Editions De L'atelier

  • « Dans 20 ans une bonne partie des églises seront des mosquées. » « L'islam opprime les femmes », « est inadapté au mode de vie moderne », « incompatible avec les valeurs de la République française ». « Les salafistes sont tous des terroristes. ».
    Les clichés et les idées reçues sur l'islam et les musulmans foisonnent et infusent de façon croissante dans notre société, plus particulièrement encore en contexte de campagne électorale, Sur fond d'ignorance et de confusion on mélange indistinctement le Coran, la Charia, les cultures et les civilisations dont l'islam a été le vecteur. Or, l'islam ne se résume pas à une pratique rigoriste ; à des groupes intégristes prônant l'instauration d'une société régie par la Charia, ou qui adoptent une lecture figée du Coran et de la Tradition prophétique. L'islam est divers, traversé de tensions. La pratique religieuse des musulmans est très variée, leur lecture du Coran très personnelle. Et les nombreux préjugés masquent la réalité de ce que vit l'immense majorité des musulmans qui participent à la société.
    Statut du Coran, relations avec les pays occidentaux, rapports hommes/femmes, vie quotidienne, place de la religion dans la laïcité, géopolitique, violence...
    Aucune question n'est éludée.
    Articulant le Coran, en tant que source primordiale de l'islam, avec l'histoire des idées dans le champ islamique, mais également une analyse des pratiques religieuses et de la réalité de ce que sont les musulmans aujourd'hui, ce livre se veut un outil indispensable pour construire une société apaisée.

  • Rose Zehner et Willy Ronis, naissance d'une image

    Tangui Perron

    • Editions de l'atelier
    • 17 Février 2022

    Au printemps 1938, lors des grèves chez Citroën, le photographe Willy Ronis réalise un reportage pour le magazine Regards dans l'usine Javel à Paris. Il prend en photo Rose Zehner, militante et ouvrière, alors qu'elle harangue une foule de camarades. Mais il ne confie pas cette photographie à la rédaction du journal et l'oublie.

    Ce n'est qu'en 1980 que Willy Ronis, parcourant ses archives, retrouve ce cliché. L'année suivante, L'Humanité le publie ; l'image se met alors à circuler dans la presse et arrive sous les yeux de Rose Zehner. Celle-ci entre en relation avec le photographe, tandis que le grand public découvre une photographie qui, quarante ans après, va faire de Rose une figure de la lutte et du féminisme ouvriers.

    Des grandes grèves de 1938 à la naissance d'une figure iconique en 1980, de Willy Ronis à Rose Zehner, Tangui Perron raconte l'histoire singulière de cette célèbre photographie longtemps oubliée.

    Accompagnée dans cet ouvrage d'une vingtaine d'autres clichés de Willy Ronis, la photo de Rose Zehner est le point de départ d'une enquête pour comprendre l'origine et le destin d'une image. L'auteur reconstitue un contexte politique, social et culturel, et retrace les parcours d'une militante et d'un photographe engagé qui, chacun à leur manière, ont écrit un morceau de notre histoire.

  • 150 ans après sa fin tragique, la Commune de Paris demeure paradoxalement mondialement connue et largement méconnue à la fois. En cause les débats, enjeux de mémoire et relectures ultérieures qui en ont été faites et ont nourris les mythes et fantasmes qui l'entourent.
    Mais que fut, en réalité, la Commune de Paris ?
    Quels enjeux a-t-elle soulevé, et quelles controverses en entourent la mémoire ? Quels lieux emblématiques de la capitale a-t-elle marqué de son empreinte ? Enfin, et surtout, qui étaient celles et ceux qui y ont pris part ? Que furent leur vie, leurs engagements ?
    À l'occasion du cent-cinquantième anniversaire de cet événement emblématique, un collectif d'une trentaine de chercheurs et chercheuses a rassemblé pour la première fois, en un seul et même volume, l'ensemble des connaissances cumulées à son sujet, embrassant une grande variété de contenus (biographies, synthèses thématiques, présentations de lieux, retour sur des questions controversées).
    Très richement illustré, il constitue une entrée sans équivalent dans cette page méconnue de l'histoire sociale française et internationale.

