Laurent Joly

  • Devenu le principal porte-parole de l'extrême droite, Éric Zemmour nie pourtant cette filiation et se revendique du général de Gaulle et du RPR. Il se présente aussi sous les traits d'un écrivain féru d'histoire se contentant d'observer les faits.
    Une telle posture et une telle prétention à dire le vrai au nom de l'histoire méritaient un examen attentif. Spécialiste de l'extrême droite et du régime de Vichy, Laurent Joly resitue Zemmour dans la tradition politique qui est la sienne, celle du « nationalisme ethnique », né au tournant du XXe siècle et dont les idées ont été portées au pouvoir sous Vichy.
    Il montre l'importance pour Éric Zemmour de réécrire l'histoire de Vichy et de la persécution des juifs. Tout son projet vise en effet à rendre possible des politiques disqualifiées depuis les crimes de la collaboration : mettre à bas l'État de droit, stigmatiser des minorités, expulser deux millions d'étrangers et de « mauvais Français »...
    Se fondant sur des sources inédites, exhumant des controverses oubliées, Laurent Joly démontre que le discours historique d'Éric Zemmour recycle les justifications de l'extrême droite pétainiste depuis 1945, et qu'il n'hésite pas falsifier les faits et à créer délibérément la confusion, afin d'unir les droites sous l'étendard de l'anti-islamisme. Ce que cet homme dit et écrit sur Pétain, Vichy et la Shoah est révélateur de ce qu'il est, de ce qu'il pense et de ce qu'il veut faire si lui-même ou ses idées arrivaient au pouvoir.

  • L'Etat contre les juifs ; Vichy, les nazis et la persécution antisémite

    Laurent Joly

    • Flammarion
    • 21 Octobre 2020

    Pourquoi, dès l'été 1940, le régime du maréchal Pétain a-t-il impulsé une politique antisémite ? Dans quelle mesure l'administration a-t-elle collaboré au génocide perpétré par les nazis ? A-t-on « sacrifié » les juifs étrangers pour « sauver » les français ? Quelle a été la responsabilité de la France dans la rafle du Vel' d'Hiv ?
    Sur Vichy et la Shoah, on pensait tout savoir. Ce livre démontre qu'il reste encore beaucoup à découvrir. À travers une série de questions clés, Laurent Joly renouvelle profondément l'histoire de la persécution des juifs sous l'Occupation et balaie bien des idées reçues.
    S'appuyant sur de nombreuses sources inédites, restituant les marges de manoeuvre des fonctionnaires français - du dirigeant étatique jusqu'au simple gardien de la paix - ainsi que les effets concrets de leurs décisions, Laurent Joly écrit une histoire puissante et incarnée, au plus près des exécuteurs, des victimes et des témoins.

  • Dénoncer les Juifs sous l'Occupation

    Laurent Joly

    • Cnrs
    • 16 Septembre 2021

    Omniprésente dans l'imaginaire lié à la France des années noires, la délation contre les juifs n'avait pourtant jamais fait l'objet d'une enquête approfondie. L'ouvrage de Laurent Joly vient combler cette lacune.
    Croisant approche institutionnelle et études de cas individuels, il examine tour à tour le rôle de la dénonciation dans les pratiques du commissariat général aux Questions juives, de la Gestapo, de la préfecture de Police et du journal Au Pilori. À partir de correspondances privées inédites, il fait également revivre le destin de victimes, telle Annette Zelman, dénoncée à la Gestapo par les parents de son fiancé non juif et déportée en juin 1942.
    Tout un pan de la vie et de la persécution des juifs à Paris est ainsi ressuscité?: des contextes sociaux conflictuels, des stratégies de sauvetage anéanties, des vengeances sordides se donnant libre cours jusqu'aux dernières heures de l'Occupation.
    La délation contre les juifs n'est pas ce phénomène de masse que l'on imagine communément. Instrument de la politique génocidaire des nazis, elle n'en a pas moins provoqué la mort de plusieurs milliers de femmes, hommes et enfants.

  • 13 affreux de la collaboration, les ultras, "nazis à 120%".

