Allia

  • Des arbres du Sud portent un fruit étrange Du sang sur les feuilles et du sang aux racines Un corps noir oscillant à la brise du Sud Fruit étrange pendu dans les peupliers» En 1939, Billie Holiday n'a que 24 ans quand elle interprète pour la première fois Strange Fruit. Non sans susciter le scandale, cette chanson évoque l'assassinat des noirs par lynchage. Protest song avant l'heure et symbole de la marche des Noirs vers l'émancipation, elle fut écrite par un Juif blanc new-yorkais, Abel Meeropol, qui recueillit les enfants Rosenberg après que leurs parents furent exécutés. La revue musicale britannique Q, a classé Strange Fruit parmi les dix chansons qui ont changé la face du monde. David Margolick montre son impact, musical et historique.

  • Loin des idées reçues, il apparaît que la techno est l'aboutissement d'une véritable pensée conceptuelle : celle qui vise l'harmonie entre l'homme et la machine, l'état de transe créé par la répétition des boucles sonores, une projection dans le futur.
    Des premiers DJs jusqu'à la popularisation de la techno et l'arrivée des autodidactes, de la musique underground à la musique de dancefloor, Jon Savage parcourt l'histoire de la techno en la resituant dans le contexte socioculturel des pays qui l'ont vu émerger. Le texte s'ouvre sur la description d'un concert de Orbital, Savage comparant les DJ aux personnages de La Guerre des étoiles... Avant tout, la techno est une performance, au sens artistique.

  • Nul doute pour John Cage, il serait un artiste. Mais, de là à choisir une seule et unique forme d'expression artistique, il y a toute une vie : architecture, peinture, composition de musique, théâtre, art du cirque, Cage touche à tout, laisse de côté, puis revient, et décide finalement que c'est la musique qui l'anime. Cette musique, cependant, il l'expérimente : Cage repousse les règles académiques et base ses oeuvres sur le silence et le hasard. Par ces fragments de 1989, d'une écriture fluide et ramassée, le compositeur dresse un tableau à la fois succinct et complet des moments forts et charnières de sa vie pourtant extrêmement riche, tout en va-et-vient, recherches et changements d'avis. Le tout, sans jamais se défaire de son humour et de son esprit de dérision inimitables.

  • Livre neuf. Modulations. Une histoire de la musique éléctronique. Si vous cherchez un point commun entre Daft Punk et Karlheinz Stockhausen, Giorgio Moroder et Aphex Twin, Public Enemy et Brian Eno, n'allez pas plus loin : ils font tous partie de la plus grande aventure musicale de la fin du XXe siècle (et du début de ce siècle), celle des musiques électroniques. Du futurisme italien jusqu'aux travaux de déconstruction sonore des musiciens de house ou de downtempo, depuis les montages de bandes magnétiques des précurseurs de la musique concrète jusqu'à l'extrémisme brutal du gabber et la douceur ouatée de l'ambiant, en passant par les fulgurances des pionniers de la musique hip-hop et les visions électro-funk des inventeurs de la techno de Detroit, "Modulations" est la première histoire raisonnée de ces musiques publiée en France. Chaque chapitre de volume collectif, rédigé par un spécialiste, à la fois amoureux sonique et critique érudit, couvre une période de leur développement ou une branche de leur activité créative. Des annexes complètent le panorama en s'attardant sur les sous-genres les plus importants et les styles connexes, tandis que des transcriptions d'interviews donnent la parole aux acteurs eux-mêmes. S'adressant au néophyte autant qu'à l'amateur éclairé, "Modulations" offre au lecteur les clefs pour comprendre le texte et le contexte d'unemusique qui a révolutionné notre approche tant de la composition que de l'écoute musicale, en réconciliant avant-garde et grand public.

