Nero

  • Soggetto nomade

    Collectif

    • Nero
    • 3 Décembre 2020

    L'identité féminine à travers les clichés de cinq photographes italiennes entre 1965 et 1985 : une réflexion sur l'identité et ses représentations dans l'histoire récente.
    Soggetto nomade (« Sujet nomade ») rassemble, pour la première fois en un seul volume, des clichés pris par cinq photographes italiennes entre le milieu des années 1960 et les années 1980. Les photographies donnent un aperçu de la façon dont la subjectivité féminine était vécue, représentée et interprétée à l'époque, dans un contexte de grands changements sociaux en Italie. Des années de transition du radicalisme politique à l'hédonisme, les années de plomb ont également été des années de grande participation et de conquêtes civiles, principalement dues à la lutte féministe.
    Ce livre constitue une réflexion visuelle sur l'identité et la représentation à partir des extraordinaires portraits de la communauté travestie de Gênes par Lisetta Carmi (Gênes, 1924), suivis des portraits d'actrices, d'écrivains et d'artistes par Elisabetta Catalano (Rome, 1941-2015), des clichés des mouvements féministes par Paola Agosti (Turin, 1947), des femmes et des jeunes femmes capturées par Letizia Battaglia (Palerme, 1935) dans une Sicile défigurée par la mafia, et des photos d'hommes qui se transformaient en femmes pendant une journée, pendant le carnaval, dans les petites villes de Campanie capturées par Marialba Russo (Naples, 1947).
    Publié suite à l'exposition éponyme au Centro per l'arte contemporanea Luigi Pecci en 2018-2019.

  • Une taxonomie iconographique du contrôle étatique et policier à travers près de 500 images provenant des archives de la police de mai 1968 à Paris, conçue et éditée par Wolfgang Scheppe, qui signe l'essai ponctuant le livre.
    L'ordre pictural d'un régime de surveillance appliqué pendant la dernière insurrection de grande ampleur de l'histoire de l'Europe ressort de l'analyse de ces archives visuelles uniques. À la suite des événements survenus à la Sorbonne en mai 1968, parallèlement aux grèves générales et aux occupations d'usines dans tout le pays, l'état d'urgence en France devient apparent à travers une iconographie spécifique du contrôle visuel.
    Parmi d'autres typologies caractéristiques des aspects de surveillance autoritaire, les événements de mai 68 marquent le début historique du déploiement de la photographie aérienne par hélicoptère comme moyen de contrôle gouvernemental des foules dans une situation d'insurrection croissante. La volonté politique d'obtenir une vue dégagée sur tout schéma de mouvement individuel conduit à des technologies épistémiquement nouvelles qui combinent l'observation avec la gouvernance politique, et l'utilisation de la force, comme cela s'est récemment manifesté dans l'agence des drones et la reconnaissance faciale.
    En 2019, le projet éditorial a reçu le prix FLAT, pour la qualité de la recherche effectuée et l'originalité de la proposition.

  • The purple line

    Thomas Hirschhorn

    • Nero
    • 15 Janvier 2022

    Intégralement conçue par l'artiste pour l'exposition éponyme au MAXXI, Rome, cette monographie documente les recherches menées par Thomas Hirschhorn pour la série Pixel-Collage, produite entre 2015 et 2017 (avec plusieurs essaus et une anthologie des écrits d'Hirschhorn).
    Le contrôle des images, leur authentification en tant que faits, la possibilité de rendre visibles des portions de réalité soustraites à notre regard par la pixellisation - une technique par laquelle l'image devient méconnaissable - sont les thèmes centraux des recherches de Thomas Hirschhorn.
    Le cycle Pixel-Collage, créé en recombinant des photos publicitaires et des images de corps mutilés, vise à stimuler une réflexion culturelle et politique sur l'imagerie visuelle de notre monde contemporain, sur ce qui est rendu public et ce qui est dissimulé ou censuré. Hirschhorn renverse la logique sélective avec laquelle les images sont normalement montrées : il pixellise le capitalisme, le consumérisme auquel la culture visuelle est constamment soumise, et dépixellise la réalité la plus dramatique ; il rend visible ce qui arrive à nos yeux sans médiation, et invisible ou seulement partiellement visible ce qui arrive artificiel ou filtré.

