Editions De L'aube

  • « Pas de panique !, clame Pascal Picq, les solutions sont là. » Qu'il aborde le télétravail, la science, le vaccin, les Gafam ou la politique, qu'il traite de libertés, de démocratie, de causes essentielle, ou des élites, qu'il s'exprime sur la crise intergénérationnelle, l'innovation, l'entreprise ou le management, le paléoantrophologue passe les grands enjeux de l'époque au gril d'une règle, héritée de celui dont il est l'exégète, Charles Darwin : « chacun doit s'interroger sur les capacités à s'adapter à un monde qu'il change ».
    Chacun dans son individualité, et chacun dans sa contribution à l'oeuvre collective. Car oui, chacun est la cause et la solution d'une civilisation en danger, et jamais l'enjeu du Progrès n'a été à ce point aigu.

  • "Une rencontre éblouissante, un échange étincelant, un message incandescent : la lumière jaillit de ce dialogue inédit entre Edgar Morin et Pierre Rabhi. Un moment de grâce, une sorte de miracle. Le sociologue et l'agroécologiste dissèquent le moment de bascule civilisationnelle auquel la ¬pandémie de ¬Covid-19 - un peu - et l'état du monde - beaucoup - convoquent l'humanité des hommes. Ensemble, ils dessinent une ¬pensée nouvelle où la poésie, l'amour et l'intelligence éclairent la voie vers un "humanisme régénéré" et une fraternité d'âme.
    Brillant. " Denis Lafay

  • La crise du Covid-19 a joué un puissant rôle de révélateur. En particulier, l'efficacité de l'administration, sur fond de déconnexion et de déresponsabilisation de la haute fonction publique, a été questionnée. La thèse défendue ici par Chloé Morin est que la faillite des élites n'est pas liée à une somme de petitesses individuelles, comme on serait aisément tenté de le croire, mais le résultat d'un système. Après avoir listé et illustré les symptômes et les causes concrètes de cette maladie de l'État, l'auteure propose des solutions décapantes - en espérant quelles ne soient pas, comme bien d'autres avant elles, enterrées sitôt évoquées. À la fois livre-choc sur les causes de l'embolie administrative et de l'effondrement du sens de l'État et ode au service public, cette lecture s'avère pour le moins... revigorante !

  • «?Les enseignements de la pandémie de Covid-19 au révélateur de sa science anthropologique, mais aussi de ses convictions et de ses engagements d'Homme?: voilà les trésors que partage Pascal Picq dans ce dense dialogue, qui met comme jamais en lumière les attributs de «l'évolution»?: plus que jamais, en effet, à l'épreuve de l'événement sanitaire, économique, social, (géo)politique, entrepreneurial, qui frappe la planète, n'est-il pas capital de se placer en situation, en condition, en volonté de s'adapter ? Jamais autant qu'aujourd'hui n'a été espérée une «société évolutionnaire», jamais autant qu'aujourd'hui n'est apparue aussi cardinale la conscience que chaque décision, chaque acte accompli maintenant détermine le «jeu des possibles» des générations futures. Oui, il s'agit bien de s'adapter. Ou de prendre le risque de disparaître.?» Denis Lafay.

  • Michel Troisgros est un chef multi-célébré, qui incarne la troisième génération d'une famille iconique de cuisiniers. Dans ce dialogue, il expose comment le ciment familial, la beauté créatrice, le plaisir de donner du plaisir, forment la plus sûre parade aux tourments qu'impose l'épreuve pandémique.

  • Bien que sévèrement touchée par la pandémie de la Covid-19, apparue dans la ville chinoise de Wuhan, la Chine a été la seule grande économie du monde à afficher une croissance insolente en 2020, une performance qu'elle devrait renouveler facilement et même largement dépasser en 2021. À nouveau réuni avec l'arrivée à la Maison-Blanche de Joe Biden, l'Occident s'organise, mais en vain, pour lui barrer la route. La Chine, bientôt la première puissance économique du globe, représente un défi majeur pour les prochaines générations de Terriens, que ce soit en termes de réchauffement climatique, de transition écologique, d'hyper développement économique, d'innovation technologique et de bouleversements politiques engendrés par son modèle de développement qui lui est unique.

