P.O.L

  • Le discours aux animaux

    Valère Novarina

    • P.o.l
    • 26 Janvier 2010

    Un homme parle à des animaux, c'est-à-dire à des êtres sans réponse. Il prononce Le Discours aux animaux qui est une suite de douze «promenades», une navigation dans l'intérieur - c'est-à-dire d'abord dans sa langue et dans ses mots. Un homme parle à des animaux et ainsi il leur parle des choses dont on ne parle pas : de ce que nous vivons, par exemple, quand nous sommes portés à nos extrêmes, écartelés, dans la plus grande obscurité et pas loin d'une lumière, sans mots et proches d'un dénouement. Les autres siècles appelaient ça «crise intérieure», le nôtre «dépression». Valère Novarina pense que c'est un état très nécessaire, très salutaire, à ne pas soigner : l'homme a encore beaucoup à se parler à lui-même...

  • Devant la parole

    Valère Novarina

    • P.o.l
    • 26 Novembre 2010

    «Voici que les hommes s'échangent maintenant les mots comme des idoles invisibles, ne s'en forgeant plus qu'une monnaie : nous finirons un jour muets à force de communiquer ; nous deviendrons enfin égaux aux animaux, car les animaux n'ont jamais parlé mais toujours communiqué très-très bien. Il n'y a que le mystère de parler qui nous séparait d'eux. À la fin, nous deviendrons des animaux : dressés par les images, hébétés par l'échange de tout, redevenus des mangeurs du monde et une matière pour la mort. La fin de l'histoire est sans parole.»

  • En laisse

    Dominique Fourcade

    • P.o.l
    • 11 Octobre 2010

    «éponges modèle 2003 en laisse sans lasso et sans flash Pourquoi trois livres en même temps? Parce qu'ils ont été écrits simultanément, mais selon des sources d'inspirations, des tonalités et des chemins d'écriture demeurés distincts, ce qui interdisait de les réunir en une seule publication. en laisse est une réaction de l'écriture à des événements contemporains, notamment à la photographie d'un prisonnier irakien tenu en laisse par une soldate américaine, photographie qui colle à la peau du livre ; sans lasso et sans flash part d'un tableau de Simon Hantaï, Écriture rose, dont le regard ne se détache ni plus ni moins que l'on se détache d'un tremplin merveilleux ; tandis que l'écriture de éponges modèle 2003 éloigne, si infimement soit-il, le mot de tout support, induisant à une sonorité et une respiration autres. Cependant les trois livres ouvrent sur le même espace-temps, ils sont dévorés d'une même époque, et leurs trames sont étroitement mêlées.»

  • Heliotropes

    Ryoko Sekiguchi

    • P.o.l
    • 26 Octobre 2012

    Ce livre propose une structure inspirée de la forme poétique de la muwashshah pratiquée dans l'Andalousie arabe du Moyen Âge, et notamment de sa kharja, «sortie» du poème résolue par l'insertion de la voix d'un autre, d'une voix autre, pour aborder dans le même geste la question de la «fin du poème». Comment sortir d'un poème? Comment un poème peut-il parvenir à sa fin? Le thème du jardin déploie une réflexion sur les noms scientifiques des plantes. Les noms savants des plantes, leurs noms latins, ne sont qu'exceptionnellement prononcés, comme s'ils prenaient leurs distances avec les langues parlées pour demeurer dans une altérité irréductible. En convoquant les noms propres qui n'ont jamais été appelés, il s'agit de rendre leur place aux rangs de la nature, de les décrire sans réduire la part d'incompréhensible qu'ils recèlent afin d'en préserver la distance. «Je passe la parole à l'Autre» ; cette formule caractéristique de muwashshah serait un bon modèle pour réunir les questionnements proposés ici.

  • Rose-déclic

    Dominique Fourcade

    • P.o.l
    • 26 Janvier 2010

    Cette Rose offre une possibilité de symbolique générale qui n'impose sa marque à rien mais qui est la marque de tout. Elle ouvre une infinité de canaux par quoi le réel passe, violemment. Tout le réel. La physique et la métaphysique, la pensée et l'action, l'art et la vie, l'espace et le temps, leurs télescopages. Car il s'agit, par l'invention, par la mise en jeu de l'extraordinaire bousculade des possibilités de la langue, de mettre en évidence le tissu poétique du monde. Dire toutes les choses expérimentées, en créer une nouvelle qui permet la simultanéité des plans du réel.

