Memogrames

  • Depuis 2008, le groupe de réflexion Darwin réunit des humanistes désireux de réfléchir à des pro-blèmes de société et de diffuser le résultat de leurs réflexions vers un public le plus large possible. Après Bioéthique, un Progrès pour l'Humanité en 2012, Transhumanisme, à la limite des valeurs humanistesen 2015, et Quand le Darwinisme reste dérangeant en 2017, tous parus chez Memogrames, le groupe nous propose un panel de réflexions sur l'Éthique des Progrès. L'histoire nous parle de Prométhée ou de Gilgamesh voulant être l'égal des dieux et recherchant l'im-mortalité. Dès lors, pourquoi ne pas nous réjouir des progrès de la science, des progrès dans la connais-sance de la vie et de la vie humaine en particulier, des progrès dans la compréhension du monde? L'accélération actuelle des progrès dans de multiples domaines serait-elle le signe d'une quelconque apocalypse pronostiquée avec fracas ? Chaque découverte est un défi. Chaque nouveauté peut engendrer des craintes. Chaque innovation en appelle à une prise de responsabilité. Cela a toujours été. Alors, où est aujourd'hui la différence ? Sans doute dans l'accélération des développements technologiques qui, même s'ils sont source de progrès et de liberté, interrogent l'essence même de ce qu'est l'être humain. Mais à une condition, celle-ci : à mesure que la technique permet à l'être humain de transformer la nature, jusqu'à s'en émanciper, le développement de la technologie ne peut à son tour asservir l'être humain. Ces quelques réflexions éthiques nous conduisent à (re)penser l'humain et à (ré)inventer l'humanisme. Elles suggèrent aussi une sorte de boucle : le progrès des sciences favorise une plus grande liberté reconnue et accordée aux êtres humains, à condition qu'une éthique en supervise l'intention, celle d'ins-crire ou de réinscrire l'humain dans la perspective ouverte par le progrès lui-même.

  • Résilience 2.0

    Romina Carota

    • Memogrames
    • 26 Septembre 2019

    Résilience 2.0, c'est le récit de vie d'une jeune femme issue de l'immigration, qui a grandi dans un quartier populaire d'une grande ville, entre une mère seule, au chômage, et un grand frère trop autoritaire... Et dont sa passion dévorante pour la danse urbaine sera l´unique exutoire. Ce livre est une fabuleuse invitation à la découverte de soi, car il n'y a pas de rencontre possible avec le monde si on ne s'est pas d'abord rencontré soimême. C'est aussi une sorte de manuel d'émancipation et de décloisonnement pour les jeunes de quartiers, interpellant le lecteur sur l'aptitude à pouvoir jongler avec les différentes facettes de notre identité et transformer nos faiblesses en nos meilleures forces.

  • Un roman atypique nourri de faits réels et à haute intensité sentimentale. Bruxelles sous le joug nazi, une école alternative, l'insouciance de l'adolescence quand, soudain, le drame surgit... Lors de la gestation du livre, alors qu'il accumulait la documentation nécessaire sur l'école Decroly, Bruxelles sous l'occupation nazie, la résistance, les personnages réels de l'épopée qu'il voulait relater, Jean Lemaître hésita brièvement entre le pur récit historique, scrupuleux des moindres détails, disséquant les faits avec toute la retenue imposée à l'historien, et le roman, où l'auteur, même en s'inspirant des faits historiques établis, peut donner libre cours à son imagination, notamment à propos des sentiments des personnes, de leur psychologie, de leurs émotions. Et malgré la préférence initiale de son éditeur pour un travail strictement historique, l'auteur a opté pour le roman. Ce que l'éditeur a finalement validé car le genre, tel que pratiqué par Jean Lemaître, parle in fine tant à la raison qu'au coeur, et distille subtilement une multitude de faits historiques au coeur d'une intrigue amoureuse entre adolescents.