  • Anglais News animations

    Simone Forti

    • Nero
    • 15 Août 2021

    Ouvrage de référence rassemblant l'intégralité des transcriptions des News Animations de Simone Forti, une série de performances aux itérations infinies initiée au milieu des années 1980, traduisant le langage et les images des articles de journal et des journaux télévisés en compositions de mouvements improvisés, comme tentative de comprendre l'actualité (et ses représentations médiatiques) par le biais du geste dansé.
    Ce livre rassemble la collection complète des News Animations de Simone Forti, l'une des oeuvres le splus représentatives de sa pratique artistique. Les actualités et, plus largement, les questions les plus urgentes de la situation socio-politique mondiale, sont utilisées pour explorer le potentiel du langage, ses dimensions et sa combinaison avec la danse, les mouvements, les mots, les images et la musique. En « dansant » les nouvelles, l'artiste donne voix et corps à des réflexions sur le monde, ses conflits, la guerre, les injustices et les inégalités.
    Ce volume rassemble les News Animations de Simone Forti de 1980 à 2018 - à travers les transcriptions des performances, les images et les dessins - en cherchant à saisir leur esprit, leur position poétique et, surtout, à comprendre la manière dont elles décrivent la société et le monde dans lesquels nous vivons.

  • Public sex

    Marialba Russo

    • Nero
    • 23 Août 2021

    La collection de photographies d'affiches de films porno italiens des années 1970 de Marialba Russo, interrogeant autant le regard sur les images originelles que celui sur leur exposition ultérieure.
    Naples, fin des années 1970. Dans les rues de la ville, des affiches scandaleuses et indécentes apparaissent soudainement, puis sont recouvertes aussi rapidement par de nouvelles images. La censure les fait définitivement disparaître en deux ans. Les affiches étaient tirées de films pornographiques, avec des corps de femmes nues, obscènes et tentatrices. Elle renvoyaient essentiellement au déterminations du désir masculin, porté par l'imagerie machiste dominante de l'époque.
    Marialba Russo a été immédiatement intriguée par ces images et a décidé de les photographier. Sa recherche est rapidement devenue aussi obsessionnelle que méthodique, constituant une collection systématique, un corpus hétérogène de divers plans, poses et regards, tous reliés par un érotisme caricatural et comique (ou tragique), déterminés par une représentation masculine unilatérale manifeste.
    Qu'est-ce qui a motivé les actions d'une femme qui, à la fin des années 1970, a photographié des affiches tirées de films pornographiques ? La curiosité ou la colère ? Et surtout, que peut signifier l'exposition de ces images ? Est-ce une façon de les ridiculiser, ou de neutraliser le rituel masculin des films pornographiques, ou au contraire d'amplifier leur effet, en accentuant la tendance à la réduction du corps féminin au seul objet de désir ? Telles sont quelques-unes des questions soulevées par l'oeuvre de Marialba Russo, auxquelles deux essais critiques (de Goffredo Fofi et Elisa Cuter) tentent de répondre dans ce livre, poussant le lecteur à remettre en question la représentantion et la perception du corps des femmes, la signification de l'exposition et la manière dont elle aborde et influence les questions de genre dans notre société.

  • Après son précédent ouvrage, Colour in Contextual Play, Joseph Kosuth poursuit son investigation sur les interactions entre langage et réalité, mots et objets, couleur et lumière. À mi-chemin entre livre d'artiste et catalogue, la publication, illustrée d'inserts sur papier photo, présente les premières installations de néons de l'artiste américain, associées à celles d'artistes issus de l'Arte Povera, Pier Paolo Calzolari, Mario Merz et Emilio Prini.