  • Le vrai sang

    Valère Novarina

    • P.o.l
    • 20 Janvier 2011

    «Le modèle secret est peut-être Faust - non celui de Goethe - mais un Faust forain vu enfant à Thonon dans les années cinquante, joué entre deux airs de Bourvil par Gugusse, le célèbre clown de la Loterie Pierrot. Faust-Gugusse prétendait que toute notre vie avait lieu en temps de carnaval, puisque le finale en était un adieu à la chair ; Mme Albertine, sa comparse dans le public, lui lançait, en trois mots, de prendre ça comme un don, une offrande : et elle lui proposait toutes les quatre minutes de jouer sa vie aux dés... J'essaye de reconstituer l'ordre des scènes de cette pièce vue enfant ... Le Vrai sang est un drame forain, un théâtre de carnaval, en ce sens que les acteurs, d'un même mouvement... incarnent et quittent la chair, sortent d'homme, deviennent des figures qui passent sur les murs, des traces peintes d'animaux, des empreintes, des signaux humains épars, lancés, disséminés : des anthropoglyphes.» Valère Novarina.

  • M'introduire dans ton histoire

    Jacques Dupin

    • P.o.l
    • 17 Février 2011

    Baudelaire disait que la poésie mène à la critique. Ce livre en est une vérification, une de plus. Jacques Dupin y réunit des textes qu'il a écrits sur d'autres écrivains, des poètes principalement. L'originalité de l'ensemble est qu'il fonctionne aussi comme un recueil de poèmes et, de fait, ces textes qui sont indéniablement des textes critiques sont aussi des poèmes. Comme si seule la poésie pouvait parler de la poésie, rendre présent son mystère sans pour autant essayer, vainement, de l'épuiser, sans l'enfouir sous une rhétorique universitaire inopérante. Une autre caractéristique de ce livre est que, si on y rencontre des auteurs et des oeuvres connus et célèbres (Blanchot, Ponge, Char, Jaccottet, Celan, du Bouchet, etc.), on y découvre aussi la curiosité constante et le goût de Jacques Dupin pour les écritures les plus risquées.

  • La formule flirt

    Anne Portugal

    • P.o.l
    • 26 Novembre 2010

    Ce nouveau recueil d'Anne Portugal évoque le tremblé des choses, il est construit à partir de textes qui vont deux par deux, se font face à face. Différents ils portent le même titre et se croisent en se frôlant, un peu à la manière de Jane et de Tarzan qui chacun sur sa liane va de son côté mais ils s'approchent de si près cependant, s'effleurent, cela s'appelle le flirt. On pourrait dire qu'il s'agit de ne jamais conclure, de ne jamais figer, de ne jamais entrer dans la chronologie dramatique : rien ne commence, rien ne peut s'arrêter. Tout est en suspens, fugitif, évanescent : on peut appeler ça la poésie, une certaine formule flirt de la poésie, cela pourrait être l'amour.

  • Le repas

    Valère Novarina

    • P.o.l
    • 26 Avril 2013

    Confronté au problème de l'adaptation théâtrale de certains de ses livres non directement écrits pour le théâtre, comme Le Discours aux animaux, ou difficiles à monter, comme Le Drame de la vie, et pour éviter des interventions extérieures hasardeuses, Valère Novarina a décidé de proposer lui-même aux éventuels metteurs en scène des adaptations en quelque sorte 'clé en mains'. Le Repas est une adaptation pour la scène des première pages de La Chair de l'homme.

  • Un test de solitude

    Emmanuel Hocquard

    • P.o.l
    • 26 Avril 2013

    Ce livre est tout à la fois un recueil de poèmes, des sonnets, une déclaration d'amour, un livre de grammaire et un essai philosophique. Pour Emmanuel Hocquard la poésie ne saurait se contenter d'être belle, agréable et sensible. D'autres choses s'y jouent autrement plus cruciales comme le devenir de la langue et de la pensée, notre perception. Et tout est matière à nourrir cette réflexion active, cette réflexion dont les avancées coïncident parfaitement avec le texte qui les énonce.