  • Elsie, Mairi & Dorothie ; les dames de Pervyse

    Francis Grembert

    • Memogrames
    • 6 Juin 2018

    Dorothie Feilding, Elsie Knocker Mari Chisholm ont été infirmières de guerre sur le front occidental durant la Première Guerre mondiale. Leur engagement héroïque au service des soldats blessés a pérennisé leurs noms dans notre mémoire collective. En 1914, quand éclate la guerre, Dorothie l'aristocrate a vingt-cinq ans. Elsie, l'infirmière de formation, en a vingt-neuf, tandis qu'à Mari, la passionnée de moto, sort à peine de l'adolescence... Toutes trois sont volontaires pour partir sur le continent et devenir infirmières au service des soldats blessés. Elles intègrent rapidement le Flying Ambulance Corp, du Docteur Munro, un neurologue écossais. Dès novembre 1914, Elsie et Mairi créent un poste avancé dans le secteur de Pervyse. Car les premiers soins sont souvent vitaux, avant l'évacuation à l'arrière, vers les hôpitaux. Leur bravoure est rapidement épinglée par la presse de l'époque, avide de héros. Les journalistes, mais aussi de nombreuses personnalités, leur rendront régulièrement visite dans leur cave transformée en avant-poste infirmier, et elles seront les femmes les plus photographiées de la guerre et deviendront The Madonnas of Pervyse.

  • La foi et la cendre

    Jules Boulard

    • Memogrames
    • 6 Juin 2018

    Avec La Foi et la Cendre, Jules Boulard nous emmène au 13e siècle en pays cathare... Il s'est attaché, dans ce roman historique, aux motivations, à la démarche des croisés « du nord » plus qu'à l'évocation de la tourmente qui s'est abattue sur le Midi, très souvent racontée, commentée. En suivant pas à pas les quelques personnages qui se retrouveront dans le sillage de Simon de Montfort aux sièges de Béziers, de Carcassonne et d'autres cités ou châteaux, c'est tout le paysage humain de l'époque qui s'anime, ligne après ligne : les seigneurs et leurs vassaux, les « escholliers », les truands de la Cour des miracles, les nautes qui mènent leurs foncets sur la Seine et le Rhône, mais aussi les troubadours de l'âge courtois. Le lecteur est invité aux grands tournois de chevalerie comme aux cérémonies pieuses des Bonshommes cathares, dans une léproserie ou à la suite des premiers chirurgiens qui fonderont la faculté de médecine de Montpellier. Une époque bouleversante, en vérité, quand se côtoient des moments d'émotion sentimentale profonde et des actions d'une brutalité sauvage, aussi féroce que cruelle... Une époque dont le souvenir peut encore faire frémir car, en dépit des progrès philosophiques, avec des moyens de mort nouveaux, sophistiqués, on s'aperçoit que l'homme pourrait - peut - très vite retomber dans les abominations du fanatisme, du délire de puissance comme de l'Inquisition... Par souci d'authenticité, sachant que le langage est le meilleur témoin du temps et des peuples, l'auteur a glané et repris, ici et là, au fil des paragraphes, des mots du vocabulaire occitan d'autrefois et aussi du parler d'oïl du nord, car en ces siècles-là, le pays de France était divisé en deux grandes régions de langues différentes, avec tout ce que cela pouvait impliquer de particularités. En vérité, c'étaient deux civilisations qui étaient aux prises ! « L'affaire de la Paix et de la Foi », ainsi qu'on désignait cette croisade, est devenue l'affaire de La Foi et de la Cendre.

  • Voyage en bord de Sambre

    Jacques Saucin

    • Memogrames
    • 11 Juin 2020

    La Sambre... Jacques Saucin l'a suivie en amoureux. Il s'est attaché à rendre compte de la subtile beauté de son milieu naturel quand elle pénètre le Hainaut belge et de son désarroi quand, plus loin, elle se heurte à la brutale contrainte de l'homme. Curieuse rivière...
    Ses eaux sombres, sa langueur calculée, ses humeurs changeantes et les cicatrices laissées par l'industrie suscitent une étrage attirance qui ne se révèle qu'à celui qui marche à son rythme, à ses côtés. Sur les chemins de halage, c'est en ami que Jacques s'est adressé aux promeneurs, bateliers, éclusiers, cyclistes, pêcheurs, aux festivaliers de l'abbaye d'Aulne et de celle de Floreffe. Et c'est en homme d'images qu'il s'est passionné pour le patrimoine, le folklore vivant des villes et villages, la diversité des paysages...

  • Le souffle du temps

    Stephanie Ter Meeren

    • Memogrames
    • 30 Avril 2019

    Pour payer ses études, une jeune étudiante répond à une offre d´emploi : vieux monsieur cherche une personne pour veiiller sur lui et archiver des documents. Attentive aux récits d´Etienne, intriguée par les nombreux documents et récits relatant l´histoire de la famille, elle découvre un mystère qu´elle veut élucider. par le biais de cette sympatique héroïne de fiction, Stéphanie ter Meeren nous convie à découvrir les vies passionnantes de ses aîeux.

