Sciences humaines & sociales

  • Depuis 2008, le groupe de réflexion Darwin réunit des humanistes désireux de réfléchir à des pro-blèmes de société et de diffuser le résultat de leurs réflexions vers un public le plus large possible. Après Bioéthique, un Progrès pour l'Humanité en 2012, Transhumanisme, à la limite des valeurs humanistesen 2015, et Quand le Darwinisme reste dérangeant en 2017, tous parus chez Memogrames, le groupe nous propose un panel de réflexions sur l'Éthique des Progrès. L'histoire nous parle de Prométhée ou de Gilgamesh voulant être l'égal des dieux et recherchant l'im-mortalité. Dès lors, pourquoi ne pas nous réjouir des progrès de la science, des progrès dans la connais-sance de la vie et de la vie humaine en particulier, des progrès dans la compréhension du monde? L'accélération actuelle des progrès dans de multiples domaines serait-elle le signe d'une quelconque apocalypse pronostiquée avec fracas ? Chaque découverte est un défi. Chaque nouveauté peut engendrer des craintes. Chaque innovation en appelle à une prise de responsabilité. Cela a toujours été. Alors, où est aujourd'hui la différence ? Sans doute dans l'accélération des développements technologiques qui, même s'ils sont source de progrès et de liberté, interrogent l'essence même de ce qu'est l'être humain. Mais à une condition, celle-ci : à mesure que la technique permet à l'être humain de transformer la nature, jusqu'à s'en émanciper, le développement de la technologie ne peut à son tour asservir l'être humain. Ces quelques réflexions éthiques nous conduisent à (re)penser l'humain et à (ré)inventer l'humanisme. Elles suggèrent aussi une sorte de boucle : le progrès des sciences favorise une plus grande liberté reconnue et accordée aux êtres humains, à condition qu'une éthique en supervise l'intention, celle d'ins-crire ou de réinscrire l'humain dans la perspective ouverte par le progrès lui-même.

  • Elsie, Mairi & Dorothie ; les dames de Pervyse

    Francis Grembert

    • Memogrames
    • 6 Juin 2018

    Dorothie Feilding, Elsie Knocker Mari Chisholm ont été infirmières de guerre sur le front occidental durant la Première Guerre mondiale. Leur engagement héroïque au service des soldats blessés a pérennisé leurs noms dans notre mémoire collective. En 1914, quand éclate la guerre, Dorothie l'aristocrate a vingt-cinq ans. Elsie, l'infirmière de formation, en a vingt-neuf, tandis qu'à Mari, la passionnée de moto, sort à peine de l'adolescence... Toutes trois sont volontaires pour partir sur le continent et devenir infirmières au service des soldats blessés. Elles intègrent rapidement le Flying Ambulance Corp, du Docteur Munro, un neurologue écossais. Dès novembre 1914, Elsie et Mairi créent un poste avancé dans le secteur de Pervyse. Car les premiers soins sont souvent vitaux, avant l'évacuation à l'arrière, vers les hôpitaux. Leur bravoure est rapidement épinglée par la presse de l'époque, avide de héros. Les journalistes, mais aussi de nombreuses personnalités, leur rendront régulièrement visite dans leur cave transformée en avant-poste infirmier, et elles seront les femmes les plus photographiées de la guerre et deviendront The Madonnas of Pervyse.

  • Moyen âge, enfance de l'Europe

    Charles Henneghien

    • Memogrames
    • 6 Juin 2018

    L'Europe est-elle née au Moyen Âge ? En tout cas, c'est à la fin du Moyen Âge, aux 12e et 13e siècles, que se sont mis en place les grands axes commerciaux et les futures frontières des royaumes monarchiques et des Etats modernes. Si l'on accepte l'idée d'un « Moyen Âge, enfance de l'Europe », les siècles qui suivent ressemblent à une grave crise d'adolescence au milieu de conflits incessants dans la Tour de Babel des cultures différentes. Il faudra l'horreur des deux guerres mondiales pour que naisse enfin une Europe unie où l'on cesse de s'entretuer. Mais sommes-nous bien certains d'être devenus adultes ? Après le Brexit, l'Europe s'inquiète et s'interroge sur son avenir. Nostalgies nationalistes et régionalistes sont de retour. Serge Hustache, dans la préface, précise : « Cet ouvrage très somptueusement illustré nous plonge dans cette période troublée de notre histoire. Les mille et une anecdotes qu'il nous livre nous en disent beaucoup plus que les doctes thèses de l'historiographie officielle. Notre époque aime les raccourcis et les stéréotypes. Et c'est ainsi que le Moyen Âge est souvent associé, dans notre imaginaire collectif, à une période supposée sombre et mystérieuse. Une époque coincée et figée dans les parenthèses arbitraires de la chronologie et des frontières artificiellement statiques des géographes. Il existe pourtant une dynamique intrinsèque des idées et des peuples qui se développe selon une temporalité propre et qui s'inscrit dans le grand mouvement de l'histoire universelle. Si l'auteur nous décrit, avec réalisme, une société où l'esprit de tolérance, de justice et de fraternité n'était, de toute évidence, pas la marque defabrique, il nous montre aussi que, plus qu'un simple trait d'union entre l'antiquité romaine et les « Lumières », elle sut aussi se montrer curieuse et ouverte sur le reste du monde. »

