Les Presses Du Reel

  • L'homme le plus doué du monde

    Edward Page Mitchell

    • Franciscopolis
    • 15 Octobre 2013

    Nouvelle traduction du texte de science-fiction précurseur - inventant d'un même mouvement l'ordinateur moderne, l'intelligence artificielle, l'ordinateur conscient et le cyborg, qui sont depuis devenus des motifs récurrents de la science-fiction et, dans une certaine mesure, des réalités scientifiques - paru anonymement aux Etats-Unis en 1879.

  • Sade épouse Sade

    Liliane Giraudon

    • Al dante
    • 4 Janvier 2021

    Un essai sur la relation amoureuse entre Sade et Renée Pélagie, son épouse, suivi d'une anthologie de lettres qu'il lui a écrites en prison.
    Sade l'écrit : Je suis un libertin, mais je ne suis pas un criminel ni un meurtrier.
    Enfermé une partie de son existence, il allait fabriquer une machinerie de contre-censure et sur un mode littéral, à partir de l'interdit-faire du romanesque.
    On s'est peu intéressé à Renée Pélagie son épouse.
    Que sait-on de cette singulière conjugalité ? De cette forme d'amour qui les unit ?

    Ce livre est construit en deux parties :
    1. 111 notes pour Lacoste de Liliane Giraudon.
    2. Épouse Sade : une mini anthologie de lettres de Sade à son épouse.

  • Bebuquin ou les dilettantes du miracle

    Carl Einstein

    • Les presses du reel
    • 1 Janvier 2000
  • Antonin Artaud torturé par les psychiatres

    Isidore Isou

    • Les presses du reel
    • 12 Mai 2020

    À travers le cas Artaud, dont l'histoire psychiatrique est ici analysée dans les moindres détails, c'est à un véritable réquisitoire que se livre Isidore Isou dans ce texte singulier qui tient à la fois de l'enquête et du pamphlet.
    Pour Isidore Isou toutes les disciplines, qu'elles relèvent du monde des idées, des arts, de la culture, de la politique ou des sciences, doivent être réformées à l'aune de la révolution lettrisme. La psychiatrie n'échappe pas à cette critique générale, et aux propositions novatrices d'Isou. Mais ici, la verve du maître lettriste est particulièrement exacerbée : la psychiatrie est comparée à une méthode nazie de destruction de l'homme, dont l'électrothérapie serait l'arme barbare par excellence. Si les années 1970 sont propices à ce genre de critique radicale, la colère isouienne est certainement décuplée par ce qu'il a vécu lors de son passage en hôpital psychiatrique au cours d'un internement forcé en 1968 - où il fit la rencontre du célèbre docteur Gaston Fermière.

    « Les défenseurs d'Antonin Artaud n'ayant jamais été des psychiatres, mais généralement des littérateurs ou des poètes, ignorant le domaine de la « santé mentale », et mes textes abordant le problème de ce grand créateur, à la fois du point de vue du plus profond système artistique actuel et du point de vue du plus profond système de psychopathologie et de psychothérapie qui ait jamais existé, je crois que les pages qui vont suivre représentent la meilleure étude parue jusqu'à ce jour sur l'internement de l'auteur des Lettres de Rodez. » La première édition de ce texte - Antonin Artaud torturé par les psychiatres (les ignobles erreurs de André Breton, Tristan Tzara, Robert Desnos et Claude Bourdet dans l'affaire de l'internement d'Antonin Artaud) - a été publiée par Maurice Lemaître dans sa revue Lettrisme n° 13 en septembre 1970.