  • Le 8 août 1956, la mine du Bois du Cazier s'embrasait. Sur les mi- neurs descendus ce jour-là, 262 d'entre eux perdirent la vie, as- phyxies par les fumees de l'incendie. Douze nationalites se cô- toyaient dans les entrailles du charbonnage, mais le tribut paye par l'Italie fut le plus lourd : 136 mineurs venaient, en effet, de l'autre côte des Alpes. L'histoire a retenu les noms des victimes, relate les circonstances du drame, etabli les responsabilites... Mais elle a fait peu de cas des epouses et des enfants des mineurs morts dans cette tragedie. Quel fut leur sort au lendemain du 8 août 1956 ?L'auteure du present temoignage, Martina Buccione, est professeure d'italien dans la region des Abruzzes, dans le sud de l'Italie, mais est aussi la petite-fille de Cesare Di Berardino, decede au Bois du Cazier.

  • La démarche de cet ouvrage est originale en ce qu'elle fait côtoyer des extraits de textes de Gérard de Nerval avec des photographies prises à la sauvette, sans prétention technique ou artistique, avec juste un appareil photo dans une main et les textes de Gérard de Nerval dans l'autre. Ce travail de mise en relation permet au lecteur de mieux comprendre l'universalité et l'intemporalité des écrits nervaliens. « Dans les pas de Gérard de Nerval, et avec une grande empathie pour cet auteur, Serge Hustache a longuement circulé dans le Caire, vibré à son atmosphère, observé et visité ses monuments. Dans le livre qu'il nous offre, il a sélectionné les extraits du récit du séjour cairote de Nerval, il les a commentés et illustrés de ses propres photographies, ajoutant ainsi son regard personnel à la relation de l'écrivain. Ce voyageur infatigable, passionné d'orientalisme, connaît parfaitement la littérature de voyage du 19e siècle. Il a consacré des conférences et des expositions à quelques-uns de ces écrivains-voyageurs, et notamment à Gérard de Nerval. Député provincial du Hainaut depuis 2006, Président du Collège provincial depuis 2012, Serge Hustache s'implique beaucoup dans le développement de sa région et du Hainaut. Nous avons eu le grand plaisir de collaborer avec lui lors de l'exposition « Mémoires d'Orient - Du Hainaut à Heliopolis » présentée au Musée Royal de Mariemont en 2012, qui lui a permis de s'exprimer sur les sujets qui le touchent le plus : l'Orient et le Hainaut. » (.)

  • Sous l'aile de papillon ; Vénézuela 1952-1957

    John Somville

    • Memogrames
    • 1 Septembre 2016

    John SOMVILLE (alias Jean et Juan) est né à Bruxelles, où il a fréquenté l'Athénée Adolphe Max. Il a dix-sept ans quand il émigre au Venezuela, où ses parents escomptent une vie meilleure. Toutefois, à Caracas, la famille Somville implose rapidement... L'auteur nous relate cinq années de sa vie - 1952-1957 - qui auront influencé toute son existence, grâce à la rencontre d'un homme hors du commun qui, un moment compagnon de sa mère, sera aussi, pour lui, un père adoptif bienveillant et influent : un certain Monsieur Henri, alias Papillon (oui, l'évadé du bagne de Cayenne qui a relaté ses souvenirs dans un épais bouquin au succès mondial et que Steve Mac Queen a interprété magistralement à l'écran), bref, pour l'état civil, Henri Charrière ! John Somville aurait pu nous livrer une autobiographie bien plus complète, mais il a tenu, dans ce premier récit, à rendre hommage à l'homme qui l'a aidé à mûrir et à se détourner de voies sans issue... Cette relation père-fils eut pour cadre des circonstances tumultueuses et passionnantes, faites d'imprévus et de rebondissements parfaitement romanesques, s'ils n'étaient pourtant que purs vécus. Sous l'Aile de Papillon nous donne aussi à découvrir un Henri Charrière fort différent du Papillon roi de l'évasion...