  • Coudrier

    Jacques Dupin

    • P.o.l
    • 31 Mai 2010

    «Écrire n'est pas une fin / tout au plus un cadavre à déplacer / loin du bord». Ce nouveau livre de Jacques Dupin, le sixième chez P.O.L, et que six années séparent du dernier inédit, l'auteur laisse entendre lui-même qu'il est écrit dans l'imminence du désastre. Mais il rend aussi plus que jamais sensible ce chantier perpétuel où un magma informe de concrétions mentales le dispute à un fonds de langue issu de l'enfance et de la culture. Il accentue, avec encore plus de violence, un mouvement de l'écriture qui serait comme l'émancipation de cette lutte que se livrent l'obscur et le dicible.

  • Citizen Do

    Dominique Fourcade

    • P.o.l
    • 8 Mars 2011

    Citizen Do réunit plusieurs textes récents de Dominique Fourcade, dont Char, la préface qu'il a écrite pour le catalogue de l'exposition du centenaire de René Char à la Bibliothèque nationale, et un dispositif lyrique, Chansons et systèmes pour Saskia, qui peut être entendu comme une réplique à ce premier texte, ainsi qu'une chanson sans nom, qui rompt avec l'expérience très prenante d'un cycle - et enfin Post-scriptum, qui paraît en tête du livre et tente de faire le point sur un moment d'écriture et de vie, et en même temps d'expliquer ce qui préside à la réunion de ces textes et qui n'est pas seulement l'appartenance à ce moment.

  • échancré

    Jacques Dupin

    • P.o.l
    • 26 Août 2010

    Prose qui tient le poème à distance, parole de douleur, déchirée, plus cruelle encore d'aller se nourrir aux premières images de l'enfance et d'en revenir, désespérée, pour «écrire entre les pattes de cette tarentule millénaire. Être son comptable et son amant. Le cireur obséquieux de ses botillons glacés.» Cette écriture questionnée dans l'image du ver à soie et dans l'appel réitéré vers l'infinitif «écrire», écriture qui est marche, métamorphose, questionnement de notre ignorance.

  • La chair de l'homme

    Valère Novarina

    • P.o.l
    • 26 Janvier 2010

    Valère Novarina transforme l'écriture théâtrale, il la pousse dans ses derniers retranchements, dans ses nouveaux territoires où naissent et s'épanouissent de nouvelles formes. La Chair de l'homme est un texte constitué de dialogues et de monologues alternés, amples, puissants, spectaculaires. Des multitudes de «personnages», ou une «voix», épuisent la langue, son passé, son présent, son futur : son «histoire». Ce sont des déclamations, des éructations, des étonnements, des colères, des fureurs, des angoisses totales, de la misère, une incroyable richesse de mots, d'images, de sons. Tout cela pour dire la solitude de l'homme, sa bestialité tout autant que son esprit captif, sa pesanteur tout autant que sa gloire, sa grandeur, sa finitude, la viande et l'âme.

  • Quant à je (kantaje)

    Kati Molnar

    • P.o.l
    • 26 Janvier 2010

    Katalin Molnár, d'origine hongroise, a dû apprendre à vivre, à écrire et à penser avec le français. Elle raconte la double histoire de sa vie et de son français dans ce livre conçu comme un repas quelque peu personnel, quelque peu spécial, les invités aiment ça, les repas quelque peu lointains, un peu étranges, les repas qui les étonnent, c'est ce qu'ils demandent, c'est ce qu'ils désirent même s'ils ne le demandent pas, ils préfèrent ça aux repas qu'ils savent faire, qu'ils mangent souvent, un livre, ça peut être très comme ça, on peut l'imaginer comme ça, un livre où poèmes, bribes de lettre, histoires racontées, morceaux de contrat se côtoient comme morceaux de viande, carottes et pommes de terre dans une bonne goulache, mais ce n'est pas tout... «Parce que dans la langue, il y a l'écrit sans parole, épui yalaparol sanlékri, épui donk, le français éjénial! pourça (bonne chose dans toute mauvaise chose il y a) car on peut séparer mais peuôssi mélanjé, épuidonk, pour atténuer le côté fumeux, ai aussi utilisé des langages qui, à mon sens sont joyeusement pas fumeux, méalor pa!fumeudutou, abaalorla! laputin! cela vous consolera-t-il? Je n'en sais rien mais le souhaite (comme les bonnes choses que souhaitait mon papa à moi).»

