Arts et spectacles

  • Voyage en bord de Sambre

    Jacques Saucin

    • Memogrames
    • 11 Juin 2020

    La Sambre... Jacques Saucin l'a suivie en amoureux. Il s'est attaché à rendre compte de la subtile beauté de son milieu naturel quand elle pénètre le Hainaut belge et de son désarroi quand, plus loin, elle se heurte à la brutale contrainte de l'homme. Curieuse rivière...
    Ses eaux sombres, sa langueur calculée, ses humeurs changeantes et les cicatrices laissées par l'industrie suscitent une étrage attirance qui ne se révèle qu'à celui qui marche à son rythme, à ses côtés. Sur les chemins de halage, c'est en ami que Jacques s'est adressé aux promeneurs, bateliers, éclusiers, cyclistes, pêcheurs, aux festivaliers de l'abbaye d'Aulne et de celle de Floreffe. Et c'est en homme d'images qu'il s'est passionné pour le patrimoine, le folklore vivant des villes et villages, la diversité des paysages...

  • Placer en miroir des photographies et des textes de Brel, voilà pour le moins une démarche originale, en cette année du 40e anniversaire de la disparition du « Grand Jacques », pour rendre hommage au plus célèbre chanteur belge. C'est celle de Charles Henneghien, intré- pide photographe-reporter octogénaire montois qui publie par ailleurs, chez le même éditeur, un ouvrage bilingue de vulgarisation historique, Moyen Âge, enfance de l'Europe, et accroche aux cimaises de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines, une exposition éponyme, visible du 23 juin à fin décembre. Il s'en explique d'emblée dans les premières pages de son livre Le Plat Pays qui fut le tien, qui paraît en ce mois de juin, avec le soutien des autorités francophones bruxelloises : « Comme Brel, je suis né dans ce petit pays bizarre qu'est la Belgique. Tous deux, nous avons survécu à l'enseignement catholique et nous avons été boy-scouts. Son succès a décollé dans les années '60, au moment où je débutais une carrière dans le photoreportage. Je voyageais souvent, parfois au bout du monde, mais les chansons de Brel me suivaient partout. De temps à autre, il m'arrivait de constater des correspondances inattendues entre certaines de mes photos et des rengaines de Brel gravées dans ma mémoire. Récemment, des amis m'ont convaincu de mettre en forme ces coïncidences constatées a posteriori. Aucune de ces photos n'a été préméditée, ni mise en scène. Leur relation subtile et imprévisible avec le texte est le fait du hasard. À moins qu'elle ne révèle parfois une lointaine communauté de pensée.» Charles Henneghien est médecin de formation. Pneumologue, il exerce au Maroc de 1962 à 1970, au service du Ministère de la Santé publique, soignant notamment les travailleurs des exploitations minières. De retour en Europe, quoique autodidacte en photographie, il obtient sa carte de presse à Paris comme photographe de reportage en 1971. Il s'impose dans le monde du journalisme, collaborant régulièrement en free-lance à la plupart des magazines en Belgique et en France. À partir de 1976, son épouse, Paulette, abandonne l'enseignement pour s'impliquer dans ses activités. Le couple s'investit dans l'audiovisuel, contribuant notamment à la création du cycle de projections publiques « Voir le monde » dont ils accompagneront l'aventure pendant plus de vingt ans.

  • ¡ Cuba sí !

    Jean-Jacques Sommeryns

    • Memogrames
    • 25 Novembre 2015

    Cuba si n'est ni un guide touristique, ni un essai géopolitique. Seulement le témoignage visuel d'un passionné de photographie, globe-trotter impénitent parcourant tous les continents à la rencontre des peuples. Loin des plages de sable fin qu'affectionnent les touristes, Jean-Jacques Sommeryns nous propose de découvrir Cuba au travers de sa capitale La Havane, de Santiago et de son carnaval, de ses villes de province et de sa campagne. Il flirte avec la révolution, hume les feuilles de tabac qui deviendront de prestigieux Habanos, guette les fantômes d'Hemingway et de son ami le pêcheur et inventorie les carros americanos qui sillonnent les routes de l'île depuis les années 1950.

  • Des murs formant un angle constituent un espace propice pour soulager les besoins de l'homme qui envisage cet acte avec une certaine discrétion, généralement la nuit. Les occupants de l'immeuble concerné subiront les conséquences immédiates de cet acte, dont les relents incommoderont le voisinage plus ou moins longtemps, selon l'ensoleillement, la
    pluviosité...
    Pour remédier à ce désagrément visuel d'abord, olfactif ensuite, des propriétaires ont érigé des empêche-pipi, à savoir une petite construction de forme conique ou arrondie, adossée aux murs formant l'angle incriminé. Elle est généralement constituée de briques, gravats, moellons, pavés ou pierres taillées. Il peut aussi s'agir d'une structure métallique apposée
    généralement sur une base de briquaillons. Ces constructions peuvent être considéréescomme des « oublis architecturés ».
    Des architectes ont pu remarquer l'efficacité de ce type d'ajout, et intégrer d'office la forme dans les soubassements des grands et petits coins de leurs futures constructions. Il en est ainsi pour le productif et réputé Henri Beyaert (Courtrai, 1823 - Bruxelles, 1894) et l'impressionnante gare de chemin de fer, à Tournai. Cet apport volontaire peut dès lors être
    considéré comme une « prévoyance intégrée ».
    Pour certains bâtiments, l'empêche-pipi est constitué d'une grille en métal formant un demi arc de cercle et empêchant l'accès au coin salutaire pour les personnes plus soucieuses d'elles-mêmes et de leur vessie, que de leur prochain. La grille est, généralement, une réduction des grilles de clôtures de châteaux et de maisons de maîtres, dont les montants représentent symboliquement un bel alignement de lances, quelquefois
    fleurdelisées, défense de la propriété des intrus et autres malveillants. Il est difficile de savoir avec certitude si ces empêche-pipi ont été installés lors de la construction du bâtiment ou ajoutés par la suite. Quoi qu'il en soit, par leur esthétique et leur référence, ils engendrent un
    sentiment « aristocratique ». Une réalité européenne et . internationale
    Si l'ouvrage s'attache plus particulièrement aux empêche-pipi de Belgique (Tournai, Bruxelles et Mons) et de France (Paris), il montre que l'oeil attentif peut en repérer dans toutel'Europe, ainsi que dans des anciennes colonies. Des photographies illustrent cetteassertion : Beaune, Dijon, Lyon et Saint-Amand, Londres, Venise ou Marrakech.
    Les interventions d'artistes
    Il a été proposé à des écrivains français et belges, francophones et néerlandophones,hommes et femmes de participer au livre par une libre intervention littéraire : André Chabot, Bruno Coppens, Jean-Pierre Denefve, Otto Ganz, Leen Huet, Françoise Lison-Leroy, Luc Vandromme et Henri Vernes.Des dessins sont signés Alain Boisart, Christof Bruneel ou Jean-
    Claude Saudoyez. Amandine Vander Stricht a réalisé des gravures et Eric Marchal a imaginé un empêche-pipi pour architecture contemporaine.
    Des annexes très instructives
    Christof Bruneel et Jacky Legge ont dressé des glossaires français et flamand autour du sujet. Un cahier est consacré aux objets commercialisés ayant pour sujet Manneken Pis, les toilettes, les déjections.




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