  • À 32 ans, Glenn Gould décide de ne plus se produire en public en faveur des enregistrements en studio. Ce revirement dans sa carrière restait à ce jour une énigme. Il s'en explique ici, dans un texte étonnant. Pourtant, il affranchit d'emblée : il ne souhaite pas parler de musique. De quoi, selon lui, favoriser les révélations. Et en effet. Mais la forme même du texte est plus évocatrice encore ; dans ce dialogue avec lui-même, l'auteur met en scène un subtil jeu de thèses-antithèses. L'attraction magnétique que le musicien exerce sur son public ravit ici, au sens propre et figuré, le lecteur.

  • Le critique Jon Savage a compilé ici pas moins de trente années d'entretiens avec les membres du plus mystérieux quatuor du punk : Joy Division.
    Complétées par de multiples anecdotes récoltées auprès de l'entourage du groupe, ces interviews nous font pénétrer dans l'intimité d'un parcours individuel et collectif, une histoire qui s'écrit tandis qu'elle s'énonce.
    Elles évoquent la destinée tragique de Ian Curtis, parolier de génie, figure à jamais mythique de la scène musicale anglaise et qui continue dans ces pages à exercer son magnétisme légendaire. En arrière-plan, c'est aussi les contours d'une ville qui se dessinent, Manchester, qui a entièrement façonné ces musiciens. La vivacité de la langue orale ressuscite un groupe, dont la réunion aura été aussi accidentelle qu'extraordinaire.

  • Parmi tous ses ouvrages, Adorno attachait la plus grande importance à ce texte-ci, qui résume à lui seul toutes ses thèses sur le processus moderne qui fait de l'art une simple marchandise. En appliquant ses idées à la musique, Adorno en cerne les difficultés actuelles.
    Omniprésente, la musique est devenue une marchandise et nous prive de la faculté d'écoute, indispensable à l'appréciation esthétique. Réputée éthérée, au-delà des choses matérielles, la musique est devenue le véhicule de la publicité. L'élève d'Alban Berg plaide pour une écoute désintéressée et exclusive. Un texte dérangeant, parfois provocateur, au croisement de la philosophie, de la sociologie et de la musicologie.

  • Montage d'entretiens avec les protagonistes du punk-rock américain, ce livre vivant, drôle, tragique, nous plonge dans la vie quotidienne du Velvet Underground, des Stooges, des New York Dolls, de Patti Smith ou encore des Ramones. Les acteurs relatent avec gouaille des anecdotes délirantes, on rit des frasques d'Iggy Pop ou de l'impayable Dee Dee Ramone. Les amitiés indéfectibles côtoient les antipathies et les amours explosives. Tous dévoilent leur mode de vie extrême, moins centré sur l'image que le punk anglais, refusant le peace and love des années 1960 et la culture de l'argent roi qui naît avec les années 1980. Mais l'innocence paradoxale verse un lourd tribut à ses excès (overdoses, prostitution) et manipule la dérision comme une arme de destruction massive.

  • Dans cette conférence donnée à New York en 1948, John Cage jette un regard lucide sur les débuts de sa carrière ponctués d'anecdotes édifiantes. C'est avec la plus totale sincérité que John Cage décrit ici le cheminement qui l'a conduit à devenir compositeur. Il a d'abord commencé par des études d'architecture. À ce sujet, il raconte, non sans humour, un voyage en France, pays qui lui sembla totalement recouvert d'architecture gothique ! Mais très vite, il se tourne vers la peinture et la composition. Il détaille ses influences, ses préoccupations et ses envies. L'éventail de ses références est à cet égard vertigineux : les mouvements de la danse moderne, le jazz, les futuristes italiens ou encore les rites des Indiens Navajo. Sans crier gare, il livre là, de manière extrêmement limpide, une théorie de la musique avant tout tirée de son expérience. On y apprend notamment que sa musique était diffusée à la radio durant la guerre pour démontrer que l'Amérique aimait l'Orient... John Cage se révèle ici, outre un "maître du hasard" à la manière de Duchamp, un immense pédagogue.

