Livres en VO

  • Sonnette/sonnets

    Walter Benjamin

    • Walden n
    • 4 Mars 2021

    Les soixante-treize sonnets inédits en français de Walter Benjamin, écrits en mémoire de son ami Fritz Heinle - poète suicidé à 19 ans par désespoir ou protestation face à l'avancée de la Première Guerre mondiale -, dévoilent une dimension méconnue de son oeuvre et de sa pensée par le prisme de la poésie (édition bilingue).
    De Walter Benjamin, le lecteur français est surtout familier des essais, des proses à caractère biographique et de la correspondance, mais pas des poèmes. La disqualification contemporaine de l'écriture poétique est un des facteurs de cette longue ignorance. Voici qu'un traducteur, Michel Métayer, s'est attelé à la tâche d'introduire dans notre langue les soixante-treize sonnets écrits par W. Benjamin à la suite du suicide à vingt ans de son ami Fritz Heinle en 1914. Ils constituent une intense et soudaine « crise de vers » au sein de l'oeuvre benjaminienne.
    W. Benjamin fut aussi un traducteur (Baudelaire, Proust, etc.) et un théoricien de la traduction. Antonia Birnbaum commente ici son essai sur La Tâche du traducteur.

  • Je dors, je travaille

    Valentine Schlegel

    • Les presses du reel
    • 1 Octobre 2017

    Catalogue « bio-monographique » éclairant la démarche de l'artiste, sculptrice et céramiste Valentine Schlegel, dont la pratique, intimement liée à son quotidien, répond à une logique certaine : celle de créer ses propres conditions de vie. Réalisé par l'artiste Hélène Bertin suite à une recherche sur Valentine Schlegel, édité par Hélène Bertin et Charles Mazé & Coline Sunier.
    Née en 1925, Valentine Schlegel a développé une pratique plastique quotidienne entre Paris et Sète. À l'image d'un couteau suisse, elle maîtrise plusieurs techniques pour réaliser des objets usuels aux corps sculpturaux: couverts en bois, vases en céramique, sacs en cuir, cheminées en plâtre. Conçu sans hiérarchie, souvent en collaboration avec ses amis, ce corpus est fait d'objets de différentes dimensions et aux usages tantôt fantaisistes, tantôt quotidiens. Valentine Schlegel a également réalisé nombre d'éléments architecturaux en plâtre destinés aux intérieurs. Ces sculptures à vivre sont aussi, par leur caractère indéplaçable, la raison pour laquelle son travail est resté méconnu.
    Valentine Schlegel: je dors, je travaille par Hélène Bertin est un catalogue « bio-monographique » réunissant une nouvelle iconographie et des documents d'archives. Des notices biographiques séquencent le livre et éclairent la démarche et la vie de Valentine Schlegel.
    Grâce à une iconographie riche et précisément sélectionnée, cette monographie de référence permet notamment de documenter l'ensemble des cheminées que Valentine Schlegel a réalisées chez des particuliers - une centaine de 1959 à 2002. Les autres pans de son travail sont également abordés afin de saisir l'ensemble de sa pratique, intimement liée à son mode de vie, où les questions d'autonomie de production et d'amitié sont centrales.
    «je dors» et «je travaille» sont deux énoncés peints sur une pancarte réversible accrochée à la porte de l'atelier sétois de Valentine Schlegel. Ils correspondent à deux temps différents de ses journées, invitant à l'isolement ou à la compagnie. Ces deux «activités» ne sont pas à prendre comme des opposés mais comme indissociables l'une de l'autre: elles servent de structure à l'édition en rendant perceptible les choix de modes de vie personnels et professionnels de Valentine Schlegel.
    De par le déroulé chronologique, chaque page du livre peut être perçue comme un moment d'une journée, où la fabrication d'un ustensile de cuisine, la pratique de la sieste dans une couchette spécialement conçue à cet effet, la création d'une cheminée en plâtre pour la maison d'un collectionneur ou d'un sifflet en forme de sirène pour un cadeau à une amie sont les témoins d'une pratique totale et quotidienne, sans ordre hiérarchique mais répondant à une logique certaine: celle de créer ses propres conditions de vie.
    Publié à l'occasion de l'exposition « Cette femme pourrait dormir dans l'eau - Valentine Schlegel par Hélène Bertin » au CAC Brétigny, du 30 septembre au 09 décembre 2017.

    Hélène Bertin (née en 1989 à Pertuis, vit et travaille à Paris) traverse doucement la France en suivant les cours d'art appliqués au lycée en Avignon, de l'École des beaux-arts de Lyon puis de l'École des beaux-arts de Paris-Cergy. À la fin de ses études, elle s'installe à Paris et à Cucuron, son village natal. Elle développe une pratique qui met en mouvement le travail d'artiste, de curateur et d'historienne. Ses objets de sculptrice ont des qualités usuelles qui se dérobent à l'espace du white cube. Ils se vivent dans l'intimité de la sphère privée, comme l'espace de l'atelier, de la maison, et en extérieur. Hélène Bertin travaille aussi en collectif avec Plafond, avec qui elle partage des moments de réflexion et des expositions. Avec l'aménagement de son atelier à Cucuron, le « workshop culinaire » est l'un de ses terrains d'expérimentation collective où des artistes se regroupent autour de mets qu'ils confectionnent, mangent et digèrent ensemble. Investie dans son village, c'est dans un vignoble de vin naturel qu'elle a récemment organisé sa première exposition collective. Depuis plusieurs années, elle réalise des recherches autour de Valentine Schlegel qui, comme une guide, lui a ouvert sa pratique originale et libre de l'art.

