Histoire de la musique

  • Durant un bref moment de grâce musicale au tournant des années 1980 et 1990, dans le prolongement de la révolution punk, les losers l'emportent enfin aux États-Unis. Alors que le conservateur Ronald Reagan entre à la Maison Blanche et que le hard-rock et la synthpop entament une décennie dorée, émerge sous l'impulsion de labels indépendants une scène rock qualifiée d'« alternative ». Et, avec elle, de nouvelles esthétiques : le grunge, les Riot Grrrls, la lo-fi... Il ne lui manque qu'une étincelle pour conquérir le monde : elle s'appellera Nevermind, deuxième album de Nirvana, paru il y a 30 ans en septembre 1991. Cette anthologie revient sur une période prolifique du rock américain et ses classiques (R.E.M., Nirvana, Cat Power) ses succès (Beck, Pixies, Sonic Youth) et ses trésors cachés.

  • Au milieu des eighties, le paysage musical noir américain est en pleine mutation. Le funk et la soul évoluent ; Michael Jackson et Prince deviennent des pop stars internationales ; une partie de la jeunesse se reconnaît davantage dans le hip-hop, en lien direct avec la réalité des quartiers noirs. De jeunes artistes sentent qu'ils peuvent faire la synthèse de toutes ces sensibilités, et cette musique prend le nom de R&B, terme générique utilisé depuis 30 ans pour qualifier la musique populaire noire. Jimmy Jam & Terry Lewis, Babyface & L.A Reid ou Teddy Riley sont les chefs de file de cette révolution qui débute avec les stars du new jack swing (Keith Sweat, Al B. Sure!), les boys bands élevés au gospel (Boyz II Men) ou les girl groups (En Vogue, TLC). Mary J. Blige, R. Kelly, Alicia Keys, Frank Ocean ou Beyoncé s'imposent dans le temps comme les nouveaux souverains de la great black music.

  • Pour le commun des mortels, la villa Nellcote est le lieu où les Rolling Stones enregistrèrent leur album Exile On Main Street. Cet enregistrement a été immortalisé par le photographe Dominique Tarlé, qui vécut six mois d'une vie de rêve à leurs côtés, et dont les photos, devenues introuvables, s'offrent un nouvel écrin grâce à ce livre. Benoît Jarry et Florence Viard se sont penchés sur la généalogie de ce bâtiment Belle Époque construit en 1905 dans la baie de Villefranche-sur-Mer et sur la cohorte bigarrée qui l'habita au fil des siècles :
    Milliardaires, diplomates, industriels réputés, survivants du Titanic, résistants et rockeurs. Par leur travail minutieux, ils nous invitent à un voyage sur la Côte d'Azur du début du XXe siècle et dans l'intimité d'un groupe de rock légendaire.

  • Au-delà des quelques artistes italiens qui jouissent d'une grande popularité en France, une multitude de pépites musicales reste à découvrir et c'est le projet de Buongiorno pop. Au menu de cette anthologie, cent albums - des historiques, des oubliés, des sous-estimés, de l'underground... - rassemblés sous le dénominateur pop, soit un format qui regroupe aussi bien le rock'n'roll (Adriano Celentano), le prog (Nino Ferrer), le jazz (Paolo Conte), le disco (Raffaella Carrà), la new wave (Litfiba) ou le rap (Jovanotti), des pionniers des années soixante à la réjouissante scène indie actuelle (Andrea Laszlo De Simone). Au fil des chroniques, certains aspects historiques ont été particulièrement mis en lumière, comme le rôle important de la contre-culture ou celui des femmes (Patty Pravo). À l'arrivée, ce livre est un plan pour voyager dans l'Italie de ces soixante dernières années, unifiée par la musique

  • Au printemps 1967, la pop psychédélique de Pink Floyd quitte l'underground londonien. Porté par les innovations débridées de Syd Barrett, le Floyd barrettien semble promis à un grand destin. Pourtant, début 1968, juste après l'intégration de David Gilmour, Roger Waters, Rick Wright et Nick Mason laissent leur leader sur le bas-côté. Aussi vulnérable qu'ingérable, broyé par le LSD, rejetant les impératifs de son ascension au nom de son idéal artistique, Syd est viré de son propre groupe.
    Inscrit dans son acte de naissance, l'épisode hante la mémoire du quatuor alors qu'il rencontre le succès mondial. En partant du postulat que l'effondrement de Barrett formate Pink Floyd, ce livre analyse en détail les ressorts de leur relation et montre comment le destin tragique du premier a déterminé l'évolution artistique du second.

