Black Jack

  • Trois Guinées

    Virginia Woolf

    • Black jack
    • 1 Mars 2012

    Trois guinées a été publié pour la première fois en France par les éditions Des femmes, en 1977. Un acte historique, une levée de censure, l'un des symboles de la raison d'être de cette maison d'éditions: ce texte, dénonciation vigoureuse de la «tyrannie patriarcale », n'avait jamais été publié en français depuis sa parution en Angleterre en 1938. La traduction de Viviane Forrester fait honneur à l'écriture de la grande romancière, qui se mue ici en essayiste, éblouissante d'intelligence et d'humour. Ecrit alors que menaçait la Seconde guerre mondiale, dont Virginia Woolf ressentait particulièrement les dangers, Trois guinées vibre d'une colère étonnamment clairvoyante, qui interroge encore les femmes, et donc les hommes de notre temps, après plus de 40 ans de mouvements de libération des femmes.

  • Avec Yasser Arafat et Mahmoud Darwich, Edward W.
    Saïd est sans doute l'un des trois palestiniens les plus célèbre du XXe siècle. Bien que la plupart de ses textes soient traduits en français, la pensée de ce Palestinien de nationalité américaine, dont Tzvetan Todorov disait qu'il était l'un des intellectuels les plus influents du monde, est encore peu connue du public non académique francophone. À l'heure où éclatent les révolutions arabes, où les nationalismes s'affirment sans fard un peu partout en Europe, où la France est en proie aux polémiques sur « l'identité nationale », la pensée d'Edward Saïd s'impose dans toute sa puissance, son acuité politique, et permet de porter un regard critique sur l'actualité occidentale ; manière, en somme, de regarder sous le tapis d'un occidentalo-centrisme décadent.
    Blackjack éditions publie ainsi Dans L'ombre de l'Occident, titre générique d'un recueil de trois entretiens, inédits en français (extraits du recueil Power, politics and culture, interviews with Edward W.
    Saïd, publié en 2004 par Bloomsbury) qui offrent une approche transversale de l'univers d'Edward Saïd et permettent de comprendre comment le statut d'exilé est intrinsèquement lié au développement de cette réflexion originale. Edward Saïd parle depuis l'exil, sa parole est « entre mondes ». Et c'est de cette position qu'il critique les systèmes de représentations, la manière dont l'Occident construit des images de l'Orient, du Moyen-Orient.
    Il discerne, par extension, la manière dont l'Occident construit son rapport à l'Autre. Ces constructions se révèlent radicalement politiques, directement dominatrices.
    Edward Saïd montre ainsi comment la culture, dans son ensemble, est travaillée par les rapports de forces et d'instrumentalisation. Émanciper l'altérité au sein même des représentations, introduire la parole d'un Autre qui ne serait pas réductible ou manipulable, tel est sans doute l'enjeu majeur de l'oeuvre de Saïd dont il est question dans ces entretiens.
    « Pris entre «salamalecs» et «charabia», les Arabes n'intéressent pas «le monde».
    Les musulmans non plus. Si l'islam retient politiquement l'attention, le «monde arabe» est décor et paysage ». À travers ce texte au titre provocateur, Seloua Luste Boulbina, philosophe et politiste, ne se demande bien sûr pas si les Arabes sont, dans l'absolu, en capacité de parole, mais cherche des territoires où les paroles des Arabes peuvent trouver des résonances singulières dans une culture occidentale historiquement dominatrice.
    « Les frontières coloniales, écrit-elle encore, ne sont pas géographiques, elles sont avant tout humaines ».
    Dès lors, les « entre-mondes », concept forgé par Edward Saïd, ces lieux de l'art et de la littérature, deviennent un fil conducteur pour dire les déplacements et les migrations qui permettent de construire un langage commun et d'instaurer une réelle esthétique de la parole. Dans Les Arabes peuvent-ils parler ?, Seloua Luste Boulbina engage des dialogues, met en écho des voix aussi diverses que celles de Frantz Fanon, Sigmund Freud, Joseph Conrad, Edward Saïd, Hannah Arendt, Henri Michaux, Mallarmé, Arjun Appaduraï, Jean Josh Rabearivelo, Victor Segalen, Jacques Derrida, Frantz Kafka, Yoko Ogawa, Theodor Adorno, René Descartes, Samuel Beckett, Michel Foucault, Gilles Deleuze, Mahmoud Darwich, Sayed Kashua, Marcel Detienne, Amin Maalouf, Nietzsche, Joyce, Clément Rosset, Edgar Poe, Charles Baudelaire, Alexis de Tocqueville, Roland Barthes ou encore d'Ovide.
    La diversité des figures de l'exil met alors en question anciennes divisions coloniales et stéréotypes contemporains.
    Ici, les Arabes sortent de l'ombre, trouvent place dans l'expérience commune. Les philosophes, écrivains, poètes, artistes, exilés dans leur propre langue, seraient-ils tous des Arabes se demandant en français s'ils peuvent parler ? Entre esthétique et politique, le texte de Seloua Luste Boulbina est comme une respiration, au style précis, organique : il nous invite à tendre l'oreille.