    Si les principaux acteurs du collaborationnisme, les Doriot, Déat, Brasillach ou Darnand, incarnant ce courant de la politique française qui a prôné le ralliement total à l'Allemagne nazie sous l'Occupation, sontbien connus,on connaîtmoinsses secondscouteaux,ses hommeset ses femmesde l'ombre.
    Cette série de portraits, fondés sur l'exploitation d'archives inédites produites par la police et l'institution judiciaire (dossiers des RG et des services secrets de Vichy, archives de l'épuration), plonge le lecteur dans le monde de la collaboration ultra, dévoilant ses ressorts intimes et ses logiquescachées.
    Les documents - affiches, cartes d'adhésion, tracts et papillons dont raffolaient les contemporains - et les photographies qui accompagnent les textes révèlent, comme par confrontation, l'image flamboyante que nos personnages voulaient donner d'eux-mêmes lorsqu'ils discouraient en meeting, portaient beau l'uniforme du parti et même lorsqu'ils devaient rendre des comptes à la justice de la Libération.

  • Vallat, 1891-1972 ; du nationalisme chrétien à l'antisémitisme d'Etat

    Laurent Joly

    • Grasset et fasquelle
    • 28 Mars 2001

    Laurent Joly, professeur agrégé d'histoire. Allocataire au centre d'histoire sociale du XXº siècle de Paris 1, prépare une thèse de doctorat sur le Commissariat général aux questions juives sous la direction du professeur Pascal Ory. Xavier Vallat est une figure emblématique de l'antisémitisme français et de la persécution des Juifs sous Vichy. Héraut des milieux anciens combattants de la droite catholique à la Chambre des députés pendant l'entre-deux-guerres, il fit scandale le 6 juin 1936 lorsque, s'adressant à Léon Blum du haut de la tribune parlementaire, il lança : « Pour la première fois ce vieux pays gallo-romain va être dirigé par un Juif ». Il devint dès lors le champion des milieux antisémites français, et, en juillet 1940, il se rallia avec enthousiasme au maréchal Pétain. En mars 1941, Xavier Vallat prit la direction du Commissariat Général aux Questions Juives. Pendant un an, il s'acquitta de ses fonctions avec une ferveur fanatique, donnant à la France une législation anti-juive complète et systématique, il ordonna un recensement des Juifs en zone libre et tenta de faire adopter un nouveau Statut des Juifs, encore plus sévère que la législation nazie. Après son départ du Commissariat, il resta jusqu'au bout fidèle au régime et remplaça, en juin 1944, Philippe Henriot (assassiné par la résistance), au micro de la radiodiffusion nationale. En 1947, son procès en Haute Cour fit sensation : Xavier Vallat assuma pleinement son action sous l'Occupation, et alla même jusqu'à utiliser ses convictions antisémites comme stratégie de défense. Ayant sauvé de justesse sa tête, il devint le compagnon de cellule de Charles Maurras. Après sa sortie de prison, il termina sa carrière comme éditorialiste vedette de l'organe nationaliste Aspect de la France, et s'illustra une dernière fois en novembre 1967 en reprenant à son compte - tout en les dévoyant - les propos du général de Gaulle sur les Juifs « peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur ». En suivant tout au long du siècle l'itinéraire politique et intellectuel de Xavier Vallat, c'est toute une tradition politique de la France, catholique et antisémite, que ce livre fait revivre et comprendre.

  • Omniprésente dans l'imaginaire lié à la France des années noires, la délation contre les juifs n'avait pourtant jamais fait l'objet d'une enquête approfondie. L'ouvrage de Laurent Joly vient combler cette lacune.

    Croisant approche institutionnelle et études de cas individuels, il examine tour à tour le rôle de la dénonciation dans les pratiques du commissariat général aux Questions juives, de la Gestapo, de la préfecture de Police et du journal Au Pilori.

    Ayant mis au jour les archives judiciaires concernant les quelque 240 Parisiens jugés, après la guerre, pour dénonciation de juifs sous l'Occupation, Laurent Joly interroge la figure du délateur, décrypte sa mentalité, ses mobiles, ses justifications. À partir de correspondances privées inédites, il fait également revivre le destin de victimes, telle Annette Zelman, dénoncée à la Gestapo par les parents de son fiancé non juif et déportée en juin 1942.

    Tout un pan de la vie et de la persécution des juifs à Paris est ainsi ressuscité : des contextes sociaux conflictuels, des stratégies de sauvetage anéanties, des vengeances sordides se donnant libre cours jusqu'aux dernières heures de l'Occupation.

    La délation contre les juifs n'est pas ce phénomène de masse que l'on imagine communément. Instrument de la politique génocidaire des nazis, elle n'en a pas moins provoqué la mort de plusieurs milliers de femmes, hommes et enfants.

