Entreprise, économie & droit

  • Théorie des quatre mouvements

    Charles Fourier

    • Les presses du reel
    • 15 Décembre 2009

    La Théorie des quatre mouvements éditée pour la première fois en 1808 et remaniée jusqu'à l'édition définitive de 1841, est l'ouvrage premier et fondamental dans lequel Fourier déclare ses objectifs pour un gouvernement et une économie mondiale régis par l'Attraction Passionnée (« sur les ruines des sciences incertaines s'élève la théorie de l'Harmonie universelle »), seule possibilité pour transformer la société, « remédier au plus scandaleux des désordres sociaux, à la pauvreté » ; contre les morales et les idéologies qui prêchent pauvreté et médiocrité, il défend l'opulence pour tous, le luxe, la gourmandise et la volupté ; seule l'émancipation de la femme, libérée de la servitude du mariage et par conséquent la libération de l'enfant des principes oiseux de l'obéissance, pourra permettre la réalisation de cette transformation. Les trois ennemis naturels des passions et de l'harmonie sont, dit-il, l'uniformité, la tiédeur et la médiocrité : « l'équilibre des passions ne peut s'établir que par un choc régulier des contraires ».

  • Les majorats litteraires

    Proudhon P.J.

    • Les presses du reel
    • 1 Janvier 2002

    En 1963, Proudhon publie Les Majorats Littéraires contre l'instauration d'un droit de propriété sur les oeuvres. Cet ouvrage s'inscrit dans un débat très vif sur le fondement et les enjeux de la propriété intellectuelle, auquel participent notamment Léon Walras, considéré comme un des pères de la science économique moderne ; Jules Dupuit, ingénieur-économiste qui a travaillé sur la mesure de l'utilité des services publics ; Frédéric Bastiat, ultra-libéral avant l'heure... mais aussi de nombreux écrivains comme Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, Honoré de Balzac ou Charles Dickens.

  • Sous presse

    Emmanuel Loi

    • Al dante
    • 26 Mars 2011

    Toutes nos sociétés fonctionnent avec le soutien de dispositifs informatifs visant à contrôler au mieux la pensée des gens.
    En France et dans la plupart des sociétés libérales se revendiquant de la démocratie, ces dispositifs, dont le rôle est la mise à disposition du grand public d'un prêt-à-porter de ce que l'on doit penser, ont mis au point des paroles qui lient avec intelligence ce qui doit d'évidence ne pas être mis en péril et ce qui est proclamé comme criticable, voire inacceptable donc révisable. Ce travail aboutit à de réels succès, tant ce formatage de la pensée provoque de réels mouvements de foule sur les notions, fort chrétiennes, du bien et du mal -ce qui évite de penser l'événement de façon politique.
    Ainsi se fabrique la notion de bonne conscience, qui permet à chacun de se croire dans une posture critique voire révoltée, alors même que nous ne faisons que trépigner inutilement là où on nous demande de " faire ". Le texte d'Emmanuel Loi, écrit dans la plus pure tradition du pamphlet, c'est-à-dire écrit dans l'impulsion d'une colère ouverte, démonte le fonctionnement de cette presse qui se fait le gardien de cette bonne conscience.
    Il ne s'agit pas là d'être " contre la presse ", mais bien de démonter les systèmes informatifs sous ordre, policés et, parfois, policiers, qui veulent gouverner jusqu'à nos doutes, et nous font croire que nous vivons dans une société où tous participent aux débats sociétaux, alors même que nous subissons une tentative de formatage constant de nos esprits, avec des méthodes nées d'un libéralisme totalitaire qui se répand dans tout le monde occidental.
    Pour mieux assoir son analyse, l'auteur n'hésite pas à citer des exemples, même (et surtout) parmi certains journalistes devenus intouchables, véritables icônes de la liberté de la presse (comme Florence Aubenas)... Il est à parier que ce livre fera débat dans la presse, de par sa violence, mais également à cause de l'auteur, lui-même personnage sulfureux. Les romans d'Emmanuel Loi se vendent entre 4 000 et 20 000 exemplaires.
    Sous presse est le second titre de la collection Clash (courts textes pamphlétaires). Le premier, HQE de Rudy Ricciotti (salve d'une grande violence contre le label de Haute Qualité Environnementale) s'est vendue à plus de 4 000 exemplaires.

  • Le spectre du capital

    Joseph Vogl

    • Diaphanes
    • 30 Mars 2013

    " Le spectacle auquel nous assistons sur les théâtres de l'économie financière internationale est-il pure déraison ? " Dans un contexte de crise financière omniprésente et durablement installée, Joseph Vogl interroge le système capitaliste, ses arcanes, ses modes de fonctionnement, la manière dont il se perpétue. Censé reposer sur une confiance multilatérale, le système des marchés est en réalité traversé d'inquiétude et d'instabilité. Tel un spectre agitant dans l'ombre les flux de capitaux, le monde financier se voit entouré d'une aura mystérieuse, aussi incompréhensible qu'imprévisible. L'enjeu est de saisir comment l'économie financière tente de comprendre un monde qu'elle a elle-même engendré.

  • Comme un fracas

    Jacques-Henri Michot

    • Al dante
    • 30 Août 2009

    Il y a fracas dans la multiplication et l'entrechoquement des faits intolérables.
    Il y a fracas lorsque les mots tentent de plier l'intolérable vers l'horizon de la banalité. Il y a fracas lorsque vivre devient vivre malgré tout : malgré l'inhumain, malgré la mise à l'écart (de la censure au meurtre) des personnes et des paroles en résistance. li y a fracas, enfin, quand l'intime, dans ses joies et ses souffrances, se vit au rythme du monde et de ses débordements.

