Les Presses Du Reel

  • Le jardin en mouvement

    Gilles Clément

    • Apres
    • 23 Février 2016

    Deux films pour mieux comprendre le parcours et la pensée atypiques de Gilles Clément, jardinier, architecte paysagiste et écrivain, théoricien du jardin comme espace d'utopies politiques.

    Marqué par l'écologie, Gilles Clément a remis en question l'art des jardins à la fin du XXe siècle, grâce aux concepts du jardin en mouvement, du jardin planétaire ou du Tiers-paysage. Le jardin en mouvement nous emmène dans son jardin secret, la « Vallée », perdue au milieu des bois, dans la Creuse, où nous découvrons les principales réalisations qui ont jalonné sa création, comme le Domaine du Rayol dans le Var, le parc Henri Matisse à Lille ou le jardin du Tiers-Paysage sur l'ancienne base des sous-marins allemande de la Seconde Guerre mondiale à Saint-Nazaire. Le jardin ne se résume pas à un carré de pommes de terre, il est un lieu où s'exercent les utopies politiques, où se pratique la pensée scientifique et où les rêves nous portent vers d'autres mondes.
    Dans le second film, Petit lexique à l'usage du monde, Gilles Clément et Gilles A. Tiberghien, philosophe, s'interrogent mutuellement sur « le monde tel qu'il pourrait être » à travers un échange prenant la forme d'un abécédaire, de « faire avec » à « zizanie » en passant par « désobéissance » et « voyage ».

    Ingénieur horticole, paysagiste, écrivain, jardinier, Gilles Clément (né en 1943 à Argenton-sur-Creuse) enseigne à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles. En dehors de son activité de créateur de parcs, jardins, espaces publics et privés, il poursuit des travaux théoriques et pratiques autour des concepts de jardin en mouvement, jardin planétaire et Tiers-paysage.

  • Anglais Early video works 1995-1997

    Thomas Hirschhorn

    • Jrp / ringier
    • 19 Février 2013

    Une anthologie des travaux vidéo réalisés par Thomas Hirschhorn pendant les années 1990 : treize vidéos peu connues et accessibles de l'artiste suisse installé en France.

  • Un film de l'artiste Franck Scurti autour de la reconstitution « certifiée conforme » du Grand Verre de Marcel Duchamp, l'un des chefs d'oeuvre du XXe siècle, par Ulf Linde, qui a joué un rôle déterminant dans la réception internationale des travaux de Duchamp.

    Ulf Linde était critique d'art, directeur de musée et musicien de jazz, né en 1929 à Stockholm et décédé en 2013. Il est l'auteur de la seconde version du Grand Verre de Marcel Duchamp. Exécutée en 1961 à la demande de Pontus Hulten pour l'exposition « Art in Motion », organisée au Moderna Museet à Stockholm. Ulf Linde a passé près de 40 ans à faire des recherches sur l'oeuvre de Duchamp. Alors qu'il n'avait jamais vu l'original, il s'est donc attaché à créer une copie du « grand verre ». Plus qu'une simple réplique, il s'agit avant tout de la compréhension et de l'interprétation de l'un des chefs d'oeuvre du XXe siècle. L'oeuvre a été par la suite reconnue et signée « pour copie conforme » par Marcel Duchamp.
    Le film de l'artiste Franck Scurti est structuré autour d'un entretien entre Ulf Linde et l'historien d'art Hans Maria De Wolf.

    Si l'on pouvait lui dégager une paternité, Franck Scurti (né à Lyon en 1965, vit et travaille à Paris) se réclamerait de Picabia, Raymond Hains, Marcel Broodthaers, Jacques Tati ou Francis Ponge, qui lui a «?appris à regarder les objets, à les analyser, à les perdre en eux-mêmes, puis à les réévaluer?». Son travail, inspiré de la réalité quotidienne et de l'actualité internationale, tire parti des formes produites par l'univers de la consommation et de la civilisation urbaine.
    Déconcertant autant par sa diversité (du gribouillis au véhicule customisé, en passant par l'objet bricolé ou la vidéo, Scurti n'ignore pratiquement aucun médium en usage dans l'art) que par une apparente absence d'unité stylistique, son oeuvre est une entreprise de mise en situation de soi (Patrick Javault), entre le réel et ses représentations, par rapport à des enjeux esthétiques, historiques ou économiques mais aussi par rapport aux choses et aux événements. Autant d'éléments du monde qui déterminent le quotidien de l'individu, en même temps qu'ils offrent la possibilité d'imaginer sa vie comme oeuvre d'art (ne serait-ce, par exemple, qu'en croisant l'aléatoire hérité de Dada ou de Fluxus avec les règles de la productivité ou la grille moderniste) : une perspective libératrice d'improvisation qui n'ignore pas les différents modèles qui la référencient et qui lui donnent une assise culturelle.