  • Encyclopédie de la domination masculine

    Andrea-Fatima Touam

    • Les presses du reel
    • 21 Janvier 2020

    Un pamphlet poético-humoristique sur la domination masculine dans le monde de la culture : une enquête sur la présence féminine dans les lieux de l'art et de la pensée, où se fabrique les discours sur l'émancipation.
    « Si c'est pour faire des statistiques, je suis mal placée.
    En revanche, je peux effectuer des relevés.
    Piocher ici et là et regarder ce qui s'y passe.
    Dans ma petite sphère privée : comme on le dit de quelqu'un(e) qui est bien éloigné(e) de la grandeur.
    Je lis les journaux, vois des films, lis des livres, vais au théâtre, écoute des concerts et blablabla.
    J'ai une impression funeste. Que les hommes tiennent le haut du pavé. Les femmes le bas.
    Dans un petit caniveau étroit qui s'écoule avec lenteur vers un gigantesque égout, je veux dire dégoût, de l'histoire des hommes des êtres humains. »

  • Empavillonner

    Collectif

    • Athom
    • 18 Mars 2021

    Ouvrage collectif (premier numéro de la collection « Focus ») consacré à l'analyse des pavillons d'exposition (expositions universelles, biennales) du point de vue de leur architecture, croisant les contributions de designers et architectes, d'historiens, de philosophes et esthéticiens.
    Qu'il s'agisse, entre autres exemples, du Pavillon France réalisé par l'architecte Jean-Paul Viguier à l'occasion de l'Exposition Universelle de Séville (1992), de celui des Pays-Bas signé de l'agence MVRDV dans le cadre l'Exposition Universelle d'Hanovre (2000) ou encore, avant eux, des pavillons présentés comme « manifestes de la modernité », tels que ceux de Richard Buckminster Fuller (Pavillon États-Unis, île Sainte-Hélène, Montréal, 1967), de Le Corbusier (Pavillon Philips, Bruxelles, 1958) de Robert Mallet-Stevens et des frères Martel (Pavillon du tourisme, Paris, 1925), tous sembleraient procéder d'une même intention (ou prétention)?: celle de définir les voies et préceptes d'une architecture résolument nouvelle laquelle, contestant ou refusant parfois ce qui a cours, préfigure et marque de quoi serait faite l'époque à-venir.
    Profitant aujourd'hui d'un certain recul, il est permis de constater quel aura été le devenir de ces tentatives architecturales?: pour bon nombre d'entre elles, des « reliques » d'un temps révolu, des ruines (à l'image d'éléphants blancs), également des friches ou encore des déserts... Les stigmates d'édifications avancées comme « prototypiques » alors tombées dans l'oubli. C'est comme si ce qui s'était naguère pensé, tenté n'avait été, en réalité, que la consécration et « apothéose » d'une Culture de l'éphémère?: un brusque et bruyant « déballage » de savoir-faire souvent techniques-technologiques, l'empreinte autrefois rutilante d'une audace créative ou encore une authentique démonstration de force, de puissance (un geste à l'énergie concentrée et dispersée) consacrant l'emprise et assise économiques, culturelles des états commanditaires pris au coeur d'une inexorable compétition mondiale.
    Aussi, bien plus que de conclure à l'échec du nouveau?-?celui de ne pouvoir triompher qu'en de trop rares occasions?-, reviendrait-il plutôt de s'interroger sur la fonction et les visées véritables de ces constructions, sur ce qui s'édifie et se programme vraiment au travers de la forme même du Pavillon, soit sur ce qui s'empavillonne. C'est-à-dire tout à la fois s'incorpore, se cristallise et se disperse en de multiples cellules pavillonnaires d'exposition entremêlant idées, visions, concepts et conceptions, également systèmes, stratégies, postures et positions tactiques... Conviendrait-il, en outre, de se demander quels places et rôles tiennent la maîtrise d'ouvrage ainsi que le commanditaire dans la pérennisation (et non seulement la conservation) de l'oeuvre architecturale. C'est très exactement là le cadre d'étude de cet ouvrage à paraître?: s'appuyant sur des exemples précis, il s'agit de comprendre et de donner à lire de quoi le Pavillon est effectivement le projet.