  • Vichy dans la solution finale

    Laurent Joly

    • Grasset et fasquelle
    • 5 Avril 2006

    Laurent Joly renouvelle profondément l'histoire de la politique anti-juive de Vichy et de l'administration qui en fut l'instrument principal : le commissariat général aux Questions juives (CGQJ), créé par l'amiral Darlan en mars 1941, à la demande des autorités allemandes.
    S'appuyant sur une connaissance impressionnante des archives et sur la découverte de nombreux fonds inédits, l'auteur reconsidère les grandes étapes de l'antisémitisme vichyssois, du statut d'octobre 1940 à la tentative de dénaturalisation collective de 1943, en passant par la déferlante législative de 1941 et les rafles de l'été 1942. Il offre ainsi au lecteur un éclairage capital sur les processus de décision qui ont conduit à la déportation de plus de 75 000 juifs de France vers les camps de la mort.
    Tout au long de l'ouvrage, Laurent Joly expose avec finesse la position ambiguë du CGQJ : après avoir tenu un rôle prépondérant dans l'élaboration d'une législation antijuive implacable visant en premier lieu les " juifs français ", cette administration d'exception se voit progressivement marginalisée par le gouvernement de Vichy. Ce dernier s'efforce d'orienter son action répressive vers les " juifs étrangers " et, sous la houlette de Pierre Laval et de son secrétaire général à la police René Bousquet, négocie directement leur déportation avec les dirigeants nazis.
    Un sordide jeu à trois s'instaure dès lors entre les autorités allemandes, le gouvernement français s'appuyant sur son administration traditionnelle et le CGQJ, chacun étant mû par une logique antisémite propre. Analysant le profil sociologique, la mentalité et les méthodes de travail des quelque 2 500 agents salariés par le commissariat général aux Questions juives entre 1941 et 1944, Laurent Joly montre au final tout le poids des enjeux bureaucratiques et des rivalités institutionnelles sur le sort de milliers d'innocents.

  • Découvrez La délation dans la France des années noires, le livre de Laurent Joly. La délation dans la France de la Seconde Guerre mondiale est un sujet fascinant et douloureux. A peine l'historien l'évoque-t- il que les commentaires fleurissent sur le rôle néfaste des concierges, la noirceur de l'âme humaine, la félonie du deuxième sexe ou le tropisme des Français, qui seraient des champions en la matière. Il est vrai que les Français n'ont jamais autant dénoncé que durant les années noires. Mais plus que le caractère massif du phénomène, ce sont ses conséquences qui ont profondément marqué les esprits : entre 1940 et 1944, des milliers d'individus ont payé de leur vie les dénonciations portées à la connaissance des autorités vichystes ou nazies. Indéniablement, le choc de la défaite et les traumatismes de la guerre, l'occupation allemande et le régime de Vichy ont bouleversé et perverti les relations entre la société et le pouvoir. Cet ouvrage original et inédit explore les deux faces, politique et sociale, de la dénonciation sous l'Occupation, qu'elle ait visé les insultes au maréchal Pétain, l'activisme communiste, les juifs, les trafiquants du marché noir, les avorteurs ou les réfractaires au STO. Un pan capital et pourtant méconnu de l'histoire de France.

  • Darquier de Pellepoix et l antisémitisme français Nouv.

    Darquier de Pellepoix et l antisémitisme français

    Laurent Joly

    • Tallandier
    • 6 Octobre 2022

    Louis Darquier de Pellepoix, commissaire général aux Questions juives de 1942 à 1944, occupe dans les mémoires une place peu enviable : « personnage le plus hideux du Paris de l'Occupation » (Patrick Modiano), incarnation du collaborateur et de l'antisémite sans scrupules.
    Il s'exile en Espagne à la Libération avant d'être condamné à mort par contumace en 1947. En 1978, il suscite une intense polémique en déclarant à un journaliste de L'Express : « Je vais vous dire, moi, ce qui s'est exactement passé à Auschwitz. On a gazé. Oui, c'est vrai. Mais on a gazé les poux. » Conseiller municipal de Paris proche de l'Action française, Darquier de Pellepoix se lance dans la carrière antisémite après la victoire du Front populaire aux élections de 1936. Agitateur opportuniste et violent, il crée le premier groupement (le Rassemblement anti-juif de France) exclusivement antisémite depuis l'affaire Dreyfus. Imposé par les Allemands à la tête du Commissariat général aux Questions juives, il intensifie la propagande antisémite, prend part à l'organisation de la rafle du Vel' d'Hiv' et tente de radicaliser la législation contre les juifs. Il est finalement démis de ses fonctions en février 1944 dans une atmosphère de scandale et de corruption. Darquier de Pellepoix est moins connu pour son action que pour ce qu'il symbolise : la haine du juif, le collaborationnisme, le négationnisme. Laurent Joly lui redonne sa dimension historique et s'interroge, au fil de son enquête, sur la notion de fascisme français.