  • Depuis trente ans, les fonds d'investissement tissent leur toile au coeur de l'économie mondiale. Ils règnent en maîtres dans les entreprises qu'ils contrôlent, s'emparent des cliniques comme des clubs de foot, font grimper le prix de l'immobilier et financent des campagnes électorales. Mais ils restent inconnus du grand public.
    Ces monstres financiers, qui ont pour nom KKR, Blackstone ou Apollo, géraient plus de 4 500 milliards de dollars d'actifs en 2020 - près de deux fois le PIB français. Les cinq plus gros emploient environ un million de personnes dans le monde, à travers les entreprises qu'ils détiennent.
    Même s'ils font rarement la une, les fonds d'investissement sont au coeur de l'actualité sociale :
    Derrière le démantèlement tragique de Vivarte, ancien fleuron du textile qui vient d'annoncer la vente de sa dernière enseigne, derrière la faillite des restaurants Courtepaille ou les déboires d'Office Dépôt, ils sont à la manoeuvre.
    Cette industrie lucrative a créé une nouvelle élite financière, riche à milliards, qui prospère grâce à un lobbying efficace et de nombreux appuis politiques, et contre laquelle il est extrêmement difficile de lutter.
    Un ouvrage éclairant, très bien documenté, pour comprendre enfin ce que sont ces fameux fonds d'investissement et la menace qu'ils représentent.

  • Un monde en lutte : rencontres et expériences militantes

    Collectif

    • Editions de l'atelier
    • 4 Novembre 2021

    Fidèle à son engagement internationaliste, Attac part à la rencontre des mouvements sociaux aux quatre coins de la planète, pour offrir un écho aux luttes d'ici et d'ailleurs.
    Richement illustré, cet ouvrage collectif propose un tour d'horizon des grandes luttes contemporaines qui mobilisent sur les différents continents :
    Démocratie, féminisme, écologie, travail, antiracisme...
    Organisé de façon thématique et s'appuyant sur des entretiens avec des militantes et militants français et étrangers, il fait dialoguer des mouvements sociaux situés en différents points du globe en mettant en lumière leurs dénominateurs communs, mais également leurs différences.
    Tandis que ce dialogue vise à nourrir et enrichir ces mouvements qui ont tout à gagner à s'inspirer les uns des autres, l'ouvrage nous donne à explorer, en texte et en images, les mobilisations récentes les plus saillantes à l'échelle mondiale.

  • En finir avec les idées fausses sur la laïcité

    Nicolas Cadène

    • Editions de l'atelier
    • 22 Octobre 2020

    « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. » Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • Le « pognon de dingue » mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on « traverse la rue », les « centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes »... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société.
    À l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du RSA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : « On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps », « Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail », « On doit avant tout sa réussite à soi-même ».
    Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat.
    Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents offciels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.

  • Zéro chômeur : mobilisez votre territoire pour l'emploi ! Nouv.

    « Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. » C'est à partir de cet article du préambule de la Constitution de 1946 qu'ATD Quart Monde a lancé en 2014 le projet Territoires zéro chômeur de longue durée. Celui-ci donne lieu à une expérimentation dans dix territoires depuis 2017, confirmant que « l'agir en commun » d'un territoire pour créer des emplois est plus efficace qu'un énième dispositif descendant.

    Alors que débute l'élargissement à cinquante nouveaux territoires, cet ouvrage dresse un bilan stimulant de l'expérimentation et ouvre des pistes de réflexion pour l'avenir, en s'inspirant notamment de l'approche par les communs et des recherches actuelles sur l'évolution du cadre comptable des sociétés commerciales. Il s'adresse aux acteurs des territoires qui ont déjà rejoint l'expérimentation et à ceux qui s'y préparent, aux acteurs locaux de l'emploi et de l'économie et, plus largement, à tous ceux qui, convaincus que la privation durable d'emploi n'est plus acceptable, veulent penser des solutions avec les personnes directement concernées.

  • Avec une poignée d'autres produits agricoles comme le café, la banane ou le sucre, le cacao est un produit emblématique de la mondialisation, mais aussi d'une évolution culturelle qui a vu naître de nouveaux modèles de consommation : cette denrée « exotique », aux conditions de production des plus exigeantes, est aujourd'hui disponible en tout lieu du globe, et accessible pour tout un chacun, réalisant la promesse d'abondance portée par les sociétés capitalistes...
    Dans cet ouvrage, il ne s'agit pas de proposer une histoire technique et exhaustive du cacao-chocolat, mais de raconter une série d'épisodes significatifs et pourtant peu connus : comment le chocolat a contribué à la chute des Bourbons, s'est trouvé au centre d'une utopie ouvrière, a fait l'objet des premières dérives de la « réclame », ou encore a financé la décolonisation...
    Illustrés et présentés de façon chronologique, depuis la conquête des Amériques jusqu'à la période actuelle, les chapitres esquissent une histoire économique et culturelle de la mondialisation, mettant en lumière les interrelations profondes entre les grands maux de notre époque (crise écologique, conflits armés, domination de la finance dématérialisée, persistance de la grande pauvreté).
    De la fève de cacao à la barre de chocolat, un éclairage précieux et inédit sur les origines de la mondialisation.