  • La démocratie

    Alain Brossat

    • Al dante
    • 19 Novembre 2013

    Dans les quatre essais qui composent ce livre s'ébauche ce que Foucault nommerait une analytique de la démocratie contemporaine en rupture ouverte avec les courants dominants de la science politique et de la philosophie politique. Il ne s'agit pas en effet de s'y demander ce qui définirait à proprement parler un régime démocratique, quelles seraient les normes de la culture démocratique, à quelles valeurs se réfèrent les usages démocratiques, en quoi consiste la vie démocratique, quelles en sont les institutions appropriées, (etc.) - mais de partir d'une tout autre question : de quelle espèce est l'opération contemporaine consistant à faire valoir le nom de la démocratie comme celui de la seule figure d'organisation et de vie politique acceptable et conforme aux exigences d'une vie civilisée ? Qu'est-ce qui est en jeu dans le balisage de notre présent par l'ensemble des discours tendant à accréditer la notion d'un horizon indépassable de « la démocratie », comme horizon du politique et de la vie commune ? De quoi cet usage du mot démocratie est-il la manifestation ou le symptôme ?

    Il s'agirait donc bien de déplacer l'angle du questionnement, de se situer dans un autre champ. On ne se demandera pas dans ces textes ce qu'est en vérité la démocratie contemporaine, on n'en dénoncera pas les faux-semblants ou les illusions, on n'opposera pas à ces mensonges ou ces trahisons allégués ce qu'elle devrait être - on s'interrogera plutôt sur le point suivant : sous quelles conditions sommes-nous astreints aujourd'hui à parler de la démocratie, quels sont les principes d'agencement qui président à l'établissement de l'ordre des discours régissant la formation des énoncés à propos de « la démocratie » aujourd'hui ?

    Ce qui constitue donc la trame de ces textes, ce ne sont pas des questions de définitions adéquates, ce n'est pas la critique des apparences fallacieuses ou des impostures des appareils de la démocratie contemporaines, c'est plutôt l'analyse du champ de forces et des jeux stratégiques de pouvoir qui s'établissent autour du nom de la démocratie dans nos sociétés.

  • Une présentation des concepts et figures clés du cinéma lettriste, dont les innovations formelles préfigurent les avancées de la Nouvelle Vague et les expérimentations de l'Expanded Cinema (première édition française de l'introduction au cinéma lettriste de Nicole Brenez, publiée en anglais par Sternberg Press en 2014 et en espagnol par Carlos Prieto Acevedo en 2019).
    « En octobre 63, j'ai retrouvé Gil J, on s'est trimbalés à la foire à la ferraille (...) C'est là que j'ai rédigé cette définition du lettrisme : Lettrisme : 1) tech. ency. : Atelier de forge, arsenal, lieu où s'entreposent les armes inemployées - 2) vulcanologie : grondements annonciateurs de certaines éruptions volcaniques.
    Ex. : 1) 'Grâce au l., des groupes insurrectionnels furent armés' - 2) 'Les habitants d'Herculanum ne prirent pas garde au L.'(Acad.) ».
    - Jean-Louis Brau, 1972.