  • Qu'est-ce que le cinéma ? ; what is cinema?

    Germaine Dulac

    • Les presses du reel
    • 17 Septembre 2020

    On lui attribue, dans les années 1920, les premiers films impressionnistes, féministes, puis surréalistes. Qu'est-ce que le cinéma ? constitue la première édition des écrits théoriques de Germaine Dulac (1882-1942), pionnière du septième art, près de 75 années après la conception du manuscrit, où elle développe une réflexion sur le cinéma aux échos fortement contemporains.
    Composé des nombreuses conférences de la cinéaste (1925-1939) assemblées par sa partenaire Marie-Anne Colson-Malleville et préservées dans les archives de Light Cone, cet ouvrage éclaire le rôle majeur de cette pionnière de l'avant-garde française, innovatrice de la pensée cinématographique moderne, qui théorisait déjà, dès les années 1920, ce qu'est le cinéma.

    « L'oeuvre et la pensée de Germaine Dulac ont beaucoup compté dans l'histoire du cinéma. Ce livre permet de mieux la connaître et de l'apprécier. C'est très important pour faire vivre la cinéphilie, qui est d'ailleurs l'une des missions du CNC. » Dominique Boutonnat, Président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) Ouvrage récompensé du Prix du livre de cinéma 2020 du CNC.

  • REVUE STREAM n.5 ; les nouvelles intelligences

    Collectif

    • Stream
    • 15 Octobre 2021

    L'architecte Philippe Chiambaretta rassemble penseurs, chercheurs et artistes contemporains dans le 5e numéro du livre-revue d'exploration Stream (à l'intersection de l'architecture, de l'art et de l'économie), qui enquête sur les différentes formes d'intelligences à considérer, mettre en oeuvre et transmettre pour dépasser l'Urbanocène.
    CONTEXTE : DE L'URBANOCÈNE À LA VILLE-MÉTABOLISME.
    - Stream 03 analysait les évolutions de l'urbanisation globale et le changement de paradigme de l'ère anthropocène.
    - Stream 04 étudiait les scénarios de réponse à l'Anthropocène selon une nouvelle relation de l'homme au vivant et un renforcement du modèle de la ville-métabolisme.
    - Stream 05 poursuit cette réflexion en explorant les avancées de la connaissance des intelligences naturelles, les progrès des intelligences technologiques et les expérimentations d'intelligence sociale pour agir collectivement sur la ville de demain.

    LES QUESTIONS.
    - Une meilleure connaissance du vivant permet-elle de repenser la place et le rôle de la nature en ville ?
    - Comment les artistes influent-ils sur notre rapport à la Terre et nos systèmes de représentation ?
    - L'IA et le big data révolutionnent-ils la conception et la fabrique de la ville ?
    - Comment créer les conditions d'une intelligence collective pour aborder la complexité urbaine ?

    LES INTERVENANTS.
    - Une quarantaine d'intervenants de toute discipline et nationalité pour une approche riche et pluridisciplinaire des enjeux.
    - Des chercheurs des plus grandes institutions, comme Pascal Picq, Michel Lussault ou Kent Larson.
    - Des artistes et critiques d'art de premier plan, comme Tomás Saraceno, Nicolas Bourriaud ou Thijs Biersteker.
    - Des philosophes au coeur des grands débats contemporains, comme Emanuele Coccia, Sandra Laugier ou Cynthia Fleury.
    - Des praticiens reconnus par de nombreux prix, comme Andrew Freear, Jeffrey Raven ou Antoine Fenoglio...

    LES PISTES DÉVELOPPÉES.
    - De nouveaux récits dépassant la vision anthropocentrée et le principe de séparation de la modernité occidentale, au profit d'une pensée inclusive.
    - La mobilisation d'une pluralité d'intelligences complémentaires, naturelles, technologiques et sociales, selon une vision systémique.
    - De nouvelles cohabitations urbaines avec le vivant.
    - Des approches encadrées de l'intelligence artificielle, à rebours du pur solutionnisme technologique de la smart city.
    - Un renforcement de la place du care pour répondre aux enjeux sociaux de la fabrique de la ville.
    - Des approches pluridisciplinaires selon des protocoles d'expérimentation et de soin.
    - Des initiatives participatives pour mobiliser les communautés.
    - De nouvelles échelles de gouvernance pour favoriser l'expérimentation urbaine.
    - Un changement de paradigme du progrès, qui passe des logiques productivistes de l'extraction à des logiques d'interrelation, d'interdépendance, d'attention et de faire avec.