  • La précarité pour tout bagage : un autre regard sur les Roms Nouv.

    Sur les Roms, il existe de nombreux témoignages, et beaucoup d'essais. Cet ouvrage a le mérite de combiner les deux approches pour porter un nouveau regard sur cette population si mal connue.

    Bénévole au Secours Catholique, Nicolas Clément accompagne, depuis plus de dix ans, des familles roms qui vivent en région parisienne. Cet accompagnement quotidien d'une centaine de familles fait de lui un témoin privilégié pour raconter ces vies en montagnes russes, faites d'angoisses et d'espoirs, mais surtout de pauvreté et de fragilité.

    Les Roms, est-ce utile de le dire, font l'objet de nombreuses idées reçues et d'un rejet très fort. Or cette population est surtout très mal connue : dès lors, les préjugés sont tenaces. Nicolas Clément, aussi bien par sa grande connaissance de la population rom que par son expérience de terrain, nous en offre une image tout autre.

    Dans des récits sensibles et incarnés, soutenus par des informations et données précises, l'auteur raconte les expulsions des baraquements détruits au petit matin, la détresse des parents à qui sont enlevés leurs enfants, la mendicité, les nuits passées à récupérer des vêtements pour les vendre aux puces de Montreuil, les appels au Samu social, les actes de rejet du voisinage ; mais aussi la joie de vivre et l'accueil chaleureux qu'il trouve auprès de ces familles au gré de ses visites, la fierté des enfants qui avancent dans leurs apprentissages, la solidarité de parents d'élève, la générosité de voisins qui prennent le temps d'un échange...

    Battant en brèche tous les préjugés dont les Roms payent lourdement le prix, ce livre est une invitation à oser la rencontre.

  • La renommée des grandes maisons de couture françaises et du « savoir-faire à la française » n'est plus à faire : Chanel, Dior, Givenchy, Yves Saint-Laurent, etc. Autant de noms que chacune et chacun a entendu prononcés des milliers de fois.
    Ce que l'on connait moins, en revanche, ce sont les réalités de travail et les coulisses d'une industrie dont on sait pourtant, sans vraiment s'y intéresser davantage, qu'elle a reposé et repose encore sur des « petites mains ». Mais qui étaient-elles ? Des midinettes de la Grande Guerre aux ouvrières du textile en grève du printemps 1968, d'où venaient ces ouvrières ? Quel était leur travail ? Où vivaient-elles ? Dans quelles conditions matérielles ? Avec quels loisirs, et quelles aspirations ?
    En nous invitant à la rencontre, basée sur les archives, de ces ouvrières d'excellence, Sophie KURKDJIAN et Sandrine TINTURIER donnent à voir un univers inconnu et souvent étonnant. Dans cette histoire sociale des ouvrières de la mode se mêlent ainsi histoire sociale d'une profession précocement syndicalisée et combattive, histoire des techniques, et histoire culturelle d'un des fleurons de l'image du pays à l'étranger.

  • En finir avec les idées fausses sur les migrations

    Sophie-Anne Bisiaux

    • Editions de l'atelier
    • 18 Mars 2021

    Soixante idées fausses sur les migrations décryptées et déconstruites, pour sortir des discours qui laissent croire qu'une politique d'accueil est impossible.
    Dans le contexte particulier de la prochaine campagne présidentielle, les discours d'inquiétude et de crispation, voire de rejet, à l'égard des migrants, réfugiés, exilés et étrangers, risquent d'occuper une large partie de l'espace médiatique.
    Il est indispensable de répondre à ces discours, ce qui suppose dans un premier temps de les écouter et de les décrypter. C'est ce que cet ouvrage propose de faire : il examine et analyse les préjugés, les représentations fausses et les idées reçues sur les migrations, afin de les déconstruire point par point.
    En réponse aux détracteurs de toute politique d'accueil, mais aussi à tous ceux qui hésitent ou qui s'inquiètent, ce livre propose un tour d'horizon des migrations en mettant à la disposition des lecteurs un très grand nombre d'informations, de chiffres, de données et de faits. Organisé par thématiques et rédigé dans un style très accessible, l'ouvrage s'attache à prendre le contrepied de 60 idées fausses, pour convaincre que l'accueil des exilés est non seulement possible, mais surtout souhaitable.