    Publié suite à l'exposition éponyme à Mazzoleni, Londres, du 19 mai au 28 juillet 2017.

    Voir aussi Joseph Kosuth - Colour in Contextual Play.

  • Poems I Will Never Release («?Ces poèmes que jamais je ne publierai?») constitue le premier ouvrage monographique jamais consacré à l'oeuvre de Chiara Fumai, trois ans après la mort prématurée de cette artiste ayant fortement contribué à développer les langages de la performance et de l'esthétique féministe du XXIe siècle. Constituant une analyse critique systématique de l'ensemble de son oeuvre, de son parcours et de sa pensée à travers une dizaine d'essais et d'entretiens, l'ouvrage présente une sélection très complète d'actions et de pièces qui traduisent et concrétisent, sous forme matérielle, les performances insaisissables que Chiara Fumai a volontairement et systématiquement refusé de documenter.

    Publié à l'occasion de l'exposition itinérante éponyme au Centre d'Art Contemporain Genève, au Centro per l'arte contemporanea Luigi Pecci, Prato, à La Casa Encendida, Madrid et à La Loge, Bruxelles, entre 2020 et 2022.

  • L'espace des arts Nouv.

    Anglais L'espace des arts

    Julien Carreyn

    • Nero
    • 11 Mai 2022

    Julien Carreyn capture la singularité et l'étrangeté d'un centre culturel dans le cadre d'une résidence.
    L'Espace des arts, centre culturel des Pavillons-sous-Bois, en banlieue parisienne, est l'un de ces lieux que Julien Carreyn affectionne, fruit d'une modernité glorieuse abîmée par la succession d'aménagements dictés par l'évolution des normes de bureautique et de sécurité. Durant l'automne 2021, Julien Carreyn a investi cet espace. Chaque jeudi, jour de l'ouverture administrative, il s'est rendu dans ce lieu devenu son atelier, accompagné d'amis et de modèles.
    Le livre rend compte de cette expérience, interprétée par la directrice artistique Myriam Barchechat qui organise les photographies, comme un jeu de puzzle. Dans un précédent ouvrage, Le Moulin des Ribes, Julien Carreyn répertorie un espace où règnent l'ordre et la beauté. Les personnages et les éléments s'y trouvent en dialogue et en harmonie, reflétés dans les tableaux et les jardins. L'Espace des arts est à l'inverse un huis clos où la réalité est plus tortueuse. Dans ce lieu vide se joue un spectacle secret. En tournant les pages, on devine une trame, un conflit, mais on reste incapable de faire la différence entre les personnages, les acteurs et les figurants. On se doute qu'ils ignorent eux-mêmes les détails du scénario.
    Julien Carreyn travaille ici sur les méandres du lieu. Le spectre de Mondrian apparaît entre une table et une chaise de bureau, des vitrines entreposées rendent l'espace incertain et convoquent le souvenir d'une galerie des glaces en cours d'assemblage. Les mannequins semblent occupés à donner la mesure du lieu, tandis que le personnel semble chargé de tâches occultes. Des taches lumineuses apparaissent sur un portrait, sans que l'on sache s'il s'agit d'une aura spirite ou d'un défaut du Polaroïd.
    Tout le travail de Julien Carreyn réside dans cette utilisation ambiguë de la tautologie. Pour nous montrer l'espace des arts, il photographie littéralement L'Espace des arts, masquant la question sous l'évidence de faits invérifiables. Cet Espace des arts est un territoire intemporel partagé par des personnages antagonistes. Des animaux les observent. Des événements prodigieux peuvent s'y produire ou non. Et nous ne savons pas à la fin qui sont les intrus et si nous ne sommes pas leurs complices.

