Musique

  • Brassens l'enchanteur

    Bernard Lonjon

    Une biographie chronologique sans équivalent.

    Mort à 60 ans le 29 octobre 1981, Georges Brassens est un enchanteur qui traverse les générations, chanté par de plus en plus de jeunes interprètes.
    On ne compte plus les chanteurs armés de guitares acoustiques qui refusent de desceller la statue du commandeur moustachu. Certains sont même devenus dévots - comble pour un anticlérical convaincu - et lui vouent une pieuse déférence. Des universitaires organisent des conciles pour le disséquer et raviver le volcan, pour le bonheur des fidèles.
    Ayant eu accès aux agendas de Brassens, Bernard Lonjon reconstitue une vie complète détaillant, année par année, ses activités : enregistrement de disques, spectacles, rencontres, voyages, activités personnelles. Il dévoile le contenu d'une bibliothèque Brassens gardée secrète, incluant certaines correspondances jamais publiées.

  • Entre le public et lui circulait un courant de sympathie. Le bonheur était dans la salle. Le pouvoir mystérieux des chansons de Brassens était un révélateur puissant. Mac Orlan écrivait : « Il reproduit les bruits du monde, comme l'oiseau sur la plus haute branche d'un peuplier sait vous transmettre les éléments de la poésie des bois et des routes. » Jean-Claude Lamy a remonté le temps au fil des pages de cet album souvenir, illustré de nombreuses photos rares ou inédites. Il revisite chacun des lieux où vécut Brassens. Un pèlerinage sur les chemins d'un artiste heureux auprès de ses arbres. De Sète où il naquit le 22 octobre 1921 à l'impasse Florimont, où il passa vingt années au côté de Jeanne. De sa maison de la rue Santos-Dumont, où il aménagea un studio d'enregistrement en sous-sol, au village de Saint-Gély-du- Fesc (Hérault) où il a fini ses jours une semaine après avoir soufflé ses soixante bougies. Un CD rassemblant dix chansons rares, issues des archives sonores Universal Music, d'enregistrements réalisés par des amis ou effectués par Brassens lui-même dans son studio est offert avec cet album.

  • HF. Thiéfaine

    Sébastien Bataille

    • Archipel
    • 21 Octobre 2021

    Hubert Félix Thiéfaine ne fait rien comme les autres. Voilà plus de quarante ans - depuis la sortie de son premier disque en 1978 - qu'il marche à contre-courant, quitte à en devenir populaire. C'est ainsi que l'esthète underground de « 113e cigarette sans dormir », l'oniriste destroy d'« Alligators 427 », le créateur de l'hymne libertaire « La Fille du coupeur de joints » est aussi façonneur de ballades intemporelles (« La Ruelle des morts »). Et toujours sans avoir l'air d'y toucher, dans l'indifférence des médias mainstream.
    La route fut longue, toutefois, jusqu'à la reconnaissance. Mais qui d'autre, aujourd'hui, remplit sans effort les Zénith de France sans nouvel album et sans promotion ? Dans une époque où tout doit « faire sens », ce loup indomptable continue de livrer des chansons outrageusement surréalistes et néanmoins lucides. Son humour acide, son romantisme noir, ses divagations mélancoliques agissent comme une liqueur forte dans le coeur d'un public transgénérationnel, véritable « armée des ombres » qui lui reste fi dèle depuis près d'un demi-siècle.
    Provocateur et hypersensible, « trouble-fêtard » et solitaire, Thiéfaine l'est tout à la fois. Mais engagé ? « Je n'engage que moi », répond l'« animal en quarantaine », convaincu avec Nietzsche que « tout esprit profond avance masqué ». Masques que Sébastien Bataille, avec l'amicale complicité du chanteur, soulève ici un par un, de Tout corps vivant branché sur le secteur... à Géographie du vide, son 18e album, remontant le fl euve de sa création pour mettre en lumière un Thiéfaine alchimiste des mots, érudit, visionnaire, « dernier monstre sacrément poétique de la chanson rock française ».

