Littérature générale

  • Un roman atypique nourri de faits réels et à haute intensité sentimentale. Bruxelles sous le joug nazi, une école alternative, l'insouciance de l'adolescence quand, soudain, le drame surgit... Lors de la gestation du livre, alors qu'il accumulait la documentation nécessaire sur l'école Decroly, Bruxelles sous l'occupation nazie, la résistance, les personnages réels de l'épopée qu'il voulait relater, Jean Lemaître hésita brièvement entre le pur récit historique, scrupuleux des moindres détails, disséquant les faits avec toute la retenue imposée à l'historien, et le roman, où l'auteur, même en s'inspirant des faits historiques établis, peut donner libre cours à son imagination, notamment à propos des sentiments des personnes, de leur psychologie, de leurs émotions. Et malgré la préférence initiale de son éditeur pour un travail strictement historique, l'auteur a opté pour le roman. Ce que l'éditeur a finalement validé car le genre, tel que pratiqué par Jean Lemaître, parle in fine tant à la raison qu'au coeur, et distille subtilement une multitude de faits historiques au coeur d'une intrigue amoureuse entre adolescents.

  • Lieutenant général Joseph Leroy

    Luc Leroy

    • Memogrames
    • 17 Novembre 2017
  • Le Montois Philippe Yannart, amoureux de sa cité et de son prestigieux passé, collectionneur invétéré et historien local avisé, signait, en 2014, deux belles études documentaires, Mons avant la Grande Guerre, publiée par l'association des Montois Cayaux, et Mons, la Septième Porte, chez Memogrames. A l'occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, il renoue avec le genre romanesque, qu'il avait déjà pratiqué en 2012 avec Le Secret du Gouverneur de Mons et nous propose L'Epée de l'Empereur, superbe intrigue ayant pour décor Mons sous les occupations française, hollandaise et allemande, et pour héros les anciens de la Grande Armée. Chargé de récolter, pour compte de la Régence montoise, les candidatures des anciens soldats de l'Empire pour l'obtention de la médaille de Sainte-Hélène, instaurée par Napoléon III en souvenir de son oncle Napoléon Ier, Louis Dechembry se retrouve mêlé à un terrible complot qui fixera son destin. Dès sa première rencontre avec le colonel Dumoulin, le futur notaire est fasciné par le récit de la vie mouvementée de son interlocuteur. L'individu a connu, tout jeune, l'arrivée à Mons des Sans- Culottes, suivi du vote en faveur de la réunion de la ville avec la France révolutionnaire, puis de la sinistre parenthèse de la Terreur. Enfin, le Consulat et l'Empire, durant lesquels il sert dans la Grande armée. Simple acteur dans ces luttes gigantesques qui ont marqué le début du 19e siècle, le colonel Dumoulin se proclame fièrement enfant de la Nation, qui en fit un soldat n'ayant que son courage pour tout patrimoine, le monde pour famille, ses blessures comme passeport. Un soldat ayant accepté de n'avoir pour patrie que là où il pouvait se nourrir, pour tout protecteur que le bon Dieu, mais aussi un père : l'Empereur ! .Jusqu'à ce jour de juin 1815 où, pour lui comme pour tous ses camarades, le Soleil s'était couché définitivement. Alors, abandonnés du Roi et de la Nation, il ne resta à ses Braves que leur demi-solde et leur courage pour survivre. Heureusement, les commémorations au sein de l'Association des Anciens Frères d'Armes de l'Empire, qu'ils ont créée et que préside le colonel Dumoulin, leur permettent de trouver un peu de chaleur, un peu de réconfort dans une paix retrouvée. Des circonstances rocambolesques ont mis entre leurs mains un des des plus beaux trophées qui soit à leurs yeux, une des plus belles reliques de leur gloire passée - une épée personnelle de l'Empereur. Un précieux trophée pour lequel l'orgueil des hommes et des nations déclenche une longue lutte acharnée qui ne trouvera son épilogue que de nos jours. Au fil du roman, le lecteur est invité à revivre tantôt les émeutes survenues durant la Révolution de 1830, qui chassent les Hollandais de la ville et du pays, tantôt l'invasion allemande en août 1914, la bataille de Mons et les quatre ans d'une occupation aussi humiliante que rigoureuse Quant au notaire Dechembry, héritier et dépositaire du secret des anciens vétérans de l'Empire, il se sacrifie à cette noble cause qu'il a fini par embrasser, en mémoire de ces hommes ayant donné leur jeunesse, parfois leur vie, souvent leur santé pour un unique idéal : la défense de la Liberté. Tout ce qui est décrit dans ce récit est vrai. Ce qui ne l'est pas aurait pu l'être.