  • Du 6 mai au 11 juillet 2019 s'est tenu le procès France Télécom. Didier Lombard, ex-président du groupe, comparaissait aux côtés de son ancien bras droit, Louis-Pierre Wenès, de l'ex-directeur des ressources humaines, Olivier Barberot, et de quatre autres cadres pour des faits de harcèlement moral ayant conduit à de multiples suicides entre 2007 et 2010. Au premier rang des parties civiles, le syndicat Sud PTT et l'Union syndicale Solidaires, à l'origine de la plainte contre la direction de l'entreprise.
    Porte-parole de Solidaires, Éric Beynel a lancé une démarche éditoriale inédite de suivi du procès, conviant chaque jour une personnalité (romancier.ère, chercheur.se, artiste) à rédiger ou dessiner un récit d'audience. Chaque texte constitue un épisode haletant, une plongée dans l'espace ritualisé, tragique, du tribunal.
    À gauche les avocat.e.s des parties civiles, à droite ceux des prévenu.e.s, deux fois plus nombreux.ses. Au centre des débats, des hommes, des femmes immolé.e.s, défenestré.e.s sur leur lieu de travail, pendu.e.s à leur domicile. Les dirigeant.e.s de France Télécom paraissent patauger dans leurs contradictions...

  • L'autre guerre : les visages de l'arrière-front

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    • Editions de l'atelier
    • 17 Février 2022

    En 1915, à Amiens, Raoul Berthelé, photographe engagé dans la Grande Guerre, arpente quotidiennement les rues de la ville et en capture aussi bien les scènes de vie habituelles que les traces singulières du contexte dans lequel il s'inscrit : l'arrière-front. Un entre-deux, qui fait partie de la zone des armées sans être constamment exposé.

    Plus d'un siècle plus tard, ces centaines de clichés, d'une qualité exceptionnelle, sortent enfin de l'oubli et des cartons d'archives, grâce au travail d'enquête de Louis Teyssedou. En reproduisant une sélection de ces documents, assortis d'un texte qui permet de les contextualiser, ce livre offre un panorama saisissant du quotidien de l'arrière-front amiénois.

    À travers plusieurs thématiques (monde ouvrier, Amiens bombardé, aviation, visages de militaires, prisonniers), cet ouvrage nous offre une immersion inédite dans l'histoire populaire et le quotidien d'une ville en 1915, sur le mode de Marseille port d'attache ou Douce banlieue publiés aux Éditions de l'Atelier.

    La sortie de ce livre sera couplée à la tenue d'une exposition de photographies du même fonds dans les rues d'Amiens et à travers la France entière.

  • Quand les associations oublient de mettre en pratique les valeurs qu'elles défendent avec leurs propres employés...
    Un véritable mythe entoure les associations. Elles sont le creuset de la démocratie, de l'engagement citoyen, désintéressé et collectif. Avec leurs 1,8 million de salariés, elles constituent aussi un véritable monde du travail qui attire chaque année des centaines de milliers de salariés et de volontaires animés par l'espoir de « travailler autrement ».
    L'expérience n'est pas toujours à la hauteur.
    Car, bien souvent, la pression est forte et le salaire bas... sous prétexte que le poste est motivant et que les employés travaillent pour la bonne cause !
    Comment faire pour que le monde du travail associatif tienne ses promesses ? Pour qu'il évite de gâcher les énergies et que l'engagement des salariés (et des bénévoles) ne se transforme pas en espoirs déçus ? Comment faire pour que ces organisations qui veulent changer le monde soient d'abord attentives à leurs propres employés ?
    S'appuyant sur une large enquête, l'auteur montre l'importance de comprendre la spécificité de ces « entreprises associatives », et de penser la signification du travail dans cet univers particulier.

