Serge Paugam

  • 50 questions de sociologie

    Serge Paugam

    • Puf
    • 7 Octobre 2020

    Une question de sociologie s'intéresse, par définition, à ce qui constitue la dimension sociale de l'existence humaine, mais relève d'un travail d'objectivation ne pouvant se concevoir sans un regard distancié et critique par rapport au sens commun. Pour répondre à cinquante de ces questions, cet ouvrage, dans un souci pédagogique permanent, mobilise le savoir accumulé à partir des recherches menées. Conçu à l'occasion du dixième anniversaire de la revue Sociologie, il traduit le dynamisme et la richesse de la discipline, et une volonté collective de définir et d'éclairer les questions majeures qui traversent notre société.

  • « Porter un regard neuf sur la réalité du monde social en l'interrogeant autrement », telle pourrait être la devise du sociologue. Car la sociologie, depuis sa naissance à la fin du XIX siècle, se propose de chasser les mythes de la vie ordinaire, d'aller voir derrière les apparences pour mieux saisir l'homme en société. Pour cela, cette discipline a forgé des méthodes, des concepts pour penser les liens de l'individu à la société.
    Au-delà des oppositions d'écoles et de méthodes, vingt et un sociologues se sont réunis afin de choisir et de définir les 100 mots qui font le coeur de leur discipline et de leur métier. De « classes sociales » à « habitus », d'« intégration » à « paradigme », de « lien social » à « type idéal », cet ouvrage nous montre combien le regard sociologique est indispensable aujourd'hui au développement de la conscience que les sociétés ont d'elles-mêmes.

  • Il n'est pas rare d'entendre parler de « crise du lien social », de la nécessité de « retisser » ce lien. Le terme désigne alors un désir de vivre ensemble, de relier les individus dispersés, d'une cohésion plus profonde de la société. Pour le sociologue, cette notion est au fondement de sa discipline tant l'homme est, dès sa naissance, lié aux autres et à la société non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son existence en tant qu'homme.
    Cet ouvrage explicite le sens d'une notion centrale depuis Durkheim, présente une typologie des liens sociaux et de leurs possibles fragilités. Il propose de repenser le lien social aujourd'hui, pour mieux relever les défis contemp orains de la solidarité.

  • Cet ouvrage présente l'enquête sociologique sous ses différents aspects avec un souci de couvrir l'ensemble des techniques et des méthodes les plus couramment utilisées en sociologie. Il a été rédigé de façon pédagogique par des sociologues expérimentés et comporte vingt leçons dont la plupart ont été enseignées à l'École des hautes études en sciences sociales dans le cadre de la formation Master et Doctorat de sociologie.

  • " Il est difficile d'écrire sur les pauvres et la pauvreté. Par sentimentalisme et mauvaise conscience, les sociologues produisent souvent un discours mi-descriptif, mi-militant, où le misérabilisme se mêle à la dénonciation. Prolongeant une intuition de Simmel, [Serge Paugam] a su construire son "objet scientifique" en remplaçant la catégorie ambiguë, issue du monde social, des "pauvres" par le concept analytique d'"assistés"", note Dominique Schnapper dans sa préface.
    Cet ouvrage, novateur lors de sa sortie en 1991, s'appuie sur une longue enquête menée dans le département des Côtes-d'Armor auprès des populations aidées de façon ponctuelle ou régulière par les services d'action sociale. Il montre, à partir de trois types d'expériences vécues de la relation d'assistance, comment se constituent les statuts, les identités et les rapports sociaux à la périphérie du marché de l'emploi.