  • Claire Tabouret

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    • Perrotin
    • 19 Janvier 2022

    Cette première monographie de l'artiste française installée à Los Angeles, célèbre pour son approche figurative et engagée dans laquelle le corps est le sujet central, présente une large sélection de ses oeuvres (de nombreuses peintures et dessins présentés sur des papiers différents, et quelques sculptures) ainsi qu'une douzaine vues d'exposition. Elle est accompagnée de deux textes critiques originaux écrits par Anna Katherine Brodbeck et Annabelle Teneze, ainsi que de douze citations choisies par l'artiste (Jorge Luis Borges, Alice Neel, Pierre Guyotat, Georges Bataille, Marguerite Yourcenar, Sebald, Oscar Wilde, Adonis, Agnès Martin...) qui ouvrent chacune des parties.

  • Le retour de Dada

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    • Les presses du reel
    • 3 Février 2022

    Un bilan du savoir sur Dada et une réévaluation de son héritage, de sa réinvention et de son retour, pour comprendre comment le mouvement s'est inscrit dans notre histoire culturelle depuis plus de 100 ans.
    Cet ouvrage retrace le processus de (ré-)invention de Dada notamment dans les années 1950 et 1960, entre autres par ses acteurs même, et étudie dans quelle mesure les impulsions données par Dada sont encore pertinentes pour l'analyse et les débats esthétiques, littéraires et culturels d'aujourd'hui. Plus que de simples actes de colloque, la publication, structurée en quatre volumes (Filiations, Expositions, Traces et Historiographies), est augmentée de nombreux documents (listes d'exposition, de publications, entretiens) ainsi que de certaines contributions ultérieures au colloque.
    Publié suite au colloque international éponyme organisé par Agathe Mareuge et Sandro Zanetti au Cabaret Voltaire, Zurich, en 2016, à l'occasion du centenaire de Dada.

  • LSD n.2 ; a typographic issue

    Lsd

    • Le signe design
    • 15 Octobre 2021

    Le second numéro des Cahiers du centre national du graphisme traite des questions typographiques par des approches artistiques, culturelles, sociétales, ou techniques, avec un point focal sur le travail du typographe Jean-François Rey et son exposition « Typographie et bandes dessinées » au Signe, centre national du graphisme, par le commissaire de l'exposition Jean-Noël Lafargue. LSD 2 s'ouvre sur l'histoire de l'art et du graphisme avec le texte de Catherine Guiral, la question des fontes « libres » étudiés par Frank Adebiaye, mais publie aussi un essai sur la recherche dans la langue française des pratiques de la typographie dite inclusive, non-binaire, post-binaire ou encore genderfuck, de Caroline? Dath ° Camille?Circlude.
    Ouvrir ce second numéro Le Signe Design sur la question typographique au prétexte de l'exposition dédiée au travail de Jean-François Rey était une évidence.
    Il s'agissait de sensibiliser à la condition des dessinateurs de polices de caractères, de traiter de d'évolution d'une pratique, de discontinuité technologique. Exposition historique, dans la mesure où était signifié un historique de l'histoire de l'imprimé, des caractères mobiles, de la chaine de production, des acteurs qui la compose.
    Nombres d'angles et de prétextes aux regards des productions des créateurs et créatrices ont pu être saisis, et c'est vers une forme que l'on peut entendre de modeste ou populaire, à savoir la bande dessinée que nous avons établi notre choix. En imaginant cette exposition, et l'invitation faite, nous avions en tête la pertinence du choix d'un dessinateur de caractères typographiques qui aura dédié prêt de deux décennies de son activité à suivre avec une régularité qui honore ses commanditaires, un nombre certain d'autrices et d'auteurs. Nous penserons à Robert Crumb, Charles Burns, Jacques Martin, Marion Montaigne, Dorothée de Monfreid...
    Le lecteur de l'exposition aura vu que nous traitions dans un même élan du dessin, comme création de l'esprit, et des enjeux de la traduction, de la translation de formes visuelles divergentes d'une langue à l'autre. Car l'un des aspects remarquable des productions de Jean-François Rey est l'usage par-delà nos frontières, et de la langue, des caractères numérisés qu'il édite. Comment un objet aussi équilibré qui est la planche, la double page, dans son rapport du texte et de l'image résiste-t-il à la traduction d'une langue à l'autre ? Comment certaines onomatopées, pensées tels des éléments de construction d'une vignette, d'une page, doivent être adaptées par la langue et donc par sculpturalité de la lettre ? Comment, un sens de lecture qui peut être inversé, influe la composition et son sens de lecture ? Comment présenter des oeuvres qui par définition sont des multiples ? Comment porter à la vue des objets que l'on retrouve dans l'espace de l'intime - mais qui peuvent s'échanger de main à main - dans un espace collectif, destinés à être appréhendé, sous contrainte de gestes barrières ? Comment traiter du vernaculaire et de la communauté élargie d'usage ?
    Si nous n'avons pas résolu par l'exposition toutes les hypothèses qui l'auront traversé, ce présent numéro permet de s'attarder posément, et de façon élargie et connexe, sur un nombre certain de questionnement relatif à l'usage, la destination, l'expérimentation, la médiation, la médiatisation, la recherche et le développement, la construction historicisée - artificielle, naïve, ou mensongère - de jalons, l'irruption du politique.
    LSD est la revue semestrielle du Signe - Centre national du graphisme.