  • Illusion financière

    Gaël Giraud

    • Editions de l'atelier
    • 23 Janvier 2014

    L'impasse économique dans laquelle la crise financière a plongé des États désemparés, alimentée par une véritable fascination pour les marchés financiers, occulterait-elle une solution de sortie de crise originale ? Depuis 2010, la crise financière des crédits subprimes s'est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que le pire est encore devant nous. L'impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l'économie européenne va jusqu'à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen... Y a-t-il d'autres issues que la généralisation des plans d'austérité budgétaire, le paiement des dettes bancaires par les contribuables et la déflation ?
    L'auteur met en lumière les illusions qui brouillent le débat public actuel. Il montre que la transition écologique est un projet de société capable de sortir l'Europe du piège où l'a précipitée la démesure financière et suggère des pistes pour lever les obstacles financiers à sa mise en oeuvre. Cette proposition originale est motivée par une critique poussée de « l'illusion financière » qui consiste à croire que seuls les marchés financiers sont capables d'apporter une prospérité durable. La contrainte énergétique et climatique actuelle s'imposerait alors comme l'élément déterminant conditionnant toute prospérité durable en Europe, si bien que tout projet économique qui ignorerait cette contrainte promet de se heurter au mur d'une réalité qui ne dépend pas de notre bon vouloir politique : la raréfaction relative des énergies fossiles et les bouleversements telluriques que provoque déjà le réchauffement climatique. En proposant de financer la transition écologique par la planche à billets et non pas par les marchés financiers, l'auteur veut à la fois relever ce défi et dépasser l'addiction mortifère de notre économie à l'égard d'une finance dérégulée. Bien conscient que l'obstacle majeur à cette transformation réside dans le changement des conventions monétaires, il propose des arguments visant à désamorcer la doxa qui associe l'utilisation de la planche à billets à une inflation démesurée propice à l'instabilité politique.

  • L'illusion de la finance verte

    ,

    • Editions de l'atelier
    • 20 Mai 2021

    Une partie de la finance devient « verte », censée favoriser la transition écologique et énergétique, voire sauver le monde pour les plus audacieux de ses défenseurs.
    Impressionnante transformation quand la raison d'être de la finance reste... de faire de l'argent avec de l'argent !
    Comment les mêmes acteurs financiers pourraient d'une part, faire ce qu'ils font normalement, c'est-àdire maximiser le rendement de leurs investissements et, d'autre part, accepter de le réduire pour limiter la dérive climatique, dépolluer ou rendre l'air respirable ?
    « Obligations vertes », « green bonds », titres mirifiques, slogans prometteurs...
    Certes tout le monde ne prend pas pour argent comptant ce storytelling généralisé. Mais le fonctionnement des marchés financiers est opaque et mal connu (y compris de nombre de banquiers « responsables » !). Une grande variété d'acteurs et d'observateurs ont l'intuition que le récit proposé par la finance verte ne colle pas à la réalité mais n'arrivent pas à voir exactement où le bât blesse.
    Les auteurs le montrent : ce récit ne résiste pas à l'analyse. Ces produits ne constituent pas une nouvelle classe d'actifs qui favoriseraient la transition.
    La finance ne fait ni mieux ni pire que ces entreprises qui se sont mises au « vert », au « durable » ou à « l'éco-responsable » de manière superficielle, exploitant une nouvelle forme de suggestion commerciale, un nouveau business. Malgré les belles promesses, la solution au financement de la transition ne viendra pas du marché lui-même car la transition implique un changement de modèle économique.

  • Lâchez-nous la dette !

    Eric Coquerel

    • Editions de l'atelier
    • 28 Octobre 2021

    Fin 2019, le déficit budgétaire de la France représentait 72,8 milliards d'euros, «une véritable catastrophe, un mal à éradiquer?» pour de nombreuses voix. Un an et une crise sanitaire après, on annonçait que la dette représenterait au moins 220 milliards d'euros fin 2021. Les portes de l'enfer sont-elles pour autant ouvertes ?
    L'exécutif n'a pourtant pas tardé à ressortir le spectre de la dette, prétexte idéal pour justifier ses politiques libérales : baisse des dépenses publiques, réformes «?structurelles?» qui sont autant d'attaques contre le monde du travail, etc.
    Cet ouvrage se veut un antidote à ces politiques. Pour commencer, il propose d'annuler la «?dette Covid?» (les sommes dépensées pour faire face aux conséquences de l'épidémie et détenues par la BCE). Et plus largement, il explique pourquoi et comment il est temps d'affirmer «?lâchez-nous la dette?», d'arrêter de brandir ce faux problème, tel un épouvantail permettant de faire passer les réformes les plus antisociales.
    Un exercice pédagogique et engagé d'autant plus indispensable que la question de la dette, souvent rebattue, devrait être au centre du débat économique des élections de 2022.