  • Définitif bob

    Anne Portugal

    • P.o.l
    • 14 Juin 2012

    La poésie a besoin de tester ses barres de résistance : bob, en joker minuscule, est envoyé sur le terrain. Spécialiste de la 'mission serrée horizontale', il investit un champ d'action résolument virtuel, enfonce des portes, explore des couloirs-cibles, déplace des panneaux coulissants. Dopé d'énergie pure, il s'agite à tout instant, fait feu à volonté sur du décor répétitif, débrouille son monde. En bref, il active les manettes de la création dans la version hasardeuse des points de vie non renouvelables.

  • Pendant la matière

    Valère Novarina

    • P.o.l
    • 26 Janvier 2010

    Valère Novarina a consigné dans ces pages remarques et réflexions sur l'art, l'écriture, le théâtre, venant d'un «Cahier noir». Il l'a fait à sa manière lapidaire et violente, non pas sur le terrain de l'analyse spéculative mais sur celui de la littérature, de la poésie. «Penser n'est pas avoir des idées, se composer une opinion ; penser, c'est attendre en pensée, avoir corps et esprit en accueil. De même parler, ça n'est pas traduire quelque chose en mot et savoir s'exprimer mais c'est attendre aussi la parole.»

  • La face de silence

    Bernard Noël

    • P.o.l
    • 27 Septembre 2011

    On se tait. On s'y oblige. On flotte enfin, sans savoir, sans visage. On est creux. Mais le vide appelle son contraire : un mot jaillit, un autre. Plus tard, c'est une concrétion par le travers du temps. Plus tard encore : Qui a parlé? se demande-t-on. Une voix monte sous le masque de silence, un autre silence établit son creux derrière la voix, ainsi je n'est nulle part, sinon en blanc parmi ces mots troués.

  • Formage

    Nathalie Quintane

    • P.o.l
    • 16 Septembre 2011

    Vous vous souvenez peut-être qu'Elvis, à la fin de sa vie, faillit mourir noyé dans un bol de soupe. Gladys morte, obèse et sans repères, il aurait eu besoin de «formage». En voici deux : Chien jaune, Roger, qui n'en manquèrent pas. Le premier, sportif assez doué (ski, escalade), le second, incarnant une bonne fois pour toutes le mot qui l'a choisi. Les phrases par lesquelles au fur et à mesure ils se construisent et offrent leur construction poussent, grassement nourries, puis se poussent. Formage est, à tous les sens du terme, un livre de formations. Ses trois parties pourraient s'annoncer ainsi : - la une, partie sportive, ou comment s'assimiler par l'écriture une qualité qu'on ne possède pas (bien au contraire), - la deux, partie politique, ou comment se faire un allié du lecteur en lui racontant un fait inhabituel, - la trois, partie polonaise, ou comment se transporter, personnages compris, dans un pays et à une époque qui ne semblent plus rien avoir en commun avec les nôtres. Ainsi fait, Formage est une vaste entreprise de conciliation.