  • États-Unis, années 50. Nick Tosches nous entraîne dans les débuts de l'industrie du rock'n'roll, dans les magouilles et autres règlements de compte qui jalonnent son histoire. il explore avec l'acuité du journaliste et la langue emportée de l'écrivain les coulisses d'une industrie qui a délaissé de grands musiciens aujourd'hui injustement méconnus, tant lLa compétition entre maisons de disques et la mafia en ont brisé quelques-uns... Et, au passage, Tosches prend un malin plaisir à détrôner les icônes, tels Elvis et les Beatles, ce "groupe de filles idiot avec des organes génitaux mâles".
    Truffé d'anecdotes, ce panorama littéraire de la scène rock présente les qualités d'un véritable documentaire, la neutralité en moins : le ton irrévérencieux est de mise et il réjouit.

  • «Et l'on pourrait ici s'extasier à bon droit sur les vertus thérapeutiques de la musique ou sur sa docilité aux mains des guérisseurs. Mais l'on peut aussi en venir à penser­­­­, qu'à l'image des remèdes les plus efficaces, elle doit être ce que l'on nomme une arme à double tranchant. Témoins, les singuliers malheurs de ce magicien hindou, condamné par un empereur cruel à éprouver sur lui-même les terribles vertus du chant de la flamme, et que ne sauva nullement la ruse qu'il avait imaginée de ne chanter qu'immergé jusqu'au cou dans l'eau d'un fleuve. Dès que la voix s'éleva, l'eau se prit à bouillir, puis la flamme monta qui, aux dernières notes, achevait de dévorer le chanteur.» La musique est mystère, la musique est danger, mais surtout, la musique reste possibilité. Il ne s'agit pas d'un spectacle reçu passivement, le temps de se divertir. Au contraire, elle déborde toujours du cadre de l'écoute pour créer chez l'auditeur des passions nouvelles, capables de modifier le cours de sa vie.
    Avec cette conférence prononcée le 20 janvier 1929, à l'occasion d'un concert du surréaliste André Souris et d'une exposition de tableaux de René Magritte, Paul Nougé signe l'un des textes majeurs du surréalisme. À la hauteur des manifestes du mouvement, La Conférence de Charleroi est à la fois une théorie artistique, une philo­sophie générale et un pamphlet politique à même de remettre en cause le classicisme comme les avant-gardes.
    L'originalité, la sincérité et le rejet des normes, voilà les moteurs de Nougé, dont les idées foisonnantes influencèrent Guy Debord et les lettristes. Avec un esprit d'une indépendance rare, l'écrivain tourne le regard vers les espaces qui restent à explorer par les artistes de tous horizons. Ne soyez sûr que d'une chose : «Il est certain­­­­­ que la musique est dangereuse.»

  • À sa parution en 1999, ce livre est d'emblée devenu la bible de la techno. Sicko vous entraîne sur les pistes de ce genre inclassable et en dépeint les figures pionnières, aussi fascinantes que diablement novatrices.
    C'est aussi le rêve collectif d'une ville, Detroit, que Sicko retranscrit : depuis les fêtes underground des années 80 jusqu'au boom électronique de la décennie suivante, en passant par les débuts des «Belleville Three», LES créateurs du son techno : Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson. Sicko décrit un véritable phénomène culturel, tant l'émergence de cette scène tient du miracle, une conjonction de facteurs inattendus et explosifs : une époque, un lieu, des moyens techniques et des personnalités hors du commun, qui éclaboussent encore la scène musicale mondiale.

  • Plus qu'une histoire du rap à proprement parler, Can't Stop Won't Stop (d'après la devise du fameux gang des Crips) est avant tout celle d'une génération et de ses combats pour être reconnue dans un contexte politico-social qui aurait voulu la réduire au silence et à l'invisibilité. Je Chang examine à la loupe, fort de centaines d'entretiens et de recherches minutieuses, les quatre phénomènes principaux qui fondent son expression : les MC's (Masters of Ceremony), les DJ's, la breakdance et l'art du gra ti.

