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  • Alors que les débats récents sur la réforme des retraites et la crise sanitaire ont attiré les regards sur les enjeux de la fin de vie, ce sont principalement les jeunes d'aujourd'hui qui supporteront les effets de cette réforme et la crise économique post-COVID19. Cet ouvrage traite de la situation des jeunes au travers de quatre prismes : le fait générationnel, les inégalités intra-générationnelles qui traversent la jeunesse, l'action publique à leur égard, et les conséquences politiques de cette situation. Après une présentation générale de la situation des jeunes en perspective comparée, spécifiant la particularité du modèle français de transition à l'âge adulte, le premier chapitre présente une cartographie des inégalités à la fois inter et intra-générationnelles, nuançant la thèse d'une « génération sacrifiée ». Les deuxième et troisième chapitres traitent de l'action publique en direction des jeunes (éducation puis politique sociale) et de la façon dont elle compense ou au contraire reproduit les inégalités sociales. Le quatrième chapitre analyse quant à lui les conséquences politiques de ces inégalités pour les jeunes générations. Le cinquième chapitre s'intéresse aux réponses que les jeunes peuvent apporter dans la lutte contre les inégalités.

  • À l'heure où la philanthropie se trouve au centre de nombreuses actualités - comme l'élan de générosité qui a suivi l'incendie de Notre-Dame ou la levée de fonds pour lutter contre la pandémie de Covid-19 - se pose la question du rôle que celle-ci peut jouer face aux multiples crises que nos démocraties doivent affronter. Cet ouvrage, qui vise à interroger le lien entre philanthropie et démocratie, s'intéresse en particulier au pouvoir accordé aux grands philanthropes - ses formes, ses modalités et ses conséquences. S'appuyant sur une diversité d'exemples - des élites du XIX aux grands philanthropes actuels, sans oublier les fondations agissant pour le climat ou une réflexion plus large sur le pouvoir du don -, il montre combien la philanthropie s'attaque à la résolution de problèmes collectifs tout en mettant à l'épreuve les principes démocratiques. Il met également en perspective le rôle de cette philanthropie vis-à-vis d'enjeux plus globaux, aujourd'hui centraux (montée des inégalités, limites du capitalisme, crise démocratique, urgence écologique).

  • L'Université´ est un thème peu pre´sent dans le de´bat d'ide´es en France. Les me´dias peuvent consacrer des pages entie`res ou des longs reportages TV a` la re´forme de l'ENA ou aux conventions ZEP de Sciences-Po Paris. Mais de`s qu'on parle « universite´ » en France aujourd'hui, les me^mes mots de´pre´ciatifs reviennent : « e´chec » en premier cycle, « fac parking », « usine a` cho^meurs », etc. Pourtant, les universite´s, aujourd'hui presque mille´naires, jouent un ro^le de´cisif en cette pe´riode de ge´ne´ralisation du baccalaure´at et des scolarite´s supe´rieures. Elles promeuvent nombre d'enfants des classes populaires, pre´sentent d'excellents taux d'insertion et surtout occupent une place irremplac¸able dans le paysage franc¸ais de la recherche et dans la formation au savoir critique. Elles me´riteraient d'e^tre remise au centre du syste`me d'enseignement supe´rieur.
    Ce livre sur et pour l'université, habituellement si décriée ou déniée, cherche justement à souligner combien les proce`s qui lui sont faits ratent l'essentiel.

  • Le constat des inégalités et discriminations subies par les personnes handicapées révèle les limites des politiques publiques. Au-delà d'un " changement de regard ", nous proposons de considérer la dimension conflictuelle des luttes pour les droits des personnes concernées. Les deux premiers chapitres, issus de travaux nord-américains et australiens, permettent de saisir les enjeux actuels relatifs aux inégalités et discriminations intersectionnelles et les effets de politiques néolibérales sur la vie des personnes handicapées.
    Trois autres chapitres traitent spécifiquement de la situation française. L'accessibilité apparaît comme une question cruciale, à condition de ne pas la réduire à un traitement technique de l'environnement. La mobilisation des tribunaux montre à la fois la potentialité politique et les limites de l'arène judiciaire pour faire valoir les droits. Enfin la faible participation des personnes handicapées au processus électoral montre la persistance d'une citoyenneté diminuée.

