passion du théâtre. D'Électre à Phèdre, elle jouera, à travers l'Europe, Sophocle et Racine et prêtera son visage et sa voix aux héroïnes de Lorca, Sartre, Tennessee Williams, Shakespeare, Audiberti, Ibsen, Hugo, Georges-Bernard Shaw...
    En 1972 , à la demande de Jacques Duhamel, elle crée dans le Marais le "Carré Thorigny", son premier théâtre.
    Désormais, la comédienne va cohabiter avec la directrice de théâtre, et elle offrira aux lieux qui l'abritent une ouverture incomparable à toutes les cultures du monde.
    On lui doit aussi la découverte d'Alexis Gruss et le renouveau du cirque en France.
    "Vivre debout" était la devise de Silvia Monfort.
    C'est aussi le fil conducteur du "portrait" que lui consacre son amie et collaboratrice Françoise Piazza, un portrait émaillé d'une centaine de photos et de multiples témoignages de celles et ceux qui traversèrent sa vie.

    Françoise Piazza A déjà publié chez le même éditeur Juliette Gréco, Petula Clark Préfacé par Jean-Claude Drouot

  • Juliette a 22 ans quand elle chante pour la première fois, en 1949, au Boeuf sur le toit, vivante icône du quartier de Saint-Germain-des-Prés qui renaît des cendres de la guerre. Pour toujours, son nom restera lié à ceux de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Jacques Prévert, Boris Vian, Jean Cocteau...Elle fêtera en juin 2009, au Théâtre des Champs-Élysées, ses 60 ans de carrière ! Porte-drapeau de la chanson française à travers le monde, elle a cent fois sillonné la planète, de l'Allemagne au Japon, de l'Italie à l'Amérique du Sud et à la Scandinavie. Elle est la seule artiste française à n'avoir jamais cessé de chanter. Depuis le début des années 90, elle s'est produite sept fois à Paris à guichets fermés : Olympia 1991, 1993, 2004 - Odéon 1999 - Casino de Paris 2004 -Châtelet et salle Pleyel 2007, offrant à un public conquis et sans cesse renouvelé les immortelles chansons de. Georges Brassens, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, Guy Béart et, plus récemment, celles d'Étienne Roda-Cil et de Jean-Claude Carrière. " Ce qui m'intéresse, dit-elle, c'est la rencontre. " Elle a été récompensée pour l'ensemble de sa carrière aux Victoires de la Musique en 2007. A présent, c'est la jeune génération qui écrit pour elle : Benjamin Biolay, Miossec, Ald Al Malik, Bénabar, Olivia Ruiz...

  • Petula Clark n'a que dix ans le jour où, sur les ondes de la BBC et le temps d'une mélodie qui estompe les ombres de la guerre, elle devient "la petite fille de l'Angleterre". 25 films et quelques dizaines de chansons plus tard, la petite fille du Pays de Galles, devenue française par amour, séduit son pays d'adoption par son charme, son humour, sa sensibilité et une voix de cristal qui lui ouvrira bientôt la voie royale : celle de l'Amérique. Chaplin, Fred Astaire, Peter O'Toole, Dean Martin, Harry Belafonte, Joan Baez font, avec Petula, un bout de chemin, glissant leurs pas dans les jolis pas d'Henri Salvador, de Gilbert Bécaud, de Joe Dassin et de Sacha Distel. Les Anglais ont toujours gardé Petula Clark au plus profond de leur coeur : elle appartient à leur histoire. Les Américains désormais voient en elle "une Piaf anglaise" et, sous le ciel de France, elle demeure l'une des artistes les plus chères à nos coeurs. Petula Clark sillonne toujours en tout sens la planète. "Je suis une gypsie" aime-t-elle à dire. Dans ce livre émaillé de rencontres et de souvenirs, Françoise Piazza lève le voile sur une artiste à nulle autre pareille, tendre, passionnée et terriblement attachante. Pour l'avoir accompagnée, de l'Angleterre au plein coeur de l'Amérique profonde, elle a su capter, au fil des pages, son âme vagabonde, tout en préservant ce qui doit rester son jardin secret.

  • Être artiste, ce n'est pas un métier, c'est une illusion, c'est un peu de rêve, c'est une porte qui s'ouvre et laisse entrer l'avenir. C'est « gifler la mort », comme le disait si bien Jean-Louis Barrault. C'est avancer, la tête dans les étoiles, avec pour devise les mots des poètes.
    La vie de Francis, c'est un rideau qui se lève et le monde qui s'abolit.
    Francis Huster, c'est une passion chevillée à l'âme et au corps, la passion du théâtre. Dix années à la Comédie-Française lui ont offert d'inter- préter les plus grands rôles du répertoire, sous la direction des metteurs en scène les plus prestigieux. Et, quand il a pris son envol, l'envie lui est venue de mettre en scène Musset, Shakespeare, Guitry, Pagnol, Giraudoux et l'auteur qu'il chérit entre tous, Molière.
    Seul en scène, il a incarné les 33 personnages de La Peste d'Albert Camus, Gustav Mahler déchiré par le vent de l'Histoire, ou bien encore ces héros du Bronx auxquels Robert de Niro au cinéma avait déjà donné la vie.
    Huster à la télévision, c'est Les Dames de la côte - Mon dernier rêve sera pour vous - Terre indigo - Jean Moulin, une affaire française. Au cinéma, ce sont d'inoubliables rencontres : Georges Franju, Jeanne Moreau, Jacques Demy, Andrzej Zulawski, Jacques Weber, Claude Lelouch.
    Francis Huster en 2013, c'est Otto Frank dans Le Journal d'Anne Frank d'Éric-Emmanuel Schmitt mis en scène par Steve Suissa, c'est L'Affrontement de Tim Farley, aux côtés de Davy Sardou, c'est la mise en scène de La Flûte enchantée de Mozart du parc de Sceaux à l'Esplanade des Invalides, c'est La Guerre de Troie n'aura pas lieu qui rallumera le génie de Giraudoux sur la scène des plus beaux festivals de l'été.
    Ce parcours fabuleux, Françoise Piazza, auteur chez le même éditeur, de Petula Clark, une baladine - Juliette Greco, merci ! - Silvia Monfort, vivre debout, vous le dévoile.

  • Marie Trintignant Nouv.

    Marie Trintignant

    Françoise Piazza

    Parcours d'une actrice incandescente.

    De l'actrice Marie Trintignant, on retient surtout la fin tragique à Vilnius, à 41 ans seulement, sous les coups de son compagnon, le chanteur Bertrand Cantat, le 1er août 2003. Mais c'est oublier les facettes de son parcours artistique et de son chemin de vie.
    Passionnante existence que celle de Marie Trintignant, enfant de la balle, fille de Jean-Louis Trintignant, l'un des comédiens les plus brillants de sa génération, et de la réalisatrice Nadine Trintignant, dont la caméra filmera Marie, de l'aube de sa vie jusqu'à sa mort prématurée.
    Marie Trintignant, c'est l'inoubliable Mona de Série noire, d'Alain Corneau. Elle fut l'égérie de metteurs en scène tels Claude Chabrol, Michel Deville ou Pierre Salvadori, pour lesquels elle incarna des femmes écorchées vives, grandes amoureuses, atypiques, nostalgiques, délirantes ou névrosées.
    Elle fut aussi une amoureuse (elle eut quatre fils de quatre pères différents), une actrice engagée et une inconditionnelle de la poésie - passion qu'elle partageait avec son père.

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