  • L'« album » de l'exposition au Jeu de Paume : l'exceptionnelle collection de Thomas Walther, constituant aujourd'hui le coeur de la collection de photographie moderne du MoMA, offre un panorama des inventions visuelles des avant-gardes photographiques de la modernité, de Weston à Rodchenko, du Bauhaus au Surréalisme, du photomontage au photogramme.
    En 2001 puis en 2017, le Museum of Modern Art de New York (MoMA) faisait l'acquisition de la collection de photographies modernes de Thomas Walther. Ce dernier, collectionneur allemand un temps installé à New York, avait rassemblé depuis la fin des années 1970 un ensemble exceptionnel relatif aux avant-gardes photographiques européennes et nord-américaines de la première moitié du XXe siècle. Ce corpus renferme, outre quantité d'images célèbres de la période, un grand nombre de clichés moins connus, réalisés par plus d'une centaine de photographes : il constitue aujourd'hui l'un des pans essentiels des collections modernes du MoMA.
    À travers les oeuvres d'une centaine de photographes, de Berenice Abbott à Karl Blossfeldt, de Claude Cahun à El Lissitzky, d'Edward Weston à André Kertész, entre chefs-d'oeuvre et images moins connues, la collection retrace l'histoire de l'invention de la modernité en photographie. Mêlant les genres et les approches (architecture et vues urbaines, portraits et nus, reportages, photomontages et experimentations...), l'exposition documentée dans cet « album » explore les réseaux artistiques de l'Entre-deux-guerres, du Bauhaus au Paris surréaliste, en passant par Moscou et New York. Par sa radicale invention visuelle, l'ensemble rend enfin parfaitement compte de l'esprit d'utopie de ceux qui voulaient changer les images pour changer le monde et fait pleinement comprendre les propos du photographe et théoricien Lazlo Moholy-Nagy qui, il y a maintenant un siècle, affirmait que « l'analphabète du futur ne sera pas l'illettré mais l'ignorant en matière de photographie ».

  • Pictures

    Robert Mapplethorpe

    • Serralves
    • 11 Janvier 2019

    Ce catalogue luxueux, imposant et abondamment illustré, offre une vue d'ensemble de l'oeuvre de l'artiste, de ses premiers collages et polaroïds aux photographies florales, nus érotiques et portraits qui en ont fait l'un des photographes les plus marquants du siècle dernier. Il comprend des textes de l'historien de l'art Jonathan K. Nelson et de Susan Sontag.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Serralves Museum of Contemporary Art, Porto, du 20 septembre 2018 au 6 janvier 2019.

  • Silent blocks

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    • Nouveau palais
    • 2 Avril 2021

    Silent Blocks met en parallèle deux points de vue sur la gestion de la pandémie du Covid-19 au printemps 2020. Myr Muratet a photographié, à sa façon, un Paris silencieux. À Toronto, à la même période, le journaliste scientifique David Cayley s'interroge sur le sens de cette crise et de sa médiatisation en s'appuyant notamment sur les travaux d'Ivan Illich.

  • It's alive! ; à travers l'œuvre de Gisèle Vienne

    Estelle Hanania

    • Shelter press
    • 2 Décembre 2019

    Le nouveau livre de la photographe française Estelle Hanania regroupe dix années de collaboration et de documentation autour du travail de Gisèle Vienne.
    Monographie subjective dédiée à l'oeuvre de la chorégraphe, le livre propose l'un des corpus d'images les plus denses d'Estelle Hanania, présentant un ensemble de photographies réalisées entre 2008 et 2019.
    Pour Estelle Hanania, dont le travail a déjà fait l'objet de deux ouvrages publiés par Shelter Press, le corps humain est une source d'inspiration sans limite. Son habileté à capturer l'essence du travail de Gisèle Vienne, par son regard unique sur les corps et les objets, mais aussi en créant des ponts naturels entre ces spectacles et l'ensemble du son travail photographique, fait de ce nouvel ouvrage un élément majeur dans sa carrière.
    Bousculant les canons du livre de spectacle vivant, It's Alive! pose un regard singulier sur le travail de Gisèle Vienne, invitant le lecteur à regarder hors du plateau, à se positionner à une distance nouvelle, mais aussi à envisager l'ensemble de l'oeuvre de la chorégraphe sous un jour nouveau, le contenu du livre se déployant de façon sensible et libre, se détachant d'une approche chronologique ou thématique propre à ce type d'ouvrage.
    Livre de photographie ambitieux et en complète résonance avec le catalogue de Shelter Press, c'est avec une émotion non dissumulée que ce titre, portant le numéro de référence SP100, s'inscrit comme un jalon essentiel de notre catalogue.

  • Les numéros 35 à 37 de la revue critique consacrée au graphisme.
    Nº 35 - Un oeil?: le regard des artistes sur le monde moderne 1911-1938.
    Auteure?: Sonia de Puineuf.

    Dans la production graphique des artistes modernes apparaît de façon récurrente l'image de l'oeil. Celui-ci est souvent traité comme motif autonome, détaché du reste du visage, de surcroît combiné aux inscriptions et signes typographiques. Ces oeuvres sont alors à comprendre comme une mise en scène (ou mise en pages) du regard.
    De l'affiche pour l'Exposition internationale de l'Hygiène à Dresde dessinée par le Munichois Franz von Stuck (1911) à la couverture du livre Écriture et photographie dans la publicité photo-montée par le Tchèque Zdenek Rossmann (1938), en passant par l'iconoclaste L'oeil cacodylate de Francis Picabia (1921) qui est une peinture sans peinture, ce riche corpus témoigne d'une évolution notable de sensibilité au sein de l'avant-garde et d'un questionnement sur la justesse de la vision de l'artiste confronté aux évolutions technologiques du monde moderne.