  • L'antisémitisme de bureau

    Laurent Joly

    • Grasset et fasquelle
    • 20 Avril 2011

    Préfecture de Police de Paris, 3e étage. Sous la férule d'André Tulard, chef du " service juif ", une centaine de fonctionnaires appliquent la réglementation antisémite. Les cadres intermédiaires, sous-chefs de bureau, organisent le recensement des Juifs. Les agents du bureau 91 examinent les cas " douteux " et reçoivent les déclarations tardives. Les employés d'ordre fabriquent les fiches du " fichier juif ". D'autres s'occupent de leur classement puis de l'exécution des rafles... Chronique ordinaire de l'antisémitisme de bureau entre 1940 et 1944. Un quotidien marqué par les intérêts du service, les stratégies de carrière, le zèle de quelques-uns et le conformisme de la plupart.
    Qui était ces agents de l'État et comment comprendre leur pratique administrative ? Comment distinguer leur activité de celle du commissariat général aux Questions juives, administration ultra créée par Vichy en 1941 afin d'élaborer une législation implacable et de gérer la politique de spoliation ? En répondant à ces questions, et à beaucoup d'autres, Laurent Joly signe la première étude comparée de ces deux institutions publiques qui ont joué, sous l'occupation, le rôle le plus important dans le processus de persécution.
    À partir de sources inédites, dossiers de carrière, dossiers d'épuration, fonds privés et entretiens individuels avec d'anciens fonctionnaires de Vichy, il met en oeuvre un questionnement sociologique, adapté au passé, afin de saisir les mécanismes et les logiques de la politique antijuive telle qu'elle a été appliquée, au quotidien, dans les bureaux de l'administration française.

  • Cabu, dessins de la rafle du Vel d'Hiv, 1967 Nouv.

    Cabu, dessins de la rafle du Vel d'Hiv, 1967

    Laurent Joly

    • Tallandier
    • 23 Juin 2022

    En 1967, Cabu dessine la rafle du Vel d'Hiv à partir du livre événement de Claude Lévy et Paul Tillard. Une série inédite depuis cinquante ans.
    Claude Lévy et Paul Tillard, tous deux résistants et anciens déportés, publient La Grande Rafle du Vel d'Hiv', 16 juillet 1942 (Robert Laffont, 1967). Cet ouvrage, qui rassemble documents et témoignages, pointe le rôle de la police française et du gouvernement de Vichy dans la déportation des juifs, et provoque une onde de choc (ce livre a été réédité en Texto, 2020) Le magazine Candide décide d'en publier les bonnes feuilles et fait appel à un jeune dessinateur de 29 ans, Jean Cabut, dit Cabu, pour les illustrer. Cabu est profondément bouleversé par ce qu'il lit : il consacre 16 grandes planches au déroulement de la rafle et dessine les décors, les scènes, les visages, sans rien laisser au hasard. « Toute son âme est là pour raconter cette tragédie » (Véronique Cabut) À l'occasion des 80 ans de la rafle du Vel d'Hiv, Véronique Cabut, son épouse, et Laurent Joly, historien spécialiste de l'Occupation, proposent de redécouvrir ces dessins jamais publiés depuis leur parution dans la presse. Cet ouvrage est aussi un hommage à un dessinateur génial et populaire qui fut l'une des douze victimes de l'attentat djihadiste du 7 janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo.

  • Les collabos

    Laurent Joly

    • Les echappes
    • 3 Novembre 2011

    Si les principaux acteurs du collaborationnisme, les Doriot, Déat, Brasillach ou Darnand - incarnant ce courant de la politique française qui a prôné le ralliement total à l'Allemagne nazie sous l'Occupation -, sont bien connus, on connaît moins ses seconds couteaux, ses hommes et ses femmes de l'ombre.
    Cette série de portraits, fondés sur l'exploitation d'archives inédites produites par la police et l'institution judiciaire (dossiers des RG et des services secrets de Vichy, archives de l'épuration), plonge le lecteur dans le monde de la collaboration ultra, dévoilant ses ressorts intimes et ses logiques cachées.
    Les documents - affiches, cartes d'adhésion, tracts et papillons dont raffolaient les contemporains - et les photographies qui accompagnent les textes révèlent, comme par confrontation, l'image flamboyante que nos personnages voulaient donner d'eux-mêmes lorsqu'ils discouraient en meeting, portaient beau l'uniforme du parti et même lorsqu'ils devaient rendre des comptes à la justice de la Libération.