  • La solidarité constitue le socle de ce que l'on pourrait appeler l'homo sociologicus : l'homme lié aux autres et à la société non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son humanité. Mais, comme Durkheim le soulignait déjà à la fin du XIXe siècle, le risque n'existe-t-il pas que cette interdépendance fonctionnelle soit sans cesse un peu plus méconnue et que les individus, à mesure que croissent leur autonomie et leur liberté, se sentent libérés de toute dette à l'égard des générations antérieures, peu sensibles au destin des générations futures, et finalement hostiles à l'égard d'une redistribution à l'égard des plus défavorisés ?
    En tant que contrat social, la solidarité doit être réévaluée à l'aune des défis auxquels les sociétés modernes sont confrontées en ce début de XXIe siècle : crise de la société salariale, inégalités entre les générations, inégalités de genre, discriminations multiples, ségrégations urbaines et scolaires intenses, dont les effets suscitent un doute sur nos modèles d'intégration.
    Les cinquante contributeurs de ce volume ont recherché les moyens d'aborder ces questions en refusant les solutions simplistes. C'est dans le dessein de clarifier le débat et de dissiper les fréquentes confusions entourant les questions de solidarité, qu'ils s'adressent aux universitaires, aux responsables politiques, aux syndicats, au patronat, aux associations : en bref, à tous les citoyens attentifs aux enjeux des réformes en cours ou à venir.

  • Il n'est pas rare d'entendre parler de « crise du lien social », de la nécessité de « retisser » ce lien. Le terme désigne alors un désir de vivre ensemble, de relier les individus dispersés, d'une cohésion plus profonde de la société. Pour le sociologue, cette notion est au fondement de sa discipline tant l'homme est, dès sa naissance, lié aux autres et à la société non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son existence en tant qu'homme.
    Cet ouvrage explicite le sens d'une notion centrale depuis Durkheim, présente une typologie des liens sociaux et de leurs possibles fragilités. Il propose de repenser le lien social aujourd'hui, pour mieux relever les défis contemporains de la solidarité.

  • Pour Serge Paugam, les différents types de liens qui rattachent les individus à la société sont aujourd'hui fragilisés, et à l'origine de profondes inégalités. Pour essayer de remédier à cette situation, il faut revenir aux fondements de ces liens : la protection et la reconnaissance. Les politiques publiques peuvent ici jouer un grand rôle en cherchant à apaiser les angoisses liées à l'insécurité - dans toutes les sphères de la vie sociale -, et en s'efforçant de valoriser les individus dans leur quête de reconnaissance. Elles ne peuvent toutefois être menées durablement que si elles émanent d'une volonté partagée de vivre ensemble dans une société démocratique, apaisée et ouverte. Un essai stimulant.

  • Publié en 2000, ce livre repose sur une enquête à la fois quantitative réalisée, entre 1995 et 1998, auprès de 1 000 salariés de plusieurs entreprises. Il conserve, de l'avis de son auteur, tout son intérêt, à savoir une analyse des logiques contemporaines de l'intégration professionnelle qui prend en compte deux dimensions de la précarité : l'insatisfaction au travail et l'instabilité de l'emploi. Une préface inédite replace les résultats dans le débat social de l'époque et présente les évolutions récentes ainsi que les recherches réalisées depuis la première édition.

  • Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .

  • La notion d'intégration est omniprésente dans le débat social et politique. En s'inscrivant dans la tradition des sciences sociales, ce livre entend explorer la relation entre les défaillances contemporaines du système d'intégration et la production des inégalités. Il contribue à renouveler le regard sur la stratification sociale en partant de l'hypothèse que non seulement les capitaux économiques et culturels sont répartis de façon inéquitable, mais que les liens qui rattachent les individus aux groupes et à la société sont de force et d'intensité très inégales.
    Ce livre entend également souligner que les politiques de lutte contre les effets délétères de la désintégration tendent paradoxalement à renforcer la visibilité des catégories jugées "désintégrées" et consacrent ainsi le processus de leur disqualification sociale. Enfin, loin de se fonder uniquement sur les immigrés ou les classes pauvres, il interroge le système social dans sa globalité en prenant notamment en compte la manière dont les classes moyennes et supérieures essayent de se protéger de la proximité des "exclus" et de la menace que ces catégories font peser sur leur bien-être.
    Ce livre est le résultat d'un travail d'équipe. Il a été élaboré au sein de l'Equipe de recherche sur les inégalités sociales (ERIS) du centre Maurice Halbwachs.