  • Balade en saxo dans les coulisses de ma vie Nouv.

    Les Mémoires de Papagroove.

    Issu d'un milieu protestant, Manu Dibango débarque à Saint-Calais (Sarthe) pour poursuivre ses études avec seulement 3 kilos de café pour les payer. Étudiant à Chartres, puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz et apprend le piano ; mais c'est à Reims, où il prépare le baccalauréat, qu'il s'initie au saxophone et commence à se produire dans les « boîtes ». Suivra un long séjour musical en Belgique et notamment au Tabou de Bruxelles...
    Cet ouvrage compose l'autoportrait d'un musicien dont le talent finit par s'imposer, grâce à un facteur que lui-même nomme la chance. Le parcours de cet artiste est un paradoxe permanent : dans cette Afrique à laquelle il s'entête à se consacrer, il n'a jamais été reconnu à sa juste valeur ; en France, il reste africain avant d'être musicien ; mais, dans le reste du monde, c'est une star.
    Dans cet ouvrage, le patriarche, qui nous a quitté le 24 mars 2020, se retourne sur le chemin accompli et se rappelle les hommes et les espaces vers lesquels la musique l'a conduit. Au fil de son récit, l'Afrique, la France et l'Amérique sont évoquées avec passion.

  • Il y eut d'abord la volonté de réussir là où son père avait échoué pour l'amour d'une femme, sa mère, volonté nourrie à la fois par la passion de la chanson et un désir de vengeance personnelle.

    Serge Lama avait foulé ses premières scènes porté par une ambition arrogante. Prêt à tout dévorer. Un accident de voiture a brisé net cet élan. Un signe, sans doute, pour un homme qui croit au destin. On ne sort pas indemne d'une tragédie. De la sienne, Lama sort physiquement et moralement brisé.

    À vingt-deux ans, il vient de perdre son premier grand amour et, le coeur et le corps boitant, s'apprête à conquérir le public. L'esprit serein, une fois le chagrin bu. Avec une rage de vivre supplémentaire. Une autorité nouvelle. Mais une sensibilité affirmée. Plus ouvert aux autres, plus humain. Donc prêt à être aimé.

    « D'aventures en aventures », Serge Lama a tracé son chemin, entre gravité et humour, avec un appétit de vivre qui force l'admiration. Fort de 55 ans de carrière, 22 albums studio et 9 albums live, il est l'un de nos chanteurs les plus populaires.

    Cette biographie documentée, riche d'une vingtaine d'entretiens avec ses proches, revient en détails sur la carrière de cet artiste généreux.

  • Bécaud : on vient te chercher Nouv.

    « Monsieur 100 000 volts » à la scène, Gilbert Bécaud l'était aussi à la ville. Son quotidien n'a cessé d'être un tourbillon de création et de passions : des journées à 200 à l'heure, des soirées de concert devant des salles combles reprenant en choeur ses refrains, des nuits de création de couplets qui ont fait le tour du monde.

    Pour la première fois, Jacques Pessis et Claude Lemesle racontent le parcours du compositeur surdoué, le chanteur qui cassait les pianos, mais aussi l'homme pudique qui se dissimulait derrière son sourire et ses cravates à pois.

    Une biographie à quatre mains qui est aussi un exercice de réhabilitation, démontant, preuves à l'appui, les clichés qui ont entaché son image. Vingt ans après sa mort, Jacques Pessis et Claude Lemesle lancent à leur ami Gilbert : « On revient te chercher ! »

  • Chemins de liberté

    Yves Duteil

    On savait Yves Duteil homme de plume et de notes. Mais l'homme d'action et d'engagements était resté dans l'ombre de sa carrière d'artiste.