  • La laïcité à l'école : un apaisement nécessaire

    ,

    • Editions de l'atelier
    • 21 Octobre 2021

    Régulièrement, et souvent tristement, l'actualité remet à la une la question de la laïcité à l'école et de la transmission des valeurs républicaines.
    Contrairement aux propos qui entretiennent d'incessants conflits sur le sujet, le consensus laïc et la volonté de fonder l'éducation sur la raison restent très largement partagés par les enseignant.e.s. Nul ne peut nier l'existence de situations complexes mais cela ne doit pas conduire à dramatiser la réalité quotidienne ou à faire le portrait d'une école qui aurait renoncé. Une telle focale empêche de faire face aux difficultés et de mettre en oeuvre la patience et la pédagogie nécessaire. Car, ne l'oublions pas, l'élaboration du jugement est un travail long et complexe. Aussi convient-il de donner leur juste place à ces difficultés, sans exagération ni angélisme, et d'en analyser objectivement les fondements et les enjeux.
    Fort de leurs expériences, les auteurs de cet ouvrage mettent sur la table les enjeux de la laïcité à l'école.
    Une première partie livre des réflexions plus théoriques (sociologie, histoire, etc.) pour laisser place, dans un second temps, à un questionnement des pratiques de la laïcité au quotidien - de l'école primaire à l'université, qu'il soit question d'histoire, d'EPS ou de sciences.
    Une mise à plat riche et parfois surprenante qui donne tous les outils pour penser un apaisement nécessaire.

  • Le mythe national ; l'Histoire de France revisitée

    Suzanne Citron

    • Editions de l'atelier
    • 27 Juin 2019

    L'identité nationale fait l'objet de vives controverses. Sur quelle vision de l'histoire doit-elle reposer ? Celle d'une France gauloise continuée par les rois, accomplie définitivement avec la République ? Ou celle d'une France métissée, faite de diversités culturelles et ethniques, ouverte sur l'avenir ? Pour repenser l'histoire de France, il faut d'abord décortiquer à travers les anciens manuels scolaires le schéma du « roman national » de la Troisième République. Ce récit linéaire et continu d'une France pré-incarnée dans la Gaule légitime, en occultant victimes et vaincus, les pouvoirs et les conquêtes qui ont non seulement créé la France mais encore la « plus grande France », c'est-à-dire un empire colonial. Les recherches portant sur l'histoire de Vichy, la colonisation et l'immigration de la guerre d'Algérie, tout comme les débats autour des lois mémorielles, ont provoqué d'incontestables avancées. Mais ont-ils vraiment révisé le mythe hérité de l'avant-dernier siècle ou n'en ont-ils égratigné que quelques pans ? Cette nouvelle édition du Mythe national s'attache, en s'appuyant sur la rigueur du travail historique, à revisiter le passé pour donner sens à une France aux multiples racines, membre de l'Union européenne, morceau de la planète et segment de l'histoire humaine.

  • L'amour

    Collectif

    • Editions de l'atelier
    • 29 Janvier 2002

    Souvent les mots manquent pour s'exprimer lors des étapes clés de la vie : naissance, mariage, maladie, mort.
    Et pourtant, rien de plus vital que la parole dans ces moments de joie ou de tristesse. ce recueil de textes non-bibliques sur l'amour peut être lu et médité à toutes les étapes de la vie : lorsqu'un amour naît, quand l'usure du quotidien le remet en cause ou encore lors de la célébration d'un mariage. sans remplacer le rôle incomparable des textes bibliques, ce florilège, réalisé par le service de pastorale sacramentelle du diocèse de lyon, entraîne le lecteur sur le chemin de l'amour, vers une rencontre avec plus grand que lui.
    L'amour, ce recueil de textes non-bibliques est le premier d'une nouvelle série de la collection vivre, croire, célébrer. ce volume complète utilement le guide la fête de notre mariage édité dans la même collection.