  • La rafle du Vel d'Hiv : Paris, juillet 1942 Nouv.

    La rafle du Vel d'Hiv : Paris, juillet 1942

    Laurent Joly

    • Grasset et fasquelle
    • 25 Mai 2022

    La rafle dite du "Vel d'Hiv" est l'un des événements les plus tragiques survenus en France sous l'Occupation. En moins de deux jours, les 16 et 17 juillet 1942, 12 884 femmes, hommes et enfants, répartis entre Drancy (près de 4 900) et le Vel d'Hiv (8 000), ont été arrêtés par la police parisienne à la suite d'un arrangement criminel entre les autorités allemandes et le gouvernement de Vichy. Seule une petite centaine de ces victimes survivra à l'enfer des camps nazis.
    Cette opération emblématique et monstrueuse demeure pourtant relativement méconnue. L'arrière-plan administratif et la logistique policière de la grande rafle n'ont été que peu étudiés, et jamais dans le détail. Légendes (tel le nom de code « opération Vent Printanier ») et inexactitudes (sur le nombre de personnes arrêtées ou celui des effectifs policiers) sont répétées de livre en livre. Et l'on ignore que jamais Vichy ne livra plus de juifs français à l'occupant que le 16 juillet 1942 !
    D'où l'ambition, dans cet ouvrage, d'une histoire à la fois incarnée et globale de la rafle du Vel d'Hiv. Une histoire incarnée, autrement dit au plus près des individus, persécutés comme persécuteurs, de leur état d'esprit, de leur vécu quotidien, de leurs marges de décision. Mais aussi une histoire globale, soucieuse de restituer la multiplicité des points de vue, des destinées, et attentive au contexte de la politique nazie et de la collaboration d'État.
    Une recherche largement inédite, la plus riche et variée possible, de la consultation de centaines de témoignages à une exploitation inédite des « fichiers juifs » de la Préfecture de police de Paris. Mais la partie la plus importante de l'enquête a consisté à rechercher des « paroles » de policiers : 4 000 dossiers d'épuration des agents de la préfecture de police ont été dépouillés. Parmi eux, plus de 150 abordent la grande rafle et ses suites. Outre les justifications de policiers, ces dossiers contiennent des paroles de victimes, des témoignages (souvent accablants) de concierges, et surtout des copies de rapports d'arrestation, totalement inédits.
    Fruit de plusieurs années de recherche menées par l'auteur, où les archives de la police et de l'administration auront été méticuleusement fouillées, La Rafle du Vel d'Hiv apporte une lumière nouvelle sur l'un des événements les plus terribles et les plus difficiles à appréhender de notre histoire contemporaine.

  • Naissance de l'action française

    Laurent Joly

    • Grasset et fasquelle
    • 12 Novembre 2015

    L'Action française est assurément, en France, le mouvement d'extrême droite le plus influent du xxe siècle. Née en 1899 sous l'égide intellectuelle de Maurice Barrès, elle tombe rapidement sous l'emprise du royaliste Charles Maurras. Laurent Joly nous livre ici la première étude consacrée à cette naissance, dans le contexte de l'affaire Dreyfus.
    Fondateur de l'AF, Henri Vaugeois en appelle alors à une dictature militaire ennemie de « l'humanitarisme » judéo-protestant. Maurras, pour sa part, n'hésite pas à encenser l'action antisémite de Jules Guérin, escroc notoire. Quant à Barrès, compromis dans la tentative de coup d'État de Déroulède en février 1899, il reconsidère son nationalisme à la lueur du racisme crépusculaire de Jules Soury. Tous se retrouvent autour de l'Action française, qui s'institue « laboratoire de nationalisme » avant de se convertir à la « monarchie de salut public » (1901). Le petit groupe fait ainsi le lien entre l'extrême droite du xixe siècle, royaliste et cléricale, et celle du xxe siècle, ultra-nationaliste, xénophobe et volontiers athée.
    À partir d'archives privées et de multiples sources inédites, Laurent Joly restitue, à l'échelle des individus, les conditions sociales et les logiques cachées d'une conversion politique. Battant en brèche le récit héroïque des débuts de l'« école » d'AF, l'enquête fourmille de révélations sur la personnalité et les aspirations du duo Barrès-Maurras à l'aube du xxe siècle. Elle apporte ainsi une contribution décisive à l'étude de la magistrature intellectuelle et du charisme en politique.

