Peters

  • Ce volume présente les contributions des cinquièmes Rencontres Internationales organisées à Lausanne par la Fondation harmoniques en septembre 2010. Il offre un regard panoramique et des études à plusieurs voix sur la variété des écoles de facture de piano et des styles pianistiques à l'époque de Chopin. C'est la conjonction de l'observation scientifique, de la connaissance des sources historiques et de la pratique artisanale qui constitue l'intérêt principal de ces communications. This volume comprises the proceedings of the fifth International Congress which was organised by the harmoniques foundation and held in Lausanne during September 2010. Through the juxtaposition of scientific observation, historical research and practical instrument-making in the assembled essays, an impressive diversity of piano making and playing encountered in Chopin's time unfolds.

  • Domaine partagé entre arts de la scène et arts visuels, l'étude des interactions entre musique et geste est encore peu visitée par la recherche interdisciplinaire. S'adressant à des musicologues, des historiens de l'art, du théâtre et de la danse, le présent ouvrage invite à l'exploration des diverses facettes du jeu scénique, tel que pratiqué sur une période allant de la tragédie lyrique sous le règne de Louis XIV à l'avènement du mélodrame théâtral et à l'essor du Grand Opéra au cours des premières décennies suivant la Révolution. Les treize études de ce volume portent sur l'émergence de nouvelles pratiques dramaturgiques dans le domaine de la danse et du geste au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. Sont également mises à jour les influences réciproques entretenues dans la France de l'Ancien Régime avec d'autres courants artistiques, tels que le ballet en action viennois ou les traditions théâtrales foraines héritées de la commedia dell'arte. Le volume est agrémenté de nombreux exemples musicaux, facsimilés et documents iconographiques, et offre en annexe le texte complet de deux pièces inédites, L'Acte Pantomime ou la Comédie sans paroles (1732) et Le Réveil des Vaudevilles (1749).

  • Le présent ouvrage ne prétend pas proposer une histoire de l'édition de musique de 1550 à nos jours. Il consiste en une collection d'études explorant un versant foisonnant de l'histoire de la musique, l'édition musicale, depuis les premiers imprimés et l'insertion de portées dans les périodiques anciens jusqu'à la restitution critique des musiques du passé. Les approches retenues portent sur l'objet lui-même et ses techniques autant que sur des critères purement musicaux ; sur les relations entre l'activité des éditeurs avec le concert et la scène ; ou encore sur les questions de choix de sources et les partis pris de restitution dans le domaine de l'édition musicologique contemporaine. Il est aussi un recueil de textes conçus en hommage à Jean Gribenski, dont l'enseignement à la Sorbonne, puis à l'Université de Poitiers, a reposé sur une méthode historique accordant au document une attention méticuleuse. Chaque texte s'appuie donc, comme l'enseignement du maître, sur un document dont l'analyse vise à éclairer des pratiques artistiques, sociales, commerciales ou scientifiques. Conçus par des collègues et d'anciens étudiants, il profite des avancées spectaculaires de la recherche dans le domaine de l'histoire de l'édition musicale française au cours des quarante dernières années.

  • Les chansons populaires, les hymnes politiques, les chants traditionnels, les compositions savantes ou les morceaux produits au sein de la culture de masse ont en commun d'exprimer, du xixe siècle à nos jours, les combats ou les rêves des Espagnols ; ils témoignent également, dans leurs avatars successifs, des sentiments identitaires en évolution et des crises traversées. Les contributeurs de ce livre s'interrogent sur la chanson comme forme musicale autonome associant un texte à une mélodie et générant une pluralité d'expériences de partage et d'écoute, dans une perspective d'histoire culturelle qui s'attache à examiner les interactions de l'individuel et de l'émotionnel, du sensoriel, du collectif et du politique. Les notions de « variation » et d'« appropriation » permettent d'éclairer cette nature mouvante en soi de la chanson, dans laquelle surgissent parfois les échos du passé, ou les traces d'autres « performances ». Interprétée, adaptée, traduite, parodiée ou tout simplement incarnée dans des voix et des corps différents, elle se caractérise par cette aptitude à se laisser transformer en profondeur au fil des époques, des crises et des variations de goûts.Les articulations thématiques de cet ouvrage la présentent successivement, à travers quelques cas d'étude, dans sa construction comme spectacle et expérience sensorielle et intellectuelle, comme investissement collectif, comme outil mémoriel ou témoin des rapports aux modernités successives et, enfin, comme un enjeu technique, en vue de sa reproductibilité, qui s'accompagne toujours d'évolutions esthétiques, mais aussi économiques. Forme mouvante en soi, nourrie de voix individuelles et collectives, la chanson est l'expression ultime de la culture comme circulation et bouillonnement infatigables.

  • Les Actes du colloque international Claude Le Jeune et son temps en France et dans les Etats de Savoie (1530-1600) (Chambéry, 4-7 novembre 1991), réunis par Marie-Thérèse Bouquet-Boyer et Pierre Bonniffet, font le point de l'état actuel de la recherche autour de Claude Le Jeune. La découverte aux Archives Capitulaires de Turin d'un manuscrit d'une seconde messe de ce compositeur, recréée en première mondiale par l'Ensemble Sagittarius, lors de l'inauguration de l'Institut de recherches et d'histoire musicale des Etats de Savoie, est particulièrement significative du rôle joué par les Etats de Savoie dans la diffusion musicale au XVIe siècle et de l'intérêt démontré par les autorités et les musiciens envers l'un des plus grands musiciens français: c'est la raison de ce colloque que les organisateurs ont voulu résolument pluridisciplinaire. Profondément marqué par les divisions religieuses, excellemment français mais attiré aussi par l'Italie, musicien parmi les poètes et humaniste parfait, Claude Le Jeune est la figure centrale de ce volume réalisé grâce aux contributions d'historiens, de littéraires et de musicologues français et étrangers qui n'ont pas craint une étude comparée, féconde en enseignements et ouverte sur l'Europe du XVIe siècle.