  • Un Brexit acquis à coup de mensonges, un président démoniaque à la tête des USA tweetant des contre-vérités à longueur de semaines, des emplois d'assistants parlementaires et des réunions de conseils d'administration fictifs, un dictateur turc réprimant l'opposition à coup d'allégations nonfondées, des frontières-barbelés au coeur de l'Europe face à d'improbables invasions, la haine de l'étranger inoculée par des informations totalement erronées, ... La gouvernance par mensonges deviendrait-elle la norme ? S'interrogeant à ce propos, Jean Semal a rédigé un bref essai intitulé Poléthique et Post-Vérité, sous-titre : l'éthique politicienne et l'art du mensonge immédiat et de la vérité différée chez les gouvernants. Essai qu'il publie naturellement chez Memogrames, en prolongement de son précédent ouvrage, La R(ê)volution perhumaniste, paru en 2015. Le concept de vérité a pris un coup de vieux ces derniers temps. Les réseaux sociaux ont créé un espace où vérité et mensonge, faits et rumeurs, coexistent sur le même pied. Les fausses informations sont rapidement partagées le long des cascades informatiques. Peu importe la vérité d'une information, pourvu qu'elle soit copiée. Le nivellement par le bas du paysage informatique libère dès lors des torrents de sexisme et de racisme. Quant aux événements de grande ampleur comme le Brexit et l'élection de Donald Trump à la présidence des USA, ils ont témoigné d'un populisme croissant qui s'oppose aux élites, à l'autorité et aux institutions. Certes, la Vérité avec V dans un monde complexe sera toujours teintée de subjectivité. Les campagnes politiques actuelles se gagnent par l'émotion et non par la démonstration. Les "faits" ne sont bien souvent que des points de vue fondés sur des croyances alimentant une démocrature post-vérité et post-factuelle. Mentir, mentir et éventuellement rectifier ensuite. Promettre, promettre et éventuellement se défausser sur les adversaires de l'insuccès qui s'en suit.
    L'ouvrage développe une recherche des dénis démagogiques qui ont conduit à l'élection de Donald Trump et au Brexit, mais aussi aux scandales du Pénélogate en France ou de Publifin en Belgique.

  • Sous le soleil d'Apamée...

    Christian Doué

    • Memogrames
    • 17 Novembre 2017

    Quelques années après la mort de l'empereur Gallien, un de ses proches, Amelius d'Apamée, disciple de Plotin, entreprend de conter, à ses élèves, la vie trépidante et malheureuse de son protecteur, a une époque où la Rome éternelle est en proie aux dangers les plus divers. Les barbares menacent les frontières du nord de l'empire et des Balkans et les Perses fondent sur le Moyen-Orient romain. Mais le péril le plus grand se trouve clans L'environnement immédiat de César. Ses propres généraux, issus du rang, nommés par lui, n'auront de cesse de le critiquer et, pour certains d'entre eux, de se soulever contre son autorité. Arnelius, qui s'est réfugié a Apamée sur l'Oronte, en Syrie romaine où il a ouvert une école de philosophie, est là, face a ses disciples et élèves. L'existence dramatique de Gallien est, une opportunité pour leur dispenser quelques règles de vie et rétablir une vérité vacillante, salie par les dénigrements les plus fous. Nous sommes à la fin du IIIe siècle, L'anarchie militaire a placé, au sommet du pouvoir, un Dalmate intelligent et impitoyable II s'appelle Dioclès l'histoire le connait mieux sous le nom de Dioclétien. Les cités syriennes sont riches. Le commerce est florissant Mais la guerre est, une fois encore, aux portes de l'empire. Promenons-nous, si vous le voulez bien, avec Amelius, dans cet Orient en proie aux doutes, a la crainte, aux peurs. Quittons la domus pour rejoindre le forum Passons devant les échoppes aux odeurs enivrantes. Visitons les temples aux statues multicolores. Entrons dans les termes, écoutons les cris joyeux qui émanent de la palestre, rendons-nous chez le coiffeur et rentrons au logis pour profiter, le jour tombant, de la douceur du péristyle. Et laissons-nous bercer par la parole d'Amelius.

