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Sciences humaines & sociales
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Multiplication des dissidences dans le refus de soumettre la production à la logique du capital, volonté de protéger la diversité du vivant, expérimentations d'entreprises et d'organisations horizontales, refus d'une agriculture sans paysans, détermination à conquérir l'égalité des territoires, l'égalité contre le patriarcat et la culture coloniale... : tout une effervescence communiste existe, décidée à nous sortir de l'impasse anthropologique et écologique dans laquelle le capitalisme nous enfonce. Pour l'économiste Bernard Friot et le philosophe Bernard Vasseur, conquérir, dans l'action concrète, le communisme est un défi à notre portée. Ils montrent que les forces de l'émancipation devront néanmoins s'arracher aux systèmes d'évidences capitalistes pour parvenir à actualiser et généraliser ces déjà-là communistes.
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Quelle est l'origine de notre modèle social et comment le prolonger ? Cet ouvrage analyse la mutation qu'a connue le salaire à travers la sécurité sociale financée par la cotisation. À la fois récit et théorie du salaire socialisé, il mobilise des données très riches, nulle part ailleurs réunies, sur la protection sociale française entre 1930 et 1990 : son financement, ses prestations et son fonctionnement, les débats intellectuels et les confrontations politiques, l'entrée successive des fonctionnaires, des cadres et des ouvriers, les impasses des analyses dominantes sur la « double répartition » des ressources.
Le salaire socialisé est au fondement des puissances du salariat contre la mainmise du capital sur le travail et sur nos vies. Bien connaître sa construction, c'est se donner les outils théoriques et factuels pour poursuivre la marche vers l'émancipation.
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Les retraites sont au coeur de la conflictualité sociale depuis plusieurs décennies. Alors que le bras de fer est engagé contre le gouvernement Macron, Bernard Friot signe un essai pédagogique et incisif pour nous inviter à prendre le pouvoir sur nos retraites. L'auteur s'attaque à deux questions que tout le monde se pose : qu'est-ce qui explique l'obstination des classes dominantes à mener depuis des décennies des contre-réformes sur les retraites malgré leur si forte impopularité ? Et pourquoi les mobilisations contre ces réformes ont presque toujours échoué ? Puis il explique et met en débat une série de propositions politiques pour sortir de la défaite, prendre le pouvoir sur nos retraites et en faire un levier pour libérer le travail.
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En travail : conversations sur le communisme
Bernard Friot, Frédéric Lordon
- La Dispute
- Entretiens
- 15 Octobre 2021
- 9782843033223
Ce livre est l'occasion d'une rencontre que beaucoup attendaient. Bernard Friot est militant du Parti communiste et architecte de la théorie du salaire à vie. Frédéric Lordon construit une philosophie spinoziste des institutions. Ces trajectoires ont a priori peu en commun. L'un et l'autre parviennent pourtant au même constat : le communisme est à l'ordre du jour. Ces entretiens portent sur les figures que pourraient y revêtir le travail, la valeur, le salaire, l'investissement, l'État, la propriété. Mais déplient également accords et désaccord sur ce qu'il faut entendre par un « déjà-là »,sur la nature et l'existence d'une classe révolutionnaire, sur les processus de la transition.
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Un désir de communisme ; conversation pour demain
Judith Bernard, Bernard Friot
- Les Éditions Textuel
- 2 Septembre 2020
- 9782845978164
Alors que nous sommes écrasés par le rouleau compresseur du capitalisme néo-libéral, Bernard Friot bouscule nos habitudes de pensées et présente des alternatives lumineuses à contre-courant du défaitisme ambiant. Il nous rappelle que le principe communiste est à la base d'institutions piliers de notre société comme le régime général de la sécurité sociale ou l'hôpital public. Fort de ce déjà-là, il explore dans ce dialogue avec Judith Bernard les voies possibles ouvertes par de nouveaux droits économiques comme le salaire attaché à la personne ou l'extension du principe de la sécurité sociale à l'alimentation, au logement ou à l'énergie.
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Contrairement à une idée reçue, les trois quarts des retraites sont calculées en fonction du salaire et non pas des cotisations versées : elles sont le salaire qui se poursuit, et non un revenu différé dans le temps. Près de dix ans après le succès de L'Enjeu des retraites, les événements confirment la pertinence de ses analyses : faute de promouvoir la généralisation du droit au salaire des retraités, les opposants sont impuissants pour contrer des réformes qui nient ce droit et veulent le remplacer par le différé des cotisations. Cette nouvelle version s'enrichit d'une longue introduction et d'une conclusion inédites qui, contre un dispositif de comptes à points, proposent d'unifier tous les régimes en assurant 100% du meilleur salaire net, porté à 2300 euros minimum, quelle que soit la durée de la carrière. Le Travail, enjeu des retraites analyse le coeur du conflit des retraites : qu'est-ce que travailler ? Qui travaille ? Comment faire du salaire un droit politique de la personne, afin d'en finir avec le temps après le travail de la retraite, aussi contestable que le temps avant le travail de l'insertion des jeunes ou le temps sans travail du chômage ?