    Nº 36 - La photographie suspendue?: Herbert Bayer.
    Auteur?: Remi Parcollet.

    La tendance consistant à spatialiser la photo-graphie, et plus spécifiquement la photographie documentaire, s'affirme clairement en 1951 à travers les expositions?: The New Landscape de György Kepes au Massachusetts Institute of Technology, Architettura, misura dell'uomo (IXe Triennale de Milan) d'Ernesto N. Rogers, Vittorio Gregotti et Giotto Stoppino, et en 1953 Parallel of Life and Art à l'Institute of Contem-porary Art (ICA) de Londres. Les documentations de ces trois «?displays?» jouent un rôle essentiel sur l'évolution des modes de monstration de la photographie. Elles viennent, comme celles des expositions du MoMA mises en espace par Herbert Bayer, Road to Victory et Airway to Peace, alimenter la réflexion qui se développe magistralement dans l'ouvrage Display de George Nelson, publié en 1956.
    Bayer conçoit l'exposition moderne à partir des principes de la New Vision, selon lui elle ne doit pas tenir le spectateur à distance mais l'accompagner et l'englober. En 1961, il compile ses idées sur la conception des expositions dans un article, Aspect du design des expositions et des musées, et prend pour référence l'exposition de l'Obmokhou à Moscou en 1921, où il observe à travers sa documentation visuelle «?qu'une élimination radicale de l'inessentiel a eu lieu?» résultant d'une recherche de la légèreté et de l'apesanteur avec un minimum d'utilisation de matière. Il considère alors qu'il faut?: «?éliminer tous les éléments, structurels et autres, susceptibles de nuire ou d'interférer avec les images elles-mêmes. La solution ultime de ce train de pensée serait l'affichage créé sans aucun effort matériel ou support visible, placé en l'air??[...]?».

    Nº 37 - Un polygraphe?: George Nelson.
    Auteure?: Catherine Geel.

    George Nelson (1908-1986), designer fonctionnaliste américain aux créations lisses, mais aux manifestations, textuelles et visuelles complexes est un cas particulier du modernisme américain, ce que suggèrent les titres de ses productions?: A Problem of Design: How to Kill People (1960), Requiem (1960) ou Elegy in the Junk Yard (1961) indiquent. Pourquoi malgré une production écrite considérable, Nelson n'est-il pas identifié comme critique ou écrivain??

  • Spectre n.3 ; ruines contemporaines

    Collectif Spectre

    • Les presses du reel
    • 9 Juin 2021

    Après les deux premiers numéros Pornographie minérale et Vegetal Trauma, le troisième numéro de la collection Spectre invite des artistes contemporains à livrer leur interprétation des ruines contemporaines.
    La vue des ruines est nécessaire. « C'est un temps pur, non datable, absent de notre monde d'images, de simulacres et de reconstitutions, de notre monde violent dont les décombres n'ont plus le temps de devenir des ruines. Un temps perdu qu'il arrive à l'art de retrouver. » (Marc Augé , Le temps en ruines, 2003) Il n'est pas certain que l'histoire à venir soit capable d'engendrer de nouvelles ruines. Si un doute existe sur la capacité contemporaine à laisser des ruines signifiantes, il est évident que notre époque continuera à produire des espaces délaissés, inachevés, détériorés ou rapidement obsolètes.
    Il est de plus en plus difficile d'avoir une perception du monde présent qui ne soit pas entièrement déterminé par lui-même. La « ruine contemporaine » interroge notre indifférence au passé, notre dépendance au présent, et nos incertitudes futures.

  • Free jazz manifesto

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    • Lenka lente
    • 16 Avril 2021

    169 disques fondamentaux de free jazz conseillés en 180 pages par Maurizio & Roberto Opalio (My Cat Is An Alien) et Philippe Robert, des classiques incontournables aux indispensables curiosités.
    Soit une liste bilingue français / anglais, faite à trois, d'oeuvres de free jazz. Peu importe combien, leur rareté ou pas. Oublier les seuls critères historiques objectifs. Ignorer les quotas, par exemple liés à la chronologie. S'autoriser les à-côtés. Ne pas oublier non plus que choisir est affaire de morale, et que nous ne sommes pas des collectionneurs ! Seules comptent la spiritualité et la créativité. Privilégier la sensibilité plutôt que l'expertise. Des commentaires brefs, sans rien brader ni trahir. Se faire écho d'un éblouissement...
    169 disques de free jazz conseillés en 180 pages par Maurizio & Roberto Opalio [aka My Cat Is An Alien] & Philippe Robert [aka Agitation Frite] : si Sun Ra, Ornette Coleman ou Anthony Braxton sont bien là, de nombreux musiciens méconnus se font une place dans cette liste d'indispensables curiosités : Ahmed Abdullah, The Baden-Baden Free Jazz Orchestra, Black Unity Trio, Byron & Gerald, Cairo Free Jazz Ensemble, CCMC, Ric Colbeck, Jerome Cooper, Michael Cosmic, Phill Musra, Leo Cuypers, GL Unit, Griot Galaxy, Stephen Horenstein, INTERface, Interspecies, Clint Jackson III, Milo Fine Free Jazz Ensemble, Muun Music, Robert F. Pozar, Abdullah Sami, Synthesis, Motoharu Yoshizawa...