  • Placer en miroir des photographies et des textes de Brel, voilà pour le moins une démarche originale, en cette année du 40e anniversaire de la disparition du « Grand Jacques », pour rendre hommage au plus célèbre chanteur belge. C'est celle de Charles Henneghien, intré- pide photographe-reporter octogénaire montois qui publie par ailleurs, chez le même éditeur, un ouvrage bilingue de vulgarisation historique, Moyen Âge, enfance de l'Europe, et accroche aux cimaises de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines, une exposition éponyme, visible du 23 juin à fin décembre. Il s'en explique d'emblée dans les premières pages de son livre Le Plat Pays qui fut le tien, qui paraît en ce mois de juin, avec le soutien des autorités francophones bruxelloises : « Comme Brel, je suis né dans ce petit pays bizarre qu'est la Belgique. Tous deux, nous avons survécu à l'enseignement catholique et nous avons été boy-scouts. Son succès a décollé dans les années '60, au moment où je débutais une carrière dans le photoreportage. Je voyageais souvent, parfois au bout du monde, mais les chansons de Brel me suivaient partout. De temps à autre, il m'arrivait de constater des correspondances inattendues entre certaines de mes photos et des rengaines de Brel gravées dans ma mémoire. Récemment, des amis m'ont convaincu de mettre en forme ces coïncidences constatées a posteriori. Aucune de ces photos n'a été préméditée, ni mise en scène. Leur relation subtile et imprévisible avec le texte est le fait du hasard. À moins qu'elle ne révèle parfois une lointaine communauté de pensée.» Charles Henneghien est médecin de formation. Pneumologue, il exerce au Maroc de 1962 à 1970, au service du Ministère de la Santé publique, soignant notamment les travailleurs des exploitations minières. De retour en Europe, quoique autodidacte en photographie, il obtient sa carte de presse à Paris comme photographe de reportage en 1971. Il s'impose dans le monde du journalisme, collaborant régulièrement en free-lance à la plupart des magazines en Belgique et en France. À partir de 1976, son épouse, Paulette, abandonne l'enseignement pour s'impliquer dans ses activités. Le couple s'investit dans l'audiovisuel, contribuant notamment à la création du cycle de projections publiques « Voir le monde » dont ils accompagneront l'aventure pendant plus de vingt ans.

  • Moyen âge, enfance de l'Europe

    Charles Henneghien

    • Memogrames
    • 6 Juin 2018

    L'Europe est-elle née au Moyen Âge ? En tout cas, c'est à la fin du Moyen Âge, aux 12e et 13e siècles, que se sont mis en place les grands axes commerciaux et les futures frontières des royaumes monarchiques et des Etats modernes. Si l'on accepte l'idée d'un « Moyen Âge, enfance de l'Europe », les siècles qui suivent ressemblent à une grave crise d'adolescence au milieu de conflits incessants dans la Tour de Babel des cultures différentes. Il faudra l'horreur des deux guerres mondiales pour que naisse enfin une Europe unie où l'on cesse de s'entretuer. Mais sommes-nous bien certains d'être devenus adultes ? Après le Brexit, l'Europe s'inquiète et s'interroge sur son avenir. Nostalgies nationalistes et régionalistes sont de retour. Serge Hustache, dans la préface, précise : « Cet ouvrage très somptueusement illustré nous plonge dans cette période troublée de notre histoire. Les mille et une anecdotes qu'il nous livre nous en disent beaucoup plus que les doctes thèses de l'historiographie officielle. Notre époque aime les raccourcis et les stéréotypes. Et c'est ainsi que le Moyen Âge est souvent associé, dans notre imaginaire collectif, à une période supposée sombre et mystérieuse. Une époque coincée et figée dans les parenthèses arbitraires de la chronologie et des frontières artificiellement statiques des géographes. Il existe pourtant une dynamique intrinsèque des idées et des peuples qui se développe selon une temporalité propre et qui s'inscrit dans le grand mouvement de l'histoire universelle. Si l'auteur nous décrit, avec réalisme, une société où l'esprit de tolérance, de justice et de fraternité n'était, de toute évidence, pas la marque defabrique, il nous montre aussi que, plus qu'un simple trait d'union entre l'antiquité romaine et les « Lumières », elle sut aussi se montrer curieuse et ouverte sur le reste du monde. »

  • La montée des extrémismes et les replis identitaires ont fait apparaître la nécessité de mettre davantage l'accent sur les valeurs démocratiques et humanistes dans l'instruction et l'éducation scolaire, d'ouvrir et de fortifier le dialogue entre les jeunes de culture et de religion différente et de mettre fin aux cloisonnements qu'entraine depuis 1959 l'organisation des cours dits philosophiques.
    L'avis de la Cour constitutionnelle du 12 mars 2015, déclarant que le cours de morale non confessionnelle n'était pas neutre, a ouvert la voie à l'introduction dans les programmes, en parallèle avec un enseignement religieux, d'un cours de philosophie et de citoyenneté. Afin de mieux comprendre les enjeux et les positions des uns et des autres, il a semblé opportun et utile de retracer l'historique de l'enseignement religieux et de la morale non confessionnelle dans l'école publique en Belgique depuis 1830, une question qui a fait couler beaucoup d'encre et n'a sans doute pas fini d'en faire couler.

