• Brassens l'enchanteur

    Bernard Lonjon

    Une biographie chronologique sans équivalent.

    Mort à 60 ans le 29 octobre 1981, Georges Brassens est un enchanteur qui traverse les générations, chanté par de plus en plus de jeunes interprètes.
    On ne compte plus les chanteurs armés de guitares acoustiques qui refusent de desceller la statue du commandeur moustachu. Certains sont même devenus dévots - comble pour un anticlérical convaincu - et lui vouent une pieuse déférence. Des universitaires organisent des conciles pour le disséquer et raviver le volcan, pour le bonheur des fidèles.
    Ayant eu accès aux agendas de Brassens, Bernard Lonjon reconstitue une vie complète détaillant, année par année, ses activités : enregistrement de disques, spectacles, rencontres, voyages, activités personnelles. Il dévoile le contenu d'une bibliothèque Brassens gardée secrète, incluant certaines correspondances jamais publiées.

  • Brassens : j'aurais pu virer malhonnête Nouv.

    A l'occasion du centenaire de la naissance de Georges Brassens, le Sétois Bernard Lonjon nous invite à la découverte de la jeunesse tumultueuse de l'artiste.
    Entré en chanson par effraction, Brassens a montré les angoisses des hommes et leur cruauté tout en dénonçant leurs bêtises.
    Des bêtises ? Lui aussi en a commis dans sa jeunesse. Ce livre révèle, grâce à des documents inédits, les dessous de l'affaire des vols de bijoux, à Sète, en 1938 et 1939. Déroulé des arrestations, interrogatoires au commissariat et minutes du procès viennent appuyer les faits. Et montrent que le jeune Brassens, entraîné par sa bande de copains, y a pris une large part.
    Et ce pour notre plus grand bonheur car ces événements sont devenus fondateurs de l'oeuvre du barde sétois. Sans eux, pas de « mauvaise herbe », de « mauvaise réputation », de « Je suis un voyou ». Il l'a souvent dit : « Si je n'étais pas chanteur, c'est voleur que j'aurais été. Pas un escroc ni un assassin. Je ne me vois pas en train de buter un mec, non ; mais voleur oui, piquer du fric... Ça doit être bath. » Un livre qui vient conforter notre vision de l'esprit libertaire de Brassens.

  • Un éternel amoureux de la femme.

    On se souvient du « pornographe » un peu canaille, amateur de chansons paillardes, brocardant les putains, les pucelles et les femmes faciles. On n'a pas oublié le misogyne fustigeant les emmerdantes et les casseuses.
    Mais qui fut vraiment Georges Brassens (1921- 1981) ? Coureur de jupons ou « fidèle absolu » ?
    Tendre canaille ou amoureux transi ? Tous à la fois !
    En fin connaisseur, il a chanté la femme à tous les âges de la vie, et dans tous ses états, qu'elle soit épouse modèle ou veuve éplorée, adolescente ou fille publique et nous a dressé un bel inventaire de ses vices et vertus. Ce livre invite à rencontrer le troubadour sétois au petit air frondeur à travers les femmes qui ont marqué sa vie : sa mère Elvira, sa compagne Joha Heyman, la Jeanne et sa célèbre canne, mais aussi ses amours d'adolescent, les femmes mariées de ses années de vache maigre, la « princesse amoureuse du croque-note » débutant, les chanteuses qui firent ses premières parties, bref toutes « les jolies fleurs et les peaux de vache ».

  • Voici 4 inédits de Georges Brassens qui rendent cette archive sonore exceptionnelle : quatre chansons interprétées par Brassens en direct et en public au Pop Club de José Artur sur France Inter en 1972 (Stances à un cambrioleur, Fernande, Les Passantes, Le Blason). Le CD comporte également un entretien singulier donné pour Radio Montpellier en 1980 au Père Doumairon dans lequel Georges Brassens évoque la famille, la religion, l'amitié, le progrès, la mort avec gravité, esprit, humour. Impertinent et libre, Brassens avec générosité, tendresse et authenticité. Faisant fi des contraintes tyranniques des modes, il survole aisément ces idées avec un accent de vérité et une pointe de dérision qui frôlent l'enchantement. Dans son commentaire, Bernard Lonjon replace ces thèmes d'inspiration et de prédilection dans le contexte de la vie et de l'oeuvre de l'artiste sétois. Trente ans après sa disparition, Brassens est toujours parmi nous, y compris au coeur de la nouvelle génération de la chanson française. Artiste hors mode et transgénérationnel, il occupe une place unique dans notre patrimoine.