  • Du scandale de Tannhäuser à Paris en 1861 jusqu'aux immenses succès des représentations des années 1890, l'oeuvre de Wagner occupe une place centrale dans l'imaginaire musical français de la fin du XIXe siècle. Face à l'imposant modèle du drame lyrique, les compositeurs français partagent tous une même préoccupation : comment écrire un opéra après Wagner ? Ce livre explore l'une des réponses possibles à cette question en livrant une étude de cas sur Le Roi Arthus, unique opéra d'Ernest Chausson (1855-1899). En reconstituant d'abord la genèse de l'oeuvre grâce à des documents inédits, puis en analysant la version finale de la musique et du livret de Chausson, ce travail fait ressortir la dialectique complexe qui s'établit entre Le Roi Arthus et les opéras de Wagner, en particulier Tristan und Isolde. Il retrace enfin la réception de l'opéra, créé au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles en 1903, poursuivant ainsi la question du wagnérisme à travers les réactions de commentateurs comme Henry Gauthier-Villars, Gabriel Fauré, André Messager et Paul Dukas.

  • Brillant théologien et diplomate de l'Université de Salamanque, Jean de Ségovie verra sa vie transformée lorsque, en 1431, ses supérieurs l'envoient à Bâle pour assister au Concile. Son combat en faveur de l'idée conciliariste est bien connu des historiens, au point de laisser dans l'ombre son ardente défense de l'Immaculée Conception. On lui doit en effet la formulation conciliaire du dogme, mais aussi la composition d'un office liturgique du plus haut intérêt pour l'histoire du plain-chant. Au point de vue musical d'abord, puisque l'auteur (Jean de Ségovie lui-même?) se sert de toutes les possibilités offertes par le développement de la théorie modale à des fins expressives, mais aussi au point de vue littéraire, puisqu'on y voit admirablement résumée toute la somme d'érudition que le théologien espagnol avait réunie pour prouver que la Conception de Marie avait été immune du péché originel. Une petite oeuvre, certes, parmi les grands traités de Jean de Ségovie, mais certainement aussi celle qu'il a le plus aimée.

  • Jean-francois le sueur

    Jean Mongredien

    Si l'on connaît aujourd'hui encore le nom du compositeur Jean-Fran- çois le Sueur (1760-1837), c'est essentiellement parce qu'il fut le maître d'Hector Berlioz. Le Sueur fut cependant en son temps l'une des figures de proue de la musique française puisqu'il fut même, sous l'Empire, le compositeur officiel de Napoléon 1er. Son oeuvre, qui n'avait jamais encore été l'objet d'une étude de synthèse, méritait d'être tirée de l'oubli. Le Sueur occupe en effet une place importante dans l'histoire de la musique, puisqu'il constitue le maillon de la chaîne qui va de Gluck à Berlioz. A partir de très nombreuses sources inédites, l'auteur étudie essentiellement dans cet ouvrage les théories esthétiques du compositeur, qui fut un novateur en matière de musique religieuse, puis sa musique révolutionnaire et enfin chacun de ses opéras qui se trouve replacé dans son contexte historique et social.

  • La note bleue

    Waeber Jacqueline

    C'est à l'occasion du 65e anniversaire de Jean-Jacques Eigeldinger que ses collègues et anciens élèves lui offrent ces mélanges réunissant dix-neuf contributions. Les essais de cet ouvrage sont répartis selon les deux principaux axes correspondant aux domaines de prédilection de Jean-Jacques Eigeldinger : Frédéric Chopin d'une part, la musique au miroir des arts d'autre part. L'oeuvre chopénien est ici exploré sous les angles de la philologie et de l'étude des sources, ainsi que de la pratique d'exécution, en remontant jusqu'aux origines du rubato ; ainsi que la réception de Chopin au cours du XIXe siècle, notamment mise en lumière chez ses interprètes Mikuli et Paderewski, ou encore chez Hugo Wolf et les poètes allemands. Les autres essais se situent dans la résonance de la vaste culture de Jean-Jacques Eigeldinger touchant les domaines littéraires, picturaux et musicaux depuis le XVIIIe siècle jusqu'au début du XXe, et où les questions propres à la spécificité française de l'esthétique musicale occupent une place privilégiée.

  • Avec la publication de ce Dictionnaire de musique en 1767, Rousseau aura doté le domaine musical d'un ouvrage somptueux dont l'importance se compare à celle d'Émile pour l'éducation, du Contrat social pour les sciences politiques et sociales, de la Nouvelle Héloïse pour la littérature. On oublie à tort qu'avant de se lancer dans la philosophie et dans la littérature Rousseau était musicien. Dans ses écrits sur la musique, plus qu'ailleurs, le « fondateur des sciences de l'homme » soutient une théorie relativiste et comparatiste des cultures humaines. La musique lui paraissant d'emblée la sphère idéale pour discuter du règne des universaux et des particularismes, il est amené à engager une lutte implacable à l'encontre de la théorie du déterminisme acoustique selon laquelle l'harmonie tonale serait le signe d'un état supérieur du progrès humain. Cette édition moderne du Dictionnaire de musique de Jean-Jacques Rousseau présente deux caractéristiques. Elle est, en premier lieu, une édition comparée du Dictionnaire de musique et des articles de musique que Rousseau avait écrits, en 1749, pour la grande Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. En second lieu, il s'agit d'une édition critique, une équipe de musicologues s'étant penchée sur ces textes pour en interpréter les contenus et valider l'apport de Rousseau au domaine des connaissances musicales.

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