  • Conçu en 1968 pour la télévision afin de promouvoir l'album Beggars Banquet, le Rolling Stones Rock and Roll Circus connaît un destin singulier. Les images tournées en studio alternent, sous le chapiteau dressé, musique rock et numéros de cirque dans une ambiance festive et chaotique. Avant Mick Jagger et ses comparses, des artistes pop, spécialement invités pour l'occasion, montent sur scène : John Lennon, Yoko Ono, Eric Clapton, Marianne Faithfull, les Who, Taj Mahal etc.
    Insatisfaits de leur propre prestation, les Stones renoncent néanmoins à toute diffusion. S'ensuit alors un black-out de vingt-huit ans. Quand le film de Michael Lindsay-Hogg paraît en 1996, il documente une époque à présent révolue. On y voit l'énergie créatrice et l'esprit communautaire prévaloir sur un show-business désormais standardisé.

  • En 1962, âgé de quinze ans, Geo Emerick décroche le job de ses rêves : il devient assistant ingénieur du son aux Studios d'Abbey Road. Dès sa deuxième journée il assiste à la toute première séance d'enregistrement des Beatles. À 19 ans il devient ingénieur du son en titre et se charge de l'enregistrement de leur album Revolver . Dans cet ouvrage il relate ses expériences d'ingénieur du son et nous fait visiter l'envers du décor des innovations musicales et des expérimentations sonores d'où résultèrent les meilleurs disques du groupe.

  • En 1967 James Brown sort «Cold Sweat», un titre que la plupart des historiens de la musique noire reconnaissent comme l'acte de naissance du funk. Il révolutionne la soul en basant sa musique sur le rythme, et son groove sur le premier temps de la mesure, inaugurant un nouveau style plus dansant. Au-delà de la soul, le funk puise dans tous les styles dominants et influencera ceux à venir (hip-hop, house). Nombreux seront les musiciens qui participeront à son essor (Sly Stone, Funkadelic, Kool & The Gang), à son anoblissement (Miles Davis, Herbie Hancock), à sa complexification (George Clinton) et à sa domination des charts (Michael Jackson, Prince). Cette anthologie explore l'univers complexe du funk et dessine une histoire qui s'écrit encore (Bruno Mars, Justin Timberlake, Daft Punk).

  • Le titre de l'ouvrage résume les raisons d'être de ces chroniques et regroupe le meilleur de celles-ci, faites de coups de coeur et découvertes d'albums, de groupes musicaux ou d'ouvrages littéraires. Le chroniqueur occasionnel n'hésite pas à porter des débats ( « Chanter en français... une gageure? ») ou à revenir sur la mécanique interne de ses albums dans le cadre des rééditions, pour Libé. L'ouverture d'esprit et la double casquette de chanteur et de critique de l'auteur permettent de lire ces chroniques comme un guide de l'air du temps à l'attention du lecteur curieux, tout en découvrant les fondements de l'univers si attanchant de Dominique A.

  • L'histoire de Francis Paudras et Bud Powell semble exceptionnelle, romancée. Et pourtant ce récit qui nous plonge dans le milieu du jazz à la fin des années cinquante à Paris est bien réel. Comment ne pas être séduit par ce jeune illustrateur passionné de jazz qui, découvrant petit à petit l'enfer que vit Bud Powell, son maître, décide de le sauver.
    S'en suit le récit de longues années, où la générosité côtoie le génie, pour le meilleur et pour le pire, à la rencontre de grandes figures du jazz et des clubs et bars qu'ils ont hantés des années durant.
    Tantôt solaire, tantôt cru dans la réalité qu'il dépeint, ce récit et également l'occasion de revenir, articles et témoignages à l'appui, sur l'évolution d'une musique qui était, à cette époque, à un tournant essentiel de son histoire.

  • Ceci est le récit du très mystique Rooftop concert privé des Beatles en janvier 1969 sur le toit du QG d'Apple, leur compagnie. 42 minutes entrées dans la légende, deux ans après leur dernier concert, eux qui avaient décidé d'arrêter la scène pour se concentrer sur le studio. Cette prestation live sera la dernière des Beatles avant l'annonce de leur séparation, en septembre de la même année, et possède donc cette aura si particulière que l'auteure rattache à l'Ascension du Christ. Avec humour (mais précision) elle revient sur cet épisode christique avec Ringo en Saint-Esprit, George en Fils et John et Paul en Père, par alternance. Les f!dèles aussi sont là pour accompagner la démonstration, jusqu'à la fin du concert, des premiers concerts en cave à la montée au ciel des Fab Four.

