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  • La ville de demain Nouv.

    La ville de demain

    Philippe Panerai

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    • 18 Mai 2022

    Partant de l'expérience d'un jeune enseignant dans une des nouvelles écoles d'architecture créées après mai 68, à un moment où les architectes français formés aux Beaux-arts redécouvrent la ville, l'ouvrage s'interroge sur les changements et réorientations qui doivent aujourd'hui guider notre réflexion et notre pratique d'urbaniste. Après une première période marquée symboliquement par la parution du livre d'Henri Lefebvre, Le droit à la ville en mars 1968, la réflexion sur la ville et l'urbain est reprise cinquante ans plus tard par échelles successives dans cet ouvrage qui explore tout d'abord comment faire de tout logement un chez-soi appropriable et évolutif avant de plaider pour le rassemblement des tissus urbains diversifiés, à l'inverse des logiques séparatrices et pour l'unification de la ville fragmentée. Enfin, Philippe Panerai donne une place centrale aux « chemins de l'eau » pour accorder la ville et le territoire.

  • Paris, Métropole bloquée

    Christian Lefèvre

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    • 18 Octobre 2017

    La métropole francilienne peine à s'inscrire dans la globalisation, malgré sa puissance économique et culturelle qui en fait l'une des toutes premières métropoles mondiales, sans doute parce que son histoire et sa culture politique ont enfermé l'Île-de-France dans un cadre national en grande partie autoréférencé.
    En comparant Paris avec ses deux grandes rivales, Londres et New York, cet ouvrage permet de mieux percevoir cette singularité historique et culturelle. Largement dominé par le monde politique, et notamment par l'État, le système d'acteurs francilien éprouve des difficultés à s'ouvrir alors même que le processus de globalisation fait de plus en plus entendre ses exigences.
    Le territoire francilien apparaît alors comme un lieu de conflits où différentes visions du monde s'opposent, notamment sur la question de la place de l'Île-de- France dans la globalisation. Si l'on observe quelques tentatives de construction d'un acteur collectif, elles restent parcellaires et sectorielles. Paris, tiraillée entre ses identités et ses aspirations, pourra-t-elle s'affirmer comme métropole dans la globalisation ?

  • La ville émiettée

    Eric Charmes

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    • 23 Janvier 2011

    Les villes, en s'étendant, intègrent dans leur orbite de nouvelles communes. Beaucoup de ces communes restent toutefois séparées des villes dont elles dépendent par des espaces naturels ou agricoles. Ces communes sont dites " périurbaines ". En 20 ans, leur nombre a quasiment doublé, approchant aujourd'hui le seuil de 20 000. Ces communes sont petites, avec un peuplement moyen nettement inférieur à 1 000 habitants. Ce sont souvent d'anciens villages ruraux, transformés par l'urbanisation en clubs résidentiels pavillonnaires. Ainsi, avec la périurbanisation, les pourtours des villes s'émiettent. Cet émiettement est à la fois politique (avec des pouvoirs métropolitains divisés, notamment en matière d'urbanisme), paysager (avec un tissu bâti fragmenté) et social (avec des communes qui se spécialisent). Ceci pose des problèmes nouveaux pour le gouvernement des métropoles et pour la solidarité entre les citadins.
    Éric Charmes est directeur du laboratoire de Recherches interdisciplinaires ville espace société (École nationale des travaux publics de l'État, Université de Lyon). Il travaille sur les périphéries pavillonnaires, sur les rapports des citadins à l'espace urbain et sur le gouvernement des espaces résidentiels. Il a notamment publié Villes rêvées, Villes durables ? (Gallimard, 2009, avec Taoufik Souami), La Rue, village ou décor ? (Créaphis, 2006) et La Vie périurbaine face à la menace des gated communities (L'Harmattan, 2005).