  • La solidarité constitue le socle de ce que l'on pourrait appeler l'homo sociologicus : l'homme lié aux autres et à la société non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son humanité. Mais, comme Durkheim le soulignait déjà à la fin du XIXe siècle, le risque n'existe-t-il pas que cette interdépendance fonctionnelle soit sans cesse un peu plus méconnue et que les individus, à mesure que croissent leur autonomie et leur liberté, se sentent libérés de toute dette à l'égard des générations antérieures, peu sensibles au destin des générations futures, et finalement hostiles à l'idée d'une redistribution à l'égard des plus défavorisés ? En tant que contrat social, la solidarité doit être réévaluée à l'aune des défis auxquels les sociétés modernes sont confrontées en ce début du XXIe siècle : crise de la société salariale, inégalités entre les générations, inégalités de genre, discriminations multiples, ségrégations urbaines et scolaires intenses, dont les effets suscitent un doute sur nos modèles d'intégration... Les cinquante contributeurs de ce volume ont recherché les moyens d'aborder ces questions en refusant les solutions simplistes. C'est dans le dessein de clarifier le débat et de dissiper les fréquentes confusions entourant les questions de solidarité, qu'ils s'adressent ici aux universitaires, aux responsables politiques, aux syndicats, au patronat, aux associations : en bref, à tous les citoyens attentifs aux enjeux des réformes en cours ou à venir.

  • Comment s'organise et se construit l'action collective des groupes de pression regroupant les retraités ? Le sujet explosif des retraites se résoudra par des décisions gouvernementales et des votes parlementaires influencés par l'intervention organisée et déterminée des retraités, considérés encore de nos jours comme des acteurs périphériques, mais dont le poids ne cesse d'augmenter.

  • "Il n'est pas rare d'entendre parler de « crise du lien social », de la nécessité de « retisser » ce lien. Le terme désigne alors un désir de vivre ensemble, de relier les individus dispersés, d'une cohésion plus profonde de la société. Pour le sociologue, cette notion est au fondement de sa discipline tant l'homme est, dès sa naissance, lié aux autres et à la société non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son existence en tant qu'homme.
    Cet ouvrage explicite le sens d'une notion centrale depuis Durkheim, présente une typologie des liens sociaux et de leurs possibles fragilités. Il propose de repenser le lien social aujourd'hui, pour mieux relever les défis contemporains de la solidarité."

  • L'ouvrage se compose de trois parties, chacune correspondant à une phase du travail du sociologue.

    1) Le sociologue et son objet. Le sociologue doit parvenir à dominer les notions du sens commun (ou des prénotions) et à prendre des distances vis-à-vis des normes et des valeurs de la vie sociale. L'objectivation à laquelle il aspire comporte toutefois des limites dont il lui faut avoir conscience.

    2) Le sociologue et son terrain. Le sociologue ne peut se contenter d'un travail de laboratoire. Le métier de sociologue implique un rapport au terrain. Il existe plusieurs méthodes-type d'enquêtes. La relation enquêteur-enquêté est fondamentale puisqu'elle conditionne la production de données qualitatives ou quantitatives. Un chapitre est consacré d'une part à l'enquête chez les riches, d'autre part à l'enquête chez les pauvres.

    3) Le sociologue dans le débat social. Comment le sociologue doit-il présenter ses résultats et auprès de qui ? Il est presque toujours sollicité pour participer au débat social, dans la mesure où ses recherches renseignent sur la vie en société et permettent une certaine réflexivité. Cette partie interroge les conditions de sa participation aux médias, à l'expertise et à la vie politique.