  • Un entretien entre le peintre Pierre Soulages et le préhistorien Michel Lorblanchet autour de l'art pariétal et les origines de l'art.

  • Super-8 trilogy

    Ericka Beckman

    • Jrp / ringier
    • 12 Juin 2013

    La trilogie de films Super-8 d'Ericka Beckman, réalisés à New York à la fin des années 1970, en pleine émergence de la scène No Wave et de la " Picture Generation ", aujourd'hui devenus des classiques.

  • Atoz

    Robert Breer

    • Frac franche-comte
    • 5 Avril 2013

    Un film d'animation réalisé par Robert Breer en 2000 : un abécédaire (A to Z) haut en couleur et plein d'humour jouant sur les sonorités et le rythme, dans la droite ligne des flip-books et productions cinématographiques expérimentales de l'artiste.

  • En février 2016, l'astronaute français Thomas Pesquet a réalisé à bord de l'ISS une oeuvre d'Eduardo Kac, Le Télescope intérieur. Ce film documente cette aventure exceptionnelle, considérée comme la toute première performance artistique à voir le jour dans l'Espace.

    Conçue pour exister en apesanteur par l'artiste Eduardo Kac et réalisée à bord de la Station Spatiale Internationale par l'astronaute français Thomas Pesquet, l'oeuvre « Télescope intérieur » pose le premier jalon d'une nouvelle forme de création artistique et poétique, libérée des contraintes de la pesanteur. Ce film nous entraîne dans cette aventure artistique et scientifique, depuis la conception de l'oeuvre dans l'atelier d'Eduardo Kac à Chicago, jusqu'à sa réalisation en orbite par Thomas Pesquet à 400 km de la Terre, lors de la mission Proxima de l'Agence spatiale européenne.
    Les bonus comprennent un entretien avec Gérard Azoulay, responsable de l'Observatoire de l'Espace du CNES, un entretien avec Hugues Marchal, professeur de littérature moderne, Université de Bâle, Suisse, et une lecture de son manifeste de poésie spatiale par Eduardo Kac à la librairie Michèle Ignazi à Paris.

    Avec Eduardo Kac, Thomas Pesquet, Gérard Azoulay, Hugues Marchal, Thierry Duquesne.

    Voir aussi Eduardo Kac & Avital Ronell ; Espace(s), revue publiée par le CNES (avec un retour sur la collaboration entre Eduardo Kac et Thomas Pesquet dans le n° 14) ; Jean-Philippe Cazier : Théorie des MultiRêves - Une enquête cosmo-onirique de H.P. Lovecraft.

  • Le film de Jean-Paul Fargier sur la rencontre historique entre le cinéaste et l'écrivain en 1984.

    Voici une rencontre de circonstances, en même temps qu'un rendez-vous hors du temps. Au moment de la sortie du film de Jean-Luc Godard « Je vous salue Marie », le pape de la Nouvelle Vague et le fidèle du Pape polonais se rencontrent, à l'ombre des tours de Notre- Dame, pour disputer du dogme de l'Immaculée Conception. L'entretien historique se déroule le 21 novembre 1984, à la demande de Philippe Sollers, jours de la fête catholique de la Présentation de Marie au Temple.
    Les propos, purement théologiques au début, comme peuvent en échanger un catholique cultivé et un protestant invétéré, s'envolent rapidement vers d'autres sujets : Vénus, la Lune, les actrices, Artaud, Bataille, Bach, Heidegger, Luther et le sac de Rome, le rôle des vents dans les cantons suisses, la lecture à haute voix, l'hystérie, la télévision, le rire...
    Par delà les chapelles, l'oecuménisme du goût finit par triompher.
    Et tout s'achève sur un Ave.

  • L'esprit Le Corbusier

    Gilles Coudert

    • Apres
    • 13 Mai 2019

    Raconté par Charles Berling, le film de Gilles Coudert croise l'expérience vécue du réalisateur pendant son adolescence à Firminy dans le plus grand ensemble construit par Le Corbusier en Europe avec les témoignages de nombreux créateurs contemporains (artistes, architectes, chorégraphe, cinéaste, designer, compositeur), les interventions de l'historien de l'architecture Jean-Louis Cohen mais aussi avec le ressenti d'habitants ou d'usagers revendiquant chacun à sa manière une influence, une filiation ou un héritage vis-à-vis de l'architecte, de son oeuvre et de son esprit. Du site de Firminy au Cabanon de Roquebrune en passant par la Cité Radieuse de Marseille le film nous révèle au fil des entretiens trois sites majeurs de l'oeuvre de Le Corbusier, accompagnés d'images exceptionnelles de ces architectures et d'archives inédites de la vie quotidienne de ses habitants dans les années 1970.