  • Petit manuel accessible sur les partis politiques, cet ouvrage propose également une synthèse des recherches sur la question, principalement en France, et une réflexion prospective sur la recomposition en cours du système partisan. Outre un rappel crucial du fait que les partis politiques n'existent que dans les liens qu'ils entretiennent entre eux et avec le reste de la société, et remplissent un certain nombre de rôles essentiels à la structuration matérielle et symbolique du jeu politique, les différentes contributions réunies ici mettent en évidence les transformations à l'oeuvre qui expliquent la « crise » actuelle du système partisan : personnification du jeu politique et de sa médiatisation, « cartellisation », érosion du militantisme et coupure plus générale vis-à-vis de la « base ». Pour autant, les analyses convergent à montrer que les partis traversent avant tout une recomposition en profondeur dont les futurs traits ne sont pas encore connus.

  • Quels impacts les applications numériques et Internet peuvent-ils avoir sur nos manières de travailler et sur nos statuts d'emploi ? En quoi le fait de commander un véhicule via une application plutôt que par téléphone constituerait la révolution que suggère le terme d'« ubérisation » ? Le passage en ligne de la commande de travail a fourni l'occasion à de nombreuses entreprises de contourner le code du travail, tout en leur offrant de nouveaux outils de contrôle des travailleurs.
    Ces processus sont l'objet d'étude de cet ouvrage de chercheurs en sociologie et en droit, à partir d'enquêtes sur les chauffeurs et livreurs, les micro-travailleurs ou encore les chefs à domicile. Les diverses contributions permettent d'envisager les platesformes numériques non seulement comme une innovation technique, mais aussi comme un nouvel espace où modifier les règles du jeu en matière d'emploi et de travail.

  • Sous l'effet du numérique, les villes et les territoires sont engagés dans un processus de transformation dont on mesure encore mal la radicalité et les effets. En moins d'une dizaine d'années, de nouveaux acteurs sont apparus, bouleversant des secteurs installés. Les données sont devenues des ressources stratégiques majeures et les algorithmes des instruments de politique publique trop souvent opaques. À l'opposé d'une vision uniforme de la smart city , les analyses proposées dans cet ouvrage mettent en évidence des modalités différenciées de déploiement et de régulation des technologies numériques selon les territoires et leur environnement politicoinstitutionnel.
    En s'appuyant sur des études empiriques pluridisciplinaires, cet ouvrage interroge les mutations de la gouvernance urbaine à l'oeuvre avec le numérique.

  • Contrairement à ce qu'ont récemment affirmé un certain nombre d'essayistes, les façons dont la morale et les émotions orientent nos actions, façonnent nos visions du monde et leur donnent du sens, ont été largement étudiées par la sociologie. Bien loin d'en abandonner l'analyse à la psychologie et aux neurosciences, la démarche compréhensive au coeur de nombreuses recherches sociologiques s'est attachée à décrire et expliquer morale et sentiments en les abordant de manière empirique et non normative. Cette perspective a constamment nourri la discipline depuis plus d'un siècle, mais a connu au cours des dernières années un renouveau théorique et épistémologique particulièrement fécond.

    Comment expliquer les formes actuelles de la souffrance amoureuse ? Quelles réponses le racisme suscite-t-il chez ceux qui en sont victimes ? Comment se déroule une action en réparation ? Qu'est-ce qu'une économie morale ? Comment les émotions interviennent-elles dans les procédures de recrutement des professions les plus qualifiées ? Quel est le rôle social des entreprises de moralisation du capitalisme ? Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles répondent les recherches présentées dans cet ouvrage.

  • Comment réagissons-nous aux attentats ? Quelles répercussions ont-ils dans notre société ? Renforcent-ils la cohésion ou attisent-ils les tensions ? Confortent-ils le pouvoir en place ou font-ils le jeu de l'extrême droite ? S'appuyant sur les recherches les plus récentes et rassemblant l'apport de sociologues, de politistes, de psychologues et de spécialistes des médias et du web, cet ouvrage offre un regard inédit sur la façon dont la société française a fait face aux attentats de 2015 et 2016 - de la rue aux réseaux sociaux, et des victimes aux dirigeants politiques. Il contribue ainsi à une intelligence collective des situations post-attentats.