  • Maurice Chevalier fut l'artiste de tous les défis, l'inventeur du one-man show qui, en 70 ans de carrière, 60 films, 1 000 chansons, a conquis le monde. Le gavroche de Ménilmontant est même devenu, à force de talent et de pugnacité, une légende de Hollywood. Pourtant, à plusieurs reprises, il a failli sombrer. Accusé de collaboration active, puis de communisme aggravé par le terrible sénateur McCarthy, l'homme au canotier a toujours su rebondir, traversant avec une fausse désinvolture la Belle Époque, les deux conflits mondiaux, la guerre d'Indochine, celle d'Algérie et Mai 68 ! De Fréhel à Mistinguett, de Marlène Dietrich à Patachou, son sourire ravageur a séduit beaucoup de femmes aussi belles que célèbres. Les amours successives du "chéri de ces dames" ont défrayé la chronique. Également doué pour l'amitié, habité par l'écriture, Chevalier a été passionnément défendu par Elsa et Aragon, a fréquenté les dîners littéraires d'André Maurois et entretenu des relations épistolaires avec Cocteau, Gide, Carco ou Jouhandeau. L'auteur, Bernard Lonjon, produit ici quantité de lettres de Maurice Chevalier, qui s'y révèle candide et sincère. Des documents inédits qui permettent de reconsidérer ses "années noires".

  • Dans sa hiérarchie des plaisirs, Colette a accordé une place de tout premier ordre à celui du divin nectar. Bien avant d'incarner cette femme audacieuse qui a pris en main sa propre destinée, elle a été très tôt initiée au vin, durant son enfance à Saint-Sauveur-en-Puisaye dans l'Yonne. À l'instar de Montaigne et Rabelais, elle a donné ses lettres de noblesse au vin, grâce à son exceptionnel talent de plume et sa sensibilité féminine.
    La correspondance inédite produite dans cet ouvrage contient plus d'une centaine de lettres adressées à Jean Guillermet, éditeur et viticulteur du Beaujolais, et à Lucien Brocard, négociant en vins et spiritueux de Bercy, qui constituent une véritable ode au vin. Colette raconte ses rencontres avec la vigne et les vignerons, ses visites dans les caves. Elle n'hésite pas à prodiguer ses conseils avisés pour associer mets et boissons. Durant ses dernières années où elle souffrait d'arthrose, elle utilisa aussi le vin comme médication.
    Les amateurs de l'écrivain redécouvriront par cette lecture la vie et les passions de Colette, au rythme de pages riches d'une gourmandise bien française.

  • Avril 1910...
    Chaque soir, un homme seul, fatigué, se dirige subrepticement du côté du quai des tuileries, à paris. les bras chargés de petits paquets, il marche furtivement, un peu apeuré. arrivé au bord de la seine, avec d'infinies précautions, il se déleste de ses encombrants colis. les paquets ! ce sont des rouleaux de milliers d'images coloriées. des films que nous ne verrons jamais. mais qu'a-t-il à se reprocher ? rien.
    Rien que d'avoir fait preuve de génie. rien d'autre que d'avoir trente ans plus tôt inventé le cinéma. cet homme de 66 ans, ruiné, s'appelle emile reynaud. inventeur de la photo-peinture, créateur de la projection animée, l'ingratitude de ses contemporains l'a conduit au pire. c'est en 1877 au 39, place du breuil au puy-en-velay qu'émile reynaud inventa le praxinoscope. en découvrant la compensation optique, il venait de poser la première pierre de l'édifice du cinématographe.
    Puis reynaud dans son petit atelier de montreuil, après de longues années de balbutiements, inventa le cinéma d'animation et le film perforé. " ce n'est qu'en 1889 que lumière et edison, découvrent le théâtre optique d'emile reynaud et sa fameuse bande perforée actionnée par un pédalier de bicycle !... et c'est donc bien emile reynaud qui a inventé le cinéma puisque la bande perforée est le chaînon manquant ".
    Les lumière vont donc s'approprier l'invention de reynaud sans aucun complexe et dans la plus stricte illégalité. l'ouvrage de bernard lonjon nous éclaire longuement sur ce personnage : brillant inventeur, habile bricoleur, génial scientifique, professeur de talent, bon fils, père digne.

  • Presque trente ans après sa mort, Georges Brassens est devenu une figure mythique de la chanson française. Pourtant, certaines facettes de sa personnalité demeurent méconnues, même de ses inconditionnels. Sa complicité dans plusieurs cambriolages perpétrés avec sa bande de copains à Sète et ses démêlés judiciaires sont détaillés dans ce livre pour la première fois. Ils conduiront le jeune homme de vingt ans à s'exiler à Paris où il écrira ses plus beaux textes. Plus inattendue encore, la révélation de son dossier aux Renseignements généraux. Les RG le qualifient à l'époque de chantre des théories libertaires ' qui insulte la police, la gendarmerie et l'armée ' ! Nourri d'archives inédites, d'entretiens avec ses proches et d'anecdotes savoureuses, ce récit évoque l'immense poète à travers le charme et l'emprise de Sète, sa ville natale, son ' île singulière '. Il serpente entre l'histoire du XXe siècle et l'oeuvre de Brassens jusqu'à la réussite en pleine lumière de ce sculpteur de mots, brillant artisan de la rythmique. La jeunesse tumultueuse, les premières amours, les relations avec les staliniens et les francs-maçons, les amitiés ambiguës : Bernard Lonjon dresse le portrait d'un Brassens fougueux et inclassable. Jusqu'à ce que la Camarde ne le transforme en éternel estivant.