    Avec Marc Barani (architecte), Neals Begg (artiste), Daniel Buren (artiste), Jean-Louis Cohen (architecte, historien de l'architecture, professeur au Collège de France), Domènec (artiste), Frédéric Flamand (chorégraphe), Pierre Grange (cinéaste), Ora-ïto (designer), Pascale Jakubowski (compositrice), Kengo Kuma (architecte), Alexandre Périgot (artiste), Dominique Perrault (architecte), Xavier Veilhan (artiste), etc.

  • The beat

    Carsten Höller

    • Les presses du reel
    • 22 Décembre 2008

    The Beat est un film documentaire conçu par Carsten Höller (réalisé par Charles de Meaux) à partir de l'exposition Carsten Höller - 7,8 Hz au Consortium, dont l'intégralité du système d'éclairage était modifié pour clignoter tous les soirs à une fréquence de 7,8 Hz.
    Une compilation de musique dark / pop des années 1980 et 1990 accompagne les flashs.

  • Le troisième titre de la collection de DVD dédiée aux pratiques curatoriales et à l'histoire des expositions, consacré à la 33e Biennale de Venise et au 2e Salon des galeries-pilotes de Lausanne.

  • An evening of the book - trois films de mai-thu perret (dvd)

    Perret Mai-Thu

    • Les presses du reel
    • 1 Février 2008

    Produit à l'origine pour la 9e Biennale d'Art Contemporain de Lyon, Evening a été filmé à The Kitchen, New York, en 2007. Ce film est conçu comme un "remake" de la pièce d'agit prop de 1924 du même titre. Celle-ci était l'expérimentation par les masses d'une agitation artistique pour le livre, qui dramatisait le conflit entre les vieux livres pré-révolutionnaires et ceux de la nouvelle révolution. Utilisant des acteurs de l'académie communiste d'éducation, dans un décor et avec des costumes réalisés par Varvara Stepanova, cette pantomime culminait avec la victoire des héros révolutionnaires et une parade de bibliothèques et d'éditions nouvelles.

    An Evening of the Book, où les livres et les lettres deviennent eux-mêmes des acteurs, apparaît comme le point de départ idéal pour les premiers films réalisés par Mai-Thu Perret. Utilisant des accessoires quelquefois inspirés des Evenings originaux, comme les livres ou les costumes de sport, d'autre fois sans relation comme avec ces tubes fluorescents, les découpes dans la bannière ou les virgules, Mai-Thu Perret écrit une chorégraphie exécutée pour la caméra par une équipe composée d'amies artistes dont Amy Granat ou Fia Backström, et de danseuses professionnelles. Trois films rythmés par une chanson originale écrite par Mai-Thu Perret sur une musique originale de l'artiste Steven Parrino.

  • Nescafer

    Fabrice Reymond

    • Laboratoires d'aubervilliers
    • 1 Mai 2004
  • Un portrait mosaïque de Guy de Cointet (1934-1983) composé d'interviews d'artistes et de documents recueillis au cours d'une enquête menée sur dix ans par Marie de Brugerolle, qui apporte un éclairage nouveau sur la scène artistique de la Côte Ouest des États-Unis.
    Une vingtaine d'artistes et personnalités contemporaines de Cointet, dont John Baldessari, Larry Bell, Morgan Fisher, Paul McCarthy, Christophe Bourseiller, etc., témoignent ; des documents inédits permettent de mieux comprendre la complexité de ce personnage et la singularité de son oeuvre. Apportant un éclairage nouveau sur la scène artistique de la Côte Ouest des États-Unis, le film redéfinit la place qu'a occupée l'artiste, surnommé le « Duchamp de Los Angeles ».
    En bonus, une discussion avec le psychanalyste Gérard Wajcman complète ce document ainsi que des entretiens avec Dora García et Julien Bismuth, qui parlent de l'écho du travail de Guy de Cointet sur la scène actuelle et au-delà des frontières. La caricature, l'humour sophistiqué et la mise en scène du public sont des axes que ces artistes retrouvent chez lui. Christophe Bourseiller évoque l'entourage de l'artiste et la spécificité d'une scène contrastée, un « portrait d'un artiste en jeune homme » qui nous plonge dans l'Amérique du début des années 1970 et du monde dans lequel Guy de Cointet évoluait. Jeffrey Perkins revient sur une anecdote à propos de l'intérêt de l'artiste pour les cultures indiennes et sa recherche de codes colorés notamment à partir des vêtements.
    Guy de Cointet (né en 1934 à Paris, décédé en 1983 à Los Angeles) est considéré comme l'une des figures clé du mouvement de l'art conceptuel et de l'art de la performance qui ont émergé à Los Angeles dans les années 1970. Son influence sur la scène californienne actuelle est attestée par des artistes tels que Paul McCarthy, Mike Kelley, Allen Ruppersberg ou John Baldessari.
    La codification, le hiéroglyphe, la typographie représentent chez Cointet, dont l'oeuvre est fortement marquée par un intérêt pour les procédés de langage et notamment les techniques d'écriture de Raymond Roussel, un processus d'élaboration du mot mis en image, et de la couleur mise en forme. Ses dessins et livres attestent de son goût du mystère, des langages codés et de la cryptographie.
    Proche du théâtre et de la poésie sonore et visuelle (ses narrations non linéaires, ses « objets scéniques », véritables « tableaux parlants », et ses croisements entre théâtre, cinéma et danse auront des échos jusque dans les recherches actuelles d'artistes comme Catherine Sullivan), Cointet est l'auteur d'une synthèse entre culture populaire, sources littéraires, surréalisme et art minimal.