  • Archi-féministes ! art contemporain, théories féministes

    Collectif

    • Les presses du reel
    • 12 Juin 2019

    Réunissant un important corpus d'oeuvres réalisées entre 1970 et aujourd'hui, cette publication analyse les enjeux historiques et actuels des féminismes, en proposant des regards croisés sur la discipline de l'histoire de l'art et sa construction, maintes fois interrogées.
    Les manifestations féministes sont notamment examinées à partir des pratiques qui persistent à faire résistance et qui obligent à revoir les normes sociales au moyen d'activisme, de mobilisation citoyenne et de communautés de partage. Ces contributions reprennent les modèles théoriques féministes, mais relèvent également des études culturelles, décoloniales et queer, cherchant à instruire de nouveaux savoirs.

  • Revue faire, regarder le graphisme n.38 ; Special Issue – A debate: Jan van Toorn, Wim Crouwel Nouv.

    Une lecture contemporaine des grandes polarisations de la théorie du design graphique à partir de la rencontre entre deux graphistes et typographes néerlandais parmi les plus influents, Wim Crouwel et Jan Van Toorn, dans les années 1970.
    On nous rapporte que le hall du musée Fodor d'Amsterdam dans lequel se situe la scène, le 9 novembre 1972 en soirée, est « enfumé, bruyant et bondé », que l'auditoire rassemblé se fait entendre par de « fréquentes vociférations ». Le centre de cette arène fiévreuse est la rencontre de deux graphic designers, de deux graphistes, de deux typographes, Wim Crouwel et Jan Van Toorn, dans un pays où leur voix porte, où leur pensée est importante. Une rencontre, une conversation, ou plutôt une confrontation, une controverse, un débat selon le terme qui lui sera consacré, qui caractérise les représentations de notre discipline dans les années 1980 et qui pourrait avoir encore quelque écho aujourd'hui.
    Car on a pu voir dans cet échange parfois âpre l'illustration assez synthétique des grandes polarisations de la théorie du graphisme, de la typographie, du design graphique. La médiation de service contre l'écriture d'interprétariat. La planification ingénieriale contre l'invention artistique. L'ordonnancement contre le vivifiant. La technique et la critique. La distance et l'implication. La commande et la responsabilité. Le commerce et le politique. L'objectif et le subjectif. L'écrivant et l'écrivain. L'artiste, l'artisan, le designer, le scientifique. Le texte et l'image. L'auteur, le cercle des lecteurs. L'élite, le public. La beauté, la connaissance, l'expérience de lecture.
    Cet essai tente de proposer une lecture contemporaine de cet ancien débat toujours vivant. Il est servi par une iconographie originale recherchée dans les archives des deux grands auteurs regrettés.

  • L'art d'équilibrer les dissonances

    Daisuke Ichiba

    • Arsenicgalerie
    • 18 Mai 2021

    La première monographie d'importance consacrée au travail du dessinateur japonais, avec de très nombreuses illustrations pleine page, une préface de Philippe Dagen et une longue analyse par Xavier-Gilles Néret de l'oeuvre de Daisuke Ichiba (à partir d'entretiens inédits avec l'artiste), replacée dans le double contexte où elle a émergé, les scènes underground graphiques japonaise et française.