  • La montée des extrémismes et les replis identitaires ont fait apparaître la nécessité de mettre davantage l'accent sur les valeurs démocratiques et humanistes dans l'instruction et l'éducation scolaire, d'ouvrir et de fortifier le dialogue entre les jeunes de culture et de religion différente et de mettre fin aux cloisonnements qu'entraine depuis 1959 l'organisation des cours dits philosophiques.
    L'avis de la Cour constitutionnelle du 12 mars 2015, déclarant que le cours de morale non confessionnelle n'était pas neutre, a ouvert la voie à l'introduction dans les programmes, en parallèle avec un enseignement religieux, d'un cours de philosophie et de citoyenneté. Afin de mieux comprendre les enjeux et les positions des uns et des autres, il a semblé opportun et utile de retracer l'historique de l'enseignement religieux et de la morale non confessionnelle dans l'école publique en Belgique depuis 1830, une question qui a fait couler beaucoup d'encre et n'a sans doute pas fini d'en faire couler.

  • Le 8 août 1956, la mine du Bois du Cazier s'embrasait. Sur les mi- neurs descendus ce jour-là, 262 d'entre eux perdirent la vie, as- phyxies par les fumees de l'incendie. Douze nationalites se cô- toyaient dans les entrailles du charbonnage, mais le tribut paye par l'Italie fut le plus lourd : 136 mineurs venaient, en effet, de l'autre côte des Alpes. L'histoire a retenu les noms des victimes, relate les circonstances du drame, etabli les responsabilites... Mais elle a fait peu de cas des epouses et des enfants des mineurs morts dans cette tragedie. Quel fut leur sort au lendemain du 8 août 1956 ?L'auteure du present temoignage, Martina Buccione, est professeure d'italien dans la region des Abruzzes, dans le sud de l'Italie, mais est aussi la petite-fille de Cesare Di Berardino, decede au Bois du Cazier.

  • Six points de lumière ; enquête autour de Louis Braille

    Bruno Liesen

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    • 3 Décembre 2008

    Utilisable dans toutes les langues, l'alphabet braille s'est adapté avec succès aux nouvelles technologies de l'information et notamment à Internet. Et tout cela grâce à l'ingéniosité d'un jeune aveugle de seize ans à peine : Louis Braille !
    Si le nom de Braille est universellement connu, son histoire, la genèse et le fonctionnement de son invention sont le plus souvent ignorés. En outre, la cécité elle-même nous échappe. Comment les personnes aveugles vivent-elles au quotidien ? Comment travaillent-elles ? De quelles aidestechniques, de quels modes de communication disposentelles ?
    Pour répondre à ces questions et à d'autres, le livre alterne chapitres historiques et récit de fiction. Une jeune historienne aveugle, au caractère bien trempé, rédige un livre sur l'histoire du braille pour la célébration du bicentenaire de la naissance de Louis Braille. Ses recherches l'entraînent dans une aventure plutôt mouvementée. La partie historique, rigoureusement documentée, expose les origines du braille, sa naissance et son développement. Elle propose aussi quelques portraits de personnes aveugles qui ont marqué l'Histoire.
    Cette fiction documentaire invite à porter sur les personnes aveugles et malvoyantes. un regard différent.

  • La r(ê)volution perhumaniste ; une utopie d'avenir

    Jean Semal

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    • 7 Mars 2015

    Le livre que nous propose Jean Semal est un savant et surprenant cocktail de souvenirs autobiographiques, de portraits de celles et ceux qui ont croisé son chemin et de réflexions philosophiques. Il nous interpelle avec sa r(ê)volution perhumaniste, clé d'une eutopie d'avenir et fruit d'une longue réflexion nourrie de nombreuses expériences de vie. L'auteur nous prévient d'entrée de jeu : « Arrivé au crépuscule d'une vie qui m'a réservée tant de merveilleux moments tout en m'évitant les pires ennuis, je ressens l'opportunité de faire un bilan. Comment ai-je pu cueillir tant de beauté en échappant à tant de désordre ? Certes, mes moments de faiblesse furent patents et mon manque d'ambition bling-bling ne m'a guère conduit sur les Sentiers de la Gloire. Si je me suis essayé à la présente écriture, c'est afin de m'interroger sur cette résilience qui m'a soutenu dans l'épreuve, pour essayer d'en dégager quelque règle normative qui puisse être utile à autrui. Élevé dans un milieu modeste, j'ai bénéficié d'une protection familiale ferme et prudente associée à un sens aigu du devoir et de la reconnaissance vis-à-vis de mes éducateurs (qui furent le plus souvent des éducatrices). Clairement, j'ai souvent joué à cache-cache avec le danger et j'ai contourné maintes menaces de voir mettre un terme prématuré à ma course au bonheur tranquille. Mais pour autant que je me souvienne, ma vie s'est déroulée sans regrets grâce à l'amour, à la sympathie et à l'aménité que j'ai pu échanger avec mes compagnes de vie, avec mon essaim familial (ascendant, descendant, collatéral et reconstitué), ainsi qu'avec les cercles d'amies et d'amis que j'ai eu la faveur de fréquenter. Toutes et tous m'ont fait bénéficier d'échanges enrichissants dans la confiance et l'estime réciproques. C'est dans ce contexte que je voudrais porter témoignage afin que mes complices en humanitude puissent évaluer les aboutissements de ma quête réflexive. Pour cela, dire d'où je viens et ce que j'ai vécu. Décrire mes rencontres avec des personnes et des situations qui m'ont permis de progresser en cordialité et en spiritualité pour arriver à identifier les paramètres de la vie bonne. »