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Le modèle capitaliste du travail conduit à notre perte: il est urgent de prendre la mesure des dynamiques porteuses d'émancipation. Bernard Friot, dans ces entretiens, décrit le conflit social depuis 1945 comme un affrontement entre deux façons contradictoires d'attribuer une valeur économique au travail. Pour le capital, seul un travail soumis aux propriétaires lucratifs et au marché du travail produit de la valeur. Mais les luttes syndicales et les initiatives populaires ont institué au contraire, grâce à la socialisation du salaire, une reconnaissance du travail tout autre, fondée sur le salaire à vie, sur la propriété d'usage des entreprises par les salariés. sur un investissement libéré des prêteurs. sur une autre mesure de la valeur que le temps. Cet ouvrage nous montre comment nous inventons, depuis plus de soixante ans. un travail libéré de l'emprise capitaliste. Nos entretiens sont l'occasion de présenter simplement cette analyse, de répondre aux objections et de proposer une démarche d'émancipation concrète. Il m'a semblé important, à moi qui ai vécu avec tant d'autres dans ma chair la maltraitance de l'emploi et du chômage. de contribuer à cet ouvrage de combat. Nous pouvons sauver notre peau. Patrick Zech
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La souveraineté populaire doit être défendue.
Patronat et banquiers pratiquent le chantage à l'emploi et à la dette pour réduire les droits sociaux. Les gouvernants de droite et de gauche. loin de leur résister. s'évertuent à leur envoyer des " signaux qui les incitent à réclamer davantage. Est-il possible de briser cette soumission ? Oui. répond cet ouvrage. qui propose de porter plus loin les institutions qui sont nées des luttes pour le salaire.
Et dont nous faisons à grande échelle l'expérience de l'efficacité : la qualification personnelle et la cotisation. La qualification personnelle peut faire disparaître le marché du travail. à condition d'attribuer à chacun. à sa majorité, une qualification et donc un salaire. Et contre les projets de remplacer la cotisation sociale par la CSG. la TVA ou les mutuelles. il faut au contraire l'étendre en créant une cotisation économique pour un financement de l'investissement sans crédit et donc sans dette.
L'enjeu du salaire. c'est la disparition du marché du travail. et donc du chantage à l'emploi. ainsi que la suppression du crédit lucratif. et donc du chantage à la dette. Ce n'est ni d'une réforme fiscale ni d'une plus grande régulation étatique que nous avons besoin. mais de plus de pouvoir populaire sur l'économie et sur le travail.
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La Fièvre de l'évaluation : Quels symptômes ? Quels traitements ?
Bernard Friot, Jean-yves Trépos, Henri Sterdyniak, Nathalie Heinich, Albert Ogien, Bénédicte Vidaillet, Charles Hadji, Jean-Marie Harribey, Alain Caillé, Frédéric Jacquemart, André Bruston, Véronique Thomas-Vaslin
- Pu Du Septentrion
- 17 Mars 2016
- 9782757412695
L'évaluation envahit tous les champs de l'existence. La fièvre de l'évaluation interroge les pratiques évaluatrices dans des domaines très différents d'activités profondément humaines.
Forte de son aura de rationalité, elle s'impose comme une contrainte dont les objectifs sont mal définis, et dont les finalités et les modalités de mise en oeuvre ne peuvent être discutées. Elle devient alors une source d'inquiétude.
Dans un premier temps, cet ouvrage revisite dans toutes leurs dimensions économique et sociétale la notion de valeur, fondement étymologique de l'évaluation, et celle de richesse. L'évaluation de l'art contemporain constitue alors une bonne articulation vers l'étude des enjeux de l'évaluation dans les champs du monde du travail, de l'éducation, et plus globalement dans ceux des impacts des technologies, des politiques publiques, des risques et de l'expertise.
Ces exemples permettent de mener une analyse critique des approches quantitatives et normatives et d'aborder les questions essentielles des acteurs, des objectifs et des modalités de l'évaluation afin d'en appréhender les constances et les divergences. Finalement, cet ouvrage met en avant la nature profondément duale de l'évaluation des activités humaines : matérielle et économique ou spirituelle. -
La Littérature du collège
Bernard Friot, Isabelle Grellet, Danièle Manesse
- Ens Lyon
- 1 Janvier 1994
- 9782734204299
Quels textes enseigne-t-on au collège ? La culture littéraire", celle des auteurs classiques, a-t-elle résisté au bouleversement de la démocratisation ? Une enquête auprès de professeurs permet de mieux connaître les pratiques pédagogiques, les représentations, les démarches pour l'étude des oeuvres intégrales et celle des morceaux choisis. Présentant également des inventaires des textes étudiés dans les classes, ce livre contribue à une meilleure connaissance de la culture du collège.