  • L'exclusion est aujourd'hui au coeur du discours public, sans qu'on sache toujours très bien ce qui se cache derrière le terme.
    Pourtant, la dégradation du marché de l'emploi, l'affaiblissement des liens sociaux et les risques de marginalisation de populations entières suscitent dans toutes les disciplines des sciences sociales des travaux d'une grande richesse, mais souvent difficilement accessibles. c'est une synthèse de ces recherches, réunissant les contributions des meilleurs spécialistes, que ce livre collectif met à la disposition du public.

    L'ouvrage s'efforce d'abord de clarifier le concept d'exclusion à travers les approches complémentaires de l'histoire, de la philosophie, de la sociologie, de la psychologie sociale, du droit ou de l'économie. il s'attache ensuite à éclairer trois thématiques essentielles : les trajectoires individuelles et collectives des individus et des groupes concernés par l'exclusion, la ségrégation spatiale - taudis, banlieues, ghettos, cités d'urgence -, les identités multiples des exclus et la construction de leur image sociale.
    Les deux dernières parties explorent les solutions disponibles en examinant les expériences de lutte contre l'exclusion en europe et aux etats-unis et les défaillances de l'etat-providence, et en proposant un certain nombre de pistes et perspectives de politique sociale contre l'exclusion.
    Construit dans un souci constant de clarté et de pédagogie, cet ouvrage est une somme indispensable pour quiconque, étudiant, enseignant, travailleur social, élu ou militant associatif, se sent concerné par la " fracture sociale " et les politiques susceptibles d'y remédier.

  • Ce livre s'appuie sur le témoignage de nombreux salariés, d'entreprises publiques ou privées de régions différentes de la France, mettant en évidence les contraintes variées auxquelles ces salariés sont confrontés. Il tente d'en évaluer les effets économiques, sociaux et politiques. Fruit de plusieurs années de recherche, ce livre est un outil pour tous ceux qui entendent relever le défi des mutations en cours.

    Projet de loi de "modernisation sociale" présenté au Conseil des ministres par Martine Aubry le 22 ou 29 mars puis en discussion au Parlement en avril-mai 2000 Table des matières Remerciements, XI PRÉSENTATION, 1 Les fondements de l'intégration L'intégration professionnelle selon Durkheim L' " ouvrier de l'abondance ", La constitution d'un objet d'études Rapport à l'emploi et rapport au travail Évolutions structurelles et expériences vécues Première partie Les logiques sociales de l'intégration professionnelle Introduction 1. LES NOUVELLES CONTRAINTES DU TRAVAIL Les évolutions du rapport au travail Une plus grande autonomie dans le travail Des contraintes de temps et de qualité plus fortes Des pénibilités et des risques de plus en plus mal supportés Dimensions et facteurs de satisfaction au travail La satisfaction de l'homo faber : la valeur intrinsèque du travail L'homo oeconomicus au travail : la logique de rétribution L'homo sociologicus au travail : la question de la relation aux autres 2. L'INSÉCURITÉ GRANDISSANTE DE L'EMPLOI Les évolutions du rapport à l'emploi L'explosion des emplois à statut précaire Le développement du sous-emploi La déstabilisation des emplois stables Les inégalités face à l'insécurité de l'emploi Les femmes plus exposées que les hommes De fortes inégalités entre générations Le niveau de qualification et le type d'entreprise : deux autres facteurs d'inégalité 3. L'ESPACE SOCIAL DE L'INTÉGRATION PROFESSIONNELLE Le type idéal et ses déviations Le coeur de l'intégration professionnelle Les formes de déviations La vérification par l'enquête Un espace social à quatre dimensions La représentation statistique de chacun des types Inutilité, santé dégradée et détresse psychologique Deuxième partie Identités collectives et rapports sociaux en entreprise Introduction 4. LES CONDITIONS DE L'ATTACHEMENT A L'ENTREPRISE L'idée de l'excellence dans une entreprise de haute technologie Le pari de la confiance Le culte de la performance La rationalisation des contraintes L'esprit de corps des agents d'une entreprise publique Une forte identité collective La défense du statut Les craintes de dérégulation 5. LA VALORISATION DE SOI DANS L'INCERTITUDE L'identité menacée des ouvriers du fer La valorisation de soi par la culture de métier Les chefs et nous L'avenir entre parenthèses Une adhésion partielle à la culture de l'entreprise Le désarroi d'un hôpital en crise La valorisation de soi par la relation aux malades L'administration contre nous L'angoisse de la fermeture La résistance au discrédit 6. L'INTÉRIORISATION D'UNE IDENTITÉ NÉGATIVE Le malaise des agents d'un organisme de Sécurité sociale Un déclin symbolique La prolétarisation des employés Une dégradation des rapports sociaux S'accommoder ou partir La souffrance ordinaire des salariés de deux entreprises agro-alimentaires Des conditions de travail pénibles Le contrôle hiérarchique des cadences L'impossible confiance La désorganisation avancée d'une entreprise de meubles La logique de la décadence industrielle Les formes de la dévalorisation salariale La désagrégation du " nous " Troisième partie De la mobilisation à l'apathie Introduction 7. SE DÉFENDRE DANS L'ENTREPRISE L'espace des revendications professionnelles Les revendications de base Les attitudes à l'égard de la vie de l'entreprise La mobilisation syndicale et ses limites Les facteurs de l'adhésion Trois formes de retrait 8. LA FAMILLE A L'ÉPREUVE DE LA PRÉCARITÉ