  • 11 octobre 1963. Alors qu'on lui passe commande d'un article pour rendre hommage à Piaf, qui vient de s'éteindre, Jean Cocteau a une troisième crise cardiaque. Fatale. Le poète surréaliste, le cinéaste, le peintre, l'homme de théâtre n'aura survécu que 24 heures à la reine de la chanson réaliste d'après-guerre et.
    C'est la fin d'une longue amitié ; pendant vingt-trois ans, ils se sont écrit. Elle l'appelle " le Ronsard d'aujourd'hui ", il lui trouve " un front de Bonaparte ".
    S'appuyant sur la correspondance inédite de ces deux monstres sacrés, l'auteur révèle la nature de cette longue amitié qui commence en pleine Occupation. Cocteau ne rate pas les premières des spectacles de Piaf, qui lit avec délectation tous les ouvrages de Cocteau, voit tous ses films, admire ses dessins et ses sculptures... Elle lutte chaque jour pour sa survie. Cocteau, lui, saupoudre sa vie de sagesse mortelle en espérant retrouver au plus tôt " l'autre côte du miroir d'Orphée ".

  • Au vingtième siècle, la chanson est le principal vecteur de la culture de masse diffusée par le disque et par la radio. Elle devient pendant la période charnière de 1939-1945 le reflet de la culture politique et l'un de ses médias privilégiés. Cinq millions de postes permettent à l'occupant nazi, aux collaborateurs mais aussi aux résistants, de communiquer. Communication qui se résume en trois mots-clés : propagande, information et divertissement. La guerre des ondes est violente. On chante partout. A Vichy, à Londres, dans les maquis, les stalags, les cabarets, a la radio, au cinéma. Tout évènement est prétexte à chanson : disparition, déportation, torture, mort. Les chants sonnent comme un long cri, traduisent une colère infinie, mais aussi un formidable espoir. Nourri des textes des chansons qui rythment le récit, Nuit et chansons fait revivre l'atmosphère de cette « drôle de guerre ». L'auteur établit aussi un pont permanent entre chansons d'époque et chansons contemporaines. On partage ainsi les vies de ceux qui ont vécu la guerre (Chevalier, Mistinguett, Piaf, Rossi, Brassens, Brel, Ferré.), les exilés (Ray Ventura, Germaine Montéro, Jean Sablon), ou ceux qui l'ont connu à travers la souffrance de leurs parents (Gréco, Barbara, Ferrat, .), sans oublier ceux qui sont nés après la guerre et qui l'ont chantée (Goldman, Rita Mitsouko, Sardou, Benabar, Renaud.)

  • Il était une fois une unique voix. Porte drapeau de la chanson réaliste, Édith Piaf, personnalité déjantée, addicte à l'amour et à l'alcool, a porté au pinacle la chanson française de la première moitié du vingtième siècle. Elle a beaucoup aimé les hommes dont elle fut tour à tour pygmalion, amoureuse, maîtresse, amante d'un soir. Elle a aimé l'amour avant tout.
    Ce parcours d'une vie hors normes retracées au rythme de ses hommes, ses amis, ses amants, ses managers, ses musiciens, ses paroliers, permet de mieux cerner la personnalité de Piaf, la môme au coeur d'artichaut. Au détour de ce récit mêlé de chansons autobiographiques, on croise Yves Montand, Georges Moustaki, Charles Aznavour, Jean Cocteau, Sacha Guitry, Eddie Constantine, Bruno Coquatrix, Charles Dumont, Michel Simon, Jacques Canetti, Gilbert Bécaud, Georges Brassens, Paul Meurisse. mais aussi son père, son frère, son confident Jacques Bourgeat avec qui elle échangea plus de mille lettres.
    Les hommes ont aidé Édith Piaf à traverser ses nuits peuplées de morts vivants et de cauchemars insondables. Ils l'aident à combler ses vides et taire ses angoisses. Comme elle le chantait : « J'ai le coeur trop grand pour un seul gars, c'est pour ça que j'écris l'amour sur toute la terre. » La vie de cette chanteuse à la voix exceptionnelle devenue irremplaçable, entrée au Panthéon des artistes, fut une belle aventure humaine, parsemée d'amours infinies, de chagrins inconsolables et de sentiments irrésolus.

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