  • Face aux projets de réforme faisant de la maternelle « l'école des fondamentaux » axée sur la préparation au CP, les auteurs de cet ouvrage entendent réaffirmer le rôle et la mission de l'école maternelle. S'appuyant sur leurs pratiques et sur leurs travaux, ils montrent le caractère spécifique et décisif de ce lieu où les enfants s'engagent dans un nouveau rapport au monde, aux autres et à eux-mêmes.
    Il ne suffit pas de les inscrire à l'école, même devenue obligatoire, ou de masquer les objets d'apprentissage sous un habillage ludique, pour que se réduisent magiquement les écarts qui ne cessent de grandir dès la première scolarisation. À leur arrivée, les enfants n'ont ni les mêmes pratiques du langage ni le même rapport aux objets et aux situations qui leur sont proposés : la mission est de les doter d'outils cognitifs et langagiers, de leur permettre de devenir élèves.
    Concrètement, le pilotage par évaluations ne peut que mener à un bachotage, à des remédiations au cas par cas, et en laisser certains sur le bord du chemin. Pour apprendre à l'école il faut comprendre. Quand le monde devient intelligible, les élèves s'autorisent à essayer, recommencer, prendre conscience de leurs réussites. Quand ils s'approprient le but des tâches prescrites, quand ils mesurent les effets sur leurs actions, quand ils réinvestissent dans leurs jeux ce qu'ils ont appris, alors ils conquièrent une autonomie intellectuelle indispensable à leur émancipation.
    Que tous partagent le désir et le goût d'apprendre, là est l'engagement des auteurs pour que demeure la mission de l'école maternelle. C'est une exigence démocratique.

  • D'un type nouveau, ce livre très illustré, intergénérationnel, s'adressent aux parents et aux enfants ensemble. Il propose, séquencé au rythme des saisons et des temps forts de la vie familiale, des idées de gestes, de prières, de petits rituels du quotidien mais aussi des Paroles d'Évangile et des focus thématiques simples, comme autant de points d'appui et d'échanges pour accueillir et célébrer ensemble Dieu à la maison.
    Sa démarche s'inscrit dans la dynamique du synode de la famille aussi bien que dans la démarche d'Évangélisation des quartiers populaires ré initiée par l'Église de France. Partant de ces inspirations complémentaires, ainsi ce livre s'adresse autant aux familles de milieux populaires en quête de repères et de cadres qu'aux jeunes parents plus favorisés, élevés dans la tradition chrétienne mais qui, après s'en être éloignés, sont soucieux d'éveiller à la foi leurs jeunes enfants sans trop savoir comment faire.
    L'ensemble de la fratrie, avec parents et grands-parents, peut le partager. Pour les plus petits, dans le cas d'un baptisé bébé ou dans le cheminement vers le baptême des plus jeunes, l'offre du livre permet de garder le lien dans l'attente du catéchisme. Pour les plus grands, elle vise à relier la foi au quotidien et ainsi à travers des rituels en famille, veut aider à prier ensemble et à donner une place à la foi dans la maison dont Dieu devient ainsi, pour tous, un soutien familier.

  • En finir avec les idées fausses sur les retraites

    Benoit Teste

    • Editions de l'atelier
    • 29 Octobre 2020

    « Je n'aurai pas de retraite », « Puisqu'on vit plus longtemps, on doit partir à la retraite plus tard », « Dans le système actuel, les fonctionnaires sont des privilégiés », « Un système de retraite à points serait plus simple et plus juste », « Avec un système à points, fi nies, les inégalités hommes-femmes »... Autant de fausses évidences qu'il est urgent de battre en brèche, à l'heure où notre système de retraite, certes perfectible, risque de disparaître pour laisser place à un régime créateur de nouvelles inégalités, quand bien même le discours politique prétend qu'il permettra de les combattre.
    La question des retraites est une large source d'inquiétude. N'est-ce pas sur cette inquiétude que certains, profi tant de la complexité du sujet, s'appuient pour tenter de détruire un système solidaire et imposer le modèle inverse, celui de l'individualisation ?
    Cet ouvrage est un guide précieux qui, chiffres et données à l'appui, permet non seulement de se repérer dans cet intimidant labyrinthe, mais aussi d'opposer aux partisans de la réforme par points et de l'épargne retraite individuelle des outils pour penser l'organisation et le financement d'un système solidaire et pérenne. La mise en place d'un tel système est possible, et c'est aujourd'hui un enjeu de société majeur.

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