Littérature générale

  • Depuis une quinzaine d'années, le narrateur prend soin de sa mère âgée, usée par les aléas de l'existence. Émigrée du Maroc dans les années 50, elle apprend le français en décryptant les pages des magazines jetés par ses patronnes. Mais si la mère le parle, elle ne le lit pas. À sa demande, son fils célibataire, professeur de lettres à l'université, lui fait la lecture de La Peau de chagrin. Toutes les fois qu'elle s'accomplit, cette lecture lui apporte la même quiétude, le même sentiment d'apprécier la vie. À travers l'évocation de cette femme aimée, se révèle la puissance de la littérature.

  • C'est le temps des révolutions. Une femme interpelle le monde. Elle incarne le corps du monde arabe. En elle sont inscrits tous les combats, toutes les mémoires douloureuses, toutes les espérances, toutes les avancées et tous les reculs des sociétés. Plongée lumineuse dans l'univers d'une prostituée qui se raconte, récit d'une femme emportée par les tourments de la grande Histoire, Dans les yeux du ciel pose une question fondamentale : toute révolution mène-t-elle à la liberté ? Et qu'est-ce finalement qu'une révolution réussie ? Un roman puissant, politique, nécessaire.

  • « Je suis, depuis des mois, travaillé par une question lancinante, qui revient cogner en moi comme une migraine, récurrente, familière. Pourquoi de jeunes hommes et jeunes femmes, nés dans mon pays, issus de ma culture, dont les appartenances semblent recouvrir les miennes, décident-ils de partir dans un pays en guerre et de tuer au nom d'un Dieu qui est aussi le mien ?

    Cette question violente a pris une dimension nouvelle le soir du 13 novembre 2015, quand cette évidence effrayante m'a déchiré intérieurement : une partie de moi venait de s'en prendre à une autre partie de moi, d'y semer la mort et la douleur.

    Comment vivre avec cette déchirure ? Ainsi a pris forme, peu à peu, ce dialogue épistolaire entre un père et sa fille partie faire le djihad... Ce dialogue impossible, difficile, je l'ai imaginé. »

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