  • Lumière ; récit poétique en quatre passages

    José Perez

    • Memogrames
    • 15 Juillet 2011

    Dans un espace un peu confiné, un cabinet de réflexion : Poète médite. Sa première pensée porte sur la liberté. Aung San Su Ky et tant de femmes mortifiées dans l'histoire. Il est question de la différence, comme celle de ce coq peint au mur et qui veut devenir canard. Des symboles et des outils apparaissent et alors commencent des voyages partant de la Terre à travers l'Air, l'Eau et finalement le Feu pour courir vers la lumière, vers l'amour et la fraternité retrouvée. Le livre se décline comme une boite à outils propice à travailler à la liberté, l'égalité et la fraternité. Mais aussi à travailler sur soi-même, comme un enfant de trois ans.
    Poète se tait parmi les éléments : alors, il se demande, face au silence, s'il ne faut pas que la parole joue son rôle. Mais déjà un univers de poésie et de chansons envahit sa tête, avec des voix d'enfants, des voix amies qui surgissent. Plus loin, c'est le sarcome de Sarkozy aux plis rhumatoïdes et aux pigments décolorés qui fait rire Poète. La chance de Poète : pouvoir se moquer et chanter parce que dieu n'existe pas. La main tendue enfin dans une sorte de danse du feu nouvelle avec cette consécration de la lumière reçue :

    Tu ne la connais pas, ma nouvelle espérance.
    Ma pierre bien taillée, chaque jour, à midi.
    Moi je l'ai rencontrée après des nuits d'errance.
    Après avoir vécu dans de faux paradis.
    Puis, sans fard, Poète s'écrie :
    Combien me faudra-t-il de Communes tronquées.
    De rébellions serties dans le sang du pouvoir.
    Et combien de mutins qui sont restés à quais.
    Pour quelques vieux crésus qui se sont embarqués.
    Dans des bateaux d'argent d'émeraude et d'ivoire.

  • Les fils de la louve

    Eugene Mattiato

    • Memogrames
    • 1 Juin 2010

    Eugène Mattiato (1910-1991).
    Italien arrivé à Charleroi en 1924 et descendu à la mine pour ses quatorze ans, il suit les cours du soir afin de s'émanciper. Militant syndical déjà lors de la grève des mineurs en 1932, il rédige alors des articles dans divers périodiques ouvriers. Durant la Seconde Guerre, il entre en résistance et diffuse la presse clandestine. Il se met également à écrire des nouvelles, romans et pièces de théâtre, le plus souvent d'inspiration autobiographique et socialement engagés.
    Son roman La Légion du Sous-Sol est primé en 1958 et connaît un immense succès. Mattiato y dénonce les conditions de travail déplorables et les mesures de sécurité insuffisantes des charbonnages belges. Le drame du Bois du Cazier, le 8 août 1956, est encore dans tous les esprits... Pamphlet peu apprécié par les milieux patronaux, son roman lui vaut d'être licencié du charbonnage où il travaillait. La Ligue des Familles le recrute alors comme secrétaire permanent à Charleroi.
    II collabore à divers journaux (L'Action, Sole d'Italia, La Lotta sindacale, Le Ligueur, Le Peuple,...), milite dans le mouvement laïque (il est notamment conseiller laïque auprès des hôpitaux civils de Charleroi), donne des cours d'italien et d'allemand au Cercle polyglotte, s'implique dans diverses associations culturelles et siège au Conseil Consultatif des Etrangers, où il défend l'idée du droit de vote des étrangers aux élections communales.
    De son vivant, aucun autre roman n'est édité malgré ses démarches auprès de plusieurs éditeurs. Pronostiqué parkinsonien en 1978, il rédige au jour le jour son Journal d'un Parkinsonien. Décédé en 1991, il doit à la ténacité de sa veuve Marie-Louise d'être aujourd'hui publié plus largement. La Légion du Sous-Sol a été rééditée dans la collection Espace Nord, chez Labor en 2005, tandis que les éditions Memogrames ont pris l'initiative de publier quatre oeuvres inédites : Fils de Houilleur (un roman très autobiographique), La Babel des Ténèbres (roman où se côtoient au fond d'une mine impitoyable et éprouvante Wallons et Flamands, Allemands anciens prisonniers de guerre, Grecs, Yougoslaves, Baltes, Russes, Marocains, ...
    Et beaucoup d'Italiens, puisque l'action se déroule au lendemain de la 2e guerre, quand la main-d'oeuvre afflue d'Italie), Le Baiser à la Morte (roman sentimental à connotation sociale, puisque l'héroïne est une hercheuse et son fiancé, un mineur) et Les Fils de la Louve, récit burlesque relatant les mésaventures d'un jeune Italien de Belgique, enrôlé dans l'armée de Mussolini, inspiré du vécu du frère cadet d'Eugène Mattiato et écrit dans les années 1970.

  • Tornades ; itinéraire de Vichy à Londres

    Fernand Biver

    • Memogrames
    • 1 Mars 2017

    Un roman inédit à ce jour, bien qu'écrit en 1940, en pleine débâcle face à l'envahisseur nazi, par un jeune officier belge au talent littéraire naissant et prometteur...

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