  • L'idée d'un revenu universel est de plus en plus discutée dans le débat public. Son principe est de verser à tous les membres d'une communauté une somme d'un montant égal, sans contrôle, sans contrepartie et sur une base individuelle. Certains y voient un pilier de l'État-providence du XXIe siècle, tandis que d'autres pensent que c'est un projet utopique et coûteux. Ce livre a pour objectif d'éclairer les débats sur le revenu universel en croisant économie, philosophie, et sociologie politique.

    Comment justifier le revenu universel ? Quels seraient les gagnants et les perdants ? Est-il soutenable financièrement ? Le revenu universel risque-t-il de fragiliser les systèmes de protection sociale actuellement en place ? Quel effet sur l'égalité femmes-hommes ? Quel lien entre emploi et protection sociale ? Que peut-on apprendre des expérimentations ? Faut-il mettre en place une stratégie par étapes ? Quelle coalition politique pour porter la réforme ? Les auteurs rassemblés ici n'ont pas les mêmes réponses à ces questions.

  • Manifestations, banlieues, contrôles d'identité, violences, histoire coloniale :
    La police se trouve au coeur de la question sociale. Institution en quête d'autonomie et instrument du pouvoir étatique, elle contribue également à la fabrication du politique. C'est ce lien entre police, société et politique que cet ouvrage souhaite actualiser à la lumière de recherches récentes en sciences sociales.
    Depuis une dizaine d'années en effet, des questionnements originaux ont renouvelé la compréhension des ressorts de l'action policière et de ses liens tant avec la société civile qu'avec le champ politique.
    Les textes rassemblés dans cet ouvrage reviennent ainsi sur de nombreux débats contemporains : les doctrines du maintien de l'ordre, le combat judiciaire autour des contrôles au faciès, l'utilisation de la police en banlieue ou encore la survivance de dynamiques postcoloniales dans l'action policière. À ce titre, l'ouvrage permet de faire le point sur les continuités et les ruptures des pratiques policières, des formes d'activisme qu'elles suscitent et des usages politiques de l'appareil policier.

  • Qui sont les « classes populaires » ? C'est à cette question que répondent les auteurs de « La vie des idées » à travers des prismes variés : travail et emploi, trajectoires résidentielles, conditions de revenus, pratiques culturelles, ressorts moraux. Ils dressent une cartographie des classes populaires, scindées entre, d'une part, des strates qui s e rapprochent des classes moyennes et, d'autre part, des groupes qui s'enfoncent dans la précarité voire la pauvreté. Or, cette fragmentation du milieu ouvrier est le principal facteur du désarmement identitaire et politique du groupe.

  • À l'âge de la mondialisation, comment écrire une histoire ouverte sur le monde, sur ses échanges, ses circulations, ses rencontres ? Ce projet, déjà ancien, a connu de profonds renouvellements au cours des dernières années. Il ne s'agit pas de substituer au récit national celui d'une marche inéluctable vers la mondialisation contemporaine, mais plutôt de redécouvrir les contacts, les frottements et les incompréhensions qui ont accompagné la mise en relation des différentes parties du monde depuis le Moyen Âge jusqu'à nos jours. Contre l'européocentrisme ou le repli national, il convient d'expérimenter de nouvelles manières de penser et d'écrire l'histoire.
    Ce livre est présenté par Patrick Boucheron, professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Der-nières publications : L'histoire du monde au XVe siècle (Fayard, 2009, rééd. 2012, sous sa direction) et L'entretemps. Conversa-tions sur l'histoire (Verdier, 2012).
    Ce livre a été coordonné par Nicolas Delalande, chargé de recherche au Centre d'histoire de Sciences Po et rédacteur en chef à La Vie des Idées. Dernière publication : Les batailles de l'impôt. Consentement et résistances de 1789 à nos jours (Seuil, 2011).
    Ont contribué à ce livre Patrick Boucheron, Jane Burbank, Frederick Cooper, Nicolas Delalande, Anne-Julie Etter, Thomas Grillot, Ivan Jablonka, Philippe Minard, Éric Monnet et Jacques Revel.