  • Figure de proue de la lutte contre les fondamentalistes, le commandant Massoud a été assassiné lors d'une opération-suicide en Afghanistan, l'avant-veille des attentats du 11 septembre 2001. Qui était véritablement le célèbre combattant ? Un simple résistant ? Un seigneur de la paix ? Un militant des droits humains dans un Orient ravagé par le fanatisme ? Un poète féru de vers persans et français perdu dans la guerre ? Vingt ans après sa mort, Olivier Weber, qui l'avait longuement rencontré et avait côtoyé ses partisans pendant une vingtaine d'années de voyages en Afghanistan, revient sur son message de paix et de concorde entre les peuples.
    Olivier Weber est écrivain-voyageur et grand reporter. Prix Joseph-Kessel, Prix Albert-Londres, Prix de l'Aventure, Prix du Livre européen et méditerranéen, il a couvert de nombreux conflits, de l'Afghanistan à l'Irak et à la Syrie, qui lui ont inspiré des récits de voyage, des romans ou des essais.

  • Nous avons changé. La maladie, la mort, la solitude, la peur du chômage et le désir de transformer nos vies sont partout. Nous avons vécu local et planétaire, télétravail et livraisons, mais aussi respect, nouveau ou renforcé, pour les soignants, les caissiers, les livreurs, les agriculteurs... et défiance accrue face aux décideurs et aux immenses bureaucraties publiques. Il est temps de penser à ce que nous ferons après.
    Divorcer, déménager, changer de métier, tout casser ? Nous avons vécu une tragédie qui nous a fait grandir. Les cartes ont envahi nos écrans, les départs de la ville sont impressionnants, la question de la lutte contre le dérèglement climatique est partout. Et si, grâce à cette pandémie, après un siècle de montée vers la ville, après la société industrielle, après la lutte des classes, on assistait au grand retour des territoires et des lieux, de l'unicité des individus et du sens de la vie ? Et si nous avions basculé dans une nouvelle civilisation, numérique et écologique ? Et si la révolution que l'on attendait était finalement arrivée ?

  • «Quel projet de société voulons-nous? Voilà la question qui sert de fil rouge à ce texte dense dans lequel Laurent Berger livre non "son" projet de société ni même "un" projet de société, mais une intimité, des réflexions et des combats. Lesquels, escortés par la double exigence de valeurs et de sens, invitent le lecteur à déterminer ses propres priorités et à partager avec le secrétaire général de la CFDT un projet à construire et à animer avec et pour la société.» Denis Lafay

  • Quand la Chine s'éveille verte... un témoignage inédit sur les Chinois qui s'engagent pour la planète Nouv.

  • Cet essai dresse un état des lieux aussi complet que possible de la situation des enseignants aujourd'hui : comment vivent-ils leur métier ? L'exercentils encore par vocation ? Nos "premières lignes" de la République, si utiles pour la cohésion nationale et l'ascension sociale, se perçoivent-elles comme telles ?
    Jouent-elles encore le jeu ? Comment les profs gèrent-ils les situations de contestation de leurs enseignements par certains élèves ? Perçoivent-ils un risque pour l'avenir de l'enseignement des lumières et de la science au sein de l'école, au détriment des croyances ?

  • Très populaire dans l'opinion, la forêt française est aujourd'hui objet de nombreuses inquiétudes. Si elle est en réalité beaucoup plus présente sur notre territoire qu'au début du XXe siècle, elle n'en demeure pas moins soumise à une attention nouvelle qui rend sa gestion politique difficile à l'heure du réchauffement climatique et du changement de regard sur la Nature. La crise traversée par l'Office National des Forêts (ONF) et les difficultés de l'État a définir une vision de notre avenir forestier sont les symptômes d'une forme d'incapacité de notre temps à penser le temps long, nécessaire au soin de la Nature.
    Pourtant, le défi climatique du XXIe siècle impose une révision de notre regard collectif sur la forêt qui redevient un enjeu de première importance dans notre société.

  • Le football est donc une pornographie. La thèse paraît osée. Elle a en fait à voir avec l'évolution de ce jeu qui s'est, au fil des décennies, transformé en sport, puis en business, pour enfin devenir un divertissement planétaire. A la manière du glissement entre érotisme et pornographie, il découle de cette évolution une course effrénée, une surenchère de muscles saillants, de buts invraisemblables, d'argent éclaboussant un milieu dans des proportions jamais vues jusqu'alors.
    Cela concerne désormais tous les domaines du football, du gamin qui s'émerveille au supporter ultra, du joueur amateur du dimanche au Président de club, du présentateur vedette au geek qui ne jure que par ses jeux vidéo PES et FIFA.