  • En autant de rencontres que de films, les frères Larrieu évoquent leur travail avec lucidité et sans détour.
    « Les Larrieu sont des montagnards qui savent combien les chemins tout tracés sont ennuyeux (comme est froid le cinéma de pur dispositif, ou comme est infertile le dogmatisme) mais aussi que l'improvisation sans cadre peut-être fatale (comme est informe la mise en scène de ceux qui galvaudent le naturalisme). Leur art, à la fois aventureux et rigoureux, consiste à trouver un naturel équilibre entre le formalisme et la volupté. Si naturel, c'est-à-dire si loin de la pose, qu'il est encore parfois mal vu, comme une incongruité trop difficile à étiqueter pour être prise au sérieux. L'un des grands mérites de cet entretien est de mettre à jour tout le travail enfoui sous l'évidence, et de démontrer la complexité et l'intelligence d'un cinéma qui a le bon goût de s'offrir à nous dans une joie lumineuse. » Marcos Uzal « Ce qui était un exploit physique. On est monté, durant deux heures, hors sentiers. Et, comme les coqs arrivent en fin de nuit, on a placé les acteurs le soir sur l'aire de chants, avec ordre de ne plus manger, plus bouger, plus pisser. Nous avions deux caméras, une pour nous et une autre pour Christophe Beaucarne. On a attendu l'aube. On sait que les coqs ont senti nos présences, parce que ceux qui connaissent nous disaient où ils se mettraient précisément et ils étaient en fait un peu plus loin. Mais on réussi ce fameux plan panoramique, non coupé, qui part de la tête d'Hélène puis celle de Mathieu et va jusqu'aux coqs. Un plan bazinien. On y tenait absolument pour montrer qu'ils étaient bien à côté des coqs. D'un côté, les acteurs, le jeu, l'artifice, et les coqs de l'autre. » Jean-Marie Larrieu, à propos de Un homme, un vrai avec Mathieu Amalric et Hélène Fillières « A chacun de nos rendez-vous, les frères Larrieu réfléchissaient à la position du soleil. On se plaçait alors en fonction autour de la table.
    Ils évoquent tout au long du livre l'importance de la géographie dans leur choix de mise en scène.
    Précis et très argumenté, les cinéastes décrivent un cinéma unique, à la fois climatique et sulfureux, théorique et sensuel. » Quentin Mével Publié à l'occasion de la sortie du film de Arnaud et Jean-Marie Larrieu « 21 nuits avec Pattie » le 25 novembre 2015.

  • Dada à Zurich ; 1915-1917

    Hugo Ball

    • Les presses du reel
    • 29 Juin 2006
  • Anatomique comme

    Amandine André

    • Al dante
    • 4 Janvier 2021

    De Pantin à Paris-gare du Nord en passant par « quelque part en Amérique latine » : une écriture implosive pour une cartographie de la violence. À la fois document poétique, et carnet de chorégraphe.

  • La musique à venir

    François J. Bonnet

    • Shelter press
    • 9 Septembre 2020

    Un manifeste pour une possible musique à venir.
    Ceci n'est pas une étude. C'est un manifeste qui porte une étrange conviction : que la musique reste à découvrir, qu'elle est encore cachée. Qu'elle apparaît pourtant, parfois, mais le plus souvent de manière lacunaire. Et que ce que nous avons jusqu'alors désigné par « musique » n'est en fait qu'un préliminaire, un prodrome. Que toutes les musiques jusqu'alors produites ne sont que des simulacres, des rituels appelant la musique. Cela peut sembler fou, importun. Voici tout l'enjeu de ce texte : rendre cette affirmation lisible, compréhensible et peut-être même, pour une certaine part, acceptable. Et en voici l'aspiration : formuler, à partir d'intuitions, un possible pour une musique à venir. Que cet obscur devenir se dessine, trait à trait, que cette musique à venir se forme, peu à peu, à travers un faisceau de présomptions, à travers la lecture d'une histoire multiple, à travers l'examen de paradigmes néfastes qui ont porté la musique loin d'elle-même. Que la subjectivité d'une écriture, à travers ses croyances, ses erreurs, ses partis pris, ses injustices et ses certitudes branlantes, parvienne tout de même à jeter une lueur singulière et inspirante sur l'idée de la musique, telle est finalement l'ambition des lignes à venir.

  • Journal

    Ii Pontormo

    • Editions mix
    • 20 Janvier 2016
  • Horizons ouverts

    Clemente Padin

    • Les presses du reel
    • 6 Septembre 2019

    Cette première traduction française des premiers poèmes de Clemente Padìn (initialement parus dans sa revue poético-politique Los Huevos del Plata en 1966 puis en recueil l'année suivante) permet de découvrir la préhistoire du chantier poétique de Padín, le socle à partir duquel le poète a remis en cause tous les formalismes poétiques, en a sapé les limites et contraintes, pour devenir l'un des acteurs les plus inventifs et critiques de la poésie-action.