  • Fags

    Jacopo Benassi

    • Nero
    • 18 Mars 2021

    Un livre de photographies de Jacopo Benassi à travers lequel l'artiste dépeint et documente sa propre intimité sur une période de 25 ans, à partir du jour où il a annoncé son homosexualité : un parcours humain composé de rencontres qui ont forgé son histoire personnelle et artistique.
    Publié à l'occasion de l'exposition Jacopo Benassi: Vuoto au Centro Pecci, FAGS constitue un projet artistique rare et intime, qui tourne autour des questions de genre, de corps et d'autoportrait : un voyage sans pudeur ni masque dans la sexualité, loin de tout stéréotype, à travers les obsessions et les autoreprésentations de l'auteur.
    Le livre, bilingue (anglais / italien), comprend une conversation entre Jacopo Benassi et Elena Magini, qui analyse la genèse et l'esprit du projet, en le contextualisant dans le projet artistique global du photographe.

  • Anglais Act or perish ! ; a retrospective

    Gustav Metzger

    • Nero
    • 1 Août 2016

    Le catalogue de la première rétrospective d'envergure consacrée à l'une des oeuvres les plus importantes du XXe siècle : de l'engagement politique des premières années à sa production récente, tous les aspects de la carrière de Metzger sont couverts dans ce volume. Reprenant le parcours de l'exposition, chaque chapitre s'accompagne d'une contribution écrite par des spécialistes ou des compagnons de routes de l'artiste (Mathieu Copeland, Hans Ulrich Obrist, Yoko Ono, Hermann Nitsch...).

    Publié suite à l'exposition éponyme au Centre d'art contemporain de Torun, Pologne, en 2015-2016, au MUSAC, León, en 2016-2017 et à l'exposition conjointe « Gustav Metzger in Oslo - Extremes Touch and Liquid Crystal Environment » à la Kunsthall Oslo et au Stiftelsen Kunstnernes Hus, Oslo, en 2015-2016.