  • Les populations en situation de précarité économique et sociale, connues des travailleurs sociaux, font l'expérience de la disqualification sociale en ce sens qu'elles ont conscience de l'infériorité de leur statut et qu'elles se savent désignées comme des «pauvres», des «cas sociaux» ou des «inadaptés» de la civilisation. La disqualification sociale est donc avant tout une épreuve, non pas seulement en raison de la faiblesse des revenus ou de l'absence de certains biens matériels, mais surtout en raison de la dégradation morale que représente dans l'existence humaine l'obligation de recourir à l'appui de ses semblables et des services d'action sociale pour obtenir de quoi vivre dans des conditions décentes.

  • Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .


  • " il est difficile décrire sur les pauvres et la pauvreté.
    par sentimentalisme et mauvaise conscience, les sociologues produisent souvent un discours mi-descriptif, mi-militant, oú le misérabilisme se mêle à la dénonciation. prolongeant une intuition de simmel [s. paugam] a su construire son " objet scientifique " en remplaçant la catégorie ambiguë, issue du monde social, des " pauvres " par le concept analytique d'" assistés " note dominique schnapper dans sa préface.
    cet ouvrage novateur, publié en 1991, plusieurs fois réédité avant d'être repris dans quadrige, s'appuie sur une longue enquête menée dans le département des côtes-d'armor auprès des populations aidées de façon ponctuelle ou régulière par les services d'action sociale. il montre, à partir de trois types d'expériences vécues de la relation d'assistance, comment se constituent les statuts, les identités et les rapports sociaux à la périphérie du marché de l'emploi.


  • Le lien social

    Serge Paugam

    Il n'est pas rare d'entendre parler de " crise du lien social ", de la nécessité de " retisser " ce lien. Le terme désigne alors un désir de vivre ensemble, de relier les individus dispersés, d'une cohésion plus profonde de la société. Pour le sociologue, cette notion est au fondement de sa discipline tant l'homme est, dès sa naissance, lié aux autres et à la société non seulement pour assurer sa protection face aux aléas de la vie, mais aussi pour satisfaire son besoin vital de reconnaissance, source de son identité et de son existence en tant qu'homme. Cet ouvrage explicite le sens d'une notion centrale depuis Durkheim, présente une typologie des liens sociaux et de leurs possibles fragilités. Il propose de repenser le lien social aujourd'hui, pour mieux relever les défis contemporains de la solidarité.

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