  • En 1994, Christophe Miossec, tout juste trentenaire, est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson « Non, Non, Non, Non (Je ne suis plus saoul) ». C'est dans un mélange de musique tendance rock acoustique et de chanson française que le public le découvre et l'adopte, le consacrant, aux côtés de Dominique A ou Arthur H, comme un des hauts représentants de la Nouvelle chanson française. Depuis son bout du monde brestois, il chante ce qu'il est et ce qu'il connaît, sur des albums aux titres clairs et crus (Baiser, Boire, À prendre). Il bâtit très vite son écriture au travers des petits riens d'une classe sociale prolétaire et des maux de son quotidien. Progressivement, ses textes directs et sans maniérisme s'universalisent, et il livre en 2018 son onzième opus : Les Rescapés.

  • Pour la première fois depus les trente-sept ans d'existence de Cure, un des membres de la première heure raconte leur histoire, le co-fondateur, co-parolier et ami de longue date du leader Robert Smith : Lol Tolhurst. Smith préfère laisser les chansons parler en son nom, faisant de Cured l'unique témoignage du groupe.
    Tolhurst s'est replongé dans leurs années de gloire (1976-1989) pour en tirer l'histoire inédite de Cure, levant le voile sur le fascinant Robert Smith. Depuis l'enfance de Smith et Tolhurst jusqu'à l'apogée du groupe, Cured surprend autant qu'il éclaire le lecteur. Révélant les hauts et les bas de cette histoire hors-norme que fut sa vie, Lol Tolhurst revient sur son parcours personnel, porté au triomphe puis dans une profonde détresse avant de trouver la rédemption.

  • De la sortie de Unknown Pleasures de Joy Division à celle de OK Computer de Radiohead, le Royaume-Uni a assisté à l'âge d'or de ses labels indépendants (Factory, Rough Trade, 4AD, etc), à l'accession au pouvoir de Margaret Thatcher puis à celle de Tony Blair et à la parution d'un nombre impressionnant d'albums qui marqueront définitivement l'image du rock anglais.
    Ce livre dresse le portrait de cette période musicale, de sa naissance avec la création des premiers charts indépendants à son déclin avec l'absorption des structures indépendantes. Les Smiths, Blur, les Stone Roses, Oasis ou Pulp, cette anthologie analyse cent disques qui ont construit l'image contestataire et indépendante du rock britannique associant dans un même élan des bastions comme Londres, Manchester, Glasgow, Cardiff ou Belfast.

  • « Sound of surprise », c'est ainsi que le chef d'orchestre américain Leonard Bernstein a défini une des inventions culturelles marquantes du début du XXe siècle : le jazz. Cette anthologie se présente non seulement comme un guide d'écoute, une discothèque idéale du jazz mais aussi une sélection de cent disques qui ont profondément marqué l'histoire de la musique afroaméricaine.
    Album après album, se dessine le portrait du musicien choisi, le récit de l'histoire du jazz, dans ses phases multiples, ses (r)évolutions successives. Louis Armstrong, Wayne Shorter, Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Miles Davis, Billie Holliday, John Coltrane, Dave Brubeck, Charlie Parker, Sun Ra, Cecil Taylor, Joni Mitchell, autant de figures essentielles dans un ouvrage qui l'est tout autant.

  • Marseille, ville rap ? Depuis les 60's, c'est pourtant le rock qui prévaut dans la cité phocéenne : en atteste ce deuxième tome de l'Histoire du rock à Marseille qui couvre ces quarante dernières années. Acteur de ce mouvement, Pascal Escobar continue le travail de mémoire commencé par Robert Rossi et rassemble dans un indispensable ouvrage les groupes constitutifs de la scène rock marseillaise. Au fil des pages, on retrouve le rock des Neurotic Swingers et de Oaï Star, la pop de Nasser, Aline et des Husbands, la new wave d'Hôtel du Nord, le rock indé d'Elektrolux, le rockabilly des Mosquitos, le noise de Kill The Thrill et tous les lieux et collectifs incontournables qui les ont accueillis et permettent à cette musique d'exister.
    Marseille, ville rock !

  • En route vers Woodstock est le témoignage des espoirs et des combats d'une génération en rupture avec le rêve américain, les babyboomers, retraçant ses mouvements, expliquant ses racines et analysant ses révolutions. Avec la musique comme fil conducteur, c'est une Amérique en mutation qui est ici décryptée, rythmée par un cortège auquel prennent part Bill Haley, Elvis Presley, Joan Baez, Jimi Hendrix, et surtout Bob Dylan mais également Jack Kerouac, James Dean, Ken Kesey, Martin Luther King, le clan Kennedy... Jusqu'à l'ultime couronnement, le symbole de ces années mémorables :
    Trois jours de de "paix, musique et amour" le 15, 16 et 17 août 1969, pour un festival mythique qui faillit ne jamais voir le jour, dont les artisants et parcipants restèrent à jamais nostalgiques.