    La pratique de Gustav Metzger est indissociable de l'Histoire, à la fois personnelle et collective. Né en 1926 à Nuremberg dans une famille juive d'origine polonaise, exilé en Angleterre en 1939 et sauvé des camps de la mort contrairement à sa famille, il place au coeur de son art l'horreur vécue en Europe pendant la Deuxième Guerre Mondiale et sa haute conscience de la capacité de l'homme à s'autodétruire. Entre 1959 et 1961, deux manifestes portant le même titre : Auto-Destructive Art et un troisième intitulé Auto-Destructive Art, Machine Art, Auto-Creative Art précisent les présupposés théoriques d'une production fondée sur l'abandon de la peinture et de la sculpture devenues inaptes à rendre compte de la violence morbide de nos sociétés. Gustav Metzger fait aujourd'hui état d'une carrière artistique de plus de cinquante ans dont le geste inaugural est la South Bank Demonstration, réalisée à Londres en 1961. Entre happening et performance, Metzger projette de l'acide sur une succession de toiles en nylon : en quelques vingt minutes, l'oeuvre d'art réalisée, dans le même temps, s'autodétruit. Le geste, iconoclaste, marque alors une rupture radicale dans sa conception de l'art.
    La réflexion sur la technique et les améliorations constantes de l'armement prend ainsi la forme d'un travail mémoriel sensible dans certains aspects visuels de ses actions : port du masque à gaz, produits toxiques, annihilation intentionnelle du matériau. Il s'agit de faire revivre le passé, de tenter de le confondre au présent, en luttant contre l'oubli, de traiter de la vie. C'est pourquoi Metzger accompagne le XXe siècle dans ses événements les plus violents. Gazage des tranchées, fours crématoires, bombes sur Hiroshima et Nagasaki, guerres de Corée et du Vietnam, essais nucléaires dans le Pacifique, réchauffement climatique, nourrissent ses oeuvres. Le système capitaliste et la société de consommation sont pour l'artiste les origines et les garants d'une civilisation mortifère. Gustav Metzger est l'un des principaux organisateurs à Londres du festival Destruction In Art Symposium, qui rassemble en 1966 les Actionnistes viennois, les membres de Fluxus international et des avant-gardistes de sensibilités diverses qui mettent à mal l'establishment anglais à la fin des sixties.
    Si la destruction demeure l'élément central de son oeuvre, celle-ci ne peut exister sans envisager les conditions de son renouvellement créatif. Dans la suite logique de son art auto-destructif, Gustav Metzger envisage dès 1961 la technique des cristaux liquides comme médium d'un art auto-créatif. Il lui faudra quelques années pour la mettre au point. En 1963, à l'occasion d'une lecture donnée à la Bartlett Society à l'Université de Londres, il projette une première oeuvre auto-destructive constituée de tissus de nylon tendus dans des caches de diapositives qu'il laisse se consumer sous l'effet de la projection. Une première oeuvre à base de cristaux liquides, élaborée avec le soutien d'un physicien, est visible en 1966 lors de son exposition personnelle à Better Books, à Londres. Elle consiste également en une projection lumineuse. Des cristaux liquides placés entre deux plaques de verre insérées dans un projecteur sont mues d'un mouvement lent. Les cristaux alternativement chauffés par la lampe puis refroidis génèrent des images, de formes et de couleurs en constante évolution. Ses projections de cristaux liquides accompagnent, cette même année, les plus fameux concerts des Who, de Cream et des Move.
    Après avoir été une figure de proue de l'underground londonien dans les années 1960-70, Gustav Metzger appelle, à la fin des années 1980, à une grève de l'art, afin de contrer la réduction de l'oeuvre à un bien consommable. Il commence alors une série intitulée : Historic Photographs, poursuivie durant toutes les années 1990, dans laquelle il utilise des clichés traitant de la violence, comme le conflit israélo-palestinien ou l'attentat d'Oklahoma City en 1995, pour confronter le spectateur à l'Histoire. Ces travaux le conduisent à intégrer, au début des années 2000, des journaux dans ses oeuvres, afin que la lecture réactualise un passé menacé sans cesse par les dispositions sélectives de nos mémoires. Ses productions les plus récentes portent sur l'écologie. Par exemple, le Flailing Tree, présenté en 2009 à Manchester, est une sculpture composée d'arbres plongés tête en bas dans un bloc de béton. En 2003, exposé lors de la Biennale de Lyon, à l'organisation de laquelle le musée contribue fortement, l'artiste présente 100 000 Newspapers, une installation faite de milliers de journaux entreposés sur des étagères métalliques.
    Gustav Metzger renoue avec les cristaux liquides lors de sa première rétrospective au Musée d'art moderne d'Oxford en 1998 pour créer le premier environnement de cinq projections de cristaux liquides, maintenant régulé par un nouveau système informatique développé par l'artiste en collaboration avec des ingénieurs et des chercheurs. Opérant dans une dialectique entre la nature et la technologie, les environnements de cristaux liquides offrent un espace de concentration pure. Les spectateurs y prennent une part active en s'immergeant dans ce mouvement continu d'images et de couleurs silencieuses.

  • La photographe et grande voyageuse milanaise capture la lumière (et les contrastes visuels) de Rome en marchant à travers la ville.
    Giovanna Silva s'est rendue à Rome en janvier 2020 et a immédiatement commencé à marcher. En suivant les suggestions de ses guides personnels - artistes, écrivains, intellectuels, habitants -, elle commence à se familiariser avec la ville, revenant sans cesse à certains endroits, attirée par la lumière des lieux. Entre ses photographies, un texte d'Alberto Savinio exprime la magie de la marche et de la découverte d'un lieu étranger.