  • Messidor an II ; dans les mirages de la foi

    Alain Guillaume

    • Memogrames
    • 30 Avril 2019

    Clémence et Sévrin habitent le village de Leerbeek à deux pas de Bruxelles et du bourg de Hal, et ils s´aiment. Mais leur brève histoire ne résistera pas aux tempêtes déclenchées par l´arrivée des troupes françaises, puis par les réformes napoléoniennes. La Révolution, le Consultat, puis l´Empire imposent la laîcité de l´Etat et provoquent un début de schisme religieux en France et en Belgique, où quantité de prêtres entrent en conflit avec Rome tout en se cachant de l´Empire. Deux siècles plus tard, des descendants de Clémence et Séverin se rencontrent. A nouveau leur amour sera confronté à l´arriération de leurs proches, restés figés dans une lecture archaïques des textes fondateurs de leur religion. Messidor An II est une brillante saga historique et familiale qui nous fait découvrir l´existence bien réelle d´une secte chrétienne contemporaine mais héritière d´une tradition désuète : des intégristes chrétiens du temps passé étrangement comparables à ceux du temps présent. Des fermes brabançonnes aux palais épiscopaux, des armées napoléoniennes aux loges maçonniques bruxelloises, l´auteur nous invite à découvrir une galerie de personnages forts et attachants, ainsi que des lieux tels Paris, Bruxelles, Gand ou des villages du Nord et du Pajottenland que l´on croit connnaître, mais qu´une foule d´anecdotes et de rebondissements nous révèlent sous un nouveau jour.

  • Certains mythes de l'Antiquité sont probablement basés sur des récits de « mort imminente » exactement les mêmes que les nôtres. Ainsi, s'expliqueraient le Paradis, l'Enfer, l'âme, le Dieu unique, nos divers «états d'âme»... Les prophètes seraient des revenants du Tunnel blanc et du Monde de la Lumière. Chaque être vivant aurait donc une particule de ce Soleil et de cette Lune dans son coeur. Ces deux Astres habitent en effet les songes des hommes depuis la nuit des temps et participent à leur imaginaire collectif. Mais pourquoi donc ? Que cherchaient nos aïeux quand ils observaient les quartiers de Lune ou mesuraient l'ombre du Soleil sur les cadrans solaires ?
    La quête de Dominique Persoons commence à Rome, devant un sarcophage du 2e siècle de notre ère où ne figurent que deux effigies : un Soleil à gauche et une Lune à droite. Il pose ensuite un diagnostic sur les églises romanes, ne les observant pas en tant qu'oeuvres d'art, mais comme des radiographies, qu'on scrute et qu'on déchiffre. En « scannant » les moindres détails, il est arrivé à une conclusion évidente : au milieu de ces centaines de sculptures représentant Dieu, le Christ, les saints, le Paradis et l'Enfer..., le Soleil et la Lune sont partout, chargés de symboles, porteurs d'émotions fortes : le premier évoquant la volonté et la force, la seconde apportant la compassion, tandis que Jésus-Christ est le point de passage. D'évidence, les hommes sont les fils et les filles de ces deux astres constamment présents au fil des siècles !
    Et l'auteur d'analyser La Madone des Tours, un tableau de Bramantino, la Joconde de Leonardo Da Vinci, les cartes des tarots, tous des témoins de l'alchimie de la Renaissance, reprise par le psychanalyste Carl Jung. Tout cela évoque à nouveau les expériences de « mort imminente », à mettre en parallèle avec des récits antiques qu'on disait fantaisistes, mais qui sont bien réels.
    Des philosophes grecs de l'Antiquité à la psychanalyse contemporaine, des sculptures des tympans d'églises romanes aux peintures de la Renaissance, de l'astronomie babylonienne aux révélations divinatoires des cartes de tarot, on retrouve le questionnement constant des hommes face à leur destin : y a-t-il une échappatoire à la mort, au néant, à l'obscurité des Enfers ? La Lumière serait-elle promesse de survie ? Soleil et Lune sont-ils des repères incontournables guidant nos vies ?