    « De l'Île-d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe », il évoque les grandes rencontres de sa vie, de René Barjavel et Félix Leclerc, à qui il dédie « La langue de chez nous », à Jacques Chirac qui lui donna mission de dynamiser la chanson d'expression française. Sans oublier tous les artistes - Mireille, Brassens, Barbara, Renaud, Alain Souchon, Philippe Chatel, Véronique Sanson... - croisés sur ses chemins d'écriture et de liberté.

    L'auteur de « Dreyfus » (1997) et de « Respect » (2018) raconte en outre ses combats, notamment écologiques, qui l'ont vu quatre fois arborer l'écharpe de maire de Précy-sur-Marne et créer une école pour les enfants défavorisés de Pondichéry. Toutes choses impossibles sans Noëlle, son épouse, « ouragan de douceur » qui les entraîne dans une aventure humaine ouverte sur le monde, insoupçonnable de richesse et de diversité.

    Jamais encore Yves Duvvvvteil ne s'était raconté aussi intimement, sans omettre aucune des facettes de sa personnalité et de son parcours.

  • Depuis son single « La Loi de Murphy » (2017), Angèle ne cesse de conquérir de nouveaux publics. Brol, son premier album, a été la meilleure vente francophone de 2019. La chanteuse bruxelloise a créé un paysage de mélodies, de paroles, de sonorités définissant l'air du temps, infusé dans une identité à la fois drôle, sexy et colorée.

    L'influence d'Angèle est encore plus sensible depuis qu'elle est devenue role model et emblème d'un combat féministe moderne et exaltant.

    Prises de positions antisexistes, coming out, relation avec son frère, le rappeur Roméo Elvis... : cette biographie décrypte le parcours d'une jeune artiste devenue phénomène de société en incarnant les aspirations des jeunes filles d'aujourd'hui, avec simplicité, humour et engagement.

  • La première biographie du génie nonchalant du rap français Il se fait connaître sur internet en 2008. L'année suivante, il enregistre son premier album, Perdu d'avance, où chansons provocatrices, jeux de mots tendancieux et une chute coup de poing le font remarquer. S'il s'attire les foudres d'une partie du public, des médias et de la classe politique, il s'impose comme un acteur de la scène française.
    Né le 1er août 1982 à Alençon dans l'Orne, de son vrai nom Aurélien Cotentin, le rappeur maîtrise l'art de décrire ses contemporains avec acuité. Assagi, mais toujours incisif, il confirme son talent de portraitiste avec l'album Le Chant des sirènes (2011), qui suscite l'adhésion des jeunes de sa génération dont il dépeint le quotidien dans un monde en bouleversement. « Basique », « Tout va bien », « La Terre est ronde »... De titre en titre, enregistrés en solo ou avec ses amis rappeurs, il impose son personnage de loser nonchalant, doté d'une plume agile et d'un humour décalé.
    Sacré « rappeur le plus sexy du monde », le trentenaire caennais souvent comparé à Renaud pour son art de décrire « la classe moyenne, moyennement classe, où tout le monde cherche une place », comme il le chante dans « La place », est aujourd'hui une référence.

    Fruit d'une enquête menée auprès de ses proches, de ses amis rappeurs - dont Gringe - des professionnels et des fans, la première biographie consacrée à un artiste devenu aussi acteur et réalisateur.

  • « L'insolence cache beaucoup de choses, elle cache l'essentiel. » Artiste inclassable et insaisissable, roi du canular, Jacques Dutronc a trace´ son chemin a` l'intuition, sans chercher a` faire carrie`re. D'abord guitariste, il aborde la chanson (« un me´tier d'escroc ») par un curieux hasard. Dans les mid-sixties, ses succe`s, e´crits a` quatre mains avec son «meilleur ennemi» Jacques Lanzmann («Et moi, et moi, et moi», «Les Cactus», «Les Playboys»...), pointent de´ja` les de´rives de la socie´te´ de consommation, avec un sens de la formule qui fait mouche.

    Au cine´ma, ce faux de´sinvolte a fait preuve d'une rare exigence et tourne´ avec les plus grands, de Zulawski a` Pialat (il obtint le Ce´sar du meilleur acteur pour Van Gogh en 1992), en passant par Lelouch, Deville, Godard ou Chabrol.