  • Elvifrance ; l'infernal éditeur

    Bernard Joubert

    • United dead artists
    • 17 Décembre 2018

    Anthologie graphique consacrée au sulfureux éditeur de bandes dessinées érotiques, cible privilégiée de la censure française entre 1970 et 1992. L'ouvrage comprend un historique de la maison, par Bernard Joubert, de nombreuses archives inédites, une large sélection des couvertures les plus scabreuses, ainsi qu'un ensemble de couvertures revisitées par une quarantaine d'artistes graphiques actuels et un carnet de dessin de Bruno Richard.

    De 1970 à 1992, Elvifrance a inondé les kiosques français de bandes dessinées obscènes, violentes, répugnantes, scandaleuses... Plus de 4000 pockets furent traduits de l'italien, dont les fameux Luciféra, Jacula, Zara, Sam Bot, Isabella, Jungla, Incube, Electrochoc, Terror, Outre-Tombe, Terrificolor, Prolo, Mortimer, Hitler, Wallestein, Zordon... La censure se déchaîna, procès et interdictions tombèrent par centaines... Mais la vaillante petite maison d'édition résista grâce à de stupéfiants stratagèmes.
    Détenteur des archives administratives d'Elvifrance, c'est cette aventure éditoriale hors norme que Bernard Joubert raconte dans ce livre, riche en documents inédits, édité par Stéphane Blanquet (United Dead Artists). Une galerie de couvertures illustre le fait que ces fumetti neri osaient tout - nécrophilie, inceste, crimes sanglants... - et mettaient en avant les plus noirs sentiments et les plus révoltantes pulsions sexuelles. Enfin, une quarantaine d'artistes actuels rendent hommage à cette production diabolique en réinterprétant à leur manière des scènes mémorables.

    Avec Yvan Alagbé, Martes Bathori, Gilles Berquet, Marie-Pierre Brunel, Guy Brunet, Julien Brunet, Marc Brunier-Mestas, Olivia Clavel, Zélie Doffémont, Gabriel Evrard, Diego Fermin, Frédéric Fleury, Irène Gérard, Céline Guichard, Joël Hubaut, Patrick Jannin, Joko, Jürg, Jurictus, Philippe Lagautrière, Nicolas Le Bault, Bertrand Leonard, Leyd, Laurent Lolmède, Mïrka Lugosi, Marine Luszpinski, Anne Mathurin, Stu Mead, Benoît Montjoie, Moolinex, Saralisa Pegorier, Tom de Pékin, Kiki Picasso, Jacques Pyon, Bruno Richard, Jessica Rispal, Xavier Robel, Samplerman, Stéphanie Sautenet, Tanxxx, Dominique Théate, Amandine Urruty, Aleksandra Waliszewska.

  • Espace(s) t.4 ; le choix du carnet

    Collectif

    • Observatoire de l'espace
    • 10 Mars 2008
  • La vaste enquête engagée par Judith Ickowicz dans Le droit après la dématérialisation de l'oeuvre d'art présente, à travers de nombreux cas, la rencontre féconde du droit et de l'art contemporain. Elle révèle la capacité créatrice des opérations juridiques et l'apport du droit dans le champ de l'art.
    Le droit est une technique dont les opérations marquent le jeu social, ses acteurs et les rapports qui les unissent. Il agit sur ces référents et les transforme avec ses outils : règles, procédures, concepts, systèmes de catégories. Il influence notamment les pratiques artistiques, qui peuvent aussi s'en inspirer.
    Le droit après la dématérialisation de l'oeuvre d'art conduit aux origines des notions modernes d'auteur et d'oeuvre et permet d'examiner la manière dont le lien juridique qui les unit se construit en revisitant les notions de personne, de chose, de propriété et d'autorité dont elles sont issues.
    En particulier, lorsque l'oeuvre d'art est dénuée de support physique, il devient nécessaire de construire une continuité, une concordance, entre un principe artistique fondateur et ses différentes « activations ». Comme le montre l'ouvrage, cette évolution historique de l'oeuvre d'art procède également du droit : le droit intervient dans le processus de création comme en témoigne, par exemple, l'intérêt des artistes pour le contrat.
    Le droit - le droit d'auteur, mais aussi le droit des contrats, le droit des biens, le droit des personnes - est ainsi repensé par Judith ickowicz comme un outil d'intelligibilité de la réalité sociale de l'art, un facteur de son évolution, un matériau directement expérimenté par les artistes et un instrument pour aller au-delà du droit.

  • Une présentation des différentes approches théoriques de la critique du droit.
    Autrefois considérée comme un parent pauvre de la théorie sociale, la critique du droit a récemment fait l'objet d'une attention renouvelée. Face à l'ambivalence de la relation au droit, à la fois comme réalisation culturelle hautement positive et comme instrument d'oppression étatique, les positions critiques divergent, entre tentatives de transcender ou de transformer l'institution juridique et stratégies contre-hégémoniques pour changer le contenu du droit, déconstruire ses bases ou inventer de nouveaux droits. Ce volume rend compte de la diversité et de l'hétérogénéité d'approches parfois irréconciliables tout en faisant apparaître certaines transversalités.

  • Théorie économique élaborée dans les années 1960, l'hypothèse d'instabilité financière postule que le système capitaliste est instable par essence : toute phase d'équilibre apparent ne fait qu'encourager les acteurs du marché à prendre davantage de risques, qui provoquent de nouvelles crises. Décriée à l'époque, cette analyse est aujourd'hui considérée comme l'une des plus à même d'expliquer la crise actuelle.
    Elle offre une première approche passionnante d'une oeuvre dense, jusqu'à présent méconnue en France.

  • Marketing industriel

    Gobeil

    • Griffon
    • 22 Janvier 2004
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