  • Souk aux pyramides

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    • Sarbacane
    • 22 Août 2018

    Le Caire, ville moderne grouillante de vie avec son souk coloré, ses berges du Nil animées... mais aussi cité des Pharaons et pays du Sphinx, grand maître de l'énigme : quoi de plus excitant pour une jeune enquêtrice !

    Cette fois, Mirette va rencontrer une fillette des rues fort débrouillarde, Loulou, qui va l'aider à dénouer les fils d'un nouveau mystère : on a volé les bijoux d'Aïcha, chanteuse inspirée de la grande Oum Kalsoum !

    Quant au gourmand Jean-Pat, il va tomber raide dingue des LOUKOUMOULLOUWS, version locale de ses chers Choumoullouws...

  • Embrouille en Bretagne

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    • Sarbacane
    • 2 Avril 2014

    De la pointe du Raz à St Malo et Carnac, c'est parti pour un tour de Bretagne décoiffant ! Avec une hermine hautaine qui pique ses choumoullouws à Jean-Pat, une bigouden chef d'entreprise cyber branchée menacée d'enlèvement, des korrigans finalement plus gentils qu'il n'y paraît... les rebondissements ne manqueront pas dans ce 7e épisode des enquêtes de la plus célèbre détective de 8 ans de tous les temps !!!

  • Misterio à Rio

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    • Sarbacane
    • 4 Janvier 2017

    C'est le grand saut pour Mirette et Jean- Pat : les voici a` Rio, attire´s par un myste´rieux message tombe´ sur le site de la de´tectivette. Copacabana, le Corcovado, le Pain de sucre (« C¸a se mange ? » demande Jipe´) - pas de temps pour les visites. L'auteur du message, retrouve´ sur la plage, s'explique : on a vole´ la robe de Carnaval de Divina, sa maman, par ailleurs reine de Samba. « Chouette ! » bondit Mirette. « Flu^te... » ge´mit le chat paresseux. Une nouvelle enque^te a` 100 a` l'heure de´marre !

  • Qué calor à Barcelone !

    ,

    • Sarbacane
    • 30 Janvier 2010

    Mirette et son " chassistant " Jean-Pat ont gagné un week-end à Barcelone.
    Sous un soleil écrasant, le gros chat, toujours aussi ingénieux et toujours aussi râleur, gamberge sur une invention antifonte des glaces aux Choumoullouws (son parfum préféré), tandis que Mirette flaire une entourloupe sur fond de flamenco...

  • Panique à Paris

    ,

    • Sarbacane
    • 30 Janvier 2008

    3h33, un cri déchire la nuit... Mirette, petite-nièce du célèbre détective jean-Patrick Lelièvre, et Jean-Pat, son chassistant amateur de Choumoullouws (guimauve très très molle et très sucrée), se lancent aussitôt dans une folle enquête à travers Paris. Plus loufoque, drôle et exubérant, tu meurs...

  • Micmac à New York

    ,

    • Sarbacane
    • 29 Janvier 2011

    Le pont de Brooklyn, les écrans géants de Times Square, Central Park, la 5e Avenue, les petits bars de Greenwich Village : Mirette et Jean-Pat découvrent émerveillés la magie de Big Apple. Et aussi la toute-puissance du roi dollar : la cousine de Mirette, qui les reçoit, est l'héritière de l'empereur américain du shampoing. Ce qui suscite bien des convoitises. À prévoir une folle enquête entre gratte-ciel et Chinatown !

  • La France antijuive de 1936

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    • Cnrs
    • 12 Mai 2016

    6 juin 1936. Léon Blum présente son gouvernement à la Chambre. Du haut de la tribune, Xavier Vallat, l'un des chefs de l'opposition, l'interpelle : « Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un juif. » Le propos suscite un tumulte incroyable. La gauche proteste tandis que la droite soutient bruyamment l'orateur. L'écho dans l'opinion est grand. Comme il s'en vante dans son discours, Vallat a osé « dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas... » : les jours qui suivent, le député reçoit près de 250 lettres de félicitations, précieusement conservées dans ses archives personnelles.

    Ces réactions saisies sur le vif offrent un témoignage unique et inédit sur l'antisémitisme français à la veille de la défaite et de l'occupation. Vallat deviendra d'ailleurs commissaire général aux Questions juives, et Blum un captif de Vichy puis des Allemands...

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