  • Toutes les analyses l'annoncent : la Chine deviendra immanquablement la première puissance économique du monde. Alors que la dynamique de développement américaine et son aura politique semblent en panne, la Chine réalise une percée multiforme unique au monde. Que ressortira-t-il de l'affrontement entre les deux grands adversaires ? Déjà, l'expansionnisme chinois suscite des réactions de méfiance croissante chez ses partenaires. Mais la Chine nourrit des ambitions de conquête à long terme mûrement réfléchies, tandis que les autorités américaines en sont à gérer le court terme... Dressant le portrait de la situation de ces deux pays, l'auteur analyse les enjeux de cette rivalité et nous alerte : entre la démocratie et la dictature, à la première de démontrer sa force et sa vitalité.

  • Loin d'être une idéologie, le genre est un champ de recherches, un outil théorique et méthodologique qui traverse la littérature, la philosophie, la sociologie, l'histoire des idées ou encore l'art. Puissant levier conceptuel, il pose des questions existentielles et universelles qui nous renvoient à nousmêmes : qu'est-ce qu'une femme, un homme, un(e) intersexe ? Qu'est-ce que la féminité, la masculinité ?
    Quelle est l'importance du corps, de l'identité et de la sexualité dans la construction et le devenir de soi ?
    Une affaire de genre fait le point sur l'exploration des identités sexuelles, sociales et imaginaires à travers la littérature et l'art.

  • Et si c'était la marque qui permettait de mieux comprendre le macronisme ? Tout pouvoir est intimement lié au système de représentation sur lequel il se construit : l'un ne va jamais sans l'autre, et la vérité d'un pouvoir est à chercher dans la manière dont il se représente. Comme tant de dirigeants dans l'histoire, Emmanuel Macron a eu l'intuition que le renouveau politique qu'il comptait insuffler devait s'accompagner d'un renouveau symbolique.
    Mais si sa conquête du pouvoir relève encore aujourd'hui de l'ordre du mystère, si l'exercice et l'incarnation du pouvoir d'Emmanuel Macron échappent tant aux analyses politiques traditionnelles, c'est qu'on s'évertue à interpréter le présent avec des systèmes de représentation du passé. A "nouveau monde" , nouvel outil : toute la force de cet ouvrage est de penser la marque comme nouvelle forme de représentation du pouvoir, en montrant que la marque politique est la grille de lecture qu'il manquait pour comprendre la force d'entraînement initiale du macronisme...
    Et son dérèglement progressif.

  • "Le texte que l'on va lire permet de donner une assise solide à ce qui pourrait n'apparaître que comme des affirmations sans fondement. Il apporte la preuve scientifique que la crise sanitaire a révélé et exacerbé des inégalités sociales trop souvent invisibilisées. Il constitue un travail de première importance qui fera sans aucun doute date, comme la publication de La misère du monde de Pierre Bourdieu en 1993 avait fait date, en révélant au public les fractures à l'oeuvre dans la société française".
    Dominique Méda Anne Lambert et Joanie Cayouette-Remblière, sociologues à l'Ined, codirectrices de l'unité de recherche List (Logement, inégalités spatiales et ¬trajectoires) et responsables de l'enquête Coconel "Logement et Conditions de vie" , ont dirigé cet ouvrage.

  • Il se joue une bataille de modèles économiques entre États-Unis et Europe, sur le terrain de la régulation internationale. L'Amérique fait tout pour prolonger une époque qu'elle domine et trouve à ses côtés des dirigeants européens qui n'ont cessé de suivre ses enseignements. Mais la transformation de la société et les enjeux nouveaux conduisent aussi l'économie européenne à affirmer une nouvelle vision, et à prendre ses responsabilités pour construire une autre forme d'entreprise, en faveur des valeurs de la démocratie, oeuvrant dans le sens du développement durable pour le XXIe siècle qui animent son projet.