  • Infirmières de guerre en service commandé

    Jane de Launoy

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    • 25 Avril 2015

    Durant la Première Guerre mondiale, deux cents infirmières ont servi à l'Océan, l'hôpital de guerre initié et dirigé par le Docteur Depage à La Panne (Belgique), à proximité immédiate du front de l'Yser. L'organisation très novatrice de l'institution, la spécialisation des services et le travail réalisé ont favorisé la reconnaissance de l'infirmière en sa qualité de collaboratrice essentielle au fonctionnement d'un hôpital.
    En 1936, Jane de Launoy, infirmière qui avait servi toute la guerre aux côtés du Docteur Depage, rédige un remarquable ouvrage intitulé « Infirmières de Guerre en service commandé » sur la base du journal qu'elle a tenu minutieusement, jour par jour, durant les quatre années de conflit de 1914 à 1918. Son oeuvre n'a jamais été rééditée en français et a sombré dans un oubli regrettable. Jane de Launoy est pourtant la seule infirmière belge ayant porté un témoignage aussi complet dans le domaine des soins durant la Première Guerre mondiale. Sous l'impulsion de Dan Lecocq, assistant et chercheur à l'ULB en soins infirmiers, et de Patrick Loodts, médecin, coauteurs de La Grande Guerre des Soignantes (à paraître en septembre 2015), le centenaire de 1914-1918 nous offre l'occasion de remettre en lumière cet ouvrage unique. Unique par le style très personnel de l'auteure. Unique aussi par la qualité des détails de la vie quotidienne des patients et des soignants de l'hôpital L'Océan. Cette "Ambulance", selon le terme consacré de l'époque, constitue un projet avant-gardiste. Il s'agit en effet d'un hôpital qui, sur l'initiative et la conduite du Docteur Depage, se rapproche, par sa conception et son fonctionnement, d'un hôpital universitaire moderne où soins et recherche sont intimement combinés pour la première fois dans l'histoire de la médecine en Belgique. Unique également par sa vision spécifiquement infirmière des soins, dans laquelle le lecteur se sentira revêtu de l'uniforme de Jane de Launoy et sera immergé dans sa vie de soignante. Il partagera son enthousiasme, ses doutes, son horreur et sa joie. Unique enfin parce qu'il témoigne des premiers pas, encore hésitants, d'une profession née dans l'immédiat avant-guerre et qui progresse à grandes enjambées pendant ces quatre années terribles.

  • Avec ses avatars - progrès, compétition, croissance, excellence... - le Travail s'érige en dogme avec maîtres à penser, chefs, adeptes jusqu'au fanatisme, combien hypocrites quand il s'agit de faire travailler pour de l'argent. Heureusement, face à la confusion entre contrainte et servitude volontaire, des critiques de ce modèle remettent le travail à sa place: un moyen, une nécessité, à libérer d'urgence pour habiter cette planète. Rendre à la paresse son rôle de conscience et de pilote de notre vie.
    Né au milieu d'un siècle violent et d'une Europe écartelée, Michel Majoros vit en Belgique, aimant aussi rencontrer le monde. Après des décennies d'enseignement de l'histoire, surtout avec des exclus, il s'adonne depuis quelques années à des recherches documentaires et pratiques sur le devenir du Droit à la paresse, que Lafargue proposa dès 1880.