  • La vagabonde

    Georges Michels

    • Memogrames
    • 18 Décembre 2006
  • Six points de lumière ; enquête autour de Louis Braille

    Bruno Liesen

    • Memogrames
    • 3 Décembre 2008

    Utilisable dans toutes les langues, l'alphabet braille s'est adapté avec succès aux nouvelles technologies de l'information et notamment à Internet. Et tout cela grâce à l'ingéniosité d'un jeune aveugle de seize ans à peine : Louis Braille !
    Si le nom de Braille est universellement connu, son histoire, la genèse et le fonctionnement de son invention sont le plus souvent ignorés. En outre, la cécité elle-même nous échappe. Comment les personnes aveugles vivent-elles au quotidien ? Comment travaillent-elles ? De quelles aidestechniques, de quels modes de communication disposentelles ?
    Pour répondre à ces questions et à d'autres, le livre alterne chapitres historiques et récit de fiction. Une jeune historienne aveugle, au caractère bien trempé, rédige un livre sur l'histoire du braille pour la célébration du bicentenaire de la naissance de Louis Braille. Ses recherches l'entraînent dans une aventure plutôt mouvementée. La partie historique, rigoureusement documentée, expose les origines du braille, sa naissance et son développement. Elle propose aussi quelques portraits de personnes aveugles qui ont marqué l'Histoire.
    Cette fiction documentaire invite à porter sur les personnes aveugles et malvoyantes. un regard différent.

  • La r(ê)volution perhumaniste ; une utopie d'avenir

    Jean Semal

    • Memogrames
    • 7 Mars 2015

    Le livre que nous propose Jean Semal est un savant et surprenant cocktail de souvenirs autobiographiques, de portraits de celles et ceux qui ont croisé son chemin et de réflexions philosophiques. Il nous interpelle avec sa r(ê)volution perhumaniste, clé d'une eutopie d'avenir et fruit d'une longue réflexion nourrie de nombreuses expériences de vie. L'auteur nous prévient d'entrée de jeu : « Arrivé au crépuscule d'une vie qui m'a réservée tant de merveilleux moments tout en m'évitant les pires ennuis, je ressens l'opportunité de faire un bilan. Comment ai-je pu cueillir tant de beauté en échappant à tant de désordre ? Certes, mes moments de faiblesse furent patents et mon manque d'ambition bling-bling ne m'a guère conduit sur les Sentiers de la Gloire. Si je me suis essayé à la présente écriture, c'est afin de m'interroger sur cette résilience qui m'a soutenu dans l'épreuve, pour essayer d'en dégager quelque règle normative qui puisse être utile à autrui. Élevé dans un milieu modeste, j'ai bénéficié d'une protection familiale ferme et prudente associée à un sens aigu du devoir et de la reconnaissance vis-à-vis de mes éducateurs (qui furent le plus souvent des éducatrices). Clairement, j'ai souvent joué à cache-cache avec le danger et j'ai contourné maintes menaces de voir mettre un terme prématuré à ma course au bonheur tranquille. Mais pour autant que je me souvienne, ma vie s'est déroulée sans regrets grâce à l'amour, à la sympathie et à l'aménité que j'ai pu échanger avec mes compagnes de vie, avec mon essaim familial (ascendant, descendant, collatéral et reconstitué), ainsi qu'avec les cercles d'amies et d'amis que j'ai eu la faveur de fréquenter. Toutes et tous m'ont fait bénéficier d'échanges enrichissants dans la confiance et l'estime réciproques. C'est dans ce contexte que je voudrais porter témoignage afin que mes complices en humanitude puissent évaluer les aboutissements de ma quête réflexive. Pour cela, dire d'où je viens et ce que j'ai vécu. Décrire mes rencontres avec des personnes et des situations qui m'ont permis de progresser en cordialité et en spiritualité pour arriver à identifier les paramètres de la vie bonne. »

  • Reich victorieux ; s'ils avaient gagné...

    Marc Stroobants

    • Memogrames
    • 1 Mars 2015

    Que les nostalgiques d'Hitler et du régime nazi passent leur chemin ! Le roman de Marc Stroobants, Reich Victorieux ne leur procurera aucun orgasme idéologique. Certes, cette fiction historique imagine une Allemagne nazie victorieuse dès 1944 après le recours à la bombe atomique sur Douvres et Leningrad, mais la démarche de l'auteur est bel et bien de démonter les mécanismes de mensonge d'un régime dictatorial, de dénoncer la machine nazie d'extermination des Juifs, des handicapés, des opposants. Imaginez. En 1946, l'Allemagne juge à Nuremberg, lors d'un procès spectacle, un général britannique pour les bombardements anglo-saxons de populations civiles allemandes. La presse internationale est conviée et Ricardo Ortiz, un journaliste argentin, péroniste admirateur du régime nazi, assiste au procès. Progressivement, ses illusions sur le régime nazi s'estompent. Enlevé par des résistants polonais, il est documenté sur les camps de la mort et les mécanismes d'extermination des Juifs d'Europe. Rentré en Argentine, pourchassé par des agents nazis, contrarié par ses employeurs, va-t-il trouver le courage de révéler au monde entier ce qu'il a découvert ?