  • Le rock'n'roll n'a pas commencé avec Elvis, c'est ce que montre ici N. Tosches en offrant une hallucinante galerie de portraits de ces héros obscurs, tous plus déjantés les uns que les autres.

  • Quel touriste étranger n'associe pas La Vie en rose à la France, qui ne s'est pas imaginé à Rome en écoutant Ti amo ou en Espagne avec La Macarena ? Ces mélodies populaires sont tellement ancrées dans l'imaginaire collectif qu'elles ne sont plus les icônes du répertoire de leur interprète, celui-ci se dissolvant au profit d'une voix nationale, mais deviennent le symboles de la nation, son porte-parole. À travers trois chansons issues de la folk américaine, Greil Marcus lève le voile sur trois facettes d'une seule nation. Selon lui, elles permettent de définir la mentalité américaine. Par ces trois morceaux on découvre non seulement trois manières de parler des USA, mais aussi trois nations à l'intérieur de ceux-ci, chacune avec son histoire secrète, ses traditions et sa culture oubliées.

  • De l'herbe, des gangsters, la CIA, des intrigues politiques, des morts, sous les tropiques et sur fond de musique reggae. La Jamaïque des années 70, c'est l'ennui et la peur. Quand on demande à Bob Marley comment un rasta issu des bidonvilles ose circuler en BMW, il ne se démonte pas : « C'est une caisse conçue pour moi, c'est l'abréviation de Bob Marley and the Wailers. » Dans une société schizophrène, le mouvement rasta constitue une échappatoire. Dread et kilos de ganja dissimulent une angoisse sourde, l'île au taux de chômage record est au bord de l'implosion. « Babylon on a thin wire », disent les rastas. On apprend tout sur l'industrie du disque, les confl its post-coloniaux et les expressions locales, des plus savoureuses.

  • Bass culture

    Lloyd Bradley

    • Allia
    • 6 Avril 2017

    Au coeur des années 50, attirés par le sable fin, un tropicalisme bon teint, les vapeurs de rhum et d'herbe, la "coolitude" et la nonchalance affichées, les touristes américains débarquent en masse sur la petite île jamaïcaine. Bercés par les notes rythmées du ska, ils remportent avec eux dans leurs valises en vinyle de calypso. Ainsi est née l'une des industries musicales les plus populaires et prolifiques du vingtième siècle.
    Traquant les failles, les détours, les non-dits, les arrières-plans et les chemins de traverse de l'histoire du reggae, Lloyd Bradley creuse par le biais de reportages et de témoignages la piste d'une musique forgée en exutoire d'une société malmenée par l'esclavage, l'opression et la déportation.

  • Leonard Cohen inspire un respect rarement réservé à un artiste encore vivant. Et alors qu'il continue de créer une musique hors du temps, Liel Leibovitz invente un nouvel art de la biographie. De «Suzanne» à «Everybody Knows», il livre les sources d'inspiration du chanteur et recompose le puzzle d'une vie spirituelle, dans une véritable biographie philosophique. Du judaïsme au bouddhisme, de la poésie canadienne au rock'n'roll, il nous plonge dans une quête de sens et décrit la manière dont Cohen est devenu une star jamais égalée, mais aussi un véritable prophète. Reclus sur l'île d'Hydra avant de se consacrer au bouddhisme, Cohen échappe au cliché de la rock star. Mêlant anecdotes, analyse et contexte, ce portrait parvient à émouvoir, ce dont Leonard Cohen himself a convenu.

  • Ce montage sulfureux d'entretiens avec les acteurs de la scène techno allemande plonge le lecteur dans la vie nocturne du Berlin de l'avant et de l'après chute du Mur. Servi par la verve de l'oralité et des témoignages de premier plan, il montre que la techno est aussi bien artistique que politique ou... apolitique.
    Dans un Berlin dévasté, en proie à l'anarchie, les noctambules ont pris le pouvoir. Squats et autres clubs émergent. Les musiciens de Detroit (Jeff Mills et Juan Atkins) côtoient les Berlinois devenus stars (Westbam ou Marusha). Les DJ cultes et les artistes entrent aussi dans cette danse endiablée. Mais l'argot des fêtards le dispute à la confession intime, notamment celle de trois anciens hooligans de l'Est devenus des organisateurs réputés de rave.