  • Certains mythes de l'Antiquité sont probablement basés sur des récits de « mort imminente » exactement les mêmes que les nôtres. Ainsi, s'expliqueraient le Paradis, l'Enfer, l'âme, le Dieu unique, nos divers «états d'âme»... Les prophètes seraient des revenants du Tunnel blanc et du Monde de la Lumière. Chaque être vivant aurait donc une particule de ce Soleil et de cette Lune dans son coeur. Ces deux Astres habitent en effet les songes des hommes depuis la nuit des temps et participent à leur imaginaire collectif. Mais pourquoi donc ? Que cherchaient nos aïeux quand ils observaient les quartiers de Lune ou mesuraient l'ombre du Soleil sur les cadrans solaires ?
    La quête de Dominique Persoons commence à Rome, devant un sarcophage du 2e siècle de notre ère où ne figurent que deux effigies : un Soleil à gauche et une Lune à droite. Il pose ensuite un diagnostic sur les églises romanes, ne les observant pas en tant qu'oeuvres d'art, mais comme des radiographies, qu'on scrute et qu'on déchiffre. En « scannant » les moindres détails, il est arrivé à une conclusion évidente : au milieu de ces centaines de sculptures représentant Dieu, le Christ, les saints, le Paradis et l'Enfer..., le Soleil et la Lune sont partout, chargés de symboles, porteurs d'émotions fortes : le premier évoquant la volonté et la force, la seconde apportant la compassion, tandis que Jésus-Christ est le point de passage. D'évidence, les hommes sont les fils et les filles de ces deux astres constamment présents au fil des siècles !
    Et l'auteur d'analyser La Madone des Tours, un tableau de Bramantino, la Joconde de Leonardo Da Vinci, les cartes des tarots, tous des témoins de l'alchimie de la Renaissance, reprise par le psychanalyste Carl Jung. Tout cela évoque à nouveau les expériences de « mort imminente », à mettre en parallèle avec des récits antiques qu'on disait fantaisistes, mais qui sont bien réels.
    Des philosophes grecs de l'Antiquité à la psychanalyse contemporaine, des sculptures des tympans d'églises romanes aux peintures de la Renaissance, de l'astronomie babylonienne aux révélations divinatoires des cartes de tarot, on retrouve le questionnement constant des hommes face à leur destin : y a-t-il une échappatoire à la mort, au néant, à l'obscurité des Enfers ? La Lumière serait-elle promesse de survie ? Soleil et Lune sont-ils des repères incontournables guidant nos vies ?

  • Comète ; le réseau derrière la ligne DD

    Philippe Le Blanc

    • Memogrames
    • 30 Avril 2015

    Philippe LE BLANC revisite, à la lumière de documents inédits, l'histoire du plus célèbre réseau d'évasion de la Seconde Guerre mondiale et nous fait découvrir comment, entre 1940 et le début 1943, ce réseau de quelque 2800 résistants mués en agents secrets ont évacué prisonniers évadés, aviateurs alliés abattus et documents secrets vers Londres, via Gibraltar. Grâce à plus d'une décennie de recherches en Belgique aux archives de la Défense, du Centre d'Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines et de divers musées ou encore aux Archives Nationales américaines et britanniques (NARA), Philippe Le Blanc nous propose une monographie détaillée, mais aussi démystifiée du plus célèbre réseau d'évasion de la Seconde Guerre mondiale, le réseau Comète, qui acheminait des aviateurs alliés tombés en territoire occupé vers Gibraltar et le Royaume-Uni. Des réfractaires, des résistants, des agents secrets et des rapports d'espionnage suivaient la même filière d'exfiltration. Ce réseau comprenait un peu plus de deux mille cinq cents agents belges et quatre cents agents français. Au-delà des quelques acteurs de la Ligne - célèbres guides et autres passeurs glorifiés par les autorités dès la fin de la guerre, le présent ouvrage met en évidence le mérite de milliers d'anonymes, moins connus, qui ont bravé autant de dangers et ont payé le même prix du sang, en insufflant la vie au réseau tout entier. Pièces à l'appui, l'auteur rétablit une vérité plus complète sur l'importance réelle de l'action de certains et nous montre comment Comète était infiltrée par les services secrets de l'occupant dès ses premiers pas. En 1947, Andrée De Jongh clôturait son rapport d'activités en ces termes : [L'exposé ci-dessus] «ne se flatte pas d'être complet. Mais nous espérons, du moins, qu'il pourra constituer une sorte de cadre, dans lequel pourront venir s'insérer les rapports des autres survivants de cette histoire.» Plus de soixante-cinq ans plus tard, sous la plume de Philippe Le Blanc, ce cadre se remplit enfin singulièrement et l'historiographie traditionnelle s'efface au profit d'un inventaire plus complet, jusqu'au début 1943, de l'histoire de cette ligne et du réseau global sur lequel elle s'appuyait. L'histoire de Comète ne s'arrête toutefois pas en février 1943, à l'arrestation d'Andrée De Jongh. D'autres vont prendre la relève et développer encore le réseau, amplifier son action. Ce deuxième acte est encore à investiguer et à écrire.

