Les Fondeurs De Briques

  • Un panorama unique sur les liens entre histoire, peuple & musique à travers la chanson folk.

  • Ce n'est pas un livre sur les groupes mais plutôt sur leur mort, sur celle du rock, de ses agonies comme de ses renaissances, de ses impostures comme de ses vérités. Il y est question de rues, d'envoûtements, de divorces et de retrouvailles. On y croise des fantômes, à moins que ce ne soit des fantasmes. Des anonymes aussi, de ceux et celles qui ont les oreilles abîmées et les pieds brûlés pour avoir trop dansé, et souvent trop cherché.

  • Ce livre est une compilation de textes réalisée dans les années soixante par Robert Shelton, journaliste au New York Times et biographe de Bob Dylan. La majorité des textes date des années 1945 à 1954 et est d'origine très diverse : articles de journaux, préfaces de recueils de chansons ou notes pour pochettes de disques, opinions écrites au jour le jour constituant une sorte de journal intime, chansons non enregistrées, etc.
    Une première édition de cet ouvrage est parue dans la collection «Rock'n'Folk» d'Albin Michel en 1978. Notre édition reprend cette sélection revue par Jacques Vassal, le traducteur (et préfacier) et incorpore 4 textes inédits en français, dont «Blues», long exposé mettant en lumière les connections de Woody Guthrie avec les artistes de blues. Nous reproduisons également en annexe le texte original de 9 chansons emblématiques de Woody Guthrie. Le livre comporte une quarantaine de dessins de l'auteur ainsi qu'une vingtaine de photos. Enfin, le livre sera accompagné d'un CD de 12 titres, tirés de «This is my New York», édité en 2015 par les Archives Woody Guthrie, avec quelques-uns de ses plus célèbres titres («This Land is my Land», «Tom Joad»...) dans des versions différentes. On y retrouve également les Almanac Singers et Ramblin' Jack Elliot interprétant des morceaux de Guthrie.

  • Richard Goldstein est avant tout un fan de musique. Né à Manhattan en 1944, élevé dans le Bronx, il sera, de son propre aveux, le premier de sa famille à distinguer Hegel d'un bagel ! Sous l'influence de James Joyce et Tom Wolfe, il a vingt-deux ans lorsqu'il propose au Village Voice (co-fondé par Norman Mailer) de tenir une chronique sur l'actualité musicale. Il deviendra ainsi l'un des premiers rock critics à tenir une rubrique régulière, «Pop Eye's». Son style partial et engagé sera sa marque, allant jusqu'à éreinter le Sergent Pepper des Beatles - ce qu'il regrettera plus tard -, ou d'autres icônes du rock. Jusqu'en 1969, il couvre l'essentiel de l'actualité du rock, passant de longues périodes de travail et de défonce en compagnie de Brian Wilson des Beach Boys, du Grateful Dead ou encore des Doors lors de l'enregistrement d'un de leurs disques. Il nouera une relation particulièrement étroite avec Janis Joplin (ce qui explique le titre original de ce livre). La mort de celle-ci en octobre 1970, après celle de Jimi Hendrix le mois précédent (Jim Morrison les suivra en juillet 1971), marque la fin de sa croyance dans le potentiel révolutionnaire du rock'n'roll. Il se tourne alors vers des sujets plus politiques : droits des minorités, noire et homosexuelle en particulier, questions de genre, allant de pair avec son choix d'assumer complètement son homosexualité. Il sera proche de la Factory de Warhol, des Black Panthers et des Yippies, l'organisation d'Abbie Hoffman & Jerry Rubin, tentative iconoclaste de diffuser des idées d'extrême-gauche dans les États-Unis de Nixon. Il dresse un portrait depuis l'intérieur de l'Amérique contestataire de ses rêves et de ses désillusions, avec humour et lucidité.

  • Pascal Comelade (1955) est pianiste et compositeur.
    Après quelques années de pratiques électroniques (1974-1981), il développe une pratique de musiques strictement instrumentales (en solo ou avec son orchestre le Bel Canto Orquestra); musiques qu'il qualifie parfois de «Muzak dégénérée».
    En parallèle et depuis des lustres, de façon irrégulière et en absolu dilettante, il produit quelques peintures et autres collages réalisées avec les mains et en couleur la plupart du temps. On y voit des images de tourne-disques morts, des portraits relativement ressemblants de vedettes populaires (Batman, Vince Taylor, Dean Martin...), des scènes de genre, des allégories historiques alliant audace des formes et hardiesse des coloris, des tentatives de représentations de pochettes de disques vinyles (surtout en format 45-tours), des erreurs de perspectives manifestes, le Captain Beefheart sortant d'une poissonnerie, des paysages en braille, de l'abstraction dépressive et du réalisme de Luna-Park métaphysique. On peut citer, pour ce qui est des influences manifestes, les graffitis de vespasiennes, les vignettes Panini, les couverture de publications Elvifrance, le nu artistique, les papier-peints de chambres d'hôtel, les calendriers des PTT, les affiches de catch à quatre et les grandes heures de l'académisme chromatique.

