• À la littérature, la recherche esthétique, les vies singulières, la langue libérée de toute entrave, la transgression?; au droit, les procédures réglées, les rôles établis, le langage figé, la reconduction de l'ordre.
    Rappelant l'imaginaire de l'écrivain hors la loi, né dans le sillage des procès intentés en 1857 à Baudelaire et à Flaubert, cette opposition terme à terme dissimule à quel point droit et littérature ont partie liée.
    Car la soif de justice irrigue la littérature au point d'en faire un laboratoire du droit. En retour, les lettres peuvent être convoquées dans le prétoire, les romans participer à la formation des juges. La proximité de ces deux champs se manifeste également dans les débats théoriques qui traversent chacun d'entre eux, sur la place de l'interprétation ou le rôle du contexte. Et la censure elle-même, lieu de confrontation par excellence, tend aujourd'hui à prendre de nouveaux visages.
    Explorant les oeuvres de Truman Capote et Emmanuel Carrère comme de John Grisham, Juli Zeh, Tanguy Viel ou Franz Kafka, mobilisant des procès récents autant que les philosophes contemporains du droit, cette enquête révèle des solidarités inattendues entre légalité et légitimité, règle et vérité, responsabilité et liberté.

  • « La musique nous place sous l'empire du sensible, elle nous parle un langage qui peut nous faire perdre la raison et fermer les yeux. Différentes cultures imprègnent la musique, les compositeurs et les instrumentalistes et Richard Delrieu a contribué à ce métissage des cultures occidentales et orientales à travers un parcours singulier en France et au Japon.
    Véritable explorateur musical passionné par tout ce qui de près ou de loin contribue à la création, l'interprétation et génère l'émotion. Quelle aventure ! Depuis la fondation des Editions Delrieu par son grand-père, un jeune homme qui, à la fn du XIXème siècle quitte son village du Tarn-et-Garonne pour se lancer dans l'édition musicale à Nice, puis son père Lucien pianiste-compositeur à la destinée chahutée et enfin, lui.
    Raconter la vie d'un homme c'est croiser celle de beaucoup d'autres, personnages de la grande et de la petite Histoire, c'est aussi approfondir notre propre vie, ranimer nos émotions, revivifer nos souvenirs.
    Ce livre est une histoire de musique, d'aventures, de rencontre entre deux civilisations, de quête intérieure, c'est aussi l'histoire d'un amoureux sans frontières.»

  • Imaginez la nuit, Nohant, Chopin et George Sand. Il pose le dernier accord d'un Nocturne, elle écoute. « Le temps est suspendu et nous transporte dans l'azur de la nuit transparente, c'est la note bleue » dira-t-elle.
    Vivre et faire vivre dans l'écho de la note bleue est l'ambition de Pierre, pianiste puis chef d'orchestre. « La musique ne commande rien, n'explique rien, ne dicte rien, confie-t-il à Arielle la femme avec qui il aimerait partager l'azur de George Sand. A chacun de faire appel à sa propre émotivité, son imagination, ses sensations, pour essayer de peindre sa vie avec ses propres couleurs. » Mais la vie d'un chef d'orchestre n'est pas de tout repos. Face à des hommes et des femmes que rien ne prédisposait à être ensemble, il ne s'agit pas de battre la mesure ou de leur demander de commencer et de terminer en même temps.
    « L'écho de la note bleue » est l'histoire d'un homme qui fait de la musique son axe de vie. C'est aussi l'histoire de Pietro le premier violon, Frédéric le soliste, Charlotte et Martin les jeunes espoirs, et tous les autres, un directeur de conservatoire plus soucieux de rentabilité que d'art, une femme qui craint le bonheur, un père mélomane récalcitrant face à la vocation de son fils, mais pourquoi ? C'est aussi l'histoire de l'amour, l'amour qui s'invite quand on ne l'attend pas et repart de même. Et enfin qui est cette virtuose qui surgit si tard dans sa vie ?

  • à propos de Pépin IV : et quelques autres Nouv.

    Qui sont ces quelques autres ? Des hommes, des femmes, des enfants, ils sont à Manchester, Sacramento, Berlin, Bordeaux... La surprise est au coin de chacune des aventures pour sourire, surprendre, réfléchir aussi... un peu. Pas de fiction, la réalité est plus riche que l'imagination. Pas de fiction... sauf Pépin IV, ce roi de France né de l'observation de John Steinbeck. Mais est-il vraiment un personnage fictif ? N'est-il pas plus vrai que nature ?