  • La métropolisation

    Cynthia Ghorra-Gobin

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    • 2 Septembre 2015

    La question métropolitaine s'impose dans les débats en France pendant que nombre d'entre nous en font l'expérience quotidienne, ne serait-ce qu'en se déplaçant pour aller travailler, étudier, consommer ou se divertir. Elle s'institutionnalise avec l'invention de la métropole depuis le 1er janvier 2015, alors qu'aux États- Unis, si l'expression « révolution métropolitaine » est utilisée pour signifier l'importance du bouleversement économique et spatial, elle n'a pas encore de traduction politique concrète. Les études évoquent l'urbanisation de la banlieue et la périphérisation du centre, parallèlement à la diffusion des emplois sur un territoire urbanisé plus large qu'autrefois.
    Dans le but de dépasser le débat national opposant la « France des flux » et la « France périphérique », l'analyse souligne la convergence de deux traditions scientifiques (France, États-Unis), ce qui permet d'identifier sur un mode pertinent l'enjeu central de la métropole, outre les inégalités sociales et spatiales : la modification à terme du rapport d'un État à son territoire.

  • Le retrait résidentiel

    Celine Loudier-Malgouyres

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    • 22 Mars 2013

    La fermeture résidentielle semble marquer de plus en plus les paysages urbains et périurbains. Ce n'est pourtant pas tant de sécurité qu'il s'agit, mais davantage de la montée en puissance d'une conception du lieu de l'habitat qui tourne autour d'une logique de retrait. L'enclave résidentielle apparaît dorénavant comme un mode d'habitat adapté aux conditions de vie métropolitaine, en ce qu'elle fournit un espace de vie stable, bénéficiant d'un collectif protecteur, tranquillement connecté aux flux sans en subir les nuisances.
    À la fois imparable dans le contexte actuel du marché immobilier et légitime devant les aspirations des habitants, cette figure interroge à la fois les qualités de la ville comme son devenir. Le défi pour les politiques publiques est autant de l'assumer que de le compenser en assurant la possibilité de passer de la vie privée à la vie publique, et inversement.

  • à quoi sert la rénovation urbaine ?

    Jacques Donzelot

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    • 14 Janvier 2012

    Lancé en 2003, le programme de rénovation urbaine arrive à son terme en 2013.
    Mais déjà la plupart des responsables politiques demandent sa reconduction. Est-ce à dire que l'on a, avec lui, trouvé la solution au problème des banlieues ? Cela se saurait ! Mais un tel consensus sur ce mode d'action correspond nécessairement à l'obtention d'un certain nombre d'effets. C'est à l'analyse des raisons de ce consensus, des nouveautés de ce mode d'action et de la nature de ses effets que se consacre ce recueil.
    Pour montrer, d'abord, comment ce programme visant à défaire les grands ensembles au nom de la mixité sociale a pu satisfaire à la fois la gauche (en évitant la réservation du logement social aux pauvres, en gardant donc sa vocation « généraliste ») et la droite (en proposant de réaliser la mixité dans les cités sociales plutôt que dans les beaux quartiers et en y apportant ainsi un principe d'ordre).
    Pour décrire ensuite le mode d'action de la rénovation, la raison de son impact spectaculaire. Pour décrire enfin et surtout les effets de cette rénovation des cités sociales en montrant comment elle a déconcerté autant les préjugés à son encontre que les espérances dont elle était officiellement porteuse. Quel est alors le bénéfice principal de toute cette action ? Celui de faire pénétrer la ville dans l'espace de la cité, de dissoudre son étrangeté aux yeux des autres habitants, bref, de lever ce voile qui donne à croire que la question des cités se cantonne à la périphérie des villes.

  • Rénovation urbaine ; les leçons urbaines

    Thomas Kirzbaum

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    • 5 Janvier 2009

    Dénoncés pour la ségrégation raciale et ethnique qui règne dans leurs villes, les etats-unis sont aussi le pays qui a conçu les politiques de déségrégation résidentielle les plus radicales.
    Leur programme de rénovation des quartiers d'habitat social illustre l'ambiguïté constitutive de ces démarches. il montre une amérique partagée entre le souci de l'ordre social et celui de redonner des chances aux habitants les plus marginalisés. on peut y voir un miroir grossissant des avantages et des limites de la rénovation urbaine telle que nous l'avons entreprise en france. le bénéfice du détour américain repose toujours sur ce mélange de gravité accrue des périls, d'audace dans les solutions et de complexité des résultats.