  • Tokyo

    Eric Sadin

    • P.o.l
    • 19 Novembre 2012

    Tokyo a été en partie écrit lors d'une résidence à la Villa Kujoyama, à Kyoto, au Japon. L'objet de ce séjour consistait à observer la dimension de laboratoire que représente la société japonaise, relativement au développement très marqué du numérique et des réseaux de télécommunication, conjoint à celui d'une économie de l'imprimé en forte expansion. Il s'est rapidement confirmé des effets de prolifération parallèle, d'entrelacements subtils, à l'opposé de logiques substitutives et exclusives. L'ouvrage cherche à explorer cette situation complexe, à l'intérieur de séquences poétiques qui jouent avec les principes de la multiplicité croissante des supports, de leurs superpositions dans les perceptions quotidiennes, du glissement continu de l'usage de l'un à un autre, de l'impersonnalité de nombres de messages qui circulent sans émetteurs ou destinataires identifiés... Chaque bloc de texte souhaite intensifier les spécificités propres à chaque cadre (écrans géants, karaokés, téléphones portables, voix de synthèse, imprimés...) et à développer des structures formelles qui répondent à la singularité de chacun d'entre eux, à l'intérieur d'un «spectre polyphonique» où quantité de différences se répondent les unes les autres.

  • Le monologue d'Adramelech

    Valère Novarina

    • P.o.l
    • 21 Décembre 2010

    Adramélech, à travers son monologue, vient raconter sa vie. La vie de celui à qui on ne donne pas la parole, tandis que les classes dangereuses babillent. Une vie universelle. C'est l'ouvrier, le petit, le sans-grade qui déblatère jusqu'à plus d'air pour témoigner de sa condition. C'est un bonhomme venu nous dire ses colères, ses peines, ses joies, ses questions, ses doutes et ses inquiétudes. Il est l'ambassadeur d'un monde muet ou muselé, et tout à coup, par trop plein d'air, il craque et dit tout, d'une traite, pour se taire à la fin, vidé, essoufflé...

  • De singes et de mouches ; les mères

    Jacques Dupin

    • P.o.l
    • 13 Octobre 2011

    Ce volume est la réédition de deux livres autrefois publiés par Jacques Dupin chez Fata Morgana (1983, 1986). On y trouve déjà, bien sûr, cette manière d'écrire si particulière : «Lyrique, à voix basse, et raucité», propre à cet écrivain qui charge tant d'énergie dans la parole du poème que cela produit «dans la langue un effet d'obscurité qui, paradoxalement, communique au lecteur - heurté, bousculé, choqué dans ses habitudes par l'énigme d'un sens en état de spasme perpétuel - cette violence où l'oeuvre d'art semble trouver sa dangereuse origine» comme a pu le dire le critique Yves Charnet.

  • Laissez Baude buissonner

    Danielle Mémoire

    • P.o.l
    • 24 Juin 2011

    Ceci est un texte de théâtre. Ou plus exactement un texte qui met le théâtre en scène puisque la pièce est aussi une pièce qu'un narrateur très changeant raconte. On ne s'en étonnera pas, l'action se déroule à Brioine, et tout autour, ce lieu mythique et central de la grande entreprise littéraire de Danielle Mémoire : le corpus. Elle s'en donne à coeur joie, jouant comme à l'accoutumée, mais servie au delà du descriptible par le dispositif théâtral, des niveaux de représentation, des illusions et des changements de rôle. L'écriture y est sans doute plus «raisonnable», apparemment, que dans ses autres textes, elle n'en est pas moins inventive et efficace quand il s'agit de prendre le lecteur dans ses rêts invisibles.

  • Selected sueurs

    Jean-Jacques Viton

    • P.o.l
    • 26 Novembre 2010

    «Le titre initial de ce livre était VRAC. Qu'est-ce qu'un vrac? sa définition varie de harengs mal lavés à désordre. Dans cet intervalle apparaît tout le reste, lui-même en vrac. Un choix s'est donc établi sur le plateau de ce premier titre à partir d'un ensemble de situations soulignant des événements particuliers dans les domaines du social, de l'affectif, du sport, de la misère, des affrontements. Ce nouveau dépôt a fait surgir à son tour des signes indiquant une orientation à l'intérieur de laquelle le désir, le combat, le pari, l'habileté, le courage, l'obstination devenaient les clefs des signes retenus. Il en résulte ces couloirs d'exposition où les comportements s'affichent, chacun dans sa propre transpiration vitale, accompagnés de neuf images, sans aucune volonté d'illustration, indiquant par là même que chaque sueur appartient à un damier insondable.» Jean-Jacques Viton.

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