  • L'histoire de l'expérience singulière du mouvement Global Tools lié aux architectes radicaux italiens des années 1970, une contre-école de design multidisciplinaire « sans étudiants ni enseignants ».
    L'aventure de Global Tools a commencé avec sa fondation en 1973 par des groupes et des personnalités issus de l'architecture radicale italienne, de l'Arte Povera et de l'art conceptuel, et s'est terminé en 1975 après trois années d'expérimentation intense. Ce livre propose à la fois une analyse et une impressionnante archive visuelle qui rassemble des essais d'auteurs internationaux et des reproductions de nombreux documents originaux - y compris les bulletins Global Tools, entièrement republiés ici pour la première fois. Ce livre définitif marque une étape fondamentale dans la redécouverte de l'une des expériences culturelles européennes les plus fascinantes de la fin du XXe siècle.

  • Encoded symbols

    Roberto Sironi

    • Nero
    • 3 Décembre 2020

    S'inscrivant dans une série de monographies sur la pensée et le travail des jeunes designers contemporains, cette publication est consacrée à l'oeuvre du designer italien Roberto Sironi, dont la pratique se déploie à travers des projets hautement symboliques, basés sur son intérêt personnel pour l'anthropologie et l'ethnologie.

  • S'inscrivant dans une série de monographies sur la pensée et le travail des jeunes designers contemporains, cette publication est consacrée à l'oeuvre du designer polonais Marcin Rusak, connu pour ses expérimentations entre l'art et la science ainsi qu'entre les processus de fabrication artisanale et industrielle, notamment pour avoir contribué à l'invention de formules permettant d'accélérer ou d'arrêter la détérioration de la matière florale organique.

  • Anglais Le moulin des Ribes

    Julien Carreyn

    • Nero
    • 23 Août 2021

    Un projet pictural / photographique bucolique de Julien Carreyn autour d'un moulin à eau à Grasse.
    Le moulin des Ribes à Grasse et sa vie sont les protagonistes de ce livre, composé de photos prises par Julien Carreyn en mars 2020. Invité en résidence par la Società delle Api (Silvia Fiorucci et Cristiano Raimondi), l'artiste s'est installé dans le moulin à eau et a passé ses journées à observer et à photographier ses éléments constitutifs, notamment des peintures, les prés, les habitants et les invités, utilisant des appareils photo instantanés (comme le Polaroid SX-70) pour capturer les scènes bucoliques qui l'entouraient.
    Cependant, avec le début de la crise sanitaire qui a plongé l'Europe dans le premier confinement, son séjour, qui devait durer un mois, a été brusquement interrompu. Julien Carreyn rentre à Paris et passe ses journées sur les bords de la Loire avec sa famille et ses amis. Toujours obsédé par certaines images mentales, comme les petits tableaux d'Amadeo Luciano Lorenzato, il les retravaille en empruntant les tablettes de gouache de son fils et en peignant sur de petits morceaux de carton. Mélangés aux images, ces fragments évoquent le verso des cartes retournées, comme un jeu d'une « mémoire originelle » interrompue. Le volume rend compte de ces photographies, collectées et élaborées par l'artiste et la graphiste Myriam Barchechat pour évoquer les souvenirs et les images de la vie et de l'atmosphère des paysages français.

  • Les formes du désir : Alger

    Zineb Sedira

    • Nero
    • 4 Novembre 2021

    Le premier de trois numéros d'une publication retraçant le parcours artistique de Zineb Sedira dans le cadre de sa présentation pour le Pavillon français à la 59e Biennale de Venise (2022).
    À mi-chemin entre un journal et un magazine, Les formes du Désir est une publication hybride conçue comme une alternative au catalogue traditionnel. Chaque numéro fait référence à une ville - Alger, Venise, et Paris - qui a joué un rôle important dans la vie et la formation artistique de Sedira. Le numéro inaugural prend Alger comme point de départ et rend hommage à ses riches traditions musicales et cinématographiques. Le "désir", ici entendu à la fois comme une pratique émancipatrice et un outil politique, est le fil conducteur qui relie des thèmes allant du pouvoir colonial et de la psychanalyse aux structures cinématographiques militantes apparues au lendemain de la guerre d'indépendance algérienne, jusqu'à l'essor des femmes cinéastes en Algérie. À travers des références artistiques, cinématographiques, musicales et politiques, la publication retracera le parcours artistique de Zineb Sedira, en associant ses inspirations intellectuelles et émotionnelles et révélant les coulisses de son exposition au Pavillon français.