  • Cet ouvrage retrace la carrière musicale des Rolling Stones et notamment les conditions dans lesquelles ils passent du statut de cover band fondé par Brian Jones en 1962 à un groupe de pop de renommée internationale en contribuant à l'essor de la musique britannique à partir de 1965 avec Satisfaction. Il met en lumière l'évolution des rapports entre B. Jones, K. Richards et M. Jagger.

  • Fraîchement débarqué à Paris depuis le Japon, Yoshi Omori veut devenir photographe et fait ses armes sur le terrain vague de Stalingrad, point de départ de la culture hip-hop en France. Graffeurs, futurs parrains du rap (NTM, Mc Solaar...), breakers, DJ munis de soundsystems et vinyles, tous les acteurs de ce qui est encore un mouvement de la rue sont immortalisés sous l'appareil du photographe. Le premier concert de Public Enemy, les contests de breakdance au Globo, les premiers graffs, les teddys en soie et les bobs Kangol : en plus de synthétiser la naissance du mouvement à travers des événements historiques, c'est toute une ambiance que captent les auteurs, pour une plongée dans un milieu underground qui sut poser les bases d'une révolution sonore qui ne tarderait plus à s'imposer.

  • San Francisco, 1967. Le Summer of Love bat son plein et des milliers de jeunes arrivent de tous les États-Unis pour atteindre le quartier de Haight-Ashbury, laboratoire de l'utopie libertaire des sixties. Fruit de l'activisme et de l'idéalisme d'une jeunesse révoltée, elle a pris forme en quelques années sous l'action des Beatniks, des Diggers, des Merry Pranksters, des Hippies, des Hell's Angels, des artistes et de toutes les tribus du SF psychédélique. Ce livre revient sur la société alternative qui y a vu le jour, fruit de l'émulsion de toutes ces tribus pourtant si dissemblables. De leurs imaginations est né un monde qui continue de propager aujourd'hui ses initiatives contre le système dominant, proposant d'autres alternatives, notamment l'écologie, face à l'individualisme forcené.

  • Depuis 25 ans, la France impose sa musique électronique dans le monde entier. Les artistes hexagonaux, à l'image de Daft Punk, Laurent Garnier ou David Guetta, ont une renommée internationale. Dans cet ouvrage didactique, Olivier Pernot retrace cette épopée à travers cent disques essentiels qui ont conquis la planète, du début des années 1990 en passant par la période faste d'une house héritée du funk et du disco qui voit apparaître Daft Punk ou Cassius puis ses vagues successives, électroclash (Miss Kittin & The Hacker, Vitalic), techno minimale (Popof, Julian Jeweil), électro distordue (Justice, Birdy Nam Nam) ou EDM (David Guetta, DJ Snake). Chaque chronique mêle faits historiques, analyse musicale et anecdotes, tout en racontant l'énergie de leur époque de production.

  • Les Who forment avec les Beatles et les Rolling Stones, l'ultime triade du rock anglais. Plus que quiconque, ils ont incarné l'urgence, la sauvagerie et la rébellion du rock et profondément influencé l'histoire de la musique populaire. C'est grâce à une de leurs plus célèbres chansons « My Generation » que les Who explosent à la face du monde en octobre 1965. Héros du festival de Woodstock et de l'île de Wight, leurs concerts deviennent légendaires. Débordant d'une énergie ravageuse et d'une puissance sonore incomparable, la presse rock les qualifie de meilleur groupe live du monde. Ce livre analyse le parcours de cette formation légendaire qui produisit pas moins de 11 albums et continue de tourner sur toutes les scènes du monde après 50 ans de carrière.

  • Cet ouvrage se penche sur l'une des entités les plus protéiformes et anciennes issues du rock : la musique psychédélique. L'introduction, qui retrace la riche genèse du genre et son histoire tumultueuse dans les années 1960, propose également une mise en perspective des grands courants traversant ces 50 années de psychédélisme. Au croisement de ces courants s'esquisse une possible définition de cette musique si insaisissable qui semble avoir aujourd'hui retrouvé une part de son pouvoir d'attraction auprès du public. La sélection des 150 albums chroniqués illustre d'ailleurs l'incroyable diversité et profondeur de ce « non-genre » dont le spectre se déploie d'Hendrix aux Flaming Lips, de Soft Machine aux Byrds, Jefferson Airplane, Tame Impala, Grateful Dead, ou encore Boards Of Canada.

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