  • Une conversation imaginaire entre deux réalisateurs, libanais et israélien, qui évoque, à partir de souvenirs des conflits locaux, la manière dont le souvenir et le témoignage mêlent inéluctablement fiction et documentaire, qui apporte un éclairage singulier sur l'histoire récente du Moyen-Orient et qui pose aussi la question de ce que signifie « faire des images » aujourd'hui.

  • Design for change

    Collectif

    • Black jack
    • 1 Mars 2011

    Une approche transdisciplinaire du design contemporain envisagé comme un outil de prospective sociale, au-delà de la seule dimension économique, au carrefour entre innovations technologiques et problématiques sociales, politiques et écologiques. Avec une vingtaine de textes de théoriciens, sociologues, économistes, philosophes, architectes, designers, artistes, et des projets issus des plus prestigieuses écoles de design internationales.

  • Arnaud Maguet & guests

    Collectif

    • Black jack
    • 16 Juin 2009

    Extrêmement diversifiée, l'oeuvre d'Arnaud Maguet (né en 1975 à Toulon, vit et travaille à Nice) interroge les fondements de la subculture des années 50 à 70. Partant en premier lieu de la sphère musicale (rock'n'roll, punk, krautrock, hip-hop, free jazz, psychédélisme, musique répétitive...), tout en croisant les films expérimentaux de Kenneth Anger ou Andy Warhol, le graphisme D.I.Y., la littérature underground, le cinéma populaire (et toutes les lettres qui le classifient, de B à Z et vice-versa), ce sont un grand nombre de légendes plus ou moins connues qui sont convoquées. Le lien qui réunit ces dernières se constitue autour d'une esthétique garage - ou comment, après avoir raté dans l'urgence et en beauté le modèle espéré, on finit par s'émerveiller du résultat plutôt que de s'en accommoder. À l'instar de T.W. Adorno qui soulignait le «caractère fétiche dans la musique;», les pièces d'Arnaud Maguet transforment toutes ces légendes en reliques de notre mémoire collective, amplifiant ou déformant les fictions. Il construit ainsi une oeuvre dans laquelle chaque élément rajouté complète le programme d'un spectacle qui se forme au moment même de sa réalisation, créant un label de musique (Les Disques en Rotin Réunis), tout en devenant lui-même membre de groupes (ALPHA-60, Beauty & the Beat, the Groovers, Finger On You).

  • The spirit of ecstasy

    David Evrard

    • Black jack
    • 5 Février 2013

    « Spirit of Ecstasy est un roman où tout est raconté comme un long trip d'acide où se mélangent les lieux, les époques, les personnages, les choses rêvées et les choses vécues, et où les gens se réveillent simplement pour aller voir le lever du soleil. Le livre semble avoir été construit à partir de visions. C'est rose et orangé et mauve et scintillant. Il y a de la fumée, des formes géométriques planantes, de la danse, du sexe, et du rythme. Des uppercuts et des swings. Il est difficile de renouer avec la chronologie, et on aurait presque besoin d'une carte pour s'y retrouver. Spirit of Ecstasy est un roman écrit par David Evrard qui nous livre son expérience joyeuse des expositions. C'est même une grande exposition qui constitue le noyau dur du récit, avec un curateur fou aux dents de cuivre qui n'organise d'ailleurs rien du tout, et des artistes qui parlent, qui s'amusent, et qui construisent des espaces et des formes. ».
    Jill Gasparina

  • Textes et entretiens

    Michel Parmentier

    • Black jack
    • 14 Février 2014

    L'intégralité des écrits, pour la plupart introuvables, publiés sous forme de tracts ou dans des publications largement épuisées, de Michel Parmentier, dont les textes du groupe Buren Mosset Parmentier Toroni dénommé par la critique BMTP.