  • Puisant dans les archives de l'Ecole La Source à Lausanne, du Département fédéral des Affaires Etrangères à Berne, du Ministère des Affaires Etrangères à Bruxelles, des communes de Bruxelles et de Schaerbeek, la biographie d'Edith Cavell que nous propose le Docteur H.R. Boudin renouvelle l'approche de l'épopée de l'infirmière britannique fusillée par les Allemands en 1915. Ses contacts avec la Suisse inaugurent un nouveau chapitre de son histoire. L'examen du cadre juridique allemand et des conférences des juristes allemands en Belgique occupée permet au lecteur de découvrir le paysage judiciaire dans lequel Cavell a dû se mouvoir. Renonçant aux idées reçues, il démantèle la légende du soldat prussien refusant de tirer sur une femme en publiant pour la première fois la traduction française des déclarations du médecin légiste témoin de l'exécution le docteur Gottfried Benn. Le rôle précis des pasteurs anglican Gahan et luthérien Le Seur lors de son exécution en clarifie le déroulement en faisant appel aux diaires et aux écrits de ces deux religieux. Grâce à une filmographie probablement exhaustive, il est possible de comprendre combien le support cinématographique a joué un rôle important dans la propagation de la figure héroïque de Cavell. Dix ans après l'Armistice, une polémique acerbe rebondit à la production du film Dawn, quand la diplomatie allemande s'évertue à empêcher sa projection et quand la censure politique des films exerce toute sa sévérité. Passant en revue les principaux monuments dédiés à la mémoire de la nurse dans divers pays, le texte examine sa monumentalité jusqu'au projet du nouveau buste à Uccle. Tous les événements programmés pour célébrer sa mémoire à Bruxelles à l'occasion du centenaire de son exécution sont repris ici.

  • L'ouvrage de Rémi BOYER et José Mario HORENSTEIN, Souffrir d'Enseigner. Faut-il rester ou partir, est assurément un pavé dans la mare. de l'Education nationale française en raison de son audace, de son non-conformisme et du sérieux des multiples informations, des innombrables témoignages qu'il réunit et de la gravité des questions qu'il soulève. " Au fil des réformes des retraites, les carrières s'allongent : est-il souhaitable pour sa santé mentale et physique de rester professeur toute sa vie ? ". Question récurrente chez de nombreux enseignants dans de nombreux pays. Depuis 2006, plus de 6.000 enseignants de toute la France ont contacté l'association Aide aux Profs, et plus de 80% ont témoigné de leur mal-être dans ce métier de plus en plus éprouvant. Des appels au secours, des cris d'alarme : des centaines de témoignages poignants sont rassemblés ici, dans une typologie exhaustive des difficultés subies par les professeurs, jeunes ou expérimentés, sur le terrain. Il devient urgent que la France développe la qualité de vie au travail des professeurs et préserve leur santé, afin de respecter celle des élèves qu'elle préfère placer au coeur de ses préoccupations. Le croisement des travaux de recherche de Rémi Boyer et de José Mario Horenstein permet d'identifier les dysfonctionnements et les souffrances au travail que subissent de plus en plus d'enseignants dans leur métier. Ensemble, ils ont conçu, à partir de leur expérience et de leurs analyses, ce guide pratique exhaustif, qui permettra à tout enseignant en difficulté de trouver rapidement la solution qui lui convient le mieux.

  • Le 28 mai dernier, en la Basilique de Boulogne-sur-Mer, Napoléon a été, une nouvelles fois, sacré Empereur des Français. Cette remarquable reconstitution, au plus proche de la cérémonie du 2 décembre 1804 à Notre-Dame de Paris, haute en couleurs et forte en émotions, méritait un livre : il est sorti de presse le 14 juillet de manière à accompagner l'exposition des costumes du Sacre - Au Défilé de l'Empereur - qui se tient au château-musée de Boulogne-sur-Mer du 16 juillet au 19 septembre 2011, puis être proposé en librairie pour la rentrée littéraire, avec 4 autres nouveautés Memogrames. Yves Moerman et Yann Deniau, coauteurs chez Memogrames de l'essai Les Grognards centenaires de Napoléon et du portfolio De Bonaparte à Napoléon - 24 aquarelles de JOB, ont à nouveau unis leurs talents pour concocter, en un temps record, cet ouvrage relatant le sacre de l'Empereur tel qu'il se déroula en 1804 et sa reconstitution en mai 2011. Ils ont bénéficié, à cet effet, de la complicité active de l'association boulonnaise La Grande Armée et de son président Michel Lamesch, mais aussi de celle de l'Empereur en personne, heureux de cette initiative éditoriale et qui en signe la préface. L'ouvrage, au format 22,5 x 22,5 cm, relié sous couverture rigide, compte 96 pages, dont la moitié en couleur. Les clichés sont du photographe Frédéric Coune, ainsi que des auteurs. De nombreux documents d'époque illustrent aussi le propos.

  • L'Europe : un horizon de sens ?

    Pascal Richard

    • Memogrames
    • 10 Novembre 2010

    " Pour expliquer la construction européenne, chacun voudra répondre tantôt d'une légitimité historique, juridique, logique ou transcendantale. Mais que propose la réalité ? Certes, il existe une phénoménologie européenne qui s'est, d'ailleurs, exprimée par le choix des peuples qui ont voté pour elle. dans une démocratie participative. Cependant qu'en est-il de son ontologie ou de sa réelle effectivité ?
    Ce qui heurte aujourd'hui, sans entrer dans une problématique de l'usurpation propagandiste du " social ", c'est la question du sens, de l'anamnèse allégorique d'une civilisation légitimée alors que ses évolutions, souvent conflictuelles, ont conduit à des volontés de cohésion et d'édification.
    Voilà ce que Pascal Richard, juriste à tendance philosophique évoque en son ouvrage sur l'Europe. à l'horizon d'un ou de plusieurs sens qu'il tend à trouver. Il questionne, investit, critique, suggère. " (Extrait de la préface de L.Vanin-Verna, philosophe, directrice de la collection Carnets de l'Olympe) .