  • Poesiue

    Laurent Cauwet

    • Les presses du reel
    • 21 Janvier 2020

    Document poétique distribué lors de rassemblements politiques.
    Le document original est un livret de 28 pages, format A5 (feuilles A4 pliées en 2 et agrafées), trouvé lors d'un rassemblement en janvier 2019 (contre les prisons) sur une table d'infos, sans nom d'auteur.e, ni aucune indication d'origine. Seule mention en bas de la dernière page : copillage . à diffuser librement...
    Une écriture du quotidien pulvérisée, à la fois en destruction et en composition.

  • Jukeboxes

    Claude Pélieu

    • Lenka lente
    • 2 Mars 2020

    Réédition du recueil de poésie publié en 1972 par le compagnon de route français de la Beat Generation.
    Une fois pour toutes nous aimerions que vous soyez désintéressés - NE TUEZ PAS LES GENS, ATTENDEZ QU'ILS INVENTENT - Branlez la femme d'un flic, la Police des Moeurs jouit à l'emporte-pièce - & volez les livres, les disques - volez le feu - volez la drogue des fourgueurs puis tirez la chaîne.

  • Sensorialite excentrique

    Raoul Hausmann

    • Les presses du reel
    • 1 Janvier 2002

    Paru en 1970, Sensorialité excentrique est le dernier livre publié par Hausmann de son vivant, alors que, installé à Limoges depuis la guerre il commence, après une longue période d'oubli à recevoir les témoignages d'admiration des jeunes générations (des situationnistes aux poètes sonores). Si l'ouvrage est bref, il n'en est pas moins d'une ambition immense : il ne s'agit pas moins que d'ébaucher une nouvelle conscience psychologique et sociale en faisant table rase de deux mille ans d'histoire. C'est à l'homo sapiens en tant que tel que s'attaque Hausmann, qui n'a rien perdu de la radicalité de ses années dada. C'est lui en effet qui, à ses yeux a inventé la dictature capitaliste et restreint nos connaissances à un niveau purement matérialiste, empêchant l'évolution d'un type humain doté de capacités cérébrales et sensorielles plus universelles. L'homme nouveau sera muni d'une « sensorialité excentrique », une sorte de sixième sens, d'une énergie mentale transcendant les limites du corps et de l'esprit. En ce sens, Sensorialité excentrique est à la fois une utopie et une critique impitoyable et foncièrement pessimiste de la civilisation dite moderne et du mythe du progrès.

  • Le Duchamp facile

    Marc Décimo

    • Les presses du reel
    • 16 Mars 2005
  • Soleil absent

    Jean-Luc Parant

    • Les presses du reel
    • 3 Janvier 2020

    Jean-Luc Parant convoque la poésie, celle qui dit que nous sommes, en toute simplicité.
    « C'est quand les yeux sont allés là où le corps ne pouvait plus aller que les yeux ont cessé de grandir avec lui. Si notre corps grandit c'est juste pour que nos mains puissent être assez grandes pour cacher le soleil et que nos yeux puissent atteindre les étoiles sans être éblouis ou aveuglés par leur lumière. ».

