Yvane Chapuis

  • Fruit d'une enquête au long cours auprès de dix chorégraphes, cet ouvrage établit un vocabulaire de la composition en danse, témoignant des pratiques et opérations qui forment la création chorégraphique contemporaine.
    À partir des paroles recueillies auprès de dix chorégraphes au cours d'une enquête qui s'est étirée sur trois ans, Yvane Chapuis, Myriam Gourfink et Julie Perrin ont élaboré un vocabulaire de la composition en danse. Il s'organise en vingt notions, mises en perspective historiquement ou conceptuellement, suivies de quatre discussions spécifiques et de dix portraits de circonstance.
    Ce livre témoigne de pratiques et d'opérations qui donnent forme et sens aux oeuvres. Ouvrant à des conceptions hétérogènes de la composition, il n'épuise pas le champ des possibles, mais peut servir de repère pour aborder la création chorégraphique contemporaine.

    « [Il s'agit d']un ouvrage substantiel : une somme dans laquelle on peut entrer et sortir à sa guise, selon que l'on questionne tel ou tel mode opératoire. Cette approche transversale est la grande force de l'ouvrage, qui permet d'échapper aux rails monographiques, pour ouvrir au contraire la pensée sur une vingtaine d'opérations d'écriture de la danse. En interrogeant sans relâche le rapport entre composition et interprétation, composition et invention gestuelle, composition et réception. ».
    Journal de l'ADC

  • Le théâtre permanent

    ,

    • Xavier barral
    • 21 Octobre 2010

    L'édition de l'ouvrage Le Théâtre Permanent permettra d'archiver et documenter l'expérience du " Théâtre Permanent " qui s'est déroulée du 1er janvier au 31 décembre 2009 aux Laboratoires d'Aubervilliers.
    En 2009, Gwénaël Morin, accompagné de Guillaume Baillart, Stéphanie Béghain, Fanny de Chaillé, Julian Eggerickx, Barbara Jung et Grégoire Monsaingeon, a investi Les Laboratoires d'Aubervilliers pour mettre en oeuvre son projet de théâtre permanent.
    Pendant un an, il s'est agit de développer un outil artistique d'affirmation et d'intensification du théâtre en jouant, en répétant et en transmettant en continu.
    La compagnie (qui s'est modifiée en cours de route - Fanny de Chaillé, Stéphanie Béghain et Guillaume Baillart sont partis tandis que Renaux Béchet, Virginie Colemyn et Ulysse Pujo l'ont rejoint) a ainsi présenté au public six pièces connues du domaine public les vingt-quatre premiers jours de chaque mois. La compagnie créait les après-midi, et proposait des ateliers de transmission de rôles, ouverts à tous, les matins.
    L'accès au Théâtre Permanent était libre, autrement dit l'entrée était gratuite (voir la note d'intention de Gwénaël Morin en annexe). Par ailleurs, tout au long de l'année les artistes accompagnés par l'équipe des Laboratoires d'Aubervilliers ont régulièrement effectué du porte à porte dans le quartier pour informer et inviter les habitants à venir partager leur travail.
    Cette expérience, aussi bien du point de vue de la création et du collectif que de la volonté d'expérimenter et d'inventer des rapports nouveaux à un lieu, un environnement et un public, a été inaugurée avec Lorenzaccio d'après Lorenzaccio de Musset, et a vu naître Tartuffe d'après Tartuffe de Molière, Bérénice d'après Bérénice de Racine, Antigone d'après Antigone de Sophocle, Hamlet d'après Hamlet de Shakespeare et Woyzeck d'après Woyzeck de Bücnher.

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