    Michel Parmentier (1938-2000) commence à exposer en 1962. À partir de fin 1965, il peint des bandes horizontales par pliages rectilignes. Un an plus tard, c'est l'association Buren, Mosset, Parmentier, Toroni (BMTP). Le 6 décembre 1967 il acte la dissolution du groupe dans un tract : premier texte qu'il signe seul. Tous ses textes - à commencer par ceux commis à quatre - sont de sécession. À n'en pas finir. Fin 1968, il cesse définitivement de peindre (sic). En 1983 son activité reprend et, dès lors, ne cesse plus : les plis rectilignes persistent.
    Exhaustif, ce recueil donne à lire les vingt-et-un textes (1966-1999) et les quatre entretiens (1981-1991) qu'il a publiés. Si le ton se modifie, si les registres varient, leur rassemblement est soudé par l'affrontement, sans relâche, d'un doute : « L'effet le plus pervers du lieu d'où nous parlons - appelons cela "art" pour faire vite - est que, même sorti, activement sorti, subversivement sorti, l'acteur est toujours là » (Michel Parmentier, 1994).

  • The american tetralogy

    Philippe Terrier-Hermann

    • Black jack
    • 8 Février 2013

    Livre d'artiste basé sur le projet cinématographique éponyme de l'artiste, photographe, réalisateur et écrivain : quatre séries d'images tirées de sa « tétralogie américaine », réalisée intégralement en Californie avec une trentaine d'acteurs américains et européens (Douglas Booth, Ashley Hinshaw, Nana Agyapong, Béatrice Rosen, Sharon Stone, Roxane Mesquida, Nicole Garcia...). Une revisitation de territoires et de figures cinématographiques mythiques, dans une mise en scène de la réalité qui interroge la fictionnalité du cinéma.

  • Fabrice langlade - uurga

    Collectif

    • Black jack
    • 21 Février 2011

    Fabrice Langlade est sculpteur. Il prend des images éculées, personnages de cartes postales oubliées au fond des tiroirs ou gravures extraites d'almanach recensant un savoir dépassé, par exemple. Il s'inspire d'univers stéréotypés, de motifs ultra codifiés, de représentations éculées. Il flirte aussi bien avec le décoratif qu'avec le monumental. Par des jeux de translations formelles, de changements d'échelles, de transpositions de matériau, il construit un univers à l'orée du cliché - un univers singulier qui finit par inquiéter, attire l'attention du spectateur, ce dernier rentre alors dans le temps des oeuvres. Le travail de Fabrice Langlade s'appréhende dans la durée, dans un espace construit par et dans l'attention.

    Pour ces raisons, UURGA, nom de l'instrument dont les mongols se servent pour attraper les chevaux, est un ouvrage monographique conçu pour que le lecteur puisse expérimenter ce temps de l'inquiétude, où rien n'est donné d'avance. UURGA se compose de 6 ouvrages. Chacun des ouvrages est indépendant. Tous ensemble, ils forment une unité subtile. Dans l'un d'eux, Patrick Amine (essayiste et journaliste) compose un récit à partir d'un entretien avec l'artiste  loin de l'exercice convenu, les rôles s'entremêlent et laissent place à une voix multiple. Dans un autre, Paul Ardenne se livre à une lecture panoramique du travail. Les 4 autres opus sont consacrés aux oeuvres, sans plus de commentaire.

  • Comment investir un présent qui nous semble hoqueter ? L'une des pistes peut être de travailler la notion d'écart : réaffirmer les espaces, les singularités pour reposer les termes d'un dialogue actuel avec nos histoires, nos savoirs, nos pratiques.
    Tel est l'enjeu central de Standing on the Beach with a Gun in my Hand, dont le titre renvoie à une chanson du groupe The Cure. Jérusalem y apparaît comme la cristallisation des écarts de langues, de territoires, de civilisations, d'identités, d'histoires et de représentations. Elle figure une partie de notre histoire européenne.
    L'ouvrage s'inspire des éditions de The New Yorker de 1963, dans lesquelles sont publiés les textes d'Hannah Arendt au sujet du procès Eichmann.
    En effet, il était pertinent de reprendre le modèle du magazine pour signifier que la réalité moyen-orientale se construit dans le jeu des miroirs déformants des mass médias. La forme « magazine » permet aussi de conjuguer divers ordres de discours, divers régimes iconographiques. Ainsi, le livre se construit autour de textes d'archives, de textes analytiques (issus de différentes disciplines des sciences humaines), de textes littéraires, d'analyses iconographiques ou encore d'entretiens.
    De la même manière, l'iconographie se compose de commandes photo journalistiques, d'archives, de productions artistiques historiques et contemporaines.
    Plus d'une trentaine d'auteurs, universitaires, écrivains, journalistes, artistes, occidentaux, moyen-orientaux, juifs, musulmans, chrétiens, athés, participent à l'ouvrage.