  • Si les problèmes environnementaux sont devenus globaux, ils menacent les humains de manière inégale. Les différentes populations sont inégalement frappées par les pollutions et différemment exposées aux risques environnementaux.
    Ces inégalités environnementales, qui recoupent très largement les inégalités sociales, sont assez peu étudiées :
    Il suffit de consulter les différents atlas des inégalités socio-économiques pour constater qu'elles n'y figurent pas. L'inégale exposition aux risques environnementaux pose pourtant d'autant plus de problèmes de justice que ceux qui y sont le plus exposés sont souvent ceux qui y ont le moins contribué. La question est donc celle d'une articulation à construire entre l'environnemental et le social.

  • N'est pas communautariste qui croit. Cette notion renvoie à la fois à des formes d'entresoi supposés et des revendications collectives qualifiées de particularistes ou séparatistes. Ce livre démontre à partir d'enquêtes sociologiques fouillées que ces présupposés relèvent très largement du fantasme. Non seulement les minorités ethnoraciales et les musulmans en particulier - soupçonnés généralement de communautariste - ne présentent pas des formes de sociabilité plus endogames que d'autres groupes, mais les espaces les plus homogènes socialement sont ceux des dominants, les « ghettos de riches » étant marqués par des formes d'entre-soi discrets mais efficaces.
    En nous appuyant sur des études empiriques sur les liens sociaux, notamment les liens communautaires, nous montrerons que le label « communautariste » constitue avant tout un stigmate qui contraint très fortement les mobilisations des groupes minorisés en les disqualifiant via un soupçon d'illégitimité permanente qui nie leur citoyenneté. Nous insisterons sur l'exemple de la « communauté musulmane » qui n'existe ni en soi ni pour soi : elle est marquée par une forte fragmentation tout en étant façonnée par les discours stigmatisants et les jeux politiques locaux pour s'affilier des soutiens. Nous soulignerons enfin que les mobilisations collectives de la plupart des groupes accusés de communautarisme ne portent pas des demandes particularistes, mais d'abord des revendications d'égalité de droit et de traitement face aux discriminations qu'ils subissent.

  • Analyse des firmes multinationales considérées comme un processus économique, politique et social au coeur de la mondialisation à travers une approche pluridisciplinaire croisant les travaux d'économistes, de politistes, de sociologues, de juristes et de géographes. L'objectif est de comprendre les fondements de leur pouvoir et de proposer des moyens de régulation.

  • Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Comment identifier et vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.

  • L'expression " études sur le genre " s'est diffusée au cours des dernières années en France pour désigner un champ de recherche qui s'est autonomisé dans le monde académique depuis une quarantaine d'années, et qui prend pour objet les rapports sociaux entre les sexes. Les détracteurs de ces études laissent penser qu'il existerait une théorie du genre, ce qui est faux. Ce livre montre la diversité et l'utilité de ces études.

  • « Au centre des terres » : l'étymologie même du mot Méditerranée lui donne d'emblée un rôle politique. Elle serait la mer qui sépare l'Europe de l'Afrique, une frontière que certains voudraient « naturelle » entre différents mondes irréconciliables, tout en étant le berceau d'un « bassin méditerranéen », espace géographique dont les indices d'homogénéité sont nombreux. Elle est aussi et surtout le lieu de tous les échanges : commerciaux, culturels, humains... fondamentalement politique, donc.
    Alors que le pourtour de la Méditerranée est au coeur des actualités - conflits interminables, « crises » migratoires, (dés)unions territoriales ou commerciales, révolutions et contre-révolutions -, Méditerranées politiques fait le point et dessine des pistes de réflexions sur la situation de ce carrefour maritime que chacun voudrait pouvoir nommer « Mare Nostrum ».