  • Chronique érudite d'une époque et de sa musique, Sweet Soul Music peut se lire comme une galerie de portraits, ceux des personnalités marquantes de la musique soul du sud des États-Unis.
    L'on fait la rencontre de personnages légendaires, tels que Ray Charles, Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin ou encore Al Green. Cette extraordinaire épopée nous plonge dans une époque clé de la culture populaire américaine, moment où oeuvrent pour la première fois ensemble culture afroaméricaine et culture blanche, musique sacrée et musique profane. Fortement documenté, étayé de nombreuses interviews, Sweet Soul Music est un véritable roman, celui d'hommes et de femmes qui ont changé l'histoire de la musique populaire et participé au grand bouleversement des mentalités raciales et sociales.
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  • Hellfire

    Tosches/Nick

    • Allia
    • 26 Octobre 2001

    Je veux que les choses soient bien claires. Hellfire de N. Tosches est le plus beau livre jamais écrit sur un interprète de rock'n'roll [Jerry Lee Lewis], il est sans égal.
    G. Marcus

  • Pendant 1976 et 1977, le punk a rassemblé des stylistes originaires de banlieue, des victimes de Bowie, des adolescents fugueurs, des radicaux endurcis des années 60, des gays hommes et femmes, des artistes, des poupées de discothèque, des criminels, des drogués, des prostituées de toutes les confessions, des hooligans, des intellectuels, des obsédés du gros beat, des parias de toutes les classes sociales. Ce n'étaient pas seulement les groupes en eux-mêmes : le pouvoir qu'ils avaient venait de leur public. Le punk ne reproduisait pas les modes dominantes des beaufs : le sexe hérétique et la politique du genre étaient les clefs de son impact original. Soudain, vous n'aviez plus à rester seul. Vous vous immergiez. Vous preniez du bon temps en passant un mauvais moment. Vous étiez plein de poison. Vous attaquiez la génération de la Seconde Guerre mondiale : tout ce qu'ils ne pouvaient pas exprimer, vous le leur jetiez au visage, la lèvre supérieure bien raide laissant place à un regard vide et un geste violent. " Donnez-nous la Troisième Guerre mondiale que nous puissions revivre. " C'étaient des trucs durs, qui disaient à l'Angleterre ce qu'elle ne voulait pas entendre. Le punk exigeait une implication que beaucoup de fans de la pop et autres obsédés n'étaient pas prêts à assumer ; et, en vérité, les dangers d'une telle esthétique sombre commencèrent à s'exprimer en nombres de morts, en dépendance aux drogues, en cynisme - un nuage noir qui en a hanté beaucoup depuis. Il y avait cet horrible élan vers la destruction tête la première, conscient de lui-même : " vous pouvez toujours dire ", chantaient les San Francisco Sleepers, " si vous allez en enfer ".
    JON SAVAGE

  • Chaque danse a un nom, un pas, une histoire, un chant et une symbolique. Chez les Indiens d'Amérique, l'expression musicale, jouée ou entonnée, épouse le domaine du surnaturel. Il y a des chansons pour soigner des malades, d'autres pour générer la pluie, d'autres encore entendues en rêve. Quasi toutes sont dotées de pouvoirs magiques. La musique est une langue secrète, connue des seuls initiés. La rareté des mots en attestent, comme la prolifération des vocalises au son de la flûte, du tambour ou des crécelles.
    L'auteur décrit l'organisation sociale de chaque tribu, les croyances, les cérémonies et les instruments fabriqués dans le bois, la corne ou la carapace de tortue. Une civilisation entière apparaît sous nos yeux, avec ses rites secrets, ses incantations et ses danses.

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