  • Au centre du processus judiciaire, les émotions. La littérature, en représentant et en cultivant celles-ci, développerait empathie et pratique compréhensive du jugement. Cette thèse du mouvement « Droit et littérature » est discutée à partir de la nature même du droit : verbe et non émotions brutes.

  • Les relations complexes de la littérature et du droit ont pour pierre de touche la question de la transgression. Or celle-ci est toujours au regard de la loi, appréciée de manière contextuelle. Les limites, diverses d'une civilisation à l'autre, d'une époque à l'autre, et parfois, à l'extrême, dans un même champ culturel se déplacent, témoignant de la variabilité des lignes de partages que les normes sociales, morales, légales rendent communes. Juristes, philosophes, spécialistes de littérature questionnent ici, de l'Antiquité à l'extrême contemporain, diverses modalités des relations du droit et de la littérature.

    Avec le soutien de l'université de Paris-7.

  • L'ouvrage revient sur l'idée fort ancienne selon laquelle la littérature serait par elle-même porteuse d'une interrogation philosophique, voire qu'elle serait une instance de vérité. Il propose ainsi une analyse des méthodes suivant lesquelles elle construit des modèles de pensée empruntés aux sciences, à la sociologie ou à l'histoire.

  • Quoi de plus individuel, de plus lié à l'histoire personnelle de chacun que la culture ?
    Et cependant, cette culture dite " générale " dans les épreuves des concours renvoie les candidats à des oeuvres dont la connaissance est supposée objet d'un partage, et d'une exposition selon des critères bien définis.

    Tentant de surmonter une apparente contradiction, cet ouvrage propose aux étudiants une approche méthodologique de l'interrogation orale de culture générale aux concours, mais aussi des sujets, des réflexions sur des textes, des thèmes qui sont occasion de travaux et de lectures, dans le souci de concilier l'utilité, le libre exercice de la pensée, et le plaisir de la découverte. une cinquantaine d'exemples sont développés en partie ou totalement et constituent un guide, assorti de conseils techniques, pour l'approche de cette épreuve.

  • La littérature s'est pensée à un moment de son histoire dans un face à face avec le monde non écrit qu'elle construit comme son "autre". Borges, concevant l'oeuvre comme un univers autonome, et dans une certaine mesure Calvino et Queneau, membres de l'Oulipo, ont élaboré une conception du littéraire comme mise en ordre d'un univers sensible a priori informe. L'utilisation que font ces écrivains du fantastique, entre autres, témoigne de cette ambition.

  • Il y a un petit soleil dans cette Marine, un prénom bleu, qui, tel un infini indique la ligne d'horizon entre ciel et mer. Un petit soleil qu'un nuage vient obscurcir. Elle oppose à la destinée qui s'annonce, sa fraîcheur, sa jeunesse, son sourire. Une marche en apesanteur, des silences comme autant d'interrogations sur cet avenir qu'elle croit pouvoir enserrer dans l'espérance, des mots recouvrant le champ extensible des questions, auxquelles les réponses n'offrent que des échos perdus dans le lointain.

  • Ce volume propose un état des lieux de la recherche en droit et littérature. Né aux États- Unis, le mouvement Law & Literature se développe en Europe dans les années 2000 afin de réinterpréter, au miroir de la littérature et des arts rhétoriques, le dispositif et les enjeux du procès ainsi que le rôle des acteurs du droit, moins dans le but de représenter les univers judiciaires que de les problématiser. Ce collectif mêle approches généralistes sur la théorie et les finalités de cette confrontation et études de cas singuliers - qu'il s'agisse d'écrivainsjuristes européens ou de scénarios qui mettent en évidence un élément de droit ou surexposent un paradoxe propre à la discipline juridique.
    En rassemblant juristes et chercheurs en littérature, cet ouvrage se veut transdisciplinaire et comparatiste ; il développe un regard sur les littératures d'Europe par le prisme critique du droit, et souligne le rapport heuristique que les textes littéraires entretiennent avec les normes sociales et leur expression institutionnelle.

  • 8 vidéos, documents authentiques (fiction, pub, documentaire.) accompagnés d'un livret d'exploitation de 48 pages (information sur le document, scripts d'exploitation) et de fiches élèves en ligne.

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