  • Listen whitey ! (Écoute, blanc-bec !) raconte l'influence du Black Power dans le domaine des musiques folk, rock, soul et jazz entre 1965 et 1975, quand les musiciens étaient considérés comme des révolutionnaires et les révolutionnaires comme des icônes de la culture populaire.
    Cependant, cet ouvrage ne parle pas uniquement de John Lennon traînant avec Bobby Seale et de Mick Jagger enregistrant une chanson à propos d'Angela Davis ; il s'agit d'un catalogue exhaustif des enregistrements en lien avec le Black Power mis au jour par l'auteur à l'issue de cinq années de recherches intensives - une collection d'albums et de 45-tours, de cassettes et de bandes ainsi qu'une poignée de films ignorés pendant des décennies. La musique y est le média principal mais on trouve également des discours, des entretiens, de la poésie, du spoken word et même des sermons religieux militants. Le texte est illustré par plus de 200 documents : pochettes de disques, vinyles, affiches, tracts, coupures de presse, photos, etc. qui nous replongent dans cette bouillonnante décennie qui vit les revendications des Noirs reprises par des artistes reconnus et populaires.

  • Ce livre se déroule comme une joute flamenca, avec comme amphitryon, Camarón de la Isla, (José Monge Cruz de son vrai nom) chanteur de flamenco gitan passé de génie à mythe après sa disparition prématurée en 1992, à l'âge de 42 ans. Afin de s'approcher au plus près du mystère de la voix et de la personnalité du cantaor, l'auteur convoque son entourage : noctambules de vocation, artistes de la faim, gardes du corps empressés, promoteurs peu scrupuleux, guitaristes virtuoses, médecins aux méthodes non orthodoxes, fans grappillant une miette du génie. Et même, quelques, mais bien peu, véritables amis. Cette galerie de portraits, fruit des rencontres de l'auteur, nous fait pénétrer dans les arcanes du monde du flamenco autant que dans l'âme de Camarón.
    Révolutionnaire du cante flamenco de la seconde moitié du XXe siècle, Camarón a longtemps collaboré avec l'autre génie de la musique espagnole de son temps, le guitariste Paco de Lucía.
    L'auteur revient sur leur relation fraternelle, mais aussi sur la polémique à propos des droits d'auteur des cantes, pour lesquels Camarón s'estimait lésé par la famille de Paco, les Sanchez.
    On croise aussi Tomatito, guitariste flamboyant de la seconde partie de la carrière du cantaor et Paco Cepero, le premier accompagnateur du Gitan. Détruit par le tabac, la drogue et les nuits sans fin, Camarón a suscité beaucoup de suiveurs mais aucun héritier n'ayant son talent musical ni son aura. Il reste une étoile dont la voix résonne toujours puissamment aujourd'hui et conserve sa part de mystère impénétrable.

  • LE LIVRE contient L'échange des noms - Lettre à Martin Elizondo - Les Aiguiseurs de couteaux - Coplas infinies pour les hommes-taureaux du dimanche - La Dialectique du compas - Photos de la voix pour cinquante cantaors

  • Le second volume de cette anthologie est une sélection d'articles consacrés aux groupes rock français, parus dans le fanzine Nineteen (nommé en hommage à un titre des Dogs) qui, dans les années 1980, s'est fait l'écho de cette effervescence rock'n'roll qui ne se reconnaissait pas dans la new wave ou dans la grosse cavalerie des charts.
    Simples étoiles filantes ou références incontournables, ils font que le rock ne se réduit pas à une simple « compensation d'un manque à vivre » ou à une consommation de produits manufacturés pour la jeunesse.
    En bonus, un état du rock en 1985 puis en 1986, avec l'exemple des Barrocks (association ayant introduit les concerts rock dans les bars parisiens au milieu des années 1980), et en 2017, avec des entretiens menés par Antoine Madrigal.

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