  • Mise en lumière par des scandales sanitaires récents et par la montée en puissance d'associations se réclamant de l'antispécisme et du droit des animaux, la « question animale » a pris ces dernières années en France une importance inédite. Cette problématique est portée dans l'espace public par un ensemble de groupes et d'acteurs qui entendent représenter politi quement les intérêts des animaux à ne pas souffrir au sein des dispositifs d'exploitation.
    Quels sont les ressorts émotionnels, intellectuels et théoriques de cet engagement ? Le mouvement « animaliste » contemporain constitue-t-il une nouveauté et quelles sont les conditions historiques de son émergence ? En quoi son influence croissante change-telle nos perceptions des rapports légitimes entre humains et non-humains ? Quels sont les enjeux et les futurs possibles de cette entreprise singulière de représentation politique ?

  • En 1975, en France, 26 000 personnes étaient incarcérées. En mars 2016, on en comptait 67 580 (et près de 10 000 personnes placées sous bracelet électronique). La prison a-t-elle, entre-temps, fait la preuve de son efficacité ? Les témoignages, les enquêtes sociologiques, les rapports officiels et les statistiques sur la récidive montrent plutôt l'inverse. Malgré les réformes et la reconnaissance croissante des droits des prisonniers, la violence, la perte d'intimité, l'ennui et l'absence de sens des temps d'incarcération se perpétuent. Comment comprendre cette situation ? Est-elle la conséquence de l'augmentation de la population enfermée et du recours à des mesures de sécurité renforcées ? S'appuyant sur des travaux récents, ce livre fait le point sur la situation en France et propose des analyses comparées avec le Canada et les États-Unis. Il discute les effets contrastés des réformes menées ces dernières années et formule des propositions et pistes de réflexion pour des transformations du système pénal. - See more at: https://www.puf.com/content/Prisons_quel_avenir#sthash.TKGEaPZ9.dpuf

  • Il est entendu que nous mangeons mal. Trop gras, trop sucré, trop carné, trop lacté, trop debout, trop seul, trop vite, trop souvent, trop tard dans la nuit, sans mâcher, sans savourer, sans besoin, sans envie. La liste s'allonge de jour en jour de ces péchés supposés de savoir-vivre et d'irresponsabilité envers notre corps, l'environnement, la société. Car nos fringales coûtent cher. Il faudrait donc, nous disons-nous souvent, manger autrement. À y regarder de plus près, le problème est ancien, tout comme l'est l'exhortation à manger mieux.
    « Manger autrement » propose de revenir sur ce vieux problème en proposant des regards divers et convergents : ceux d'un économiste, d'une philosophe, d'une géographe, d'un agronome, d'un spécialiste du paysage, de deux historiens et d'une anthropologue. À l'arrivée, un constat : manger autrement, c'est faire de la politique... autrement mais peut-être aussi, las, à l'ancienne !

  • L'histoire humaine est jalonnée d'épidémies. Les virus, parasites, bactéries et autres micro-organismes à l'origine de maladies infectieuses transmissibles coexistent depuis toujours avec les êtres humains. En dépit des progrès scientifiques et du développement de la santé publique, des maladies connues depuis des siècles continuent à sévir (choléra, paludisme.), tandis que de nouvelles maladies pouvant se disséminer à grande échelle apparaissent (Sida, SRAS.). Depuis la fin du XXe siècle, la conscience de la possibilité d'une épidémie véritablement mondiale fait naître un nouveau sentiment de vulnérabilité, réactivant la peur d'un retour vers un « âge noir » où l'humanité était incapable de contrôler les épidémies. Pourquoi ces maladies émergent ou ré-émergent-elles et se transforment-elles en épidémies ? Comment peut-on les combattre ?
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  • Depuis les années 1990, la notion de cosmopolitisme est devenue un objet d'analyse privilégié pour la philosophie politique. Les réseaux de solidarité transnationale, les problèmes liés aux risques globaux et le développement des modalités de gouvernance supranationale ont donné une pertinence nouvelle au concept de citoyenneté mondiale. Aujourd'hui, la perspective cosmopolitique ne désigne plus seulement une façon de se représenter en tant qu'individu dans le monde, mais aussi une manière de concevoir la politique au-delà de la sphère nationale.
    Dans le cadre des débats autour d'une possible démocratisation du pouvoir à l'échelle supranationale, le cosmopolitisme propose des réponses originales, qui n'échappent pas à certaines critiques radicales. Cet ouvrage analyse cette perspective et ces critiques.

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