    E´cologiste avant l'heure, Jacques Dutronc se cache souvent dans son repaire corse pour y « ranimer la flemme ».

    Nourrie des te´moignages de Franc¸oise Hardy et d'amis intimes, tels Jean-Marie Pe´rier ou Hadi Kalafate, cette biographie de´voile, derrie`re l'humour et l'insolence, la part la plus sensible de Jacques Dutronc.

  • Ariana Grande

    Danny White

    Avec son concert de bienfaisance « One Love Manchester », Ariana Grande, nouvelle icône des ados, a obtenu un assentiment populaire unanime. Moins de quinze jours après l'attaque terroriste qui fit vingtdeux morts lors de son concert à Manchester, la jeune chanteuse se tenait digne et compatissante face aux milliers de spectateurs venus assister à son concert hommage qui s'est clos sur sa reprise de « Over the Rainbow » - l'espoir d'un monde meilleur.
    À 26 ans, Ariana cumule les positions au top des charts et a déjà reçu une trentaine de prix, tant pour ses talents de comédienne que de chanteuse ! Cette biographie retrace l'itinéraire de la pop star, de ses débuts à Broadway et sur la chaîne Nickelodeon jusqu'à la reconnaissance et son statut de « nouvelle Mariah Carey ».
    Elle raconte son parcours, et analyse sa mue, de jeune et sage adolescente de sitcom pour enfants à la star glamour et sophistiquée qu'elle est à présent - un modèle pour toute une génération.

  • Louis Nucéra éprouva un coup de foudre amical pour Georges Brassens dès qu´il l´entendit chanter à la radio. Leur première rencontre eut lieu en 1954, à Nice. Jusqu´à la mort du chanteur, le 29 octobre 1981, ils dialogueront à l´infini.L´écrivain ne

  • Les bonheurs de la vie

    Sheila

    • Archipel
    • 19 Octobre 2016

    « Continuant à exercer ma passion de chanteuse, je sillonne la France pour vous parler et savourer le partage qui nous lie depuis plus de cinquante ans. Lors de nos rencontres, une question revient : "Comment faites-vous pour avoir toujours autant d'énergie ?" Question suivie de la phrase qui tue : "... à votre âge !
    Nous, on est vieux, maintenant." Ce à quoi je réponds :
    "Comment ça, on est vieux ? Vous plaisantez ? Nous avons la vie devant nous, il faut juste le décider." C'est ainsi que Sheila, qui a eu aussi sa part de coups durs, a décidé de nous redonner envie de goûter au bonheur de vivre. Ce nouveau livre, fruit de son expérience de chanteuse et de danseuse, rassemble ses secrets pour rester en forme à 70 ans, mince et pleine de tonus.
    Ainsi, elle raconte ses maîtres yogis, sa passion pour le sport, qui lui permettent de garder énergie et sveltesse.
    Elle livre ses recettes de forme, de diététique, ses techniques de respiration et décrit l'importance de la relaxation.
    Un livre émaillé de souvenirs où Sheila se raconte en toute sincérité, artiste et femme.

  • Dalida, Brassens, Brel, Aznavour... Trente années dans les coulisses d'une salle mythique !
    « Bruno Coquatrix, son directeur, n'a jamais rien écrit sur l'Olympia. Il me disait : «Je n'ai pas le temps. Mais toi, si ça te chante, prends des notes. Il faudra bien qu'un jour on sache ce qui s'est vraiment passe´ ici, devant le rideau et derrière, les nuits blanches que nous avons vécues pour redonner forme et vie a` notre théâtre, la sueur et les plumes que nous avons laissées pour que les étoiles continuent de briller sur les néons de la grande façade... Écris tout ça, je sais que tu ne me trahiras pas. » Aujourd'hui, Roger Morizot, 90 ans, régisseur de l'Olympia dès sa réouverture en 1954, raconte la célèbre salle de spectacle parisienne vue des coulisses. De fait, il les a tous vus s'y produire : Liza Minnelli, Marlene Dietrich, Josephine Baker, Miles Davis, Frank Sinatra, Claude François, Mireille Mathieu, Dalida, Hallyday, Brel, Brassens, Polnareff, Bécaud, Aznavour...
    Autant de noms qui ont brillé sur la façade du 28 boulevard des Capucines... mais pas toujours par leur comportement. De fait, Roger Morizot distribue lauriers et coups de griffes à l'adresse de ces artistes qu'il a côtoyés de très près - jusqu'à devenir le confident et l'ami de certains, tels Édith Piaf ou Jacques Brel.