  • L'architecte ; la ville et la sécurité

    Paul Landauer

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    • 21 Novembre 2009

    Les nouvelles modalités d'exercice du maintien de l'ordre contribuent au développement de nouvelles figures spatiales, obligeant les architectes à repenser la place de la sécurité dans leurs projets. Cet art nouveau de la gestion des espaces urbains emprunte beaucoup à la conception des stades et de leurs abords, à la nécessité de prévoir une gestion des parcours et des flux qui permette l'événement sportif ou festif tout en évitant les frictions dont ils peuvent être l'occasion. La première partie de l'ouvrage est consacrée à une analyse de ces nouvelles figures spatiales de la sécurité urbaine. La seconde se propose d'examiner les écueils auxquels ces nouvelles figures nous exposent, en particulier celles d'une réduction des usages possibles sur l'espace public. Ces constats portent l'auteur à avancer, dans une troisième partie, quelques pistes susceptibles de concilier la sécurité avec la spontanéité et l'hospitalité qui font les charmes de la vie urbaine.

  • Qu'est-ce que la ville créative ?

    Elsa Vivant

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    • 21 Novembre 2009

    Les maires des grandes villes affirment tous que leur préoccupation première est de développer l'attractivité de leur cité. Comment ? En faisant de celle-ci un lieu propice à la créativité, en y combinant les ressources du talent, de la tolérance et de la technologie : c'est la recette proposée par le géographe et économiste Richard Florida pour réunir sous l'enseigne de « classe créative » artistes, intellectuels et prestataires de services aux grandes firmes. Un tel assemblage va-t-il de soi ? Il mêle hâtivment deux phénomènes distincts : d'une part, le processus de « gentrification » urbaine par lequel les « créateurs » - artistes et professions culturelles et intellectuelles - réinvestissent la ville, lieu d'opportunités et de rencontres ; d'autre part, un traitement volontariste et foncier du paysage urbain destiné à attirer les « créatifs » de la publicité et des banques. Mais peut-on attirer les « créatifs » sans faire fuir les « créateurs » ?

  • L'avantage métropolitain

    Ludovic Halbert

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    • 27 Novembre 2010

    « La montée en puissance des régions urbaines va de pair avec l'affirmation d'une situation paradoxale. Les métropoles sont à la fois le produit et le moteur d'un capitalisme mondialisé qui repose sur l'hypermobilité des capitaux, des idées et des personnes, et ce à un niveau probablement jamais atteint jusqu'alors. Mais elles sont aussi les espaces dans lesquels les tensions des sociétés contemporaines s'accumulent, depuis l'accroissement des inégalités sociales jusqu'à l'exacerbation de la pression sur l'environnement, depuis le mal-vivre ensemble jusqu'à la montée du sentiment d'insécurité. A mesure que le monde s'urbanise et que les mégarégions urbaines s'imposent, les métropoles apparaissent à la fois comme l'avenir certain et comme une menace potentielle pour une planète aux ressources fragilisées et une humanité qui serait soumise aux forces aveugles de la mondialisation. Comme si les nouvelles modalités de l'économie contemporaine qui président à la formation des métropoles se faisaient forcément contre la société. Sans verser dans une naïveté mal à propos, faut-il accepter cette vision fataliste qui reconnaît implicitement que l'économie fonctionne indépendamment du collectif que l'on désigne sous le terme attrape-tout de « société » ? L'avantage des métropoles est certes le résultat et le point de départ de réseaux de longue portée, liés à la mondialisation et aux multiples formes de division des tâches, notamment. Mais, loin d'être l'enfant de la seule mondialisation, la métropole est aussi une construction permise, façonnée et régulée, avec plus ou moins de bonheur, on le sait, par des sociétés métropolitaines elles-mêmes actrices de ces réseaux. Il est légitime, voire urgent, de repenser notre avenir métropolitain à la lumière de ce constat simple ». (Extrait de l'Avant-propos)