  • Ce livre est une enquête sur l'agriculture cellulaire. Le terme relève de la novlangue en ce qu'il annonce comme relevant de l'agriculture la production d'aliments - plus particulièrement des produits animaux - à partir de cellules souches. Viandes, oeufs, laitages, gélatines, cuirs, soie sont (ou seront) fabriqués industriellement sans passer par la ferme. L'enquête s'attache aux start-up de cette nourriture artificielle ; aux financeurs des fondations qu'ils alimentent et aux mouvements que ces fondations soutiennent par ailleurs, notamment les végans ; l'enquête va aussi explorer les liens - discrets mais réels - d'une part avec une agence de la sécurité intérieure américaine, d'autre part avec les transhumanistes.

  • Les SDF se trouvent à la rue, sous des tentes, dans des centres d'hébergement, au centre de multiples controverses. Mais de qui et de quoi parle-t-on exactement ? Combien sont-ils ? Quels sont les impacts de la crise migratoire ? Que faire face aux campements et aux enfants mendiants ? Que penser d'un objectif comme "zéro SDF" ? Toutes ces interrogations appellent moins de sensationnel et davantage d'examen rigoureux.
    C'est ce que propose Julien Damon dans cet ouvrage, par le biais d'un panorama des connaissances sur une population se trouvant au coeur des interrogations individuelles sur les évolutions sociales contemporaines comme au centre des interrogations collectives sur les priorités et l'efficacité des politiques publiques. Une lecture instructive sur un sujet essentiel.

  • "Les races n'existent pas ! Au nom de ce gimmick présenté comme le point final de toute discussion raisonnable, un catéchisme subtil vient perturber notre compréhension du mot "race". Un catéchisme culpabilisant pour celles et ceux qui habitent ce corps racialement indicible. Un monde profondément marqué, si ce n'est obnubilé, par le corps de minorités dites visibles, lesquelles sont régulièrement sommées dans une injonction paradoxale d'"être comme les autres", de ne pas "se sentir différentes".
    Toute ma vie n'est qu'une perpétuelle réaction contre les attaques subies par mon corps, par la couleur de mon corps, par la forme de mon corps, par le bruit fait par mon corps, par l'odeur dégagée par mon corps et, pourquoi ne pas l'écrire, par un générique qui est censé ne pas avoir d'existence. J'ai fini par me convaincre que cette invisibilité et cette indifférence ne sont finalement que les piliers d'une forme nouvelle de soumission, et que le négationnisme racial ne sert qu'à perpétuer la domination des Blanc" Fabrice Olivet est un militant associatif.
    Il a déjà publié La ¬question métisse (Mille et Une Nuits, Fayard, 2011).

  • Le mystère Macron est un mystère du verbe.
    Ce n'est pas la politique de Macron qui intrigue puisqu'elle est relativement convenue dans l'espace européen au début du XXIème siècle, mais ses mots et son discours. Le postulat de cet ouvrage est que la compréhension du macronisme passe par l'étude critique du corpus des prises de position d'Emmanuel Macron. 1000 discours ont été rassemblés (De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande) pour servir de comparaison avec les 100 plus grands discours de Macron. Et l'Intelligence artificielle a appris les tournures et les mots favoris, les propositions originales ou celles au contraire reprises, les emprunts sinon les plagiats, les références revendiquées ou les idéologies cachées, les tics de langage...

  • S'il y a un lieu commun fort répandu en Europe, c'est bien celui qui associe les socialistes à la puissance de l'État. Or, le stéréotype d'une gauche « malade de l'État » résiste mal à une plongée dans l'histoire longue de la relation que les partis socialistes et sociaux-démocrates ouest-européens entretiennent avec l'État. Il s'avère ainsi intéressant de tenter de démêler cet écheveau constitué par les rapports complexes, ambivalents et contradictoires qui, au fil du temps, se sont noués entre les socialistes et l'État en Europe.

  • Les travailleurs modestes - du livreur à la caissière - sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels par temps de crise. Cette soudaine visibilité est l'occasion de réfléchir au sort qui attend tous ces travailleurs dans la société d'après la crise : que faire pour que l'engouement dont ils bénéficient aujourd'hui dépasse les seuls applaudissements des Français à 20 heures tous les soirs ? Quelle politique conduire afin que leur engagement d'aujourd'hui ne se transforme pas, demain, en une légitime colère ?

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