  • Voici une balade musicale, poe´tique, litte´raire et robotique au sein d'un monde fascinant : celui de deux musiciens ne´s dans l'Ouest parisien, inventeurs de la « French Touch», et devenus figures de le´gende. Ensemble, ils ont me´tamorphose´ la musique e´lectronique. De Anonymat a` Z6PO, en passant par «Get Lucky», le festival de Coachella, Electric Ladyland, le Moog Cook Book, Phantom of the Paradise ou YSL version Hedi Slimane, l'univers des Daft Punk est ici re´ve´le´ par ses myste`res, savamment distille´s au gre´ des rares albums et apparitions publiques du duo casque´ dont l'oeuvre dense et prote´iforme a conquis tous les continents. Un paradoxe pour des artistes qui n'aspiraient depuis leurs de´buts qu'a` vivre... incognito.

  • Nul mieux que Thierry Séchan, frère de Renaud, n'a suivi d'aussi près l'itinéraire de l'artiste, depuis la sortie d'Hexagone jusqu'à son dernier album.

    « Voici donc un drôle d'abécédaire, un livre ouvert, à lire tout droit ou à consulter de travers, sur un artiste fermé que je lis à livre ouvert. Pas un roman, pas une fiche de police, mais un vagabondage entre les mots de Renaud, entre ses mots de toujours et ses maux d'aujourd'hui, dans les jardins de l'enfance, les forêts ombragées de l'adolescence, les plaines et les peines d'une vie éclairée par un soleil au zénith. » Cet album illustré inclut nombre de photographies inédites, dont beaucoup appartiennent à la famille du chanteur.

  • Élevé à Nancy dans un milieu bourgeois, CharlÉlie Couture sort diplômé des Beaux-arts en 1978, après avoir consacré sa thèse de fin d'études à la « polymorphie de l'esprit », enregistrant à cette occasion Douze chansons dans la sciure, son premier 33 tours autoproduit. Peintre, photographe, musicien, plasticien, chanteur, mais aussi et avant tout poète, CharlÉlie entame la construction de son oeuvre en dehors de tout sentier balisé.
    Deux ans plus tard, il est le premier français à rejoindre le label Island Records. En 1981, son album Poèmes rock dont est extrait le titre « Comme un avion sans ailes » lui vaut la reconnaissance. Plusieurs disques d'or récompensent son ascension fulgurante et le chanteur devient alors incontournable dans le paysage rock français. Débute une période de recherche et de quête artistique durant laquelle CharlÉlie déroute parfois critique et public, sans jamais sacrifier aux considérations mercantiles. Les Naïves, en 1994, lui permet de renouer avec le succès populaire. Insaisissable, il décide de partir vivre à New York en 2004 pour se consacrer pleinement à la peinture. Installé avec femme et enfants à Manhattan, il ouvre sa propre galerie tout en continuant la musique, avant de rentrer définitivement en France après l'élection de Donald Trump.
    À travers les témoignages de proches, d'amis, d'artistes ou de musiciens, mais aussi grâce aux entretiens menés avec CharlÉlie lui-même, David Desvérité retrace dans ce livre l'intégralité du parcours de cet artiste hyperactif et exigeant. S'y dessine le portrait d'un musicien humaniste auquel son public est toujours resté fidèle, d'un stakhanoviste de la création ne jurant que par le travail et l'abondance.