  • Bioéthique ; pour un progrès de l'humanité

    Collectif

    • Memogrames
    • 4 Octobre 2012

    L'objectif de ce livre est de proposer un outil de réflexion pour approfondir le raisonnement bioéthique. Nous avons voulu le faire dans un esprit réellement humaniste : cette démarche nous permet de poser les questions essentielles de la vie, de la mort et des avancées scientifiques récentes en dehors des conceptions dogmatiques de l'être humain. Ce qui nous a intéressés est le questionnement et non l'expression d'une Vérité ! Ce qui nous a stimulés est de cultiver les nuances entre des opinions où toutes les innovations biotechnologiques seraient bonnes en soi et celles utilisant à tort et à travers le principe de précaution. L'histoire humaine est faite de nouveautés technologiques qui, toutes et toujours, ont été accompagnées d'espoirs de vie meilleure, mais aussi de craintes d'utilisation négative. Il est donc le devoir de tout citoyen probe et libre de s'informer, de mesurer correctement les enjeux et, si bienfaits il y a, d'ouvrer pour les faire partager à toute l'humanité, de la manière la plus solidaire possible. Les bases d'une bioéthique générale, qui peuvent être admises partout être humain, ou plutôt que personne de bonne foi ne saurait récuser quelle que soit sa philosophie ou sa religion, sont celles de raisonnements basés sur la connaissance, celles de l'égalité et de la liberté des êtres humains, celles de leur fraternité, donc de leur solidarité.

  • Insolences

    Marcel Voisin

    • Memogrames
    • 4 Octobre 2012

    Après un Petit Dictionnaire impertinent, au format de poche, en 2010, Marcel Voisin nous revient avec Insolences, addition alphabétique de commentaires philosophiques sans complaisance, d'analyses sans concession, de propos insolents tout en conviction. Celles et ceux qui aiment le soufre de sa plume vont, une nouvelle fois, se délecter, mais aussi se ressourcer. Marcel Voisin nous avertit d'emblée : "Les dictionnaires nous apprennent que "insolence" (1458) et "insolent" (1485) apparaissent au quinzième siècle qui commence à sortir du dogmatisme médiéval et à voir se lever le soleil de la Renaissance, éclairée par l'Antiquité païenne. L'insolence, selon le latin, sort de l'habitude, échappe à la banalisation, au convenu. Elle flirte avec l'impertinence, l'irrespect, l'effronterie, mais aussi, paraît-il, avec l'injure ou l'arrogance. Péché de blasphème ? Je me contenterais plutôt de l'insolite qui signe souvent une libération de la pensée, indispensable à la dignité comme à la démocratie."

  • Vivre sans dieu

    Ronald Aronson

    • Memogrames
    • 15 Mars 2010

    Pourquoi nous tracasser et nous diviser à propos de questions métaphysiques insolubles? Pourquoi gaspiller notre temps si précieux en gestes ancestraux inutiles, en vaines disputes ? Nos croyances ne devraient pas obérer notre vie ni nous détourner de notre devoir d'êtres humains, de citoyens responsables, de candidats au bonheur. Kant résumait notre condition en trois questions essentielles : "Que puis-je connaître ? Que puis-je faire ? Que puis-je espérer ?" Ronald Aronson s'empare de ces questions et les applique concrètement au vingt et unième siècle. Tous les hommes de bonne volonté reconnaîtront que nous sommes inscrits dans un double héritage, biologique et historique que nous devrions reconnaître et faire fructifier dans le sens d'un progrès humaniste. Nous pouvons espérer un avenir meilleur parce que cet avenir est dans nos mains. La reconnaissance de notre passé, de notre héritage, induit notre devoir d'assumer notre responsabilité : construire l'avenir à l'écart des factions et des institutions religieuses dont la politique impérialiste signifie, trop souvent hélas, régression et barbarie. Tel est l'optimisme réaliste et salvateur de Ronald Aronson. Les chiens aboient, la caravane passe... Nous pouvons nous construire un avenir vivable, solide, sensé, cohérent, en nous fondant sur une laïcité de coeur et d'esprit, sur une fraternité agissante, purement humaine.