  • Architectones by Xavier Veilhan

    Francois Combin

    • Apres
    • 1 Avril 2016

    En écho à son exposition au Château de Versailles, Xavier Veilhan nous ouvre les portes de sept maisons modernistes de la Californie à l'Europe. Il y implante ses oeuvres contemporaines pour un dialogue avec l'architecture singulière de ces lieux (avec une conversation entre l'artiste et Claude Parent ; bande originale par Nicolas Godin / Air).

    Architectones by Xavier Veilhan s'immerge dans une nouvelle aventure et explore le processus créatif, les expositions et performances. L'artiste se réapproprie l'architecture et réactive ces maisons emblématiques en offrant ainsi une vision inédite et ultra contemporaine du modernisme. La musique du film est une création originale de Nicolas Godin (Air) dont le concert à l'église Sainte-Bernadette du Banlay à Nevers est inclus dans ce DVD. Un livret propose la retranscription de l'entretien de Xavier Veilhan avec l'architecte Claude Parent enregistré pour le film.

    Voir aussi le livre Xavier Veilhan - Architectones.

    Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963, vit et travaille à Paris) se définit comme un artiste visuel. Son travail, déclinant sculpture, peinture, vidéo, photographie et installation, consiste à ressaisir le réel, notamment dans ses aspects biologiques et techniques, sous des formes archétypales, génériques ou prototypiques qui interrogent les modes de représentation historiques et contemporains.
    L'universalisme formel, qui semble renvoyer à l'idéal de l'art classique, se trouve contrebalancé par la singularité des dispositifs de mise en scène des oeuvres, des situations et des environnements construits, par la modernité des sujets et par les procédés high-tech utilisés (sculptures d'animaux ou de personnages modélisés avec la technique de captation 3D, dispositifs lumineux des Light Machines...), qui convoquent des images de la société de production industrielle et de consommation dans des univers étranges et équivoques.
    Xavier Veilhan a réalisé de nombreuses expositions personnelles, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1993), au CCC de Tours (1995), au Consortium de Dijon (1999), au Mamco de Genève (1999-2000), au Magasin de Grenoble (2000), au CCA Kitakyushu (2002), au Centre Pompidou de Paris (2004), au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (2005), au Château de Versailles (2009)...

  • La collection qui n'existait pas

    Joachim Olender

    • Apres
    • 21 Septembre 2017

    Documentaire consacré au grand collectionneur d'art conceptuel Herman Daled, dans lequel il revient sur son histoire personnelle et sur celle d'un courant esthétique qui a marqué la deuxième moitié du XXème siècle. Grand prix du Festival International du Film sur l'art de Montréal en 2016.

    Herman Daled est un collectionneur à part. Sa collection acquise en 2011 par le MoMA de New York comprend des pièces maîtresses du mouvement conceptuel qui émerge dans les années 60. On y trouve la plus importante collection d'oeuvres de Marcel Broodthaers ainsi que des pièces historiques de Daniel Buren, Niele Toroni, On Kawara, Dan Graham, Sol LeWitt et d'autres. Dans un voyage de Bruxelles à New York, le collectionneur belge se retourne sur son passé et celui d'un courant esthétique qui a marqué la deuxième moitié du XXème siècle. La Collection qui n'existait pas a obtenu le Grand prix au Festival International du Film sur l'art de Montréal en 2016.

    L'édition comprend un DVD bonus constitué d'une série de courts entretiens avec Daniel Buren, Herman Daled et Chris Dercon.
    Avec Herman Daled, Daniel Buren, Jacques Charlier, Christophe Cherix (MOMA, NY), Nicole Daled-Verstraeten, Chris Dercon (Tate Modern, London) et Dirk Snauwaert (Wiels, Bruxelles).

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