  • Une icône de la chanson française.
    Quand elle rencontre Juliette Gréco, en 1968, Françoise a 19 ans, Juliette 41. Ce jour-là, entre la biographe et la chanteuse débute une longue amitié.
    Née en 1927 à Montpellier, Juliette Gréco est élevée avec sa soeur aînée Charlotte par leur mère.
    Pour son action dans la Résistance, Juliette est emprisonnée à Fresnes, et libérée en 1942. Elle rejoint plus tard Paris et découvre la vie intellectuelle et artistique de Saint-Germain-des-Prés.
    Au contact de personnalités telles Sartre, Boris Vian, Albert Camus, elle commence à chanter, d'abord dans un bistrot de la rue Dauphine puis pour la réouverture du Boeuf sur le toit, en 1949.
    Elle y fera plus tard la connaissance de Miles Davis dont elle sera l'amante.
    Juliette Gréco devient très vite cette muse dont la voix (cette « douce lumière chaude », comme l'appelait Sartre) nimbe les caves de Saint-Germain-des-Prés. La reconnaissance vient peu à peu : elle entame des tournées à travers le monde, et tente même le cinéma (notamment un rôle inoubliable à la télévision, dans Belphégor en 1965).
    Ses relations sentimentales nourrissent le voile de mystère qui entoure la chanteuse : Boris Vian, Gainsbourg, Piccoli... et son dernier mari, le pianiste Gérard Jouannest, qui l'accompagnait depuis 1968.
    L'interprète de Si tu t'imagines, Les Feuilles mortes, Jolie Môme, Un petit poisson, un petit oiseau, Déshabillez-moi aura 93 ans, le 7 février 2020. Même si elle a dû interrompre sa tournée d'adieu en mars 2016, Juliette Gréco personnifie dans le monde entier, entre gouaille et sophistication, Saint-Germain-des-Prés.

  • Cet essai explore deux composantes essentielles de l'art de Brassens :- les thèmes de ses chansons : l'amour, la mort, Dieu, la religion, l'amitié ainsi que les valeurs comme l'engagement, la tolérance, l'esprit critique, sans oublier le monde animal et le monde végétal ;- les musiques : la richesse et le style qui les caractérise, leurs sources et leurs composantes techniques (écriture vocale, prosodie, harmonies, accompagnements, etc.), ainsi que leur rôle décoratif ou psychologique.Assorti de citations et d'exemples musicaux, cet essai permet d'appréhender la place de Brassens dans l'histoire de la chanson et souligne la singularité du poète et celle du musicien.

  • « Comment vas-tu, galopin ? » C'est ainsi que Georges accueillait Joel Favreau, avec « le plus beau sourire d'homme qu'on puisse imaginer », comme le disait Jacques Brel.
    Sa grande fierté est d'avoir, à l'aide de sa guitare, déposé quelques notes le long des chansons du maître, avec une complicité musicale, qui avec le temps s'est muée en amitié.
    Comment était Brassens dans la vie ? Cette question revient sans cesse, intrigue ses admirateurs.
    « L'homme qui a vu l'ours » témoigne dans ce récit des grandes qualités de coeur de « Georges ». L'humour, la générosité sans ostentation, la fidélité, la simplicité bourrue, l'extrême pudeur dissimulée derrière la provocation, ce n'était pas que de la littérature.
    Mais c'est aussi toute une vie que restitue Joel Favreau, avec ses épisodes émouvants ou cocasses, avec la figure sombre du père, les portraits des artistes qu'il a côtoyés depuis 50 ans, guitare à la main.