  • De Bonaparte à Napoléon

    Job

    • Memogrames
    • 15 Novembre 2010

    Le Français Yann Deniau et le Belge Yves Moerman, deux passionnés du Premier Empire bien connus dans le milieu de la reconstitution et qui ont déjà cosigné chez Memogrames Les Grognards centenaires de Napoléon (paru en juin 2010), ont à nouveau conjugué leurs talents autour d'un projet éditorial original : la réunion en un magnifique portfolio luxueusement imprimé de 24 aquarelles de JOB, célèbre illustrateur de la fin du 19e siècle, retraçant le parcours de l'Empereur des Français, du petit Bonaparte au grand Napoléon I er.
    Imprimées sur un papier de qualité supérieure, au format 24 X 33 cm, les 24 gravures peuvent être consultées séparément, voire être encadrées. Un livret proposant, en français et en anglais, une biographie détaillée de Job et un commentaire avisé pour chaque illustration les accompagne. Le tout est inclus dans un splendide portfolio également illustré de dessins de JOB.
    Le tirage est limité à 300 exemplaires (+12 exemplaires hors commerce) et chaque portfolio est certifié et numéroté. Une publication qui fera date auprès des passionnés du Premier Empire et appelée à devenir rapidement introuvable.

  • Question(s) de démocratie(s)

    Marcel Voisin

    • Memogrames
    • 15 Mai 2013

    Marcel Voisin : Né en 1935 à Ghlin - lez - Mons, ce Docteur en Philosophie et Lettres de l'ULB a enseigné à l'Université Libre de Bruxelles et dirigé l'Ecole d'Interprètes internationaux de Mons, puis la Haute Ecole de la Communauté française du Hainaut. Engagé dans la laïcité, il a exercé diverges responsabilités au Cercle du Libre - Examen, à la FAML, à la Ligue de l'Enseignement et de l'Education permanente, au CAL, à la Pensée et les Hommes, ... Son livre Vivre la laïcité. Essai de méthodologie de la philosophie et de la morale laïques a reçu le prix Charles Plisnier de la Province de Hainaut. Il préside l'ASBL. PhARE (Analyse, recherche et éducation en Philosophie pour enfants). Marcel Voisin nous avait récemment livré deux abécédaires pamphlétaires, tant virulents que succulents - Petit Dictionnaire impertinent et Insolences (tous deux chez Memogrames dans la collection Les Carnets de l'Olympe) - où il dénonçait et s'indignait de mille et une injustices, inégalités, mesquineries, tromperies et autres hypocrisies de notre monde. Avec Question(s) de Démocratie(s), il avance une série de pistes pour redynamiser l'idéal laïque, ainsi que les valeurs démocratiques. Et l'essayiste de nous avertir d'emblée : " J'aimerais que la sévérité de ma critique soit comprise comme un stimulant. Comme toujours en Histoire, les privilégiés et les profiteurs du moment tentent de figer les structures et de nier la nécessité d'une évolution. On a même théorisé " la fin de l'Histoire " ! Or, depuis les bouleversements du seizième siècle pour le moins, engendrés par les Grandes Découvertes, l'essor scientifique et l'irruption du protestantisme, le monde occidental sait et doit savoir que rien n'est définitif et que la tâche humaine consiste à progresser autant que possible.

  • Conscience athée

    Noël Rixhon

    • Memogrames
    • 10 Septembre 2013

    Ce livre est à la fois témoignage et réflexion d'un athéisme radical. Un athéisme mûrement et intensément réfléchi, discuté, élucidé, mis au point. Athée, on l'est non par bravade ni par désir ou plaisir d'être libéré d'une religion trop pesante, mais par retour à l'" essentielle nudité" de son esprit, libéré des aberrations religieuses, et par réalisme, par volonté de se brancher lucidement sur le seul réel qui soit : un monde tel qu'il est, tel qu'il nous apparaît, nous intrigue, nous émerveille, nous scandalise et qui sans Dieu n'est pas un monde vide, mais est plein de vie, porteur de valeurs, où il y a tant à faire et qu'il est manifestement déraisonnable, imprudent et dangereux de vouloir construire fondamentalement sur l'hypothétique, l'invérifiable, l'imaginaire. Pourtant, si l'on naît sans aucune imprégnation religieuse, instantanément, on est pris, " emmailloté, bercé, nourri " au sein d'une culture pénétrée de tradition religieuse. L'auteur a connu ce parcours : naissance, enfance, jeunesse sous forte empreinte paysanne, foncièrement religieuse catholique, éducation débouchant sur une formation et l'accès à la prêtrise ; et puis, prise de conscience athée vécue comme une conversion à sa propre vérité intime, force positive, facteur de libération humaine.