  • Infirmières de guerre en service commandé

    Jane de Launoy

    • Memogrames
    • 25 Avril 2015

    Durant la Première Guerre mondiale, deux cents infirmières ont servi à l'Océan, l'hôpital de guerre initié et dirigé par le Docteur Depage à La Panne (Belgique), à proximité immédiate du front de l'Yser. L'organisation très novatrice de l'institution, la spécialisation des services et le travail réalisé ont favorisé la reconnaissance de l'infirmière en sa qualité de collaboratrice essentielle au fonctionnement d'un hôpital.
    En 1936, Jane de Launoy, infirmière qui avait servi toute la guerre aux côtés du Docteur Depage, rédige un remarquable ouvrage intitulé « Infirmières de Guerre en service commandé » sur la base du journal qu'elle a tenu minutieusement, jour par jour, durant les quatre années de conflit de 1914 à 1918. Son oeuvre n'a jamais été rééditée en français et a sombré dans un oubli regrettable. Jane de Launoy est pourtant la seule infirmière belge ayant porté un témoignage aussi complet dans le domaine des soins durant la Première Guerre mondiale. Sous l'impulsion de Dan Lecocq, assistant et chercheur à l'ULB en soins infirmiers, et de Patrick Loodts, médecin, coauteurs de La Grande Guerre des Soignantes (à paraître en septembre 2015), le centenaire de 1914-1918 nous offre l'occasion de remettre en lumière cet ouvrage unique. Unique par le style très personnel de l'auteure. Unique aussi par la qualité des détails de la vie quotidienne des patients et des soignants de l'hôpital L'Océan. Cette "Ambulance", selon le terme consacré de l'époque, constitue un projet avant-gardiste. Il s'agit en effet d'un hôpital qui, sur l'initiative et la conduite du Docteur Depage, se rapproche, par sa conception et son fonctionnement, d'un hôpital universitaire moderne où soins et recherche sont intimement combinés pour la première fois dans l'histoire de la médecine en Belgique. Unique également par sa vision spécifiquement infirmière des soins, dans laquelle le lecteur se sentira revêtu de l'uniforme de Jane de Launoy et sera immergé dans sa vie de soignante. Il partagera son enthousiasme, ses doutes, son horreur et sa joie. Unique enfin parce qu'il témoigne des premiers pas, encore hésitants, d'une profession née dans l'immédiat avant-guerre et qui progresse à grandes enjambées pendant ces quatre années terribles.

  • Octobre 1917 ; le mouvement ouvrier belge

    Claude Renard

    • Memogrames
    • 1 Mai 2017

    Réédition -largement enrichie d'une multitude de documents et photographies - d'une étude parue en 1967, à l'occasion du 50e anniversaire de la Révolution d'octobre. Octobre 1917 et le Mouvement ouvrier belge demeure l'étude incontournable pour qui veut aborder l'impact de la révolution bolchévique de 1917 sur le mouvement ouvrier belge. De longue date introuvable hormis sur les rayons de quelques bibliothèques spécialisées, il était temps de le remettre à la portée du grand public, justement à l'occasion du centenaire de cette révolution. Ce livre est aussi une source historique précieuse, un témoignage de la manière dont un communiste belge, en 1967, ressentait le cinquantième anniversaire de la révolution russe, dans un contexte où le monde était bipolaire et où il fallait choisir son camp. Les Etats-Unis menaient la guerre au Vietnam, la Belgique officielle était l'alliée des dictatures de Salazar au Portugal, de Franco en Espagne et des colonels en Grèce, ainsi que du régime d'apartheid de l'Afrique du sud. Le PCB avait rompu avec le stalinisme, retiré la dictature du prolétariat de ses statuts et cessé de s'autoproclamer avant-garde de la classe ouvrière. Bien implantés dans la FGTB, les communistes belges venaient d'engranger des succès électoraux, malgré une dissidence maoïste. Tout cela est sous-jacent dans l'écriture de ce livre, dont l'auteur assure une postface contemporaine avec le recul et la lucidité d'un homme de 90 ans, tandis que la préface est due à la plume de Jean Puissant, professeur d'histoire honoraire ULB, grand spécialiste du mouvement ouvrier belge.

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