  • Spectres n.3 ; fantômes dans la machine

    Collectif

    • Shelter press
    • 25 Octobre 2021

    Le troisième numéro de la publication annuelle consacrée à l'expérimentation sonore et musicale, autour de la question des intelligences artificielles.
    L'expression « fantôme dans la machine » a trouvé naissance dans un contexte particulier, celui de la critique du dualisme cartésien séparant l'âme et le corps, renouant ainsi avec un certain matérialisme mécaniste. Pour le dire simplement, cette approche nie l'existence d'une âme indépendante (le fantôme) qui serait véhiculée par un organisme corporel (la machine). Elle affirme, au contraire, que « l'âme » n'est qu'une manifestation du corps et ne fait qu'un avec lui. Si cette question est encore délicate à trancher, risquant à tout moment de glisser dans le registre des croyances, elle se réactualise à présent autour de l'émergence des intelligences artificielles : est-ce qu'une telle intelligence existe ? Ne se réduit-elle pas à la somme des opérations binaires qui la génère ? Et qu'est-ce au juste que l'artificiel ?
    L'artificiel porte toujours en lui un fantasme d'émancipation, d'autonomie et de rupture avec un ordre supposé naturel des choses. Il est subversif. L'IA, en tant, justement, qu'artificielle, embrasse une telle subversion, hybridant les mythes prométhéen et faustien, augurant tout autant de promesses que de dangers potentiels, poussant les enjeux aussi haut que la survie ou l'extinction de l'humanité. À ce titre, le domaine de la création musicale fait figure d'avant-poste. Il est à la fois un terrain d'exploration des applications possibles de l'IA et un domaine possédant déjà une histoire assez longue dans l'intégration des machines et leur puissance de calcul dans le processus de création. De la composition algorithmique aux méthodes de resynthèse, de l'approche logique à la création de systèmes cybernétiques, de la naissance de l'informatique musicale aux réseaux de neurones, la musique, depuis plus d'un demi-siècle, a entamé un dialogue ininterrompu avec l'univers binaire des flux d'électrons et des systèmes de plus en plus complexes qui les gouvernent.
    Les textes réunis ici racontent, chacun à leur manière, une face différente de ce prisme étrange que forme une telle alliance. Ils projettent chacun un spectre particulier, révèlent un fantôme, et évoquent une apparition composite d'idées, d'électricité et d'opérations. Ce livre ne se destine donc pas à essayer de trancher le noeud gordien que constitue la question des possibles devenirs et mutations de la logique binaire, et notamment de son dernier avatar, l'IA. Il propose au contraire d'apporter un éclairage multiple sur les manières possibles de s'en emparer, des rêves, des promesses et des doutes que ces devenirs soulèvent, qu'ils s'actualisent dans la création de codes et de programmes pour chevaucher les sons, qu'ils insufflent tout un projet compositionnel, qu'ils révèlent l'algorithmique chez l'humain ou encore qu'ils s'emparent directement de la rédaction du texte lui-même, se hissant à la hauteur de l'auteur. Mais plus que tout, l'enjeu, ici, est d'établir en quoi ces devenirs peuvent résonner et comment cela se manifeste, au travers de toutes ces démarches, de toutes ces réflexions, de toutes ces manières de créer et d'être en vie. Car l'artificiel, l'artefact, est toujours l'enfant hors humain d'un rêve humain, trop humain.

  • LSD n.1 ; a feminist issue

    Lsd

    • Le signe design
    • 28 Septembre 2021

    Le premier numéro des Cahiers du centre national du graphisme, sur le thème des relations entre design graphique et féminisme, où il est question de minorités, d'expérimentations formelles et de musique (avec notamment Anja Kaiser, chercheuse, designer graphique et activiste, sur le potentiel de co-conception solidaire du design, et Fabrice Bourlez, invité ici à prolonger sa thèse sur l'incapacité freudienne à imaginer la famille autrement que par l'hétéronormativité).
    Au sujet de Chaumont et de son festival, avec pudeur, Vanina Pinter écrivait ceci « La religion graphique est restée entre des mains solides, légitimes, les mains de passations de pouvoir ».
    Agir en dehors de ces passations de pouvoir, d'une cooptation d'usage, c'est prendre le risque d'une possible délégitimisation. Agir à la lisière, prendre un autre point d'observation, n'est donc pas sans risques - dans une logique territoriale - mais doit être un absolu dans un contexte global. Lorsqu'à la seconde édition de la Biennale internationale de design graphique, en 2019, nous avons traité d'invisibilisation avec Silvia Baum, Claudia Scheer and Lea Sievertsen [Not a Muse], de la question post-coloniale avec Jonathan Castro, des transformations du capital, de la répercussion sur l'économie d'une discipline avec Tereza Ruller [The Rodina], de l'engagement avec Teresa Sdralevich, nous avons trouvé bien plus d'allié·e·s que d'amateurs d'un « Bingo du Male Tears ».
    En ouvrant cette première publication périodique et en l'intitulant « A feminist Issue » autour de la figure d'Anja Kaiser, il s'agit de traiter de design graphique dans une perspective féministe, collaborative et de coconstruction. Perspective à laquelle se sont adjoints Anna Jehle, Juliane Schickedanz, Fabrice Bourlez, Loraine Furter. Le titre de ce présent volume en sous-entend un autre, tel « An Other Feminist Issue » succédant à « Another Feminist Issue », tant les voix sont nombreuses, et nécessitent que l'on s'y attarde avec attention, et précision. Le Signe Design [LSD], dessiné par officeabc, - périodique d'une plateforme de production, de diffusion, de soutien à la création, de dialogue et de médiation entre le champ artistique du graphisme et les publics qu'est le Centre national du graphisme -, est moins un objet de communication qu'un terrain d'étude investi.
    Jean-Michel Géridan.