  • Le contexte historique : Ayant abdiqué le 6 avril 1814, après l'échec de la campagne de Russie, Napoléon est exilé sur l'île d'Elbe. Il en revient le 1er mars 1815, marche sur Paris et rétablit l'Empire. Débute la campagne des cent jours. Le 12 juin, Napoléon quitte Paris. Il a reformé son armée dans des délais prodigieusement courts et 124.000 hommes l'attendent à la frontière du royaume des Pays-Bas. Le 15 juin, la Grande Armée franchit la Sambre et atteint Charleroi. Le 16 juin, Français et Alliés s'affrontent à Ligny. Les combats sont féroces. Le Prussien Brucker tombe de cheval et échappe de peu aux soldats français. A 21 h.00, Napoléon est victorieux, pour la dernière fois, deux jours avant sa défaite de Waterloo. Ligny, petit village du Namurois, est entré dans l'Histoire ! Aujourd'hui, le musée de la bataille de Ligny, voulu par le S.I. Ligny et mis en oeuvre par l'Association belge Napoléonienne, est un remarquable lieu de mémoire où sont relatées, phase par phase, heure après heure, les batailles de Ligny et des Quatre- Bras. 8 salles, 40 vitrines, une multitude de cartes et maquettes permettent au visiteur de revivre la dernière victoire de Napoléon, deux jours avant Waterloo. Le Livre : coédité par le S.I. Ligny et les éditions Memogrames, le livre de Patrick Maes, Ligny 16 juin 1815, la dernière Victoire de l'Empereur, relate la bataille heure par heure. Dans sa réédition "collector" de 2015, pour le bicentenaire de la bataille, l'ouvrage de 104 pages - dont huit en couleur - au format 22 x 22 cm, sur papier glacé de 135 gr, est proposé sous couverture cartonnée et chaque exemplaire est numéroté. Une carte en couleur du champ de bataille, au format 40 x 60 cm, est insérée en fin d'ouvrage.

  • Un Brexit acquis à coup de mensonges, un président démoniaque à la tête des USA tweetant des contre-vérités à longueur de semaines, des emplois d'assistants parlementaires et des réunions de conseils d'administration fictifs, un dictateur turc réprimant l'opposition à coup d'allégations nonfondées, des frontières-barbelés au coeur de l'Europe face à d'improbables invasions, la haine de l'étranger inoculée par des informations totalement erronées, ... La gouvernance par mensonges deviendrait-elle la norme ? S'interrogeant à ce propos, Jean Semal a rédigé un bref essai intitulé Poléthique et Post-Vérité, sous-titre : l'éthique politicienne et l'art du mensonge immédiat et de la vérité différée chez les gouvernants. Essai qu'il publie naturellement chez Memogrames, en prolongement de son précédent ouvrage, La R(ê)volution perhumaniste, paru en 2015. Le concept de vérité a pris un coup de vieux ces derniers temps. Les réseaux sociaux ont créé un espace où vérité et mensonge, faits et rumeurs, coexistent sur le même pied. Les fausses informations sont rapidement partagées le long des cascades informatiques. Peu importe la vérité d'une information, pourvu qu'elle soit copiée. Le nivellement par le bas du paysage informatique libère dès lors des torrents de sexisme et de racisme. Quant aux événements de grande ampleur comme le Brexit et l'élection de Donald Trump à la présidence des USA, ils ont témoigné d'un populisme croissant qui s'oppose aux élites, à l'autorité et aux institutions. Certes, la Vérité avec V dans un monde complexe sera toujours teintée de subjectivité. Les campagnes politiques actuelles se gagnent par l'émotion et non par la démonstration. Les "faits" ne sont bien souvent que des points de vue fondés sur des croyances alimentant une démocrature post-vérité et post-factuelle. Mentir, mentir et éventuellement rectifier ensuite. Promettre, promettre et éventuellement se défausser sur les adversaires de l'insuccès qui s'en suit.
    L'ouvrage développe une recherche des dénis démagogiques qui ont conduit à l'élection de Donald Trump et au Brexit, mais aussi aux scandales du Pénélogate en France ou de Publifin en Belgique.

  • Octobre 1917 ; le mouvement ouvrier belge

    Claude Renard

    • Memogrames
    • 1 Mai 2017

    Réédition -largement enrichie d'une multitude de documents et photographies - d'une étude parue en 1967, à l'occasion du 50e anniversaire de la Révolution d'octobre. Octobre 1917 et le Mouvement ouvrier belge demeure l'étude incontournable pour qui veut aborder l'impact de la révolution bolchévique de 1917 sur le mouvement ouvrier belge. De longue date introuvable hormis sur les rayons de quelques bibliothèques spécialisées, il était temps de le remettre à la portée du grand public, justement à l'occasion du centenaire de cette révolution. Ce livre est aussi une source historique précieuse, un témoignage de la manière dont un communiste belge, en 1967, ressentait le cinquantième anniversaire de la révolution russe, dans un contexte où le monde était bipolaire et où il fallait choisir son camp. Les Etats-Unis menaient la guerre au Vietnam, la Belgique officielle était l'alliée des dictatures de Salazar au Portugal, de Franco en Espagne et des colonels en Grèce, ainsi que du régime d'apartheid de l'Afrique du sud. Le PCB avait rompu avec le stalinisme, retiré la dictature du prolétariat de ses statuts et cessé de s'autoproclamer avant-garde de la classe ouvrière. Bien implantés dans la FGTB, les communistes belges venaient d'engranger des succès électoraux, malgré une dissidence maoïste. Tout cela est sous-jacent dans l'écriture de ce livre, dont l'auteur assure une postface contemporaine avec le recul et la lucidité d'un homme de 90 ans, tandis que la préface est due à la plume de Jean Puissant, professeur d'histoire honoraire ULB, grand spécialiste du mouvement ouvrier belge.

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