  • Corne d'Aurochs : ainsi Brassens surnommait-il son ami d'enfance. Emile Miramont se souvient : des parties de colin-maillard, des tartines beurrées de la rue de l'Hospice, du potache Brassens, de ses premières colères d'adolescent, de son éveil à la poésie et à la chanson, mais aussi des années qui précédèrent le succès.
    Servi par une belle émotion, ce livre dont le titre de chaque chapitre reprend un vers de Brassens décrit une jeunesse sétoise que l'on ignorait. Anecdotes à l'appui, l'auteur met en scène, en chair et en os, les personnages croisés par Brassens dont il essaimera ses chansons : des mégères « gendarmicides » de Brive-la-Gaillarde (Hécatombe), la petite Jo, cette demoiselle aux moeurs légères mises en scène dans Le Mauvais sujet repenti, mais aussi la Jeanne et l'Auvergnat, qui accueillirent l'oiseau tombé du nid chez eux, impasse Florimont en 1944.
    Un jour de 1948, rappelé par ses parents à Sète, Corne d'Aurochs dut quitter Brassens et l'impasse Florimont où ils avaient, deux années durant, tout partagé. De cet abandon, Brassens fut meurtri : il en fit une chanson, Corne d'Aurochs. Le surnom de son ami allait devenir célèbre. En 1952, présenté au public par Patachou qui tenait un cabaret en vogue à Montmartre, Brassens connaissait son premier succès. Quelques mois après, il passait en vedette à l'Olympia et toute la France reprenait Le Gorille, La mauvaise réputation, ses premiers succès. Les trompettes de la renommée n'allaient plus cesser de retentir jusqu'à la mort de l'artiste, en 1981.

  • « Brassens. Je n'ai rien entendu d'aussi surprenant depuis l'après-midi de 1938 où Charles Trenet m'apparut pour la première fois entouré d'elfes et de fleurs bleues sur le plateau de l'ABC » écrit Henry Magnan dans Le Monde du 2 octobre 1952. « C'est un garçon simple, presque fruste d'apparence, suant le trac à larges gouttes orageuses, hirsute de poil, flageolant du jarret et... pétri de talent » ajoute-t-il. Cette biographie embrasse les soixante années de vie du « Mauvais sujet repenti », titre d'une chanson de 1953, restée longtemps interdite d'antenne.
    Voici une biographie fidèle , due à un ami d'enfance de Brassens. Le texte a été contrôlé et approuvé par Pierre Onténiente - le fameux «Gibraltar» devenu son homme de confiance et son secrétaire particulier.
    Une biographie sensible : à travers ses chansons se profile en filigrane le portrait d'un grand poète mais aussi d'un grand musicien, d'un homme tendre et farouche qui a fait de son oeuvre la priorité absolue de sa vie.

  • Une biographie de référence.
    En 1972, trois ans après son premier 45 tours, paraît Amoureuse, un premier album produit à l'américaine, en rupture avec la variété traditionnelle. Grâce à sa voix au vibrato reconnaissable, Véronique Sanson, 23 ans, impose un style qui fera école. Depuis un demi-siècle, à la fois conquérante et fragile, rockeuse et classique, elle chante l'émoi amoureux, la liberté indomptable, le désir de la fugue, le mal de vivre, les paradis artificiels... Et ses chansonsconfessions forment une oeuvre majeure.
    Son personnage a deux facettes. Si « Véro » est une musicienne au talent reconnu, elle est aussi une femme imprévisible, qui se grise à la « douceur du danger ».
    Fruit d'une enquête menée auprès de proches et collaborateurs, ce livre questionne cette « drôle de vie ». Il dévoile la vraie nature de sa liaison avec Michel Berger ; sa relation à la fois énamourée et violente avec son père, à l'origine d'une vie sentimentale tumultueuse (Stephen Stills, Etienne Chicot, Pierre Palmade...) ; son addiction à l'alcool ; les dessous de « l'affaire Allah », montée de toutes pièces à une période où elle connaissait une baisse de popularité ; ses rapports de rivalité avec France Gall...
    Elue en 2017 " Femme de l'année " par le Prix de La Closerie des Lilas, Véronique Sanson a recommencé à se produire sur scène, après avoir vaincu un cancer des amygdales.

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