  • Good boy

    Alain Buffard

    • Les presses du reel
    • 1 Octobre 2020

    Ce livre-somme invite à découvrir et questionner l'oeuvre multiple du chorégraphe Alain Buffard, héritier des grandes figures de la danse des années 1980, qui participa au renouvellement de la scène française en croisant sa propre histoire et ses mythologies personnelles avec nombre des problématiques de son temps, de la question du sida à celle du post-colonialisme. L'ouvrage, qui rassemble à la fois de riches témoignages, une large iconographie et des documents d'archives inédits, éclaire le parcours, les créations et la pensée d'un artiste qui, par sa radicalité et la fécondité de ses interrogations, a créé une oeuvre complexe, toujours vivante et riche de questions non résolues, posées au monde et donc à nous-mêmes.
    Il existe tant de raisons de considérer aujourd'hui l'oeuvre du chorégraphe Alain Buffard. Héritier et danseur des grandes figures chorégraphiques des années 1980, Buffard est de ceux qui vécurent l'arrivée du sida comme un événement majeur. Résistant à la maladie, croisant sa propre histoire et ses mythologies personnelles, au fil de ses pièces, de ses expositions et de ses films, il a exploré nombre des problématiques de son temps. Par sa radicalité et la fécondité de ses interrogations, l'oeuvre qu'il a élaborée, de Good Boy à Baron Samedi, a participé au renouvellement de la scène française.
    Ce livre kaléidoscopique rassemble à la fois de riches témoignages, une large iconographie et des documents d'archives inédits. Il éclaire le parcours, l'oeuvre et la pensée d'un artiste complexe, à la fois affirmé et secret, sans en réduire les visages multiples. On découvre Buffard jeune garçon bondissant et, plus loin, homme aux stigmates invisibles. On le voit jouer de néons comme Bruce Nauman ou, corps nu, cherchant sa danse dans les séquoias de Sea Ranch. Ailleurs, tout en mots, il déroule un vaste questionnaire servant de viatique pour mieux exister sur terre ou pour identifier, en tant qu'artiste et interprète, ce qu'on peut offrir au spectacle qui s'invente. Le voilà dialoguant de vive voix ou en silence avec son complice le philosophe Alain Ménil, avec la chercheuse Laurence Louppe ou la danseuse-chorégraphe Anna Halprin. Là, ce sont les réflexions acérées sur les modalités d'apprentissage et d'émancipation. Et puis, c'est le Buffard absent auquel on se substitue, post mortem, pour transmettre son oeuvre.
    En proposant des analyses, des traces de la pensée et des méthodes de travail du chorégraphe et une grande variété de documents, puisse ce livre alimenter le désir de questionner une grande oeuvre et nourrir l'admiration d'un good boy. Et offrir comme le portrait éclaté d'une complexité toujours vivante, toujours riche de questions non résolues, de questions posées au monde et donc à nous-mêmes.

  • Simon Hantaï : transatlantique

    Collectif

    • Er publishing
    • 12 Avril 2021

    Sept artistes américains partagent leur regard sur Simon Hantaï.
    Molly Warnock invite sept artistes américains à écrire sur l'oeuvre de Simon Hantaï. Artiste majeur de la seconde moitié du XXe siècle, Hantaï a développé une oeuvre immense et complexe, engagée tout d'abord dans le surréalisme puis la peinture gestuelle, l'écriture et enfin utilisant le pliage comme méthode. Julie Ault, Sarah Crowner, Odili Donald Odita, Eileen Quinlan, David Reed, Pieter Schoolwerth et James Siena partagent leur regard sur cette figure magistrale de l'abstraction.

  • Dixit n.3 ; dixit n.3 : still life/nature morte

    Collectif Dixit

    • Cosa mentale
    • 21 Avril 2022

    Troisième numéro de la revue critique Dixit dans lequel les voix de l'agence d'architecture OFFICE Kersten Geers David Van Severen et de Richard Venlet, artiste bruxellois, se confrontent autour du thème « Nature Morte ».
    L'achèvement du crématorium d'Ostende, une collaboration entre l'artiste Richard Venlet et OFFICE Kersten Geers David Van Severen, leur a donné l'occasion de revenir sur plus de quinze ans de collaboration. Ce travail commun est basé sur un intérêt partagé pour les figures abstraites et la manière dont elles peuplent et créent des espaces.

  • Martin Barré ; transatlantique

    Molly Warnock

    • Er publishing
    • 28 Août 2020

    Six artistes américains partagent leur regard sur Martin Barré.
    Figure majeure de l'abstraction française de la seconde moitié du XXe siècle, Martin Barré (1924-1993) a questionné pendant cinq décennies les données fondamentales de la peinture. Depuis une quinzaine d'années, son oeuvre fait l'objet d'une attention croissante aux Etats-Unis. Molly Warnock réunit dans Transatlantique six artistes américains qui écrivent leur regard sur cette oeuvre déterminante.

  • Messico 1935/1956

    Josef Albers

    • Humboldt books
    • 10 Mars 2021

    Les photographies inédites réalisées par Josef Albers lors de son voyage au Mexique avec Anni dans les années 1930 et 1950.
    Josef et Anni Albers ont effectué leur premier voyage au Mexique en 1935, attirés par un pays très différent des États-Unis, intéressés par les traces des anciennes civilisations précolombiennes, mayas et les aztèques, autant que par les témoignages de la vie quotidienne d'une population très pauvre mais pleine de vitalité. Vêtu de couleurs sombres et coiffé d'un grand chapeau noir, Josef Albers était un photographe non professionnel au regard d'architecte, comme en témoignent son grand sens de la composition et une recherche géométrique appliquée jusqu'aux découvertes archéologiques millénaires.
    Ce corpus de photographies, qui n'avait jamais fait l'objet d'une publication dédiée, jette une lumière nouvelle sur l'un des plus grands innovateurs de l'art et de la culture du XXe siècle. L'ouvrage comprend également une introduction de Brenda Danilowitz, conservatrice et directrice de la Fondation Josef et Anni Albers, ainsi qu'un essai de Luca Galofaro, architecte et commissaire d'exposition (CAMPO, Rome).

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