    Jean-Luc Parant n'est pas poète pour nos pieds, il est poète pour ce que le soleil n'ose pas, pour ce que le soleil ne veut pas, ne peut pas nous montrer. Quand le soleil collapse, la vie surgit flanquée de tous nos poings.
    Jean-Luc Parant écrit rotativement, et s'il nous écrit que le soleil est absent, c'est pour mieux nous faire comprendre que là, enfin, tout commence au seuil du visible et de l'invisible, au seuil de soi et de l'infini crépusculaire.
    Poète et joueur, c'est à notre choeur qu'il s'adresse, à mi-voie du profane et du sacré. Quarante années passées à scier les barreaux du panoptique instant présent pour retourner les strates de l'existence. D'abord, c'est quoi qui existe, c'est qui, qui existe, hein ?
    Le Verbe toujours recommencé. Jean-Luc Parant fait un sort au vain ordinaire, il le boit dans son calice transsubstantié. Il n'y a pas d'une seule vie pour couronner l'inexistence de sa tautologie : d'âme, la vie rêvée sans vous ne vaut pas son saoul d'espoir.
    Jean-Luc Parant nous fait découvrir l'ivresse du sens dessus-dessous, je le suspecte même de vouloir traverser les espaces quadrillés. Ne serait-il bavard que pour de célestes clochards ivres de voyance ?
    D'après lui, nous ne mourons jamais assez, pour mourir éternellement. Est-ce que mourir un peu suffirait à exister ? Jean-Luc Parant convoque la poésie, celle qui dit que nous sommes, en toute simplicité. Mais c'est beaucoup. Et s'il s'amuse de nous amuser, c'est pour mieux nous amuser, nous, les pas du peu.
    Laurent Cauwet

  • Anglais (curating) from z to a

    Jens Hoffmann

    • Jrp / ringier
    • 11 Décembre 2014

    Un abécédaire des pratiques curatoriales.
    (Curating) From A to Z constitue un résumé de l'évolution des pratiques curatoriales au cours des deux dernières décennies, vue à travers les yeux du commissaire Jens Hoffmann. Dans cette publication, chaque lettre de l'alphabet est l'occasion de s'arrêter sur un mot particulier lié au monde de la production de l'exposition : de A comme artiste et B comme biennale à R comme rétrospective et W comme White Cube. Employant un style de chroniqueur, le commissaire présente son alphabet curatorial personnel avec la transparence et la singularité qui caractérisent ses expositions, avec un choix d'entrées stimulantes et rigoureuses intellectuellement, qui ne fait pas l'impasse sur une certaine dimension émotionnelle.

  • Terreur, saison 1

    Eric Arlix

    • Les presses du reel
    • 1 Février 2018

    Roman d'Éric Arlix épousant la forme du thriller, Terreur, Saison 1 est une oeuvre dystopique dépeignant une révolution des modes de vie en Europe engendrée par la commercialisation de molécules de nouvelle génération pour lutter contre la dépression...

    Terreur, Saison 1 est un thriller : des individus et des décideurs Européens, de Hénin-Beaumont à Marbella et de Linas-Monthléry à Treblinka, vont être soumis à de nouveaux modes de vie. Certains seront aidés en cela par une molécule de nouvelle génération qui sera mise sur le marché par l'entreprise LIFE, principalement réputée pour avoir révolutionnée le secteur de la dépression mentale et autres troubles psychiques...

  • Anglais Children

    Olivier Suter

    • Patrick frey
    • 4 Décembre 2019

    Cet ouvrage regroupe une collection de photographies d'enfance de personnalités des arts, de la littérature, du sport, de la politique et du crime. Un « Qui est-ce ? » du XXe siècle en devenir.

  • Berlin drawings

    Stefan Marx

    • Nieves
    • 13 Novembre 2019

    Stefan Marx croque son quotidien berlinois, dans un volumineux ouvrage de 300 pages.

  • CCE ; la céramique comme expérience

    Collectif

    • Naima
    • 3 Janvier 2020

    Un panorama des expériences menées quatre années durant par le laboratoire de recherche CCE de l'École nationale supérieure d'art de Limoges, entre céramique, verre et nouvelles technologies.
    Des textes fondateurs et partis pris du laboratoire, aux workshops au Centre international d'art verrier de Meisenthal et à l'exposition L'Arbre de Darwin en 2018 au Frac artothèque Nouvelle Aquitaine-Limousin, ce livre se double d'un regard historique sur les arts du feu, avec des textes de restaurateurs-conservateurs du Louvre et du Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF).

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