  • Oswald de Andrade est né à Sao Paulo en 1890.
    Avec l'écrivain, poète et critique Mario de Andrade, le poète Menotti del Picchia et les peintres Anita Malfatti et Tarsila do Amaral, Oswald de Andrade forme le Groupe des Cinq, qui agita la vie culturelle et artistique brésilienne dans les années 20. De Andrade fut l'un des propagateurs les plus actifs des idées modernistes, promouvant notamment la Semaine de l'Art moderne (festival de littérature, de musique et d'arts plastiques) en février 1922, au Théâtre municipal de São Paulo.
    Le but recherché, et atteint, était de révéler et mettre en valeur la singularité de l'identité culturelle et artistique brésilienne. Oswald de Andrade tisse ainsi des liens avec l'avant-garde artistique et littéraire brésilienne puis européenne, en particulier lors de ses fréquents séjours à Paris, entre 1923 et 1929. Il fait alors la rencontre de Blaise Cendrars, avec lequel il nouera une relation étroite.
    Oswald de Andrade est mort en 1954 à Sao Paulo. Voir aussi Haroldo de Campos : Une poétique de la radicalité, Essai sur la poésie d'Oswald de Andrade.

    Philosophe, psychothérapeute et critique d'art, Suely Rolnik est professeur au Centre de recherches sur la subjectivité de l'université de Sao Paulo. Elle enseigne également dans le cadre du programme d'études indépendantes du musée d'art contemporain de Barcelone.
    Elle articule ses recherches en arts autour de l'interface politique clinique. En 2007, les Empêcheurs de penser en rond publient Micropolitiques, ouvrage que Suely Rolnik et Félix Guattari ont écrit ensemble. Elle a écrit Schizoanalyse et anthropophagie pour le livre Gilles Deleuze, une vie philosophique (Empêcheurs de penser en rond, 1998). Elle a enfin écrit avec Corinne Diserens un ouvrage référent sur l'artiste brésilienne Lygia Clark : Nous sommes le moule.
    À vous de donner le souffle. Lygia Clark, de l'oeuvre à l'événement (musée des Beaux-Arts de Nantes, 2005) ; on lui doit également l'édition, sous la forme d'un coffret de dix DVD, d'un ensemble d'entretiens autour des pratiques expérimentales de Lygia Clark (Archive pour une oeuvre-événement - Projet d'activation de la mémoire corporelle d'une trajectoire artistique et son contexte, 2011).

  • Alain declercq - documents

    Collectif

    • Black jack
    • 29 Septembre 2010
  • . tu ne seras plus Anna, puisque tu en as décidé ainsi. Tu seras Anna-Anna, ainsi en ai-je décidé ce matin en regardant dehors le ciel triste qui couvre ta fuite.


    Qu'est-ce qu'un événement ?
    Comment implique-t-on l'autre dans une histoire ?
    Comment s'implique-t-on dans l'histoire d'un autre ?
    Comment se construit un récit ? Quels en sont les ressorts, les dispositifs ?
    Quels personnages devons-nous incarner ?
    Quels personnages pourrons-nous incarner ?
    À l'instar de cet extrait de lettre, fragment d'une correspondance que l'artiste remet à certains de ses spectateurs lors de performances, Lidwine Prolonge interroge les choix et les hasards qui changent les choses, les discours sur les histoires et leurs traces.
    Elle invoque tous les espaces du souvenir pour ouvrir simultanément, à l'aide de récits troués, un futur habitable

  • Veilleurs du monde 3

    Collectif

    • Black jack
    • 28 Octobre 2011

    A l'heure des interrogations sur le réchauffement climatique et des risques environnementaux qui en découlent, les artistes, parmi lesquels Art Orienté Objet, Amy Balkin, Gilles Bruni, Seamus Farrell, Romain Pellas et Akira Sunrise, proposent une réflexion qui prend pour point d'ancrage le territoire bucolique de la vallée du Lot. Comment en est-on arrivé là ? Telle est la question qui se pose quand on compare cet environnement vierge de toute urbanisation à l'état des friches industrielles et des villes polluées. Dans cet ouvrage, on retrouvera des illustrations présentant les travaux exposés lors de cette manifestation. Celles-ci sont accompagnées de textes, parfois écrits par les artistes eux-mêmes, expliquant les démarches artistiques. Enfin, il s'agit d'un hommage au Land Art dont les oeuvres d'art « géoplasticiennes » font du spectateur un acteur à part entière de la création. Et ainsi, selon Hicham-Stéphane Afeissa, « l'oeuvre d'art peut bien être en attente de ceux qui sauront en recevoir la lumière. Elle peut bien être en état de veille, en situation de vigile, montant la garde à l'avant-garde. Veilleuse du monde. »

  • Rosemarie Trockel ; flagrant delight

    Collectif

    • Black jack
    • 28 Mai 2013

    La première anthologie des collages de Rosemarie Trockel, qui constituent une clé de relecture diffractée et non académique de l'ensemble de la démarche de l'artiste allemande internationalement reconnue.

empty