  • L'égalité des territoires, une passion francaise

    Philippe Estèbe

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    • 1 Avril 2015

    Avec le temps, la France a créé un dispositif unique au monde d'égalité des territoires, qui se traduit par trois grands mécanismes : une redistribution financière très importante entre les territoires ; une répartition inégalitaire des fonctionnaires d'Etat pour assurer une présence continue dans les territoires les plus ruraux ; et des grandes entreprises publiques assurant une continuité de prestation dans tous les territoires (Poste, Sncf, énergie, télécoms).
    Conçu pour une société plutôt rurale et composée de sédentaires, ce dispositif fait face aujourd'hui à l'émergence des grandes villes - les métropoles - et à la mobilité des personnes. Les très grandes villes financent largement l'espace rural et commencent à contester le mécanisme de redistribution ; les personnes traversent les territoires au cours de leur trajectoire et les mettent en concurrence pour l'habitat, les services, l'emploi et les loisirs.
    Le dispositif d'égalité des territoires apparaît dès lors coûteux et inefficace. Il nous faut donc trouver les termes d'un nouveau contrat territorial, pour refonder un système à bout de souffle.

  • La carte scolaire et le territoire urbain

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    • 5 Janvier 2009

    Pour lutter contre l'injustice à l'école, le meilleur moyen est de veiller à la mixité sociale des élèves dans chaque établissement. Faire respecter la carte scolaire s'inscrirait dans cette perspective de justice. C'est faire beaucoup d'honneur à une carte qui découpe le territoire urbain en entérinant les séparations sociales plus qu'en les contrariant. Et vouer un peu vite au déshonneur les familles qui cherchent à " contourner " cette carte. L'enquête conduite par les auteurs souligne le caractère paradoxal de ces jugements péremptoires sur lesquels s'édifie notre bonne conscience républicaine et appelle à une politique plus conforme à l'exigence de justice scolaire.

  • Défendre la ville

    Thierry Oblet

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    • 16 Janvier 2008

    La valeur de la ville dépend des opportunités qu'elle offre en matière de rencontres, d'emplois, de services, de plaisirs, et de sa faculté à contenir l'insécurité qui découle de ces libertés urbaines. Peut-on venir à bout de cette insécurité ? C'est le rêve de ceux qui aspirent à une sévérité croissante de la police et de la justice ou de ceux qui ne jurent que par l'utilisation des technologies modernes de surveillance. Mais les uns comme les autres menacent de tuer l'urbanité en même temps que l'insécurité qui la mine. Défendre la ville sans abolir l'urbain suppose d'abandonner les certitudes pseudo-scientifiques au profit d'une police des villes considérée comme l'art de faire converger la conception des lieux, le rôle des agents et l'engagement des habitants.

  • Gouverner la ville mobile

    Philippe Estèbe

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    • 16 Janvier 2008

    L'espace urbain contemporain tend à se dissocier entre des métropoles orientées vers une production mondialisée et des espaces tournés vers les fonctions résidentielles, domestiques ou récréactives. Du coup, la formule d'un régime unique de gouvernement des villes perd de sa crédibilité. Deux régimes se dessinent : celui des villes centres, socialement mélangé et tourné vers la compétition économique, et celui des intercommunalités périphériques, socialement homogène et spécialisé dans les services à la personne. L'avenir de la démocratie urbaine se trouve donc subordonné à la capacité politique d'articuler ces deux figures, pour qu'elles se complètent sans se nuire.

  • La ville évènement ; foules et publics urbains

    Dominique Boullier

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    • 29 Septembre 2010

    C'est beau, une ville, la nuit ; mais c'est aussi étrange, une ville, lorsque des événements importants modifient la population rencontrée, l'occupation des espaces et des transports, les relations entre habitants, passants et public.
    Tout le climat urbain en est affecté. Cette mutation toujours plus fréquente de la ville en " ville événement " est ici explorée à travers trois observations de terrain (festival de musique, manifestation syndicale de masse, match de football à fort enjeu). Lors de ces événements, chacun a pu faire l'expérience d'une modification de ses propres états affectifs (excitation, peur, frustration...) qui dépasse les individus mais aussi les professionnels : la ville événement fait de nous des êtres urbains modifiés, l'espace d'un instant.

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