  • Protext!

    Collectif

    • Nero
    • 29 Mars 2021

    Le rôle possible du tissage comme pratique transgressive, comme arme de protestation et de sabotage.
    Basé sur l'exposition éponyme organisée au Centro per l'arte contemporanea Luigi Pecci, rassemblant les oeuvres de huit artistes (Serapis Maritime Corporation, Pia Camil, Otobong Nkanga, Tschabalala Self, Marinella Senatore, Vladislav Shapovalov et Günes Terkol) et les productions réalisées dans le cadre de deux ateliers dirigés par About a Worker et Canedicoda, cet ouvrage en deux volumes entend constituer un manifeste pour le textile et le tissage, pratique des opprimés et de l'aliénation par le travail dans l'histoire, aussi bien qu'outil possible d'invention, de rébellion et d'émancipation. Le premier volume illustre, par le biais d'interviews, de biographies et de reproduction des oeuvres, les projets des artistes contemporains qui se sont emparé des matériaux textiles ; dans le second, Marinella Senatore présente et explicite la dimension protestataire des quarante dessins de la série « It's Time to Go Back to Street » (2019-2020).

  • Madama cucchi

    Enzo Cucchi

    • Nero
    • 15 Juin 2016

    Madama Cucchi est un catalogue interactif prenant la forme d'une carte représentant l'espace d'exposition du palais Madame de Turin accompagnée des répliques miniatures des oeuvres exposées par l'artiste en ce même lieu.

    Publié suite à l'exposition éponyme au Palazzo Madama, Turin, du 5 novembre 2015 au 1er février 2016.

  • Sound and silliness

    Jimmie Durham

    • Nero
    • 1 Août 2016

    A mi-chemin entre le catalogue et le livre d'artiste, une publication hybride caractéristique de l'approche poétique de Durham : en pages de droite, les plans décomposés de deux vidéos de l'artiste s'articulent comme un folioscope ; en pages de gauche, images et textes servent de documentation à l'exposition éponyme au MAXXI.

    Publié suite à l'exposition éponyme au MAXXI, Rome, du 5 février au 2 juin 2016.

  • Il diario del vento

    Olaf Nicolai

    • Nero
    • 20 Octobre 2016

    Livre d'artiste documentant les conditions atmosphériques autour du pavillon allemand de la 56e Biennale de Venise. Le relevé météorologique a été réalisé grâce à une station installée sur le toit du pavillon, transformé pour l'occasion en lieu performatif et espace d'installation. L'ouvrage comprend également un ensemble de cartes décrivant différentes conditions venteuses auxquelles ont été confrontés les artistes.

    Edition limitée à 350 exemplaires numérotés et signés par l'artiste.

    Publié suite à l'exposition « GIRO », Pavillon allemand de la 56e Exposition internationale d'arts visuels - La Biennale di Venezia, du 9 mai au 22 novembre 2015.

  • À mi-chemin entre le catalogue et le livre d'artiste, cette publication réunit une sélection de natures mortes peintes entre 2000 et 2010. Ces oeuvres ont pour sujet des objets du quotidien, représentés grandeur nature ou concentrés autour de détails. Le noir et blanc se substituant aux couleurs originelles impose au spectateur la recherche d'une nouvelle harmonie.

    Publié suite à l'exposition éponyme à La Loge, Bruxelles, du 16 février au 22 avril 2017.

  • Cet ouvrage collectif explore la notion d'anthropologie du rythme au sein de Que viva Mexico! de Sergei Eisenstein, tout en étendant son analyse à d'autres projets inachevés du cinéaste russe, tels Le Pré de Béjine et Le Grand canal de Fergana. La publication s'appuie sur un ensemble d'archives, dont des dessins